L'envol

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L'envol

Message  Invité le Sam 9 Déc - 18:16

Atsuma se dirigea vers une ville avec ambivalence, mais a vrai dire, il ne savait pas ou se trouvait la prochaine cité. Ils marchèrent depuis plus de 4h. Soudain, la glace diminuait au fur et a mesure des pas, pour laisser place a du sable.

"pffff, je suis crevé, sa fait des éternité qu'on marche, et en plus de ça on est dans un désert, on passe du froid au chaud, cette île est vraiment bizarre"

Il faisait une chaleur atroce, atsuma la suportait mais ambivalence laissait apparaître de la sueur. Le désert avait des débrits de batiments un peu partout. Atsuma décida de s'asseoir dans un coin a l'ombre d'un batiment.

"Sa doit pas être facile pour toi ambivalence haha, moi sa va et en plus mes capacité augmente vu que je suis dans mon élément"
"KYAAAAAARRRRRK"
"hein ? c'est quoi ce bruit"

Atsuma pencha la tête vers la droite et la tourna un peu pour voir d'ou venait ce bruit. Il reconnu très vite la queue d'un dragon, et pas n'importe lequel, ce dragon était de passage à la cascade gelée. Il était dressé sur une ruine, et déployea ses ailes pour s'envoler.

"bon espérons que..... WAAAA ATTENTION !!!!" Atsuma et ambivalence s'écarta du batiment pour éviter la boule de feu gigantesque.

La boule de feu éclata contre le sable et fis un entonoir immense. Atsuma et ambivalence se réfugièrent dedans avnt de trouver une idée.

"bon, cet oiseau est constament en l'air apparement, pour l'attaquer sa va pas être facile" Atsuma se mit a découvert "héééé le zozio je suis lààààà"

Le dragon lança une seconde boule de feu, mais Atsuma resta figé et tenda juste le bras droit. La boule de feu éclata en l'air et sous l'éclat de cette derniere, une multitude de pentacles énormes avec des dessins différent et de toute les couleurs apparurent a mis hauteur.


"haha, alors là c'est extra, ce désert me donne pratiquement toutes mes capacité poussées au maximum. Ambivalence ! c'est le moment de s'envoler héhé ^^"

Atsuma leva cette fois le bras en l'air et un auters pentacles gigantesque apparut. Le dragon s'acharna sur Atsuma a coup de boule de feu, mais rien n'y faisait, une barriere faite de dessins les protégeaient, lui et ambivalence.

"Pheoniiiiiiiiiiiiiiix"

Atsuma invoqua le fameux pheonix et le pendentif d'ambivalence rayonnait sous l'ampleur de cette invocation. Le pheonix sortit du cercle magique et se posa a coté d'Atsuma et Ambivalence.

"SCYAAAAAAAA"
"Ambivalence, cette fois c'est la taille réelle que tu as, haha. Pheonix va falloir qu'on tue ce dragon, faut qu'on monte sur ton dos pour ça"
"SCYAA"

Atsuma monta sur le pheonix avec Ambivalence et s'envola vers le dragon.

"héhé, Ambivalence tu peus diriger le Pheonix, il t'obéira grâce au pendentif. Moi je vais faire un tour sur le dos du dragon. N'hésite pas a l'attaquer aussi"

Atsuma sauta du Pheonix et fit une descente vertigineuse vers le dragon. Il se retrouva sur le dragon et commença a l'enchainer de coup de poing puissants. Les coups ne l'affectaient presque pas, le dragon était du meme type qu'Atsuma.

"Ta beau être de feu, que je vais quand même t'exterminer petit moineau héhé juste de la persévérance et c'est bon t'es cuit"
*y'a une chose à laquelle j'ai pas pensée, du même type, donc ses caractéristiques ont du décupler à lui aussi*

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Re: L'envol

Message  Invité le Lun 11 Déc - 19:50

Ambivalence était sur le dos du phoenix qu’avait invoqué Atsuma et à présent il se trouvait à inauguré son premier baptême de l’air mais l’heure n’était pas à de tel détail et l’androgyne mettait de côté ces faits là pour tenter de trouver de l’équilibre dans ce qu’il faisait, ce qui bien sûre n’était pas une chose facile non plus : on ne lui avait jamais dit qu’il volerait un jour à dos d’oiseau…

Cependant et malgré la beauté de cet oiseau, Ambivalence déglutit avec peine alors qu’Atsuma était sur le dos du dragon. Il semblait plus ou moins à l’aise mais ce n’était pas du tout le cas d’Ambivalence : la chaleur l’incommodait incroyablement et le pouvoir de feu du jeune garçon ainsi que le phoenix n’étaient pas pour l’arranger. Le pendentif à son cou rayonnait mais il resserra sa prise sur l’encolure de la créature invoquée alors qu’un certain malaise le prenait. L’altitude aussi n’était pas super… Le phoenix tourna sa tête, plongeant son orbe gris dans ceux d’Ambivalence avec un léger piaillement : c’était comme s’il avait souci pour l’androgyne. Ce dernier était fort surprit mais il dissipa sa surprise avec un sourire calme alors qu’il se pencha sur elle.

