Une amitié se formerait-elle? Ou est-ce plus?

Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Une amitié se formerait-elle? Ou est-ce plus?

Message  Invité le Dim 5 Nov - 0:52

Ambivalence était un peu au pied du mur. Devait-il parler, se confesser et avouer tant de choses indicibles ? Ou bien se taire, fuir encore et ne pas accepter la réalité ?

Il ne savait quelle position prendre et tordit ses doigts dans une attitude de haute nervosité. Il se tut, ne sachant de toute façon quoi dire. Parler ? Certes. Mais par où commencer ? Le commencement dans la logique, mais où exactement ? Ambivalence ne savait plus où était le début de tout ça.

Et puis il ne parlait jamais de CA… C’était tabou ! Il ne devait pas en parler. Il ne POUVAIT pas en parler. Ses lèvres se pincèrent alors qu’il détournait sans cesse le regard. Les mots s’accumulaient dans sa gorge et celle-ci se noua sous le trop plein de paroles qu’il taisait de toutes ses forces. Sa honte, son erreur… Le passé était toujours un silence qu’il générait.

Il ne parlait jamais du passé. Parce qu’il se sentait faible, parce qu’il se sentait misérable, parce qu’il avait peur aussi. Peur du jugement des autres, peur de se retrouver face à lui-même, peur de faire face à la vérité. Il était si lâche ! Il ne voulait pas que cette boîte au fond de lui s’ouvre à nouveau et que le souvenir désastreux ne revienne en lui le ronger encore plus.

Il secoua la tête avant de se la prendre entre les mains. Puis celles-ci glissèrent dans sa nuque alors qu’il se mettait en position fœtale. Il se cacha sous le draps puis les rejeta mais son être entier était ébranlé entre le dire ou ne pas le dire. Gabriel devinait bien son trouble ais il se demandait jusqu’au s’étendait ce qu’il jugeait être un traumatisme. Sinon Ambivalence ne serait pas ainsi tout tremblant, à fuit encore et toujours quelque chose. Les marques noires n’avaient pas encore complètement quittées son corps. Elles étaient encore présente sur son visage et son ses bras, mais Ambivalence semblait ne même pas les remarquer. Il était ailleurs, son esprit cherchant à s’émanciper de la réalité qui le meurtrissait.


« Angal Ceïnus es Obor des… »

La langue Ancienne. Il ne savait toujours pas où il l’avait apprise mais parfois il la parlait comme ça… Parce que cela le calmait, même si personne ne pouvait répondre. Personne sauf sa moitié qui avait été recluse au fond de son être. Il ferma ses yeux et se mit à penser à la Boucle de Vie qu’il avait tracé un peu avant sur le corps de Gabriel. Doucement il retraça le schéma dans sa tête, afin d’harmoniser son corps et son esprit. Lentement mais sûrement, il semblait se calmer. Mais il restait silencieux.

Ce silence toujours. Il battit lentement des cils alors qu’il se mit à regarder le plafond. Doucement, petit à petit Obor reprenait sa place dans son esprit mais Ambivalence ne se débattit pas. Ce n’était pas la peine. Sa moitié était fatiguée et voulait simplement trouver refuge quelque part en lui. Et il lui accorda. Parce que s’il lui refusait, il se sentirait plus mal encore.


* Tu veux… parler ? *
* De quoi ? *
* … De nous ? *
* A quoi bon ? *


Les marques commencèrent à se rétracter alors qu’Obor et Ambivalence s’harmonisaient à nouveau. S’il déséquilibrait trop longtemps leur balance, c’était leur unité et entité qui étaient menacées. Un soupire mourut sur les lèvres d’Ambivalence, qui laissa tomber ses mots platement, presque détacher de lui.

