Une amitié se formerait-elle? Ou est-ce plus?

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Une amitié se formerait-elle? Ou est-ce plus?

Message  Gabriel Alexander le Dim 1 Oct - 11:05

La créature déposa les deux personnes devant la porte d’une chambre du château. Gabriel descendit du dos de la créature et prit Ambivalence dans ses bras. Durant le voyage, le jeune homme ou jeune femme s’évanouit dans les bras de Gabriel qui dû le tenir plus fort que qu’il ne tombe pas. Tout comme dans le magasin, la porte s’ouvrit d’elle-même laissant la place aux deux personnes. La chambre de ce château était très différente du monde des sables, où l’on retrouvait des centaines d’oreillers posés à même le sol pour dormir, ou le lit dans le château du dragon squelette. Sur le sol se trouvait une natte de paille, un oreiller et une couverture. Le décorum n’était pas très fourni mais l’on sentait une étrange sérénité planer dans la pièce. Gabriel n’avait pas le temps de l’apprécier comme il le fallait. Ambivalence allait de plus en plus mal. D’après ce que l’invocateur put voir, il y avait pas mal de plante pour des blessures physiques ainsi que d’autre pour des séquelles…mentales. Ainsi Ambivalence avait des problèmes d’ordre psychique. Gabriel dut alors utiliser un instrument qu’il se répugnait habituellement à se servir. Il sortit deux gemmes d’une des bourses qui pendaient à sa ceinture. Il s’agissait d’une émeraude et d’un rubis. Il plaça la pierre précieuse verte sur le front d’Ambivalence puis plaça l’autre à son propre front.

« Que ton esprit ne fasse qu’un avec le mien,
Qu’entre nous se tisse un puissant lien,
Que tes souvenirs soit mes souvenirs,
Que mes souvenirs soit tes souvenirs,
Ouvre ton esprit à ma volonté,
Ouvre ton esprit vers l’éternité ! »


Ambivalence eut quelques spasmes qui ébrouèrent son corps malade. Il en était de même pour Gabriel qui tituba légèrement mais se reprit très vite. Il savait maintenant ce qui lui restait à faire. Il commença par le plus urgent soit par l’esprit de l’être asexué qu’était Ambivalence. Il frappa dans ses mains et fit apparaître un mortier et un pilon. Il prit de la coriandre ainsi qu’un peu de marjolaine et de noix de muscade. Il posa le mortier sur le sol et invoqua un petit nuage qui se mit à se vider dans le mortier. Avec le pilon, il commença à broyer et écraser les ingrédients de la décoction. Lorsque la potion fut prête, il ouvrit délicatement la bouche d’Ambivalence et y versa le contenu liquide. De la transpiration commençait à perler sur le front de l’être asexué et il lui arrivait parfois d’avoir quelques légers soubresauts. Il vit le visage de Mina Ambivalence se détendre et sa respiration se fit plus régulière.

***Voilà une bonne chose de faite…pardonne moi mon jeune ami mais je peux pas faire autrement.***

Il commença à déshabiller Ambivalence. Gabriel savait à quoi s’attendre mais il fut tout de même surpris. On aurait un homme de buste mais c’est ce qui se trouvait en dessous qui était le plus étrange. Néanmoins, Gabriel ne s’attarda pas sur ça. Il était gênant déjà de déshabiller quelqu’un sans que celui-ci ne donne son accord, alors commencer à le juger sur des choses de ce type…

Gabriel défit les bandages qui recouvraient le corps pâle et frêle d’Ambivalence et commença à préparer des antiseptiques pour soigner les plaies et les hématomes du corps de Mina. L’invocateur vit un étrange tatouage dans le dos d’Ambivalence mais décida d’y prêter attention ultérieurement si le temps lui en donnait occasion. Quand tout fut enfin terminer, Gabriel décida de ne pas rhabiller Ambivalence, préférant ne plus trop la faire bouger. Il la couvrit d’une couverture et attendit qu’elle se réveille. Cependant, il savait que cela allait mettre du temps et invoqua un homme-singe.

« Oui mon maître ? »

La voix de la créature était vibrante et roque. Elle s’inclina devant son maître, attendant son bon vouloir. Gabriel lui tendit une petite bourse de cuire.

« Rends chez le tailleur et dit lui que tu viens de la part d’Ambivalence Mina. Dis-lui que tu viens pour la cape. Paye-le et reviens ici le plus rapidement possible. Est-ce clair ? »

« Oui, mon maître. Il sera fait selon votre désire. »

L’homme-singe se releva et partit chez le tailleur qui fut légèrement apeuré par la titanesque carrure de la créature. Gabriel s’assit à côté d’Ambivalence et attendit.

***Il y a quelque chose d’étrange chez être hors du commun. Je me sens quelque peu attiré par lui…je me demande bien pourquoi. ***

Gabriel rêvassa jusqu’au réveille d’ambivalence Mina.

Gabriel Alexander
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Re: Une amitié se formerait-elle? Ou est-ce plus?

Message  Invité le Dim 1 Oct - 12:43

Ambivalence fronça les sourcils. Il se sentait mal et cela le gênait grandement. Il leva sa main droite sur son visage, essuyant son front avant de la laisser retomber lourdement sur son ventre. Il poussa un soupire alors qu'il réprima un mal de tête épouvantable. Il serra les dents tout en secouant doucement son visage, prit d'un délire intérieur. Sa tourmente le fit gémir légèrement alors qu'il dû rabattit nouvellement sa main sur son front…

Au dessus de son arcade sourcilière droite, il frottait énergiquement cette zone, comme s'il cherchait à se défaire de quelque chose. Sa respiration se fit plus difficile et saccadée alors que son corps commençait à être secouer par des spasmes plus important. Des larmes se mirent à couler de ses yeux clos alors que ses plaintes se faisaient plus fortes. Il se redressa avec violence, ses mains crispées de chaque côté de son visage tiraillé par la douleur. Il resta quelques secondes avec cet étau qui lui enserrait le crâne, serrant toujours plus à chaque seconde qui passait.

Puis il tendit brutalement les mains devant lui, paumes vers le ciel. De l'eau coulait de ses mains sans qu'il eut réciter une quelconque formule ou former une invocation. Ses doigts tremblaient sous le liquide qui s'y en échappait : c'était douloureux ! Le liquide coula le long de ses bras, s'épandant sur les draps, mouillant son lit sans qu'il ne puisse rompre ce sortilège. Ambivalence savait ce qu'était cette eau qui le répugnait mais déjà l'eau prit une teinte carmine.

L'eau devint rouge. Rouge et semblait se chauffer doucement sur ses mains offertes au ciel. Ambivalence fut prit de tremblement alors qu'il écartait ses doigts, ses yeux s'agrandissant de peur et de douleur. Il se recroquevilla sur lui-même, planquant ses mains en sang sur ses cheveux, priant silencieusement pour que cela s'arrête…


* CA SUFFIT ! CA SUFFIT ! ARRÊTEZ CA ! LAISSEZ MOI ! LAISSEZ MOI ! ! ! Je sais… je sais que je suis faible… mais cessez de me tourmenter de la sorte ! J'ai assez payé le prix de mon erreur par cette maladie qui me ronge depuis ce jour… Alors stoppez vos supplices ! ! ! *


Doucement les tremblements d'Ambivalence cessèrent alors qu'une grande fatigue le contraigne à se rallonger. Il toussa un moment, retenant dans sa main de ce que son corps rejetait depuis tant d'années : des cendres. Il soupira alors qu'il les regarda dans sa main, tâche de noire sur sa peau si pâle presque cadavérique. Il la posa alors sur son ventre, soupirant faiblement mais il ne pu s'assoupir.

Il réalisa enfin la présence à ses côtés surtout par cette main qui c'était posé sur son front. Il tourna les yeux vers ceux de Gabriel. Ces orbes dorés semblaient avoir du souci mais Ambivalence était encore trop perturbé pour être sûr de ce qu'il voyait. Il battit des paupières, chassant les dernières larmes de ses yeux gris. On aurait dit un ciel d'orage pluvieux de par ses larmes.