« Je vais bien… Aidons plutôt Atsuma… »

L’oiseau eut un cri d’approbation alors qu’il se tenait aussi près que possible de la vitesse de vol du Dragon. Ambivalence libéra une de ses mains, la mettant en visière, afin de tenter de se protéger du sable qui battait le ciel. Les ailes du Dragon soulevaient des nuages de poussière et faisait s’envoler un millier de grain de sable, alors qu’il ne semblait pas plus souffrir des attaques d’Atsuma qui pourtant semblait en forme. Aux yeux d’Ambivalence la force d’Atsuma s’était accrue depuis un moment par rapport à l’ordinaire. Le terrain était sans doute très propice pour lui, renforçant son élément. Mais ce Dragon semblait aussi chez lui ici. Lui, il était étranger dans tout ça, voire même en position de faiblesse : le feu renforcé ici l’handicapait plus qu’autre chose.

Mais il devait pouvoir faire quelque chose… Il n’était pas ici pour rien et il ne laisserait pas tomber Atsuma ! Ca non !

Il tendit sa main vers le ciel alors qu’il semblait incanter mais le son de sa voix était diffus à cause du vent sifflant du à la vitesse de pointe du phoenix. Il le replia ensuite contre lui avant de le tendre vers le Dragon et appela l’essence de Tahgira à son aide, l’Âge de Prison des Glaciers. Petit à petit un voile de givre commença à prendre forme autour du Dragon puis à donner un début de glace. Hélas pour lui, la créature avait la peau dure et il s’en défit sans plus de peine, battant à peine des ailes pour que la frêle pellicule de glace cède sous ses muscles puissants. Ambivalence se redressa sur le dos du phoenix alors que son regard s’écarquilla : NON ! Ce n’était pas possible ! L’environnement dans lequel il était ne lui permettait pas de créer de la glace : la chaleur la fragilisait et le désert n’aidait pas non plus. Il baissa sa main alors qu’il la fermait en un poing, son regard se perdant sur ses doigts repliés.


« Ca ne marche pas… je n’ai pas assez d’eau, l’air est trop sec ici… et il fait bien trop chaud… »

Sa gorge lui piquait tant elle était desséchée et irritée par le vent, le sable et la poussière. Et cette chaleur suffocante… Ambivalence suait à grosses gouttes, souffrant de cet air lourd et chaud, qui le gênait affreusement. Malgré la vitesse de vol de l’oiseau sur lequel il était perché, lui procurant tout de même un peu de vent sur son visage surchauffé, il ne sentait pas bien. Et cela allait toujours plus mal. Ses vêtements lui collaient à la peau, lui donnant une sensation désagréable et sa tête lui tournait un peu. Sa pensée aussi était chaotique… Mais il devait faire quelque chose. Il le devait coûte que coûte ! C’était ça ou finir rôti par cette chaleur torrentielle…

Alors qu’il tentait de trouver un moyen d’atteindre ce Dragon et venir en soutiens à Atsuma, sa pensée dériva toute seule vers un souvenir. Lady Cinray. La chef du Clan du Thé, qui était un clan établit dans l’Âge d’Eder Kemo. Elle était une élémentariste de glace tout comme lui. Et il savait que cette femme était forte dans la manipulation de son élément. Même dans un milieu qui ne s’y prêtait pas. Peut-être que s’il se souvenait comme il le voulait… il trouverait une solution à son problème. Eder Gira s’opposait aux jardins d’Eder Kemo par sa lave et ses geysers. Pourtant Ambivalence l’allait déjà vu se battre contre Tsubaki, la samouraï Camélia à la tête du Clan du Cerisier… Comment avait-elle fait ? Ambivalence fronça les sourcils alors qu’il chercha à se souvenir. Il voyait sa canne puis cette longue gerbe de glace qui était tombée… Tombée ?


« Todelmer… »

Bien sûr… La solution était là. Mais pas évidente. Il allait devoir lier ciel et terre pour arriver à créer un terrain à peu près convenable pour lui. Le problème était qu’il ne savait pas user du chant de Todelmer. C’était une dépense incroyable d’énergie-là. Mais à voir Atsuma se battre de toutes ses forces, Ambivalence pensa qu’il ne pouvait pas reculer. Il devait avancer, qu’importe ce qu’il adviendrait par la suite. Il allait devoir surpasser ses limites. Il se leva, en un équilibre un peu incertain sur le dos de l’oiseau alors qu’il leva ses mains vers le ciel. Il inspira calmement alors qu’il chercha en lui le souvenir de ce chant aigu et clair, celui qui appelait le ciel de la terre.

Une colonne de sable ne tarda pas à se former sous le chant d’Ambivalence alors que le phoenix avait ralentit l’allure pour ne pas le faire tomber. Les vents dont usait l’androgyne étaient puissant et semblait tomber du ciel sur la terre, formant une sorte de cyclone. Son corps générait le froid nécessaire pour ce type de phénomène, même si cela était en train de l’épuiser, il ne céda pas. Il joignait ses mains afin de fermer la tempête sur le Dragon et Atsuma alors qu’il se plongea lui-même dans la turbulence. Le fait de pénétrer ce mur de vent lacéra sa cape, ses mains et son visage. Même la bande blanche qui cernait son visage vola alors qu’il arriva au cœur du cyclone, où le Dragon tentait de prendre de l’altitude pour en réchapper. Ambivalence dévoila un regard bicolore : un œil gris et un autre couleur nébuleuse. Il y arriverait coûte que coûte…

Il cessa son chant brutalement alors qu’il monta avec l’oiseau à hauteur du Dragon. Il vit Atsuma qui tentait de résister à cette montée alors que le vent ne lui assurait aucune prise. Ambivalence se mit à porter, pour lui permettre de se remettre sur le dos de la créature. Lorsque Atsuma retrouva la sécurité sur le dos du phoenix, l’androgyne écarta ses mains. Il se tourna vers Atsuma, articulant quelque chose que le garçon ne pouvait pas comprendre à cause du sifflement continu du vent dans leurs oreilles. Mais il décoda plus ou moins le message en lisant sur ses lèvres : Fais attention au froid… Le jeune homme le regarda avec perplexité mais très vite une vague de froid leur tomba dessus, semblant les pousser vers le sol alors qu’ils montaient.

Tous furent repoussés par cet appel d’air froid, qui les jetait au sol. Même le Dragon, qui malgré la force de ses ailes puissante, n’arrivait à pourfendre ce vent puissant. Le vent s’engouffra dans sa cape, le soulevant du dos de l’oiseau et même la main d’Atsuma ne put le retenir alors qu’il se faisait repousser en dehors du cyclone, malmené par les vents furieux qui le constituaient. Mais l’androgyne se tenait assez près du Dragon à présent. Oui, assez près… Un éclat singulier se fit voir en haut de l’œil du cyclone, alors que des lames de glace tombèrent sur la créature. Le Dragon eut un lourd râle alors qu’il fût touché aux cuisses et aux ailes par ces armes froides et translucides. Le vent le poussa encore et étant blessé, il chuta lourdement dans le sable. Ambivalence se retenu à ce corps, avant de rouler sur le sable, un peu plus loin, sonner par le choc.

Le vent se leva petit à petit, laissant voir un Dragon blessé au sol et un phoenix ardent volant dans les airs. Celui-ci fondit près d’une dune, alors qu’Atsuma en descendait, allant retrouver un Ambivalence complètement éprouver. Il le souleva doucement, cherchant à savoir s’il était toujours en vie, l’appelant par son prénom, lui sommant d’ouvrir les yeux. Ambivalence n’en n’ouvrit qu’un alors qu’il rassura le garçon. Il était juste fatigué mais pas en danger. Atsuma allait répondre mais il s’empara du corps d’Ambivalence et esquiva la queue du Dragon, meurtri. Son râle était long et douloureux. Les deux personnes le regardèrent. Atsuma posa Ambivalence au sol puis s’approcha du Dragon. L’androgyne l’observa, cherchant à comprendre ce qu’il allait faire. Et le vit s’approcher de sa tête, alors que le Dragon était sur le dos, ses pattes étaient transpercées par les lames de glace qui ne fondaient pas et ses ailes étaient sans doute brisées par son propre poids et la chute, sans compter les dégâts du à son attaque. Sa main laissa apparaître un flux d’énergie alors qu’il levait son poing. Il n’eût qu’une détente…


« NON ! ATSUMA ! »

Le jeune homme retenu son geste alors que l’androgyne s’était interposé. Atsuma voulait l’achever mais l’autre ne l’entendait pas de cette oreille. Son regard bicolore était embué larmes amères. Son poing était trop près de son visage et le Dragon était une menace pour l’androgyne qui lui tournait le dos. Il l’attrapa par le poignet et l’écarta pour pas qu’il se fasse bouffer, mais Ambivalence se débattit, ne le laissa pas le mettre à l’abri ou en sûreté. Il était entre le Dragon et Atsuma, ses bras écartés comme pour servir de rempart entre le jeune homme et le corps de la créature.

« Il ne faut pas le tuer Atsuma ! Il ne faut pas… C’est un Dragon et même si c’est une menace, il ne faut pas. Les Dragons… ils ont été exterminés lors d’une chasse, il y a quelques années. Alors celui-là ne le tue pas. Laisse-le en vie. C'est son droit ! Je ne pourrais pas te laisser le tuer, par respect pour Gally, la Gardienne, qui est Dragonne. Le tuer, c’est la tuer aussi. Et je ne te le permettrais pas. Même si je dois me battre pour celui que j’ai mit à terre… »

Il baissa ses bras alors qu’il détourna le regard.

« Il ne mourra pas de ces blessures là. Je n’ai pas touché ses points vitaux. Allons-nous en puisqu’il ne peut pas bouger. »

Ambivalence eut un lourd soupire à fendre l’âme alors qu’il se mit à marcher, passant à côté d’Atsuma. Il s’arrêta quelques secondes sans lever son regard vers lui. Puis il poursuivit son chemin. Son visage était trempé de sueur alors qu’il souffrait et de la fatigue de son sort et de la chaleur qui l’accablait à nouveau. Son corps réclamait de l’eau mais il s’en moqua. Il voulait juste continuer à présent. Il ne tiendrait pas sous cette chaleur et encore heureux que ses vêtements furent blancs. Au moins c’était quelque chose dans ce désert. Après avoir fait quelques mètres, il se tourna vers le jeune homme qui n’avait pas bougé. Ambivalence porta une main à sa chevelure, gêné. Il avait été froid et sec. Ce n’était pas très sympa de sa part. Il poussa un nouveau soupire.

« Je suis désolé d’avoir été aussi froid. Mais si tu veux bien, je suis en train de cuire la dessous moi. Et je ne retirerais pas mes vêtements… »

Ambivalence lui tourna le dos alors que sa cape en lambeaux pendait misérablement sur ses épaules. Son visage était aussi égratigné à cause du sable et du vent qui le lui avaient fouettés. Son regard se balade de droite à gauche alors qu’il attendait un signe de l’autre. Il n’avait pas la force de le regarder en face… Pas comme ça. Atsuma était un garçon chouette et très cool. Et il l’avait vraiment maltraité… Alors il ne pouvait qu’attendre que l’autre accepte ou refuse ses excuses. Il n’était pas doué avec tout ça, lui ! Un peu d’aide ne lui ferait pas de mal. Juste qu’Atsuma ne lui en veuille pas trop. C’était seulement ça qu’il cherchait.

« On y va ? »

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Re: L'envol

Message  Invité le Dim 4 Fév - 15:40

Ambivalence empécha Atsuma d'achever le Dragon. Ce dernier s'assis a coté du dragon agonisant en le regardant fixement, tandis qu'Ambivalence s'excusait. Atsuma lisait quelque chose d'étrange dans les yeux du Dragon. L'expression de cce dernier était tout aussi étrange comme si il sourriait.

"Ambivalence, je comprend mais ... y'a un truc qui cloche..."

Le dragon bougea encore un peu, puis soudain s'envola a une vitesse folle. Il n'était plus qu'un petit point dans le ciel. Mais ce point regrossissait a une grande vitesse.


"Ambivalence.....cours...COURS"

Le dragon fonca tête premiere vers le sable. Atsuma et Ambivalence courait aussi vite qu'ils pouvaient, mais le Dragon plongea dans le sable en créant une sorte de séisme, un gouffre s'élargissait de plus en plus et atteint Atsuma et Ambivalence. Leur chute était pour l'instant mortelle, jusqu'a se que Atsuma attrape Ambivalence en vol et utilisa son grappin sur le Dragon. Le dragon remonta brusquement le long d'un pillier et Atsuma lacha prise avec Amivalence, pour retomber sur le sommet du pillier. Le dragon se posa sur une ruine plus loin.

"Bon bah, la on est bien avancé.... au sommet d'un pillier, aucun moyen de redescendre. Je vais essayer d'accrocher le grappin au bord, puis descendre doucement. Ambivalence ?"

Ambivalence regardait les alentours et était comme emmerveiller. Atsuma comprenait pas encore et lui proposait un rayon de lumiere pour y voir plus clair.

Atsuma déclencha un rayon de lumiere avec une flamme géante, et là, une civilization apparaissait sous leurs yeux. Ils avaient une vue incroyable. Il déscendairent avec le grappin, qui a faillit laché plusieurs fois, pour étudier cette mystérieuse civilisation.

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Re: L'envol

Message  Invité le Mar 13 Fév - 14:10

[voilà pour me faire pardonner de mon retard un beau post tout long... ^^]

« C’est… merveilleux… » souffla Ambivalence sous le charme des lieux.

Atsuma venait de le poser au sol après une longue et difficile descente, et l’androgyne s’était déjà précipiter au près des fresque, le regard curieux. Ses vieilles habitudes d’Explorateur prirent le dessus alors qu’il s’arma d’une plume et d’un livre de trace afin de noter toutes ses observations. Il allait de ci et là, au gré des bas relief et autres gravures, notant, observant. Il ne pouvait pour le moment rien déduire mais il était tout simplement fasciné par toute cette culture perdue ici. Une civilisation enterrée puis oubliée… Mais à présent il était là pour déterrer ce qu’elle savait et cachait durant sans doute tous ces siècles passés là, sous terre, à l’abris du regard de bien des gens.

Ambivalence posa sa main sur la ruine et son regard se perdit un moment sur la gravure qu’il caressait du bout des doigts. Ce souvenir… Au fond cette civilisation sous terre lui rappelait… sa propre race, ce qu’il était. Un D’ni. Cette caverne qui dissimulait tout cela lui donna une sensation de déjà vu qui le dérangea un peu. Est-ce que cette civilisation était née sous la terre, sous ce désert impossible et ardent, presque invivable ? Cet endroit était-il comme le Re-gah-ro-ti-wah ? Cherchait-il la Surface ou bien s’enterrait-il vivant là-dessous ? Tant de question qui d’un coup manquèrent de faire trembler l’androgyne. Qu’est-ce qui lui était arrivé ? Pourquoi toutes ces ruines ? Quel malheur les avait frappé pour qu’ils en soient décimés ? Son regard gris alla doucement d’une fresque à l’autre…

La grotte… ce peuple enterré sous terre, dans cet endroit… C’était la grand-mère de son tuteur et son tuteur lui-même qui avait enseigné les bases du savoir sur la Surface. C’était aussi lui qui avait apprit l’art des Livres et des Ecritures… l’Art des Âges.

Il ne savait pas écrire les Âges. Il n’avait jamais apprit il fallait dire. Pas que le temps lui est manqué. Juste que quand il avait tenté de l’apprendre son tuteur avait refusé. Il ne savait toujours pas pourquoi. La fille de son tuteur savait elle, écrire. Il était vrai qu’enfant elle avait toujours eut une grande imagination. Mais à ce qu’il avait entendu dire, ce savoir était un fardeau assez difficile à porter. Mais Ambivalence ne savait toujours pas en quoi. Il ne savait pas, non. Il ne pouvait voir en quoi ce savoir était si difficile à porter et cela le gênait de ne pas savoir envisager cela. Ne pas comprendre… il n’aimait pas ça, ne pas comprendre. Sa main glissa sur le mur alors qu’il baissa la tête. Ces lieux… étaient en faite comme la cage d’un souvenir perdu. Les siens étaient en train de remontrer doucement à la surface de sa mémoire. La passé, hein ?

Il ferma les yeux un moment et se laissa tomber dedans. Peut-être… Peut-être qu’il saurait comprendre à présent.


***


« Professeur, vous m’avez fait demandé ? »
« Ah ! Ambivalence ! Oui, oui, entre donc, mets-toi à l’aise… Je suis à toi sous peu. »

