C'est ici que nos esprits se séparent...
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Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
« Qui je suis ? Je ne pense pas que tu ais besoin de savoir la vérité tout de suite, Ambivalence. Mais en même temps je sais que cela doit être frustrant que de ne pas savoir… Comment faire ? u_u Hum… AH ! Je sais ! Je peux le dire ça : je suis aussi Book Maker et en effet je suis passé Maître en cet Art. Quand à ce que je suis, je ne peux pas le dire. Pas que je ne le veuille pas, mais c’est juste que je recherche la vérité sur moi-même. Mais je ne veux pas non plus me mystifier ! -__- Aaahh ! Mais c’est très contradictoire ce que je raconte moi ! T_T Bon, c’est pas grave, je ne pense pas t’avoir plus éclairer avec mon bazar incompréhensible… »
Gaïa baissa la tête alors que ses épaules tombèrent aussi face au poids de sa stupidité. Mais il fut tout de même heureux d’entendre le léger pouffement d’Ambivalence. Bon, même s’il devait ne pas en être flatté, il était au moins content de savoir que l’androgyne avait le sourire. Qu’il fut en cause ou non, c’était mieux que ce regard triste. Cela ne lui allait pas car déjà qu’il n’avait plus de pupille, le rendant un peu particulier, ce regard lorsqu’il était soumis à de la tristesse avait un quelque chose d’affreusement inhumain à ses yeux. Alors s’il devait faire l’imbécile pour le voir sourire voire même rire, alors il le ferait…
Il pencha la tête de côté alors que certaines pensées faisaient leur chemin jusqu’à sa conscience. Il savait que cela ne servirait à rire de les ignorer aussi les prit elles comme elles venaient. Elles parlaient de quelque chose d’étrange… Ce qui était le cas, il ne pouvait le nier. Il ne pouvait pas fermer les yeux sur son étrange dévotion pour l’androgyne. Alors qu’à l’origine de toute cela, cela aurait dû être l’inverse… Gaïa se retenu de plaquer ses mains contre ses tempes à ce souvenir… Oui, ces trois jours… Ces trois maudits jours… Dieu qu’il ferait tout pour ne pas s’en souvenir… Ses cris de détresse, ses appels incessants, ses hurlements de terreur et de douleur… Trois jours passés ainsi… cela tenait du miracle que l’enfant est survécu. Mais Gaïa se rappelait toute la souffrance qu’il avait ressentit en l’écoutant pendant ces trois jours… Il en avait été même à joindre ses propres cris pour que cela cesse. Mais il n’y avait pas eu d’issu ce jour-là…
Il baissa la tête alors qu’il regardait l’androgyne prendre un livre et de l’encre, afin tester ses nouvelles plumes. Il trouva cela très attendrissant. Mais il savait qu’il ne devait pas le considérer ainsi, ni lui porter toute cette affection… Mais Ambivalence avait réussit quelque chose d’extraordinaire à ses yeux et depuis il l’avait toujours secrètement admiré pour cela. Même si son état de santé n’allait pas dans ce sens. Gaïa regarda les différentes choses matérialiser par l’androgyne puis s’approcha de lui à pas feutré et le captura dans ses bras. Ambivalence protesta mais lorsqu’il fit de nouveau face à lui, il sentit les doigts de Gaïa se poser sur sa poitrine et appuyer assez fort dessus. Le brun le vit grimacer, alors il lança un faible sort sur sa poitrine.
Les iris d’Ambivalence s’étrécirent sous le choc du sort et il manqua de s’écrouler au sol mais Gaïa le retenu. Il le laissa prendre appui contre le bord du bureau sur lequel s’amoncelait livre et autres objets, alors que l’androgyne avait une quinte de toux terrible. Gaïa lui frotta le dos, puis il remarque que la main qui était devant la bouche d’Ambivalence était tâché de noir… Des cendres… Les mêmes cendres que par le passé… Le regard de Gaïa devint plus dur à la pensée sue responsable de son état mais avant tout il fallait qu’il calme sa toux, pour ne pas l’affaiblir. Alors il se mit à user des chants de soin, les employant d’une voix la plus douce possible pour l’apaiser. Puis lorsque la respiration de l’androgyne redevint à peu près normale, il le fit s’asseoir.
« Ca va aller ? »
L’autre lui répondit d’un mouvement de tête approbatif, n’ayant pas le courage de lui parler. Gaïa lui fit un doux sourire pour le rassurer. Mais son regard était ternit, à cause de la tristesse.