" … "

Il soupira à nouveau : il n'arrivait pas à parler. Sa gorge le faisait souffrir, surtout à cause de sa toux récente qui la lui avait irrité. Néanmoins ses yeux portaient sa question muette : que faisait-il là et que c'était-il passé ? Il n'en avait encore que peu de souvenir et il savait que sa mémoire allait subir encore bon nombre d'aléa de la sorte à cause de "ça". Mais la présence de Gabriel à ses côtés l'étonnait grandement. Il le lui rappelait tant cette personne…

Il baissa ses cils, ses yeux se voilant à un souvenir que trop lointain. Ses pensées tournèrent alors autour des personnes qu'il avait rencontré jusque là : Gally, la Gardienne du trésor. La dragonne si triste au sourire tendre. Atsuma, l'étudiant de la FAC d'enchantement. Un garçon aimable avec un sourire sincère. Léa, la jeune fille de la bibliothèque. Elle avait du talent dans un domaine qui lui était étranger… Puis Lythief, le ninja. Deux orbes de glace si poignante par leur éclat si pur…

Enfin Gabriel. Le mystère à l'état pur et un condensé d'intrigue et de charme. Il ne savait quoi penser de lui. Mais le fait qu'il fut ici voulait sans doute dire qu'il avait eut un malaise dans la boutique… La panique dilata ses iris sans pupilles alors qu'il le regarda avec stupeur. Une forme de peur l'envahit alors qu'il releva le drap sur son corps.


" … "

Ses lèvres bougeaient, articulant que du vent, sans qu'aucun son, aucune syllabe n'en sorte. Et l'inquiétude et la terreur qui animaient ces prunelles d'acier brouillaient la question si difficile à Ambivalence. Il cessa de tenter de parler, laissant sa tête choir sur l'oreiller. Lé détresse qui se peignit sur son visage aurait pu fendre une pierre mais c'était le cadet des soucis d'Ambivalence.

* L'a-t-il vu ? Mon corps… l'erreur de ma nature... *

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Re: Une amitié se formerait-elle? Ou est-ce plus?

Message  Gabriel Alexander le Dim 1 Oct - 13:28

Gabriel vit Ambivalence se redresser d’un seul coup, la tête entre ses mains. Il se porta vers lui (ou elle tout dépend du point de vue). Lorsque Ambivalence se rallongea, au bord des larmes, il posa sa main sur le front de la jeune personne. Il avait encore un peu de fièvre mais son état s’améliorait peu à peu. Ambivalence essaya de dire quelque chose à son nouvel ami mais aucun son ne sortit de sa bouche. Gabriel sourit d’un sourire sincère, chose qui était rare chez lui, souriant la plus part du temps d’un sourire hautain ou sardonique. Il vit que Mina remonta la couverture pour couvrir son corps anormal comme le pensait souvent.

« Je te prie de m’excuser Ambivalence mais j’ai dû te déshabiller pour pouvoir te soigner. Je sais que tu n’aimes pas que quelqu’un voit ton corps que tu qualifies toi-même « d’anormal ». Mais n’ais pas peur, ton secret sera bien gardé avec moi. »

Ambivalence remonta encore un peu plus sa couverture sur son corps pour se cacher encore plus. Gabriel vit qu’elle était plus que gênée et ajouta pour dissiper son malaise :

« Pour te prouver ma bonne foi, je te propose de te révéler l’un de mes secrets. Cela te convient-il ? »


Ambivalence regarda Gabriel dans les yeux mais ne dit rien. Le silence de Mina fut comme un acquiescement pour Gabriel. Gabriel défit juste le haut de sa tunique pour montrer son torse doré à ambivalence. Les yeux de celui-ci s’agrandirent légèrement. Le corps de Gabriel était lacéré des cicatrices écarlates.

« Moi aussi je n’aime pas montrer mon corps à d’autres à cause de ça. Depuis que je suis petit, on me considère comme une monstruosité, une erreur de la nature. Comme le plus jeune enfant avait-il pu vivre alors que ses frères et sœurs avaient péri ? Comment le plus chétif de tous avait pu survivre et que les plus costauds avaient succombé à la maladie ? Depuis ce jour, plus personne ne me fit confiance ou m’aima. Lorsque je voyageais, certains prenaient peur en me voyant, me traitant de « fils de démon ». *On essaya plusieurs fois de me tuer. Certains essayèrent de façon rapide en essayant de me poignarder dans mon sommeil, visant le cœur. D’autres préférèrent la manière lente, me fouettant à mort ou en me faisant d’autre horreur du même style. Cependant, tous périr ! »

Le regard de Gabriel devint dur et Ambivalence ressentit une certaine peur tout en restant fasciné par cet étrange personnage. Il pensait avoir vécu beaucoup de chose épouvantable dans sa vie mais il savait à présent qu’il n’était pas le seul. Chacun portait sur lui les méfaits d’une existence terrible. Pour Ambivalence, c’était son asexualité et pour Gabriel les séquelles des nombreuses tortures qu’il avait subi et peut-être même plus encore.

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Re: Une amitié se formerait-elle? Ou est-ce plus?

Message  Invité le Dim 1 Oct - 14:13

Le secret de son corps contre celui de Gabriel. Ambivalence baissa le regard avant de les fermer complètement. Une part de lui avait honte alors qu'une autre pleurait. Le Système était si vaste… En arrivant ici il aurait dû comprendre que tous étaient particuliers : Gally en étant une Dragonne. Atsuma avec son bras droit. Gabriel aussi… Il rouvrit les yeux et regarda cet homme.

Il acquiesça approuvant qu'il accepte bon gré mal gré la situation. L'existence de Gabriel avait au moins été aussi douloureuse que la sienne. Il jugea du regard un moment : en comparant leur couleur de peau, Ambivalence trouva qu'il était presque "normal" même s'il avait été rejeté à cause de d'autres facteurs qui ne lui plaisaient pas de se souvenir. Gabriel avait dû avoir bien plus de difficulté à s'intégrer à un quelconque système…


* Dis Ambivalence… N'aurais-tu pas oublié que tu es incomplet ? Si le pouvoir de cet homme tendait à équilibrer ton corps, alors que ferais-tu ? *


Ambivalence ouvrit la bouche pour crier mais il ne le pouvait pas. Il referma ses yeux alors qu'il plaqua ses mains sur ses oreilles. Il se mit en boule, quasiment sous ses draps. Cette voix… SA voix… Il avait prié pour ne jamais plus la réentendre… Mais sa demande n'avait été entendue…

* Même si je préférais Atsuma, Gabriel n'est pas mal en son genre… Alors Ambivalence, tu ne m'as pas répondu… Si le pouvoir de cet homme te permettait de retrouver ce qui t'as été volé, le lui prendrais-tu ? *


Il resserra ses mains sur ses oreilles, les pressant plus fort contre elles mais sa voix ne cessait de raisonner. Il secoua la tête, refusant de donner un quelconque réponse. Aussi bien dans sa tête que dans son esprit. Il ne connaissait certes pas Gabriel mais il refuserait de s'en prendre à lui de la sorte. Il refusait catégoriquement d'user de quelque chose de factice pour un dessein incertain.

Doucement une aura de froid commençait à s'installer, s'insinuant aussi en Ambivalence qui commença à cracher ces nuages de vapeur. Il avait ouvert les yeux, un regard vide de tout, perdu entre ici et ailleurs. Sa respiration était lente et régulière. Des larmes s'étaient égarées sur son visage et le froid les avaient gelées sur ses joues blanches.

Difficilement mais sûrement Ambivalence se redressa sur son lit, puis il fit face à Gabriel. Il ferma les yeux alors qu'il se releva malgré son état. Ses jambes menaçaient de se dérober sous le poids de son corps. L'eau étrange c'était remis à couler de ses mains, se solidifiant au froid qui semblait envelopper Ambivalence, en même temps que cette brume blanche qui avait commencé à s'épandre dans la pièce.

Alors qu'Ambivalence avait amorcé un mouvement vers Gabriel, ayant accroché son regard vide dans ses orbes d'or en fusion le pendentif d'Atsuma se mit à luire. Ambivalence sembla reprendre contact avec la réalité mais étant en action et ayant brisé la dynamique de son action, il perdit son équilibre et tomba sur Gabriel. Il s'étala sur l'homme, confus, cherchant à s'excuser même si il n'articulait que du vent.

Il piqua un fard : qu'est-ce qu'il avait cherché à faire à l'instant ? La contrariété passa en lui alors que le froid et la brume commençaient à se dissiper. Il avait reprit le dessus sur lui…


* Ecoute moi bien Obor… Tu ne m'utiliseras pas et je t'empêcherais d'arriver à tes fins même si pour cela je devrais me priver de beaucoup de chose. Le sacrifice n'est rien face à ce que j'ai fais… Si je n'avais pas été si lâche et si faible, rien de tout cela ne serait arrivé. Alors ne compte pas sur moi pour te servir de marionnette ! *


* Dommage Ambivalence… Pourtant –et j'ai bon flair- cet homme n'est pas insensible à ta personne… Cela aurait pu être intéressant… *


Ambivalence baissa la tête alors que cette présence absente sorte de son esprit. Il réalisa qu'il était toujours sur Gabriel et il du se laisser choir sur le côté, n'ayant pas en lui la force nécessaire pour se relever.

" Dé… so… lé… "

Sa voix était enrouée mais il avait réussit à s'excuser. Il était confus et troublé en même temps : Obor bien qu'il fut son ennemi premier, avait rarement tord et il songea qu'il devrait mieux se comporter en présence du mage à ses côtés…

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Re: Une amitié se formerait-elle? Ou est-ce plus?

Message  Gabriel Alexander le Ven 6 Oct - 15:21

Gabriel et Ambivalence étaient très proche l’un de l’autre, trop proche même. Gabriel sentait son corps trembler devant cette proximité.

***Non ! Il faut que je le retienne ! Il ne faut pas qu’il sorte ! Il…***

Ambivalence essaya de se lever mais une main de Gabriel venait de le retenir au niveau de la tête. Ambivalence pouvait sentir la chaleur qui se dégageait du corps de Gabriel. Son visage se tenait très proche du sien. L’invocateur avait les yeux fermé et ses cheveux ondulaient seul, sans le moindre brin d’air. Tout à coup, les yeux de Gabriel s’ouvrirent faisant hoqueter Ambivalence. Ses yeux normalement dorés étaient devenus rouges comme le sang. Un sourire étrange se dessina sur son visage.

« Je te remercie de m’avoir fait sortir, il y a bien longtemps que j’attends. Qui es-tu ?»

La voix de Gabriel avait, elle-aussi, changé. Son ton était devenu plus grave, plus mystérieux encore aux oreilles de ceux qui l’écoutaient et aussi plus…dangereuse. Ambivalence avait l’air de ne pas en revenir, qu’était devenu le Gabriel Alexander qu’elle connaissait ? Que lui était-il arrivé ? Et qui était donc cet être étrange qui se tenait à présent devant lui ?!

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Re: Une amitié se formerait-elle? Ou est-ce plus?

Message  Invité le Ven 6 Oct - 16:33

Ambivalence regarda Gabriel. Il n'était plus le même mais ce n'était pas ce qui l'affolait le plus. C'était cette chaleur et cette proximité qui le gênait le plus. Sans compter les battements frénétiques de son cœur, tapant douloureusement contre sa poitrine. Et puis sa main dans ces cheveux, juste au niveau de sa nuque… C'était horrible comme situation et Ambivalence n'arrivait pas effacer cette stupide rougeur de sur ses joues. Gabriel devait sentir son trouble vu comment son cœur battait force et sa respiration aussi n'était plus la même. Mais surtout, il était captif de ce regard.

Des orbes carmin, profond et incandescent. Il sentait que ces yeux-là le transcendait, le brûlant en lui-même. C'était quelque chose de fort, puissant, qui pouvait capturer quiconque osait se plonger trop longtemps dans ce regard de braise. Ambivalence n'avait jamais ressenti quelque chose de semblable : il avait l'impression d'être une proie en face de son prédateur. Intimidé mais fasciné en même temps, hypnotiser par ce regard charmeur et dangereux. Ambivalence rompu le contact visuel avec beaucoup de difficulté, mais il avait l'impression que rester trop longtemps plonger dans ces yeux carmins n'était pas une bonne chose pour sa sûreté…


" Je… m'appel Ambi… valence… Mina… Je suis la personne que vous… avez soignée… "

Il avait du mal à parler. Sa gorge le brûlait et forcer sur sa voix n'arrangeait pas les choses. Il essayait de respirer le plus doucement possible, pour éviter d'irriter davantage sa gorge en feu. Ses forces diminuaient aussi, état un convalescent et par les excès d'Obor il était complètement éreinté et ne pouvait pas bouger un muscle. Il se laissa aller sur le sol, posant sa tête contre son avant bras, effleurant au passage le buste découvert de Gabriel. Il ne l'avait pas voulu mais il était trop épuisé pour maintenir sa position aussi préféra-t-il rester allonger. De plus la chambre avait cette manie pénible que de tournoyer. Ca lui donnait mal à la tête et le vertige !

Il se savait sans défense contre cette nouvelle personnalité mais il n'avait vraiment aucune ressource. Il soupira, lassé. Il pu sentir Gabriel le ventre de Gabriel se contracter : son soupire avait provoqué cette réaction. En soufflant de la sorte sur une peau dénudée… Ambivalence ferma les yeux en pestant contre sa maladresse. Mais alors qu'il était si proche de Gabriel il sentait des pulsations se répercutant sur le sol. Ce n'était tout de même pas son cœur qui battait de la sorte ? Ambivalence songea que non et se mit à réfléchir.

Les échos qu'il percevait étaient ceux d'Angal ! Son Âge semblait réagir à quelque chose… ou à quelqu'un ! Il avait déjà assisté à un phénomène semblable au cimetière, lorsque le bras d'Atsuma émettait ce flux énergique. La peur noua l'estomac d'Ambivalence alors qu'il révéla un regard gris alarmé vers Gabriel. Ou celui qui l'était un peu avant.


" Qui… êtes-vous ? Vous… vous… n'êtes pas… Gabriel… "

Il se mit à tousser, détournant son visage et souffrant de sa gorge douloureuse mais aussi de sa crainte qui commençait à monter en lui. Mais surtout, il restait toujours trop près de cette personne sans savoir comment s'en écarter. Lorsqu'il releva ses yeux dépourvus de pupilles, il remarqua ce même sourire étrange sur le visage de cet homme qui semblait le découvrir. La peur grandit dans le ventre d'Ambivalence qui dégluti avec peine. Il tenta de se reculer, malgré son corps et ses muscles, malgré que le moindre le mouvement manque de lui faire monter les larmes aux yeux. Il n'était plus déjà maître de son esprit, trop perturber par ce regard qui semblait toujours l'attirer vers cet inconnu et ce sourire étrange entre le prédateur et l'amusé de ses réactions…

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Re: Une amitié se formerait-elle? Ou est-ce plus?

Message  Gabriel Alexander le Dim 15 Oct - 21:05

Ambivalence était allongé à côté de Gabriel ou du moins du corps de Gabriel car maintenant ce n’était plus sa personnalité qui se trouvait dans le corps. Celui qui se trouvait à présent dans le corps de Gabriel était Alexander. En fait, Gabriel Alexander était à la fois Gabriel, un homme sarcastique mais dont la vie était néanmoins dictée par des principes, et Alexander, une entité maléfique dont le seul but était de devenir plus puissant et d’imposer son bon vouloir à tous. Alexander sentit le souffle d’Ambivalence sur son torse nu et un frisson le parcouru.

***Enfin ! Je suis libre ! Et ce, grâce à cette jeune personne…***

Alexander se releva et examina son corps.

« Ainsi…Ambivalence, c’est ça ? Gabriel t’a montré ses blessures…je ne sais pas qui tu es, mais il doit te porter en haute estime ou alors tu lui as révélé quelque chose…je ne sais pas mais cela n’a aucune importance. »

Alexander se tourna vers Ambivalence qui était toujours sur le sol. Il s’accroupit devant, une main juste à la hauteur de son visage. Ambivalence put voir les ongles d’Alexander pousser devant lui. On aurait dit des serres ou des griffes, faits pour déchiqueter la chair. Il lui fit un sourire carnassier, il n’y avait pas que ses ongles qui avaient poussé. Gabriel attrapa Ambivalence par la nuque et le plaça devant son visage. Le corps de celui-ci était devenu flasque. La douleur se reflétait sur son visage.

« Je te dois ma liberté et donc tu as toute ma gratitude… »

De sa deuxième main, il caressa le visage d’Ambivalence. Mais ses yeux, rouges sangs, écarlates, fixait le pauvre Ambi comme si celui-ci était un bout de chair fraîche qu’un prédateur convoitait.
Que va-t-il arriver à Ambivalence ?

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Re: Une amitié se formerait-elle? Ou est-ce plus?

Message  Invité le Mar 17 Oct - 9:35

" Qu'est-ce que… vous me voulez… ? "

Leurs souffles se mêlaient dû à cette proximité entre leurs visages et Ambivalence regrettait fort son état de trouble et de faiblesse. Mais il sentait quelque chose de malsain dans le regard de cet homme qui n'était pas le Gabriel qu'il avait découvert à son réveil. L'autre affirmait qu'il l'avait libéré et qu'il avait sa gratitude… Mais de quelle gratitude parlait-il ? Ambivalence fronça les sourcils et toisa cette homme/entité. Il avait l'impression de faire face à lui-même avec Obor. Sauf qu'Obor n'était pas une entité complète (heureusement d'ailleurs !) et qu'il n'avait pas de droit complet sur son corps. Alors il n'allait sûrement pas le laisser à un inconnu !

Mais comment faire en son état ? Son corps lui refusait tout excès d'efforts en plus d'être privé de force mais il ne pouvait pas non plus se laisser faire. Il devait le repousser, ne pas le laisser dicter son autorité sur sa personne, se rebeller contre cet homme qui semblait prendre malin plaisir à le reluquer de la sorte. Ambivalence cessa de paniquer, ferma les yeux et chercha lentement à assembler et constituer les forces nécessaires pour remettre cet opportun à sa place. Primo : il n'aimait ni son regard ni les sous entendu qui y étaient liés. Deusio : il n'était ni un bout de viande que l'on pouvait croquer comme bon le semblait ni une vulgaire poupée avec laquelle on jouait un moment avant de s'en débarrasser par lassitude. Fier de ses résolutions, Ambivalence rouvrit ses yeux…

Son regard reflétait de la force calme et une colère contenue, sourde mais ô combien puissante. Le type de colère qu'on ne voit dans les yeux d'une personne indigné, touché dans son honneur. Mais ses yeux étaient aussi ceux d'une personne qui s'éveillait à une condition nouvelle. Ses orbes-là n'étaient plus d'un gris orageux mais d'une couleur indéfinissable. Aucune couleur seule n'aurait su convenir à ces yeux-là. On aurait dit qu'une nébuleuse vivante avait été capturée et se mouvait lentement dans ce regard incroyable. Ambivalence se saisi du poigné de l'invocateur qui gardait son visage bien trop proche du sien, le serrant progressivement afin qu'il lâche prise sur l'arrière de son crâne. Son regard était brûlant, plein d'autorité.


" Ne posez jamais plus vos mains sur moi. "

Une vois profonde et froide, tranchant nettement avec ce visage fin et androgyne. Ambivalence lâcha la main d'Alexander, libérant ainsi aussi son visage. Une fois défait de toute étreinte, il instaura une certaine distance entre eux, traînant son corps lourdement jusqu'à sa couche qu'il avait en partie quitté. Il porta sa main à sa taille, tirant une de ses plumes. Elle était noire avec des gravures argentées. Fine et élégante, à la pointe plate et carrée. Il le la chargea pas d'encre, se contentant de la pointé entre lui et l'invocateur. S'il fut en état de faiblesse, il refusait alors de le montrer à Alexander, ne lui laissant voir que cette force étrange qu'il était parti puiser au fin fond de lui.

" Je suis las et j'ai besoin de repos. Vous pourrez laisser un convalescent se rétablir. "

Ce n'était pas une question. Un ordre ? Quasiment. Car Ambivalence sitôt qu'il eut achevé ses mots, exécuta des mouvements avec sa plume dans les airs. Des lignes se formèrent à même l'espace alors que celui-ci se déformait partiellement à la suite de ces mouvements et incantations de la part du Book Maker. Il acheva son œuvre et une cage translucide s'était formée tout autour de sa couche. Une barrière. Ambivalence la jugea un moment du regard : ce n'était qu'un sort temporaire mais il devait largement suffire. Juste le temps nécessaire pour lui afin de se remettre. Même si Alexander décidait de s'en prendre à cette cage, elle tiendrait au moins quelques minutes… Il soupira alors qu'il se laissait glisser sur son lit : il ne pensait pas qu'il s'en servirait un jour. Cette plume…

* Je ne pensais pas que je m'en servirais un jour… Alors qu'elle la plume faite avec l'essence de mon Âge, Angal… La plume faite avec une partie de l'essence d'Obor… Quelle ironie ! *


Il tourna la tête vers un Alexander contrarié. Ses yeux commençaient à reprendre leur couleur d'origine. Mais ce n'était pas le souci d'Ambivalence. Sa main se posa contre la barrière, vers Alexander, alors que des larmes naissaient dans ses yeux. Il regardait cette personne, à ses côtés. Son dos le faisait souffrir mais il s'en moquait. C'était pour Gabriel qu'il avait du souci. Ce n'était pas une personne méchante. Ambivalence le savait et il refusait à croire le contraire. Ses yeux se fermaient en même temps que sa main glissait contre la barrière.

* Reviens-vite, Gabriel… Ne laisse pas cette entité te ronger, je t'en conjure… Je ne pourrais rien faire contre lui, seul. *

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Re: Une amitié se formerait-elle? Ou est-ce plus?

Message  Gabriel Alexander le Jeu 2 Nov - 16:55

Gabriel tomba à genou en sentant peu à peu le contrôle revenir sur son double démoniaque. Alexander était un esprit très puissant et la volonté de Gabriel devait être d’acier. Du sang coula de sa bouche et une crise de toux n’ajouta pas à son rétablissement. Il posa sa main tremblante sur la barrière de protection d’Ambivalence. Reprenant peu à peu son souffle, Gabriel se releva tant bien que mal et regarda Ambivalence qui était allongé derrière la barrière, dans un état déplorable.

**Qu’a-t-il fait ? Qu’ai-je fait ?!**

La peur commença à serrer son cœur. Il ne savait pas comment faire pour aider son nouvel ami.

**Du calme que diantre ! Ce n’est pas en paniquant comme un idiot que tu pourras aider Ambivalence !**

Se ressaisissant, il s’assit en tailleur devant la barrière et commença à se balancer d’avant en arrière tout en psalmodiant une incantation dans un dialecte étrange et ancien. Une étrange fumée bleuté commença à s’échapper de son corps et réussit à traverser le chant de force. De l’autre côté de la barrière, la projection astral de Gabriel s’agenouilla à côté d’Ambivalence qui s’était évanouie. Son état était critique mais Gabriel réussit à la soigner en invoquant les quatre esprits des éléments alchimique. Pyros, l’esprit de la flamme de guérison, fit cicatriser les plaies du malade. Eolos, l’esprit du vent des âmes, réussit à détendre l’âme d’Ambivalence et avec l’aide d’Aquana, l’esprit de la rivière des esprits, et Gaïa, l’esprit de la terre nourricière, réussirent à rendre le corps, l’esprit et l’âme d’Ambivalence unis mais ce faut tout de même une tâche difficile. C’est comme cela que Gabriel découvrit l’existence d’un autre être dans le corps de son ami, un peu comme lui avec Alexander. Il regarda Ambivalence et poussa un soupir.

« Advienne que pourra, nous verrons ce qu’il se passera. »

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Re: Une amitié se formerait-elle? Ou est-ce plus?

Message  Invité le Ven 3 Nov - 15:15

De l’eau… il y avait de l’eau qui coulait quelque part… Où ? Où était cette source d’eau ? Sa gorge était sèche et l’irritait grandement… Cette eau qu’il entendait lui serait d’une grande aide. Si seulement il savait où se trouvait cette source au son clapotant, comme un appel. Cela serait bien. Mais déjà, il devait ouvrir les yeux… Cela serait bien mieux pour trouver. Son oreille ne lui suffirait pas en ce moment car il ne savait pas ce qu’il l’entourait. Comme ce « boum… boum… » lent, comme un battement sur le point de s’arrêter. D’où il venait ce son lui aussi ? Il se concentra… On aurait dit un cœur… quelque chose qui pulsait régulièrement mais toujours plus faiblement tout en résonnant avec force. Etrangement, cela venait de sa poitrine… C’était… son cœur ? Son propre cœur ? Mais… pourquoi ? Pourquoi semblait-il sur le point de s’arrêter ? Cela voulait dire qu’il allait mourir alors ? Mais… pourquoi ?!

Ambivalence chercha de l’air… mais il n’y en avait pas. Quelque chose était sur ses lèvres mais aussi quelque chose lui comprimait la poitrine, comme si on cherchait à l’étouffer. Il se débattait, cherchant à se délivrer de ce qu’il l’empêchait de respirer. Mais il ne brassait que de l’air, il ne touchait aucun obstacle physique. Ses mouvements étaient lents et incroyablement lourds. Comme s’il était dans un quelconque liquide. Il ouvrit la bouche pour tenter de happer au moins une bouffée d’oxygène mais lorsque la barrière de ses lèvres s’ouvrit quelque chose de froid et limpide coula dans sa bouche, l’étouffant davantage. Il fronça les sourcils, alors qu’il essayait encore de s’échapper. Mais rien n’y faisait… Il remua encore plus, cherchant à regagner une surface qui ne venait pas. Son corps semblait toujours sombrer… Sombrer ? Où ? Il ne savait pas… Mais ce qu’il pouvait néanmoins penser c’était qu’il était tout simplement en train de se noyer.

Il ne savait pas nager. Son corps coulait comme une pierre dans cette onde. Il ignorait comment il était tombé dedans. Mais il n’était pas sans savoir qu’il allait mourir. Noyé. Quelle déchéance. Cependant quelque chose sembla le rappeler. Il ne savait pas quoi. Ni où. C’était une sorte de chant. Enfin il l’entendait ainsi. Mais où était-ce ? Et qui chantait ? Ses sens se réveillaient petite à petit…


«AAAAAAAAaAAaAAaaAAHHHhHHHhHHGgGgHHHhHHH ! ! ! »

Un cri. Long. Sinistre. Juste de la peur et un réveil en sursaut. Ambivalence se redressa d’une traite sur son séant, tendant une main devant lui comme s’il avait essayé de retenir quelque chose ou quelqu’un mais ayant échoué vu son cri. Ses yeux n’était plus que deux points gris sur deux tâches de blanc tant ses iris s’étaient étrécies sous sa peur. Il inspira mais sa gorge se noua transformant sa respiration en une sorte de sifflement aigu avant qu’il ne retombe sur ses draps en suffocant. Sa poitrine se soulevait à sa respiration irrégulière, alors que la barrière se levait petit à petit. De l’eau commença à monter dans ses yeux dilatés sous le choc qu’il avait éprouvé, son corps était secoué par les spasmes incontrôlés de sa peur. Il ne pouvait rien faire… Il était seulement là…

Une ombre passa sur ses yeux et il sursaut mais une autre main apaisante se posa sur son épaule pour le calmer. Il ne bougea pas, alors qu’il entendait encore ce chant… Etait-ce un chant déjà ? C’était une sorte de longue prière ou incantation réciter en une langue étrange mais cela ne l’affolait pas. Non. Cela était presque agréable. Ses yeux se refermèrent lentement alors que ses iris sans pupilles reprenaient une taille normale. Il sentait que quelque chose qui le détendait de l’intérieur. Il ne chercha à s’en défaire. Cela était assez agréable au final… Sa respiration prit un rythme plus régulier et se fit moins sifflante. Juste moitie et paisible. Il dodelina de la tête alors qu’il commençait à reprendre un peu ses couleurs.

La main chaude quitta ses paupière même celle sur son épaule. Il pu alors enfin ouvrir ses yeux et il battit lentement des paupières avant de tourner la tête vers la présence à ses côtés. Gabriel était là. Ses yeux exprimaient un soulagement de voir qu’il allait mieux mais aussi quelque chose d’autre… Enfin, Ambivalence le croyait car sa vue était un peu trouble. Il lui adressa un faible sourire afin de le rassurer et lui montrer qu’il allait mieux. Quoi qu’il eût manqué de sommeil car ses yeux étaient cernés lourdement. Mais il sourit tout de même et tendit sa main vers Gabriel. Il n’arrivait pas à parler pour le moment, étant trop faible pour articuler. Ses doigts blancs et fins allèrent se poser sur ceux dorés du mage et il les pressa doucement pour lui faire comprendre que ça allait.

Sa tête lui tournait un peu et il éprouvait de plus en plus de difficulté à garder ses yeux ouverts. Il fronça les sourcils alors qu’il reposa sa tête sur son oreiller. Le monde tournait autour de lui. Ce lui donnait le vertige. Ses doigts se resserrèrent sur la main de Gabriel sans qu’il le veuille, encore marquer par son récent rêve. Sa peur fit battre plus fort son cœur mais il tentait de ne pas se laisser aller à ses craintes. Chose extrêmement difficile à son stade. Ne se sentant pas bien, mal dans sa peau et pas rassurer, il se redressa sur sa couche tenant encore la main de Gabriel dans la sienne mais avant que celui-ci ne s’oppose aux mouvements de l’androgyne celui-ci s’était déjà lover contre lui, passant des mains tremblantes dans son dos, où ses doigts froissèrent le tissu de son vêtement presque nerveusement. Son visage vint se poser contre son ventre et s’y enfouit comme par honte.

Ambivalence prit place contre ce corps, son corps battant sa frayeur qu’il ne dominait pas. Ses larmes moururent sur la veste de Gabriel alors qu’il cherchait seulement à se réconforter avec sa chaleur.

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Message  Gabriel Alexander le Ven 3 Nov - 17:58

Lorsque Ambivalence se serra contre Gabriel, celui-ci ne sut comment réagir. Personne n’avait agit comme cela avec lui depuis son ami…une histoire vieille et douloureuse pour lui. Il voyait les larmes d’Ambivalence couler et sentait la chaleur de son corps contre le sien. Doucement il caressa ses cheveux pour le réconforter. Mais tout d’un coup son corps se mit à trembler et son souffle commença à ralentir et à se saccader. Ambivalence se jeta vers lui pour savoir ce qu’il avait.

« Gabriel qu’as-tu ? Que t’arrive-t-il ? »

Gabriel avait chaud, trop chaud. Il tirait sur son col mais n’arrivait pas à le retirer. Il regarda Ambivalence et ses yeux se révulsèrent. Il avait utilisé trop de son pouvoir. Invoquer créatures sur créatures, pouvoirs sur pouvoirs, son corps n’avait pas supporté. Ambivalence posa sa main sur le front de Gabriel.

« Tu es brûlant ! Que dois-je faire ? »

Ambivalence ne savait pas comment aider son ami. C’est alors qu’une chose étrange se produisit. Une volute de fumée apparut près des deux amis et un petit singe se matérialisa. Un petit singe bien étrange doit-on dire car celui-ci était habillé et possédait une canne de marche. Ambivalence se demandait ce qu’était cette petite créature et ce qu’elle venait faire ici. Le singe devait avoir lu dans ses pensées car il dit :

« Je suis Sun Wu-K’Ung, le roi des singes. Et toi tu es Ambivalence Mina. Je suis ici pour t’aider mon cher ami. »

« Que veux-tu ? Que… »

« Beaucoup de question et peu de réponse te seront accordées , néanmoins sache que je suis le gardien de Gabriel. Plus tard tu rencontreras celui d’Alexander mais trêve de parlotte. Déshabille Gabriel, s’il te plait. »

« Co…comment ? »

« Fait ce que je te dis avant qu’il ne succombe à sa fièvre. »

Ambivalence commença à l’enlever les habits de Gabriel d’une main tremblante. Il se sentait un peu idiot de faire ça mais que faire d’autre. Lorsqu’elle enleva sa chemise, elle se rendit compte que les cicatrices qu’il y avait peu commençaient à devenir de plus en plus rouge.

« Qu’arrive-t-il à Gabriel, Sun Wu-K’Ung ? »

« Il a utilisé beaucoup d’énergie pour te sauver de ton mal, Ambivalence. Il a invoqué une projection astral et les quatre éléments alchimiques. Seul de grands invocateurs peuvent faire cela. »

Ambivalence regarda Gabriel avec un nouveau respect son ami. Néanmoins, elle continua à le déshabiller. Il commençait à sentir son cœur qui s’accélérait mais pour quel raison ? Un frisson le parcouru lorsque sa main frôla le corps de son ami.

Il commence à se passer quelque chose entre eux deux.

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Re: Une amitié se formerait-elle? Ou est-ce plus?

Message  Invité le Ven 3 Nov - 20:30

Ambivalence pencha la tête sur le côté alors que son regard détaillait celui de l’invocateur. Son physique était certes étrange mais il devait lui reconnaître un charme tout aussi étrange. Il leva doucement une main pâle vers ce visage et caressa doucement sa joue. Il leva son autre main, la passant dans ses cheveux et lança une brève mais efficace invocation afin de les attacher en catogan. Ils étaient trop long et le gênait. Il ne voulait pas que ses cheveux l’entravent d’une manière ou d’une autre. Il secoua sa tête afin de vérifier que tout tenait en place et lorsqu’il eut vérification, il les oublia bien vite et se pencha sur le corps de Gabriel.

C’était assez perturbant pour lui, d’avoir à le dévêtir de la sorte. Enfin le mage l’avait fait avec lui un peu avant. Mais tout de même, cela était affreusement gênant. Et son visage, lorsqu’il s’empourprait, cela se voyait énormément, vu sa peau blanche. Le Gardien de Gabriel ne lui avait pas donné plus amples détails sur ce qu’il devait faire ensuite et Ambivalence savait qu’il n’était pas spécialisé dans les soins. Et si ça gêne pouvait lui permettre de passer outre sa pudeur alors sans doute pourrait-il cesser les tremblements inutiles de ses mains. Et si son cœur aussi pouvait cesser de battre inutilement vite au point d’en cogner contre sa poitrine, cela l’arrangerait aussi.