L’homme remonta ses lunettes sur son nez avec un sourire d’excuse alors qu’il semblait terminé un rapport ou un dossier, ayant au préalable invité la personne à entrer dans son bureau et s’installer sur un fauteuil pour le faire attendre juste le temps nécessaire pour finir son labeur. Ambivalence, alors âgé d’une quinzaine d’années, entra dans le bureau et attendit patiemment que l’homme ait fini ce qu’il avait à faire comme il le lui avait demandé. Son regard erra un long moment sur les différents objets qui ornaient la pièce : instruments de mesure, balance, boussoles, règles et compas. Il y avait aussi des instruments d’observation comme un télescope ou bien une sorte de microscope (en moins moderne que chez nous mais qui permettait d’observer des petites choses…). Puis il s’approcha de la bibliothèque de l’homme. Comme d’habitude des livres de trace s’alignaient lourdement sous les étagères et aucune trace de poussière, signe que son professeur était très méticuleux mais aussi qu’il devait souvent les déplacés. Ambivalence aimait ces livres. Il y avait plein de chose dedans et même s’il ne comprenait pas toujours tout ce qui était marqué dedans, leur contenu était enrichissant. Puis l’enfant ce tourna vers l’homme, calmement pour ne pas troubler son écriture.

« Qu’il y a-t-il, mon enfant ? » demanda l’homme en percevant le regard curieux d’Ambivalence sur lui.
« Rien. Je suis curieux. Que faites-vous, professeur ? »
« Ah ! Très bonne question Ambivalence, très bonne question. Je suis en train de rédiger un rapport ‘d’autopsie’ pour ton Âge. Les dégâts sont grands… et je ne pourrais sans doute pas le restaurer ainsi. »
« Je vois… »

Angal était dans une cage en verre dans le bureau du professeur. Ambivalence avait confiance en son tuteur et savait qu’il aurait pu faire quelque chose pour lui… C’était une personne de sa connaissance qui l’avait écrit. Il lui avait aussi confié que l’écriture usée pour ce livre était tout de même très spécifique d’où sa difficulté à pouvoir le remettre en état.


« Ne soit pas si sombre mon enfant. »
« Je ne suis pas sombre, professeur. Mais dites-moi… je peux apprendre l’écriture. Je pourrais ainsi vous aider à soigner mon Âge. »

L’homme avait alors repoussé son rapport en soupirant et s’était tourné vers Ambivalence d’un air navré. Il avait croisé les jambes et l’avait regardé par-dessus ses lunettes. Ambivalence avait déglutit avec peine à ce moment : un regard si sévère… il n’avait pourtant rien dit de mal, non ?


« Ecoute-moi bien Ambivalence. Tu ne peux pas apprendre l’écriture parce que tu es… spéciale. Comprends par là que si je t’enseignais ce que je sais… je ne sais pas ce que cela donnera avec toi. »
« Je ne comprends pas ! » rétorqua Ambivalence avec une pointe de colère. « Qu’est-ce que j’ai fais de mal ?! »
« Rien ! Ambivalence tu n’as rien fait de mal ! Mais… tu n’es pas un simple D’ni ! Comprends au moins ça… »
« Vous supposez que je suis bizarre c’est ça ? Que je suis différent ?! »

Ambivalence avait pleuré ce jour là. Parce qu’il était jeune et têtu. Il avait refusé de se rendre compte que sa spécificité était qu’il avait un talent qui n’était pas propre au D’ni. Qui n’était pas propre au peuple auquel il se prétendait appartenir. Un sort avait détruit en partie le bureau ce jour-là. A cause d’un cristal de glace. Personne n’avait su d’où il était sortit. Ni Atrus. Ni Ambivalence. Deux jours plus tard Atrus était venu le voir et lui avait donné Angal et avait accepté de lui donné des conseils. L’adolescent les avait accepté et avait suivit son enseignement. Puis il avait commencé une quête initiatrice à travers les Âges.

« Tu n’es pas quelqu’un d’ordinaire Ambivalence. Ton fardeau… sera sans doute plus lourd encore que tous ceux que j’aurais eu à porter jusqu’à maintenant. Je prie pour que ton destin ne soit pas trop dur pour toi, mon enfant. Un si grand talent génère toujours de grands soucis et des responsabilités dont tu n’as pas idées… »

Ce fut les dernières paroles qu’eut Ambivalence d’Atrus. Avant qu’il ne soit obligé de fuir à nouveau et avant qu’il ne tombe ici…


***


Ambivalence ouvrit son regard alors qu’il sentit une main sur son épaule. Atsuma était là et lorsqu’il se retourna ce dernier lui donna une pichenette sur son nez comme pour le réveiller. Ambivalence frotta le bout de son nez avec une moue boudeuse adorable puis lui fit un sourire. Zut. Il était resté pensif un peu trop longtemps et avait sans doute un peu trop inquiété son ami. Il lui fit un sourire doux et ils commentèrent plus ou moins ensemble les lieux, discutant de ce qu’ils pensaient l’un et l’autre. Mais l’androgyne était un peu trop prit par le passé que lui évoquait ces lieux… il secoua doucement la tête et s’excusa au près d’Atsuma. Le regard de ce dernier se fit interrogateur mais Ambivalence n’y répondit pas. Il s’écarta simplement et leva son regard au dessus, vers le trou qui menait à la surface…