« Je suis né dans un Âge qui s’appel Angal. Cet Âge est sur le point de mourir. L’âme que j’héberge en moi c’est l’âme de cet Âge. Un feu s’est déclaré dans la bibliothèque où était entreposer des milliers d’Âges, détruisant beaucoup d’entre eux. Angal a survécu mais avait subit beaucoup de séquelle. Jusqu’à ce que pour se protéger lui-même, Angal a reprit les droits sur l’écriture… »


* Pour fuir la douleur des brûlures dont je souffrais, j’ai cherché à quitter ma prison… L’âme d’Angal s’est incarnée dans le seul corps apte à me recevoir. Ce fut Ambivalence… *


« Mais… aussitôt qu’Obor est tombé en moi, tout le monde est tombé est malade. Un étrange fléau qui leur faisait cracher des cendres avant qu’ils ne deviennent tous poussière. Tout le monde… sauf moi. Alors a commencé un temps d’errance très long où j’ai apprit l’art d’écriture des livres et en ait fait un art de combat. Obor n’était pas mon ennemi… Il était là pour m’aider à sauver tout le monde mais moi… j’ai… j’ai… »

Des larmes montèrent dans ses yeux alors qu’il retenait un cri qui montait du plus profond de son âme. La douleur de toutes ses années de silence…

« Je n’ai jamais souhaité ça ! Je n’ai jamais voulu qu’ils meurent tous ! Tout cela parce que j’avais refusé mon devoir ! Obor ! »

Ambivalence appelait sa moitié avec détresse. Très vite une présence se forma comme un châle dans sa tête et le rassura tendrement, pressant avec tendresse cette âme tourmentée. Ambivalence était retenu par cet esprit qui empêchait son corps de se débattre, mais ses larmes ne cessaient de couler sur ses joues en même temps que ses sanglots.

« Je… je… JE NE SUIS PAS UN MEURTRIER ! ! ! »


[mon 100ème post... je suis contente...]

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Une amitié se formerait-elle? Ou est-ce plus?

Message  Gabriel Alexander le Dim 5 Nov - 11:55

« Je ne suis pas un meurtrier ! »

La peine d’Ambivalence serra le cœur de Gabriel. Tous les deux étaient si semblable. Instinctivement, Gabriel rapprocha Ambivalence de lui. Celui-ci ressentit une des larmes de Gabriel couler sur sa joue.

« Qu’as-tu Gabriel ? Pourquoi pleures-tu ? Qu’ai-je fait ? »

« Toi rien, Ambivalence, rien. Tu sais, je te comprends plus que tu ne le penses. Je sais qu’Alexander, par mon corps, a fait des choses horribles, des choses innommables. Vois-tu, je ne ressemblais pas à ça lorsque j’étais enfant. Une maladie avait sévi dans mon village natal et de nombreuses personnes sont mortes. J’était le plus jeune enfant d’une famille nombreuse et tous mes frères et sœurs sont morts. Pourtant ils étaient grands et costauds mais c’est moi, le plus petit, le plus chétif, qui a survécu. Beaucoup crurent que c’est moi qui avait amené la maladie au village car après ça, mon corps changea. Ma peau devint doré, mes yeux aussi. Mes cheveux bruns devinrent blancs. Certains crurent j’avais reçu une punition divine pour mon méfait. Mes parents me rejetèrent et je fus seul ! Je suis toujours seul ! Quoi que je fasse, je resterai seul ! »

Le ton de Gabriel avait changé. Maintenant la colère se mêlait à la tristesse.

**Je ne suis pas un monstre ! Je ne suis pas un meurtrier ! Je…**

Ambivalence posa sa main sur sa cuisse et porta ses lèvres vers celles de Gabriel.

« Non Gabriel, tu n’es pas un monstre. Au contraire, tu es un ange. Tu m’as apporté quelque chose de…comment dire, une chose précieuse. Tu m’as apporté espoir, amour et passion. »

« Toi aussi tu me les as apporté Ambivalence, toi aussi. Le meurtrier est celui-ci qui aime tuer, Ambivalence, souviens t’en. C’est celui qui aime la souffrance des autres. Mais toi tu n’en es pas un . »

Ils restèrent dans les bras de l’un et l’autre, laissant le temps s’écouler sans s’en soucier.

**Je suis trop proche de lui. J’ai peur. Peur de le faire souffrir, peur d’aller trop loin dans ma démence, peur de ce que pourrait lui faire Alexander. Je ne veux plus jamais ressentir ce que j’ai ressenti avec…**

« Je me sens sale, que dirais-tu d’un bon bain dans la source chaude ? »

« Je ne sais pas. Pourquoi pas ! Après tout… »

Un sourire chaleureux se dessina sur le visage de Gabriel. Ensemble il se levèrent, s’habillèrent et se dirigèrent vers les sources.

Gabriel Alexander
Admin

Nombre de messages: 93
Date d'inscription: 26/08/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum