Y a pas que le dessins comme art

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Y a pas que le dessins comme art

Message  Gabriel Alexander le Ven 3 Nov - 20:11

Je le dis, y a pas que le dessin. Etant un piètre dessinateur je m'essaye dans autre chose:

LES CHEVALIERS DE LA DERNIERE CHANCE

Prologue

Le garde se réchauffait près des flammes d’un des feux de la tour de guet. La fraîcheur de l’hiver commençait à se faire sentir, mordant la chair et les os des soldats. L’un des compagnons du garde s’approcha de lui. Il tendit une gourde à la sentinelle qui le remercia d’un signe de tête. Il en but une gorgée puis il rendit la gourde à son propriétaire qui en but une gorgée à son tour. Les deux sentinelles surveillaient la frontière qui séparait les pays libres et les Terres Noires, fief de toutes les races maléfiques du monde de Koshan. Aucune des deux lunes n’étaient levées et les étoiles étaient cachées par d’épais nuages. Pour les gardes, cette nuit était comme toutes les autres, devenant au fil du temps une routine lassante. Un léger tintement arriva aux oreilles de l’un des deux guetteurs qui quitta son poste pour voir ce qui venait de faire ce bruit. Lance en main, il se rapprocha de l’un des créneaux de la muraille. Un grappin était accroché aux créneaux, la sentinelle allait crier l’alarme mais il ne vit pas l’immense ombre qui se trouvait derrière lui. Avec une dague, l’ombre trancha la gorge du garde dont le cri d’alarme devint un gargouillis, il se noyait dans son propre sang. Avec une étonnante légèreté, l’ombre s’approcha de l’autre sentinelle qui se trouvait près des flammes. Une immense main s’enroula autour de la bouche du soldat et d’un geste vif, il lui brisa la nuque. Lâchant sa proie, la créature regarda aux autres postes de gardes. Des sortes de petits scintillements se trouvaient près des postes, preuve que les compagnons de la créature avaient pris « soins » des autres vigies. La créature quitta le guet et descendit près du pont-levis. Elle desserra la chaîne du pont qui s’abattit avec fracas. D’autres créatures entrèrent dans le château avec forts cris et attaquèrent. Les soldats furent submergés par cette marrées de monstres. Quand le combat cessa enfin, les humains avaient perdu. Un être étrange entra alors dans le bastion. Il montait un superbe étalon noir et il était habillé comme un chevalier mais tout en noir. L’armure, elle-même, était faite d’un métal noir tout comme son heaume qui cachait le visage du nouvel arrivant. L’orc qui avait ouvert les portes du château se tenait à côté de son maître. Un homme richement vêtu ainsi qu’une femme et un adolescent furent conduits au chevalier noir. Celui-ci descendit de son cheval et s’approcha du seigneur…de l’ancien seigneur du palais. Un ogre le tira par les cheveux pour qu’il regarde l’homme en noir. Du sang coulait sur le visage du guerrier, sa barbe toute tachée de sang commençant à coaguler.
_Qui êtes-vous ? demanda le seigneur sur un ton de défis.
Le chevalier noir ne répondit pas, au lieu de cela il se rapprocha de la femme. Puis doucement il regarda le prisonnier. Une dague apparut dans la main gantée de noire et d’un geste vif transperça le cœur de la pauvre dame du château. Le seigneur hurla sa haine, criant obscénité sur obscénité. La dague sanglante se rapprocha du garçon qui commençait à sentir des larmes monter pour la mort de sa mère. Le chevalier noir attrapa le garçon par les cheveux lui faisant lâcher un petit cri de douleur. La dague commença entailler le cou du garçon et quelques gouttes de sang perlèrent sur son cou.
_Lâchez-le ! Lâchez-le ! Je vous tuerai, rufian !
L’ancien maître du château entendit un rire venant de l’être abjecte qui a tué sa femme sous ses yeux. Il relâcha son fils avec force et se rapprocha de lui. Il campa son visage juste en face du sien et il regarda. Ce que vit le seigneur fut tel qu’il poussa un cri de terreur.
_Je ne veux pas le tuer, dit l’homme en noir, c’est lui qui sera mon messager à ceux de ta race ainsi qu’aux elfes, aux nains et à tous ceux qui voudront se rebeller face à ma puissance.
L’homme en noir se remit à rire. D’un signe de tête, deux ogres attrapèrent le fils du seigneur et le plaquèrent au sol. Celui-ci se débâtait comme un beau diable mais que vaut un adolescent, même bien bâti, contre deux monstres adultes. Le chevalier noir s’accroupit près du jeune homme.
_Ecoute.
Le prisonnier cessa de se débattre.
_Tu vas transporter un message pour le roi de ta race.
D’un geste vif, l’homme arracha la chemise du garçon qui se remit à se débattre. Il plaça sa main au-dessus du ventre du fils seigneur. Celui-ci se convulsa de douleur. Son père cria sa peine et sa haine mais il ne pouvait rien faire. Il avait peur de perdre son fils comme il avait perdu sa femme. Une marque se dessina sur le ventre du garçon comme si un fer rouge avait été utilisé pour la faire. Elle symbolisait une malédiction, pour le garçon qui avait vu ceux qu’il aimait mourir mais aussi une malédiction pour son peuple.

La guerre était aux portes du monde libre !

*
* *

Un siècle s’était écoulé depuis le dernier Conseil des Races, depuis que la paix avait réussi à subsister près de neuf cents ans. Cette fois-ci, les hommes avaient demandé de l’aide aux nains et aux elfes. Un représentant de chaque race était présent au grand Conseil. Basalte Rochefusion représentait la race des nains des montagnes. Cette race habite à l’intérieur même de la chaîne de montagne appelée Flèche Grise. Les nains des montagnes étaient un peuple fier et orgueilleux de leurs richesses. En plus de cela, cette race était une race de guerrier, fort et endurant. Basalte était un nain d’un âge avancé, même pour chez son peuple, mais s’était aussi un fin stratège, un guerrier expérimenté et un être juste et droit. Il n’avait plus beaucoup de cheveux sur le crâne mais une longue barbe tressée était maintenue par sa ceinture. Son regard perçant regardait les autres membres. Il y avait bien évidemment son frère de race, Balin Chrysoprase, nains des collines. Il était plus jeune que Basalte mais tout aussi dangereux. Avec eux se trouvaient les trois représentants de la race elfique, Amras le Noldor, Thrangal le Sindar et Enrik le Laiquendi. Ainsi qu’Altan le saurien qui lui représentait en fait toutes les races minoritaires du monde libre comme par exemple les centaures, les satyres, les kenders et tous les autres. Enfin pour finir, il y avait les quatre représentants humains, Gwylane la femme du Sud, Odin l’homme du Nord, Minamoto l’homme de l’Est et pour finir Roland l’homme de l’ouest et instigateur de cette réunion. Le seigneur Roland était un homme bon et apprécié par chacun des membres de l’assemblé.
_Je vous salue tous, membres du Conseil, commença-t-il, je vous prie de me pardonner mais il faut que je sois directe avec vous, le temps nous est compté. Nous sommes en état de guerre !
Ils savaient se devait être grave mais pas à ce point. Néanmoins Roland continua :
_Il y a plusieurs siècles de cela, le Conseil avait choisi ma famille pour protéger nos frontières contre les attaques des monstres des Terres Noires jusqu’à présent, nous avions réussit mais…je dois dire au Conseil, à ma honte, que plusieurs de nos bastions sont tombés et que les monstres sont en marche contre nous.
_C’est impossible ! cria Altan.
_Une guerre ? Alors que nous venons à peine de combler les horreurs de la dernière ! Ce n’est pas possible ! cria à son tour Thrangal.
_Nous n’aurions jamais dû laisser la protection des frontières à des humains, dit Amras, sarcastique.
_Et à qui les auriez-vous laissez ? A vous qui vous terrez dans vos forêts ou dans vos immenses cités ? Ou peut être aux nains qui ne peuvent pas « vivre » sans leur montagne ? Arrêtez de me faire rire ! s’emporta Odin.
_Assez !
Tous se turent devant l’expression de reproche de Roland.
_Non mais est-ce que vous vous êtes vus ? On dirait des enfants qui se chamaillent !
Basalte qui n’avait pas encore parlé sourit dans sa barbe. Il aimait bien ce seigneur de l’Ouest. Il prit enfin la parole.