« Tu es toujours malade ainsi… Je suis navré, je n’ai pas encore trouvé de remède à cela. AH ! Mais j’y pense, puisque je suis dans une bibliothèque, peut-être qu’en consultant quelques livres ici, je pourrais trouver quelque chose pour toi ! Enfin… si tu sembles ne pas être seul, je risque peut-être de gêner… Mais il y a de la place partout, alors je peux m’installer un peu plus loin pour ne pas vous perturber. Toi, repose-toi ! Moi je vais travailler, okay ? »
Ambivalence tenta de le retenir et de l’inviter à sa table mais sa gorge irritée ne lui permettait pas encore de parler. Gaïa s’en rendit compte et fouilla les poches de son vêtement jusqu’à en trouver une petite gourde en verre, possédant un liquide translucide. Il le tendit à Ambivalence, lui recommandant de le boire.
« Ne t’en fais pas, ça ira mieux après… Bon je te laisse, je repasserais de temps en temps à ta table pour savoir comment ça va. Ne force pas, d’accord ? »
Puis il s’en alla. Il ne s’en alla pas bien loin car il veillait toujours sur l’androgyne, qui épuiser ne tarda pas à sombrer dans le sommeil. Il eut un léger sourire alors qu’il se disait qu’à dormir ainsi, il allait être tout fourbu… Mais il n’osa pas s’approcher… Pas tout de suite… Parce qu’IL était revenu. Il eut tout juste le temps de reprendre sa bougie et de l’éteindre avant qu’IL n’arrive. Il resta caché ainsi dans les ténèbres, ne bougeant plus et respirant le plus silencieusement possible. Qu’il était étrange de se retrouver à faire cela après de longues années, face à son ennemi juré…
Gaïa baissa la tête alors que ses épaules tombèrent aussi face au poids de sa stupidité. Mais il fut tout de même heureux d’entendre le léger pouffement d’Ambivalence. Bon, même s’il devait ne pas en être flatté, il était au moins content de savoir que l’androgyne avait le sourire. Qu’il fut en cause ou non, c’était mieux que ce regard triste. Cela ne lui allait pas car déjà qu’il n’avait plus de pupille, le rendant un peu particulier, ce regard lorsqu’il était soumis à de la tristesse avait un quelque chose d’affreusement inhumain à ses yeux. Alors s’il devait faire l’imbécile pour le voir sourire voire même rire, alors il le ferait…
Il pencha la tête de côté alors que certaines pensées faisaient leur chemin jusqu’à sa conscience. Il savait que cela ne servirait à rire de les ignorer aussi les prit elles comme elles venaient. Elles parlaient de quelque chose d’étrange… Ce qui était le cas, il ne pouvait le nier. Il ne pouvait pas fermer les yeux sur son étrange dévotion pour l’androgyne. Alors qu’à l’origine de toute cela, cela aurait dû être l’inverse… Gaïa se retenu de plaquer ses mains contre ses tempes à ce souvenir… Oui, ces trois jours… Ces trois maudits jours… Dieu qu’il ferait tout pour ne pas s’en souvenir… Ses cris de détresse, ses appels incessants, ses hurlements de terreur et de douleur… Trois jours passés ainsi… cela tenait du miracle que l’enfant est survécu. Mais Gaïa se rappelait toute la souffrance qu’il avait ressentit en l’écoutant pendant ces trois jours… Il en avait été même à joindre ses propres cris pour que cela cesse. Mais il n’y avait pas eu d’issu ce jour-là…
Il baissa la tête alors qu’il regardait l’androgyne prendre un livre et de l’encre, afin tester ses nouvelles plumes. Il trouva cela très attendrissant. Mais il savait qu’il ne devait pas le considérer ainsi, ni lui porter toute cette affection… Mais Ambivalence avait réussit quelque chose d’extraordinaire à ses yeux et depuis il l’avait toujours secrètement admiré pour cela. Même si son état de santé n’allait pas dans ce sens. Gaïa regarda les différentes choses matérialiser par l’androgyne puis s’approcha de lui à pas feutré et le captura dans ses bras. Ambivalence protesta mais lorsqu’il fit de nouveau face à lui, il sentit les doigts de Gaïa se poser sur sa poitrine et appuyer assez fort dessus. Le brun le vit grimacer, alors il lança un faible sort sur sa poitrine.