La surface…

Décidément… Ambivalence leva ses mains vers le trou et regarda là haut, comme s’il eut voulu saisir le ciel de là où il était, même si cela était parfaitement impossible. Le ciel, la surface… Il était… non. Elle était une enfant de la terre. Elle n’appartenait en aucun au ciel. Ambivalence ferma son œil valide et baissa ses bras avec un sourire en coin. Elle se tourna vers Atsuma avec ce sourire étrange sur les lèvres. Son regard possédait une lueur étrange. Insaisissable et surtout incroyablement sombre dans ses yeux déjà gris et sans vie. Comme si elle allait se venger du monde… Un visage qu’elle n’avait jamais montré comme ça : sa haine du monde.


« C’est étrange Atsuma… Bien que je ne sois pas une humaine répondant aux normes de régularités imposer par l’humain lui-même… J’ai les mêmes rêves que les Hommes. Je veux de la liberté et connaître le monde… »

Elle s’approcha du jeune homme qui s’interrogeait sur ses changements d’humeur. Ca il le savait, il la connaissait un peu. Mais là… il en était un peu étonné que son ami changeait ainsi… Puis pourquoi diable Ambivalence parlait-il de lui au féminin ? C’était une fille ? Pourtant il avait bien employé le masculin jusqu’à maintenant… non ? Le jeune homme n’y comprenait pas grand-chose mais il ne put penser plus loin car Ambivalence était campée juste devant lui, ce regard étrange poser sur lui. Bordel ! Mais c’était quoi ce regard ?! Il n’était pas… humain. Ah ! STOP ! Ambivalence était humai… ne ?! Il ne savait même plus s’il devait parler de lui ou d’elle au masculin ou au féminin ! Mais c’était quoi cette embrouille là ?! Ambivalence lui jouait un tour ou quoi ?

Il ne pouvait même pas le dire à cause de ce regard et de ce sourire. Oh, oh… Ca sentait les ennuis sous peu… Ambivalence attrapa son bras droit et serra sa main droite entre les siennes, plus fines et douces. Vraiment… Ambivalence était vraiment un androgyne.


« La liberté… est-elle vraiment utile au final ? Car en me la donnant… j’ai tué tant de gens. Ma famille… mes amis… mon peuple… Si j’avais été gardé en cage… j’aurais été malheureuse de connaître le monde… mais peut-être aurais-je encore les gens que j’aime avec moi… »

L’androgyne tenait des propos très étrange. Surtout que ses mains s’étaient crispées sur celle d’Atsuma. Oh il ne serrait pas si fort car il n’avait pas une forte pression de main. Mais il y avait… comme de la douleur, de la tristesse dans ce geste. Mais surtout, surtout, il y avait cette intolérable appel de détresse qui commençait à refléter dans ce regard gris ce qui mit mal à l’aise Atsuma. Il n’était pas spécialiste de ce type de situation lui. Vraiment pas non. Alors le ou la voir ainsi lui faisait un drôle d’effet. Il voulait peut-être l’aider… mais comment faire ? Ambivalence disait avoir mal mais elle taisait ses maux. Comment faire pour soigner si on ne connaissait même pas ce qui la blessait tellement ? On ne pouvait pas faire grand-chose. Poser des questions, lui demander qu’elle dise… Mais ses yeux étaient un puits profond et sans fin, qui empêchait de l’ausculter. C’était comme tomber dans un gouffre sans fin, duquel on ne pouvait revenir. Qu’est-ce que l’on pouvait faire… lorsqu’une personne à côté de soi souffre et qu’on ne peut rien faire ? Puis ce sentiment… d’impuissance. D’être là mais inutile. Ca opprime la poitrine et le cœur, ça empêche de penser. Ca ne fait que naître le remord.

Ambivalence lâcha sa main. Elle était moite à cause de son malaise. Il la regarda se promener autour de lui. Ambivalence était là, marchant calmement. Comment son visage pouvait-il être serein comme ça alors que tant de chose était en elle ? Ce n’était pas possible.