_Mes amis, écoutons ce que Roland peut nous apprendre de plus.
_Je vous remercie seigneur Rochefusion.
Il se leva de son siège et se dirigea vers la porte. Avec une grande douceur, il demanda à un adolescent de rentrer. Le jeune homme avait la tête baissée et son expression toucha énormément le nain, comme si jamais plus un sourire ne se dessinerait plus sur son visage. Roland regarda l’enfant, ses mains posées sur ses épaules.
_Sois courageux.
Il soupira, la tristesse s’affichant sur son visage devant l’impassibilité de l’enfant.
_Montres-leur.
Les membres du Conseil virent des larmes couler sur les joues du garçon, ce qui les toucha beaucoup. L’enfant défit sa chemise bleue ciel et tous eurent un cri de surprise. Sur son corps, une étrange stigmate fait au fer rouge était marquée. Elle représentait un serpent sortant de l’orbite d’un crâne. Il s’agissait d’un symbole peu commun même dans le monde ténébreux. L’enfant reboutonna sa chemise et Roland le raccompagna jusqu’à la porte. Un soupir las sortit de sa bouche.
_Cela vous suffit-il ?
Aucun membre du Conseil ne répondit. Basalte se gratta la barbe ce qui signifiait qu’il réfléchissait. Que pouvait signifier cette étrange marque ? Qui avait bien pu la faire sur le pauvre garçon ? Toutes ces questions se bousculaient dans la tête de tout le monde. C’est alors que Gwylane prit la parole.
_Je pense qu’il est temps de vous révéler ce que je sais. Il y a deux lunes, ma déesse m'a envoyé un songe. Je ne l’avais pas compris jusqu'à maintenant mais je le comprends à présent.
_Expliques-nous, demanda Roland.
Gwylane était une prêtresse de la déesse Malaki, maîtresse des arts divinatoires.
_Mon rêve montrait notre monde. Dans le ciel, un crâne apparut et quelque chose sortit de l’un des orbites où l’on trouve normalement un œil. La chose, un serpent en l’occurrence, descendit sur notre monde. La terre perdit sa fertilité et les animaux commençaient à mourir à cause de la famine. Notre monde qui est normalement vert comme les forêts ou gris bienveillant comme les montagnes était devenu noir comme…comme…
_Les abysses. C’est le mot que tu cherchais n’est ce pas ?
_Oui…comme les abysses.
_Rien de bien bon, commenta Odin.
_Mais ce n’est pas tout, continua Gwylane, il y avait un endroit dans ce monde noir où la lumière restait. Il s’agissait d’un petit village proche des Flèches Grises et des forêts des elfes sylvains.
_Je pense savoir de quel village tu parle Gwylane, dit Basalte, mon peuple commerce avec eux. Je crois qu’il s’agit du village de Refuge.
_Voilà un bien étrange nom pour un village, dit Amras.
_Pas aussi étrange que ça, répondit Basalte, il porte ce nom car c’est le seul village à des lieux autour de nos montagnes, les voyageurs s’arrêtent tous là-bas.
_Eh bien c’est là où nous devons aller, nous aussi, dit Gwylane.
_D’accord mais pourquoi ? demanda le Sindar.
_Nous devons trouver ceux que l’on nommait les Chevaliers de la Dernière Chance ! Les Elus des Dieux !


Si vous aimez, la suite viendra plus tard.

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