Mais son corps semblait rebelle à toutes ses tentatives pour se calmer et il lui parut même que cela allait en s’aggravant. Il cessa ses activités une seconde, inspirant profondément afin trouver au fond de lui le calme nécessaire pour ce qu’il voulait faire. Dans sa besace à livre, Angal se mit à vibrer et les pulsations du livre n’étaient pas les bienvenus dans son labeur. Son trouble n’aillait qu’en grandissant. Il ne pouvait pas… il ne pouvait le dévêtir complètement. Son esprit et son corps rentrait dans un conflit impossible et il s’en voulait que ce terrible problème survienne maintenant alors que la vie de Gabriel était en péril par cette fièvre. Il n’avait de temps à perdre à hésiter comme ça.

Ses joues étaient en feu tant sa gêne était épouvantable. Il s’écarta. Non, il ne pouvait pas. Et sa culpabilité allait aussi de paire avec sa pudeur. Il allait tuer un homme parce qu’il n’avait pas su le dévêtir… Mais qui croirait à un truc pareil ? Personne, bien évidemment. Il soupira alors qu’il se risqua un coup d’œil vers Gabriel avant que la rougeur de ses joues ne s’amplifie au possible encore sur son visage surchauffé. Un coup de canne contre le sol le rappela à l’ordre et il se tourna vers Sun Wu-K’Ung.


« Que fais-tu Ambivalence ? Si tu ne décides pas, c’est lui qui va succomber. »
« Je sais ! Mais je ne peux pas… Et si jamais… il se réveillait ?! Ah non ! Je mourrais de honte alors ! »

Le Gardien de Gabriel regarda l’androgyne se prendre la tête tout seul. Sa gêne était telle qu’il semblait avoir oublier pendant quelques minutes qu’il s’agissait d’une vie dont le temps était probablement plus que compter. Ambivalence s’en rendit doublement compte lorsque Gabriel inspira plus profondément, lui rappelant que c’était sa vie qui était en jeu. Mais en sachant pertinemment cela, Ambivalence ne savait quoi faire pour abattre définitivement son embarras. Il se donna deux jolies claques sur les joues afin de se sortir de son trouble. De plus sa vue commençait de nouveau à défaillir. Bon, ce n’était plus le moment de douter.

Pour se calmer un peu, Ambivalence usa du savoir D’ni pour approcher Gabriel, notamment le sujet de sa crise. Il ferma les yeux et joignit ses mains en une légère prière d’excuse pour ce qui allait suivre puis commença à reproduire la Boucle de Vie qui circulait dans chaque corps, ses doigts frôlant cette peau brûlante. Ses gestes étaient calmes et précis comme s’il avait enfin trouver assez de sérieux en lui pour sauver Gabriel. Il jugea du regard ses stigmates rouges qui sillonnaient cette peau dorée, ne faisant que les effleurer car il ne savait s’il blesserait le mage en les touchant directement.

Ses doigts s’arrêtent sur son bassin et Ambivalence douta. Mais la Boucle de Vie étant un rituel très important dans sa culture, il oublia sa gêne et commença à retirer le sujet de ses peines. Il fit glisser le tissu lentement, afin de défaire pour de bon Gabriel de tout vêtement. Son regard devint rapidement fuyant, alors qu’il poursuivait ce qu’il faisait. Même s’il avait commence ce rite pour se défaire de ce sous vêtement maudit, il ne pouvait pas couper court son entreprise. Il acheva la Boucle et attrapa le sous vêtement avec contrariété : tant d’énergie perdu pour ce bout de tissu… Vraiment. Ambivalence s’exaspéra lui-même.

Ce pendant, il piqua rapidement un fard lorsqu’il croisa le regard de Gabriel. Celui-ci semblait se réveiller, même si son regard était un peu voilé par la fièvre. Il regardait Ambivalence, puis son regard accrocha à ce que tenait Ambivalence en sa main droite. Celui-ci le comprit bien assez tôt en voyant ces orbes en fusion s’arrondirent de stupeur. Il lâcha le vêtement alors qu’il se redressait, le rouge de la honte lui ravageant les joues. Il voulu partir, fuir, afin de se cacher de ce qu’il venait de faire mais son corps n’étant pas dans un état très disponible, il vacilla avant de tomber sur son séant.

Le regard de Gabriel était brûlant sur lui et il refusait de se montrer. Il cacha son visage dans ses mains tant il était honteux de la situation. Qu’est-ce qu’il pouvait bien avoir de pire dans sa situation ? Une faible plainte passa ses lèvres alors que Gabriel se redressait dans son dos. Il ne voulait pas le voir ! Non ! C’était tellement gênant ! Il aurait voulu disparaître sous terre, tiens ! Mais la mage semblait ne pas l’entendre ainsi…

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Message  Gabriel Alexander le Ven 3 Nov - 22:54

**Réveille-toi Gabriel ! Réveille-toi mon enfant ! Je te le demande, retourne vers la lumière de la vie !**

**Sun-Wu K’Ung ? Est-ce toi, mon ami? Que faisons-nous ici?**

**Tu es dans le monde des esprits, Gabriel. Tu es dans un rêve.**

**Un rêve bien étrange je dois l’avouer, Sun-Wu K’Ung.**

Le singe rit de bon cœur mais n’ajouta rien. La silhouette qui se tenait devant Gabriel disparut dans un volute de fumée comme à son habitude. Gabriel se réveilla et vit Ambivalence qui était en train de la déshabiller. Il savait qu’il avait dû subir les effets secondaires de son étonnante libération de pouvoir. Le seul moyen de libéré sont esprit de la fièvre était de le déshabiller pour que son corps puisse refroidir et c’est Ambivalence qui dut faire le sale travail. Le visage de l’être était rouge d’embarra, une tomate mûr n’aurait pas été si rouge même avec le soleil adéquat. Il essaya de cacher sa honte mais il était trop tard, le mal était déjà fait. Gabriel se redressa derrière lui et dit d’une voix douce mais quelque peu confuse :

« Excuse moi Ambivalence, j’aurai dû me douter des conséquences de mes actes et faire en sorte de ne pas te donner une tache aussi ingrate. »

« Euh…pas aussi ingrate que ça tu sais… »

Se rendant compte de sa bévue, Ambivalence devint tellement rouge que Gabriel crut un moment qu’il allait exploser. Cela ne se voyait pas ma Gabriel avait le teint qui devint un peu plus doré que d’ordinaire. Ambivalence ne s’était pas retourné, grand bien lui en face pensa Gabriel. Il sentait son cœur battre de plus en plus fort, de plus en plus vite. Quelqu’un l’aurait vu lui aurait qu’il était « content » ( Twisted Evil si vous voyez ce que je veux dire). Il n’avait ressenti cette sensation qu’une seul fois dans vie et il savait ce que cela signifiait.

**Puis-je ou est-ce mal ? Puis-je me lancer ou pas ?**

Ces questions se trottaient dans sa tête. Il voyait la nuque d’Ambivalence ainsi que certains de ses membres, nus. Une envie naturelle commençait à naître en lui. Doucement il s’approcha d’Ambivalence et s’agenouilla derrière lui. Il était toujours nu comme un ver et le froid mordait légèrement sa peau. Mais la proximité d’Ambivalence lui ramena une certaine chaleur. Il posa délicatement ses mains sur ses épaules. Ambivalence n’osa pas se retourner et regarder les yeux de Gabriel. Avec des geste sûr mais délicats, il commença à dévêtir Ambivalence qui se laissa faire. Un baiser dans le cou fit monter un frisson à Ambivalence et à Gabriel également. Les mains de Gabriel descendait sur le corps d’Ambivalence avec une extrême douceur le simple contact entre les deux corps, entre les deux peaux. Gabriel se leva et leva Ambivalence, le mettant devant lui. Les deux bouches se rencontrèrent et un baiser fougueux s’éprit des deux êtres. Ambivalence ne savait pas comment réagir face à ça mais peu à peu il commençait à rentrer dans le jeu. Gabriel conduisit ambivalence vers le lit où il l’allongea, lui se trouvant au-dessus. Gabriel regarda le corps étrange d’Ambivalence. A un certain endroit de l’anatomie d’Ambivalence, il n’y avait rien.