« Atsuma… as-tu déjà aimé quelqu’un… très fort… si fort que ton cœur te fait mal ? Mal parce que tu ne peux être avec lui… et que tu sais que le temps passé avec cette personne t’est compté ? Que tu te dis que quoi que tu fasses, quoi que tu veuilles… tu sais que jamais tu n’iras au bout des choses. Que la seule chose qui te reste c’est de profiter au maximum de chaque instant présent… et attendre que l’inéluctable vienne… »

L’androgyne cessa de marcher, s’immobilisant comme ça et planta son regard sur le jeune homme qui s’était mis à regarder ailleurs, semblant ne pas supporter son regard. Oui… le temps lui était compté. Elle le savait. Elle était malade après tout. Et elle n’avait aucun remède à son mal. Elle porta sa main au niveau de son cœur et soupira en détournant à son tour son regard. Elle avait mal ici parce qu’elle aimait mais que ce cœur battant pour cette personne allait cesser de battre très vite. Trop même. Elle n’avait pas de solution. Elle ne savait pas. Elle serra les lèvres, baissant la tête puis grimaça… elle cracha discrètement dans un coin et regarda la tâche noire qu’elle avait laissé… des cendres… Les cendres de son être. Sa maladie… Elle essuya du revers de sa main sa bouche, ses lèvres gardant le pli amer d’un inéluctable qu’elle haïssait mais au fond qu’elle méritait.

« Un jour… peut-être plus tôt que tu ne le penses… Je te parlerais du monde d’où je viens. Mais… il vaudra que tu me parle du tiens en échange. Okay ? »

Ambivalence avait perdu son air mauvais pour un visage plus doux et plus calme. Il alla vers Atsuma et lui ébouriffa les cheveux. Ses sauts d’humeur étaient ainsi. Il lui fit un sourire tendre alors qu’il tentait de secouer un peu le jeune homme qui semblait encore perturber par tout ce qui avait été dit un peu avant… C’était vrai au final. Ce que disait Ambivalence était matière à réfléchir. L’androgyne tendit sa main vers lui comme un accord. Un accord qu’ils parleraient un jour de leurs mondes respectifs. Un nouveau pacte l’un envers l’autre.

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Re: L'envol

Message  Invité le Ven 16 Mar - 22:53

Atsuma écoutait attentivement les propos d'Ambivalence. Certain propos lui semblait bizarre, mais restait connecté à la suite de la conversation.

"Mon monde....l'amour.... pas grand chose a dire sur ces deux choses tu sais. Oui j'était amoureux, et mon monde n'était fais que de magie et de guerres .... mais cherchons une sortie, je pense que tu prèferait parler de ça avec une bonne tasse de café a la main"

Atsuma rajouta une touche d'humour pour remettre un peu d'ambiance dans cette endroit lugubre, avec pour seul bruit celui d'un dragon gémissant. Tout d'un coup le dragon cessa et recula dans son antre, et des soudaines secousse venait pertubé Atsuma et Ambivalence. Un Golem d'une plusieurs centaines de mètres fit son apparition.

"wooow !!! c'est quoi ça encore... ah ... je vois. Tu me crois si je porte la poisse Ambivalence ? A chaque fois faut on tombe sur quelque chose de GRAND, un dragon, un golem, une chauve souris et apres... HEIN ET APRES, TOI DU HAUT DE TES DEUX CENT-METRES TU SAIS PEUT-ETRE NOON ?? C'EST QUOI CETTE ILE BORDEL"
"hmmm....."
"né ..?"
"Jeunes hommes....je sais comment vous etes arrivé là...Flamberge..vous amené jusqu'à moi..."
"okay (tourne en rond) calme toi Atsuma, tu délire pas, c'est juste un rocher qui parle et qui fait 400 mètres de haut..."
"256,4 mètres"
"désolé....bon okay, très sérieusement vous etes qui, et qui est ce Flamberge ? A ma connaissance ce n'est qu'une épée dont la lame est une flamme et légendaire"
"Roc, gardien de ces lieux, et Flamberge est mon dragon. il y a jadis un millénaire que je suis ici....ma terre a comme été téléportée dans un autre monde qui est situé au dessus de notre tête...."
"aaah attent attent, tu est en train de nous dire que, une partie de ton monde à toi c'est retrouvé sur cette île ? *sa expliquerais la prescence de Kota ?*. ah....navré pour votre dragon...mais il nous attaquait..."
"exactement, tu comprend vite.....Flamberge n'avait aucune attention de te tuer, qui pourrait bruler un corps déjà fait de feu ?"
"Ah ?!!!..... c'est vrai...."
"Venez....je vais vous montrez quelque chose...qui pourrait vous êtres interresants....c'est a quelques pas d'ici...."
(au creux de l'oreille d'Ambivalence)"pour nous sa sera plutôt à quelques kilomètres"

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