« Un corps étrange et exceptionnel pour un être étrange et exceptionnel. Dis-moi Ambivalence qu’aimerais-tu être ? Un homme ? Une femme ? Dis le moi. »

« Je ne sais pas, je n’ai jamais été l’un ou l’autre, ni les deux, je ne sais pas quoi te répondre. »

« Mais je sais quoi faire pour que tu le saches. »

Doucement, la main de Gabriel descendit le long du corps d’Ambivalence. Arrivé à la hauteur du bassin Gabriel caressa tendrement le bassin de son compagnon et continua de descendre. Il plaça sa main entre les jambe d’Ambivalence qui ne put s’empêcher de pousser un léger gémissement. A la fois de plaisir et gêne, Ambivalence se laissa tout de même faire. Gabriel psalmodia dans une langue étrange mais finit par cette phrase :

« Homme ou femme, mon cœur a choisi ! »

Une douce chaleur se fit ressentir entre les jambes d’Ambivalence, à l’endroit où se trouvait sa main. Lorsque Gabriel les enleva, il laissa Ambivalence voir. Des larmes montèrent à ses yeux et coulèrent sur ses joues.

« Cette nuit tu connaîtras les plaisirs des femmes et celle des hommes. Ainsi ton cœur pourra choisir. »

Doucement Gabriel rapprocha son membre vers le nouveau sexe d’Ambivalence. Si Ambivalence avait déjà couché avec quelqu’un, cette fois-ci serait une première pour elle. Elle ferait l’amour comme une femme pour la première fois de sa vie. Lorsque Gabriel pénétra en lui (ou elle à ce moment présent), Ambivalence eut mal mais la douleur laissa la place au plaisir. Un plaisir qu’il n’avait jamais ressenti de toute sa vie. Il comprenait un peu mieux la nature humaine, du moins celle des femmes. Lorsque Gabriel se retira, Ambivalence ressentait encore le même plaisir qu’il y a quelques minutes.

« As-tu aimé Ambivalence ? Comment as-tu trouvé ta première expérience de femme ? »

Encore secoué par ce qu’il venait de lui arriver, Ambivalence ne dit rien. Il ne pouvait pas prononcer un seul mot. Comme cela avait été étrange pour lui. Mais que lui réservait Gabriel encore ? Qu’allait-t-il lui faire connaître encore ? Après que son orgasme soit passé, Gabriel regarda Ambivalence avec une nouvelle flamme. Il reposa sa main sur son nouveau sexe et prononça de nouveau la même incantation qu’avant, finissant encore par cette même phrase lourde de sens.

« Homme ou femme, mon cœur a choisi ! »

Encore cette chaleur, encore cette douceur, mais cette fois ce fut l’autre sexe qui montra le bout de son nez (je fais bien de le dire, mdr). Gabriel rit avec malice.

« Tu seras le premier, Ambivalence, à vraiment savoir ce que peut ressentir une femme et un homme. Il est dommage pour toi que cela soit temporaire mais je ferai en sorte que tu t’en souviennes jusqu’à la fin de ta vie. »

Cette fois ce ne fut pas la main de Gabriel qui descendit. Il embrassa Ambivalence en French kiss, puis retirant sa langue de la bouche d’Ambivalence. Il lécha le cou, suivit du torse puis du ventre, du nombril et arriva à l’organe fatidique. Un gémissement de surprise monta de la bouche d’Ambivalence lorsque son membre ressentit son premier afflux sanguin. Avec un mouvement expert, Gabriel faisait ressentir un nouveau plaisir à Ambivalence. Ce plaisir était différent du premier, tout aussi bon, mais différent tout de même. Comme précédemment, Ambivalence se laissa aller à la jouissance. Ses muscles se contractaient seuls sous les impulsions. Son cœur s’accélérait au point où il crut qu’il allait s’emballer. Les va et viens de Gabriel prirent fins lorsque pour la première fois le liquide blanc sortit de son sexe. La Respiration d’Ambivalence ralentit, son cœur aussi.

« Alors qu’as-tu ressenti ? Comment as-tu trouvé ? »

Cette fois encore, Ambivalence ne dit rien. Cependant cette fois si il agit. Il se releva et amena Gabriel à lui. Il l’embrassa avec fougue comme jamais il n’avait embrassé. Tous les deux se rallongèrent l’un à côté de l’autre, la tête d’Ambivalence sur le torse de Gabriel.

« Je suis désolé que mon invocation soit temporaire, Ambivalence. »

« Ce n’est pas grave, tu m’as fait ressentir quelque chose de nouveau…étrange aussi pour moi. Ce que je redoutais le plus c’était que Obor vienne nous ennuyer. »

« Je dois t’avouer quelque chose Ambi. Le sortilège que je viens d’invoquer ne peut se faire que sur certaines personnes…des personnes doubles. »

« Je comprends comme toi et moi donc. »

Gabriel acquiesça. Même si cela avait été bref pour tous les deux, quelque chose d’important venait d’être donné à Ambivalence, l’espoir.

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Re: Une amitié se formerait-elle? Ou est-ce plus?

Message  Invité le Sam 4 Nov - 16:37

Ambivalence ouvrit les yeux. Il était un peu sonné mais ce qui le surprit fut cette chaleur à ses côtés. Il tourna doucement la tête pour voir le visage endormi de Gabriel. Il battit des cils lentement, laissant le souvenir des derniers évènements montés à sa mémoire. Sa main passa son entre jambe, redevenu neutre et il soupira avant de se redresser lentement. Il passa une main sur le visage de Gabriel avant de se pencher pour l’embrasser. Un sourire naquit sur ses lèvres alors qu’il sortit doucement du lit. Son corps était un peu éprouver par les sorts temporaire de Gabriel car il y avait une forme de décalage entre les deux mémoire existante chez un être humain.

Mais il ne s’en plaignit pas. Il chercha seulement à ramasser lentement ses affaires afin d’aller se doucher. Malgré ce qu’il venait de se passer avec Gabriel, son corps était encore une source de gêne pour lui. Il passa sa cape sur ses épaules, cachant son corps nu et commença à chercher un endroit où se laver sans être déranger. Il passa une main dans ses cheveux, les faisant onduler lentement alors qu’il atteignit les sources. Il les regarda en renâclant un peu mais voulant vraiment procéder à son ablution, il ne fit pas plus de commentaire. Il retira sa cape qu’il laissa au vestiaire, prit une serviette et entra dans la source.

Il se plongea lentement dans l’eau délicieusement chaude, reposant ses muscles las. Il n’aimait pas dormir et ce n’était pas un grand secret. Mais il pouvait néanmoins se prélasser un peu. Il croisa ses bras sur la pierre froide et posa sa tête dessus alors qu’il tentait d’essayer de calmer un peu les contrastes entre le souvenir de sa mémoire et celui de son corps. Surtout pour son corps, c’était ce qui était de plus difficile à vivre en réalité. Etant redevenu asexué, les souvenirs qu’il avait eût en tant qu’homme et ceux en femme étaient très durs à porter en lui. Il essayait de ne pas former une sorte de rejet entre ces souvenirs et sont corps. Cela était particulièrement éprouvant.

D’ailleurs il avait bien peu de souvenir de son ancien corps. Avant qu’il ne devienne comme cela. Avant qu’Obor ne soit en lui. C’était bizarre mais aussi compréhensible : il était enfant quand tout est arrivé et l’enfant n’a pas la même notion du corps qu’un adulte. C’était sans doute pour cela qu’il n’avait pas de souvenir dessus…

Une lourde vibration fit onduler l’eau de la source, le faisant se redresser d’un coup. Son regard se porta sur la surface plane de la source, qui ondula à nouveau à cause d’une autre pulsation. Ambivalence regarda l’eau avec ennui, ne sachant ce qu’il se passait. L’eau n’avait ce type de réaction qu’avec Angal. Or son Âge était resté dans la chambre… Il s’extirpa de l’onde qui s’agitait à cause de ces nombreuses pulsations qui ébranlait aussi son être. Il était lié à cet Âge par beaucoup de chose, dont notamment sentir quand quelque chose n’allait pas. Il prit sa cape et fit vite fait le chemin inverse.

Il entra doucement dans la chambre ne voulant pas réveiller Gabriel qui dormait sans doute encore. Le livre était secoué par des soubresauts terribles. Ambivalence prit le livre dans ses bras, son cœur reproduisant les mêmes battements lourds et puissants de l’Âge. Il ferma les yeux alors qu’une présence se faisait plus forte dans sa tête, oppressant son esprit avec colère et force. Il voulu se lever et retourner au lit, mais lorsqu’il fut à peine debout Angal glissa de ses mains alors qu’un vertige lui fit perdre l’équilibre et tomber lourdement au sol.

Son dos le brûlait ! Ca faisait mal… Plus mal encore que le mal de tête qui lui vrillait les tempes. Il se mit en boule, cherchant à oublier la douleur. Mais la présence dans sa tête se faisait de plus en plus puissante, de plus en plus forte… C’était un supplice que de subir sa colère.


* Comment as-tu osé… Comment as-tu pu faire ça… je ne te le permettrais pas… pas tant que je serais dans ce corps… et si je venais à le quitter, je m’assurais que cela ne se reproduise jamais… *
* O-Obor… calme-toi… tu me fais… mal ! *
* JE LE SAIS MERCI ! Mais ressentant cette douleur comme une punition de ton ignorance ! *


« AH ! »

Ambivalence porta une main contre sa poitrine alors que le sceau qui était en son dos semblait se mouvoir sous sa peau. Les marques se déplacèrent le long de son corps, jusqu’à ce qu’il en englobe une grande partie de son corps. Ambivalence pleurait tant cela était douloureux mais il était privé de voix et ne pouvait exprimer sa souffrance qu’à travers ses larmes amères qui brûlaient ses joues. Le sceau s’étendait à travers l’ensemble de son dos et les pointes semblaient former comme des bras qui entravaient ses membres, à travers sa peau blanche. Ambivalence serrait les dents, supportant la douleur comme il pouvait mais la punition d’Obor était incroyablement sévère et douloureuse. Il ne comprenait pas pourquoi sa moitié s’énervait ainsi et pourquoi il devait souffrir de ses humeurs ainsi.

Gabriel avait été réveillé par la présence d’énergie magique importante et surtout qui n’était pas naturelle. Son regard se porta sur le côté vide du lit avant qu’il ne se retourne de l’autre côté. Le spectacle qui s’offrit alors à sa vue était de l’ordre d’un surnaturelle tout particulier. Le corps d’Ambivalence était prit entre deux éléments très difficilement distinguable, car ils se mélangeaient l’un avec l’autre. Son visage et les parties visibles de son corps à travers ce pilier étrange étaient marqués par des arabesques noires. Ses longs cheveux blancs étaient emmêlés et il semblait inconscient. Mais de ses yeux clos coulaient des larmes.

L’androgyne semblait être protéger par de la glace alors que de l’Âge s’écroulait une eau noire qui, elle, était plus prédisposer à attaquer l’asexué prisonnier. Ses yeux s’ouvrirent et il redressa la tête vers Gabriel. Ils n’étaient plus gris mais d’une autre couleur… les couleurs du monde. Et dans ses deux mondes-là il y pleuvait. Ses lèvres s’ouvrirent mais Ambivalence fronça des sourcils car déjà deux expressions se mêlaient sur son visage. Et de la haine et la peur inquiète. L’une qui veut du mal et prône la colère. La seconde qui s’excuse de son impuissance et plaide coupable d’un tord.


« Gabriel, s’il te plait… J’AI DEUX MOTS A TE DIRE… ne reste pas là… JAMAIS PLUS… ne l’écoute pas, va t’en ! ! ! TU NE TOUCHERAS À CE CORPS ! ! ! Sa colère, elle est… si grande… ELLE NE SERA NI CHIENNE NI ESCLAVE ! Arrête ! Arrête ça, je ne veux pas, je ne veux pas ! SI CE CORPS EST SI SPECIALE C’ETAIT SEULEMENT POUR QUE CELA N’ARRIVE JAMAIS ! Mais il n’a rien fait de mal ! J’étais d’accord ! Mais c’est ce qui est pire, c’est ce qui est pire ! Pourquoi… pourquoi ? HEIN ? POURQUOI DEJA ? J’ai le droit ! ! ! Je suis un humain ! NON ! NON ! NON ! NON ! »

Le duel entre les deux esprits se poursuivit longuement sans que Gabriel ne comprenne bien quand l’un ou l’autre s’adressait à lui. Mais une chose était sûr : Obor semblait être furieux et il n’allait pas relâcher Ambivalence d’aussitôt. Mais surtout… Il s’en prenait à Ambivalence… C’était ce qui était le plus intolérable. Ambivalence continua de pleurer, ne trouvant plus assez de force en elle pour lutter contre sa moitié furieuse. Mais Obor ne prenait pas le dessus sur son esprit, il n’employait pas son corps pour se venger. Ce qu’il faisait était bien pire. Il lui faisait ce souvenir… Mais c’était des souvenirs incomplets de sa mémoire défaillante, créant une lourde angoisse qui faisait s’amplifier ses larmes.

Mais quelque chose finit par se briser en Ambivalence car le sort céda et son corps tomba pour la seconde fois au sol. Cependant lorsque Gabriel s’en approcha, Ambivalence se redressa et le toisa de haut, avec cette même lueur de colère dans ses yeux couleur du monde.


« Ne pose jamais plus ta main sur ce corps… »

La voix d’Obor était grave et lourde de représailles. Un ton de voix qui n’appelait à aucune réclamation.

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Re: Une amitié se formerait-elle? Ou est-ce plus?

Message  Gabriel Alexander le Sam 4 Nov - 18:07

Gabriel avait ressenti la détresse d’Ambivalence et il s’était réveillé en sursaut. Il le voyait se tenir la tête entre ses mains et ses paroles furent d’abord étranges puis il comprit. Lorsque Ambivalence tomba au sol, Gabriel s’approcha pour essayer de l’aider mais les paroles durs de Obor l’arrêta.

« Ne pose jamais plus ta main sur ce corps… »

Le geste de Gabriel se stoppa et il ramena sa main vers son corps. Encore nu, il ne faisait plus attention à sa nudité et regardait Ambivalence, ou en l’occurrence Obor à ce moment là, avec une tel expression que l’amant de Gabriel recula. Gabriel se retourna, tournant le dos à Obor. Il se rapprocha de son bâton qui se trouvait contre le mur du fond de la pièce.

« Ne me tourne pas le dos ! Je n’accepterai pas qu’une personne comme toi me tourne le dos ! »

Gabriel s’immobilisa et doucement se retourna vers Obor. L’expression de Gabriel était beaucoup aimante que lorsque c’était Ambivalence qui était avec lui.

« Il fait un peu frisquet dans la chambre tu ne trouves pas ? »

Gabriel avait parlé avec légèreté. Il se tourna vers la cheminé où aucun feu ne brûlait.

« Tu n’as qu’as t’habillé plus tôt que de rester comme tu l’es. »

Gabriel frappa le sol avec son bâton et le corps d’Ambivalence fut attiré brutalement vers le sol. Un cri de surprise échappa à Obor. Pendant ce temps, Gabriel mit du bois dans la cheminé puis il se tourna vers Obor.

« Tu m’as dit que je ne poserai plus la main sur ce corps. Dans ce cas, il sera fait comme tu le désires. »

Gabriel leva sa main devant lui et le corps d’Ambivalence s’éleva au-dessus du sol et se rapprocha de Gabriel. Obor se débattait mais il n’arrivait pas à sortir de l’étreinte psychique de Gabriel. Celui-ci attrapa le visage d’Obor et le topurna vers lui.

« Qui es-tu ? Donne moi ton nom que je sache à qui je parle. »

Obor ne put faire autrement que de lui donner son nom.

« Je suis Obor et ce corps est mien ! »

« Je suis ravi de te rencontrer Obor. Quant à moi, je suis Gabriel Alexander. »

« Qui tu es m’importe peu, relâche moi maintenant ! Je l’exige. »

« Tu n’exige rien du tout ! »

Le cri de Gabriel surprit Obor. Que de colère dans cette voix, comme était-il possible qu’un simple humain ressente tellement de haine. Gabriel poussa un soupir puis sourit à Obor. Quel changement tout d’un coup. Il tendit son bras vers le bois de la cheminée et une déferlante de flamme s’abattit dessus. Les yeux de Obor s’écarquillèrent.

**Non ! Pas de feu ! Ne vous approchez pas de moi !**

La voix d’Ambivalence se répercuta dans l’esprit de Obor qui ne s’attendait pas à ça. Un sourire vainqueur se dessina sur le visage de Gabriel. Il prit une mèche de cheveux d’Ambivalence dans sa main et la caressa tendrement.

« Maintenant Obor, je veux que tu me le rendes … »

« Jamais ! Ce corps est à moi ! A moi seul ! »

Avec une rapidité fulgurante, Gabriel attrapa la tête de son compagnon et l’amena devant lui. Une fumée doré sortit de sa bouche et entra par les narine d’Ambivalence. Le corps d’Ambivalence retomba sur le sol tout tremblant. Gabriel le prit dans ses bras et attendit.

« Qu’est ce que c’était ? »

Ambivalence avait repris le dessus sur son jumeau maléfique. Gabriel ne lui répondit pas et le prit dans ses bras pour aller le poser sur le lit.

« Je crois que tu as des choses à me dire Ambi, non ? »

Ambivalence eut le regard un peu fuyant. Que devait-il faire ? Tout dire ou s’abstenir ?

Gabriel Alexander
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