Les iris d’Ambivalence s’étrécirent sous le choc du sort et il manqua de s’écrouler au sol mais Gaïa le retenu. Il le laissa prendre appui contre le bord du bureau sur lequel s’amoncelait livre et autres objets, alors que l’androgyne avait une quinte de toux terrible. Gaïa lui frotta le dos, puis il remarque que la main qui était devant la bouche d’Ambivalence était tâché de noir… Des cendres… Les mêmes cendres que par le passé… Le regard de Gaïa devint plus dur à la pensée sue responsable de son état mais avant tout il fallait qu’il calme sa toux, pour ne pas l’affaiblir. Alors il se mit à user des chants de soin, les employant d’une voix la plus douce possible pour l’apaiser. Puis lorsque la respiration de l’androgyne redevint à peu près normale, il le fit s’asseoir.
« Ca va aller ? »
L’autre lui répondit d’un mouvement de tête approbatif, n’ayant pas le courage de lui parler. Gaïa lui fit un doux sourire pour le rassurer. Mais son regard était ternit, à cause de la tristesse.
« Tu es toujours malade ainsi… Je suis navré, je n’ai pas encore trouvé de remède à cela. AH ! Mais j’y pense, puisque je suis dans une bibliothèque, peut-être qu’en consultant quelques livres ici, je pourrais trouver quelque chose pour toi ! Enfin… si tu sembles ne pas être seul, je risque peut-être de gêner… Mais il y a de la place partout, alors je peux m’installer un peu plus loin pour ne pas vous perturber. Toi, repose-toi ! Moi je vais travailler, okay ? »
Ambivalence tenta de le retenir et de l’inviter à sa table mais sa gorge irritée ne lui permettait pas encore de parler. Gaïa s’en rendit compte et fouilla les poches de son vêtement jusqu’à en trouver une petite gourde en verre, possédant un liquide translucide. Il le tendit à Ambivalence, lui recommandant de le boire.
« Ne t’en fais pas, ça ira mieux après… Bon je te laisse, je repasserais de temps en temps à ta table pour savoir comment ça va. Ne force pas, d’accord ? »
Puis il s’en alla. Il ne s’en alla pas bien loin car il veillait toujours sur l’androgyne, qui épuiser ne tarda pas à sombrer dans le sommeil. Il eut un léger sourire alors qu’il se disait qu’à dormir ainsi, il allait être tout fourbu… Mais il n’osa pas s’approcher… Pas tout de suite… Parce qu’IL était revenu. Il eut tout juste le temps de reprendre sa bougie et de l’éteindre avant qu’IL n’arrive. Il resta caché ainsi dans les ténèbres, ne bougeant plus et respirant le plus silencieusement possible. Qu’il était étrange de se retrouver à faire cela après de longues années, face à son ennemi juré…
Invité- Invité
Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
Obor était revenu avec une lampe à la main. Mais dieu savait qu’il en avait peiné à la dénicher celle-là… Mais le pire c’était qu’elle ne correspondait pas exactement elle ce qu’il cherchait. Il songea que la personne responsable du château, mette un petit mot ou un panneau qui indiquait que les lampes n’étaient autres que des boules de verre avec des lucioles ou une fée à l’intérieure. Cela lui aurait fait perdre moins de temps à tenter de trouver quelque qui correspondait à une lampe à huile ou un cierge, voire une chandelle. Enfin il ne pouvait pas tout avoir non plus, aussi se remit-il en marche vers la bibliothèque, retrouver Ambivalence. Il se demandait si l’androgyne avait poursuivit les recherches ou si elle s’était endormie. Un sourire passa ses lèvres, à l’imaginer ainsi dormante.
Il avançait prudemment dans le couloir, dans le seul bruit de ses pas et du froissement de tissu de son kimono. Mais alors qu’il se rendait à la bibliothèque, un horrible frisson le parcourut alors qu’il se retournait vivement : il avait de plus en plus l’impression d’être observer. Ce qui bien sûr n’était pas pour le ravir car il n’aimait pas cela, d’être épier à son insu. Son regard scruta l’obscurité environnante, vérifiant qu’aucune ombre suspecte ne bouge. Mais les ténèbres étaient très importantes, aussi tendit-il la main devant lui, appelant un sort à l’éclairer. Doucement, des petites lucioles vinrent emplir le couloir et l’illuminèrent de leur doux rayonnement. Obor marcha parmi elle, regardant partout autour de lui, allant jusqu’à jeter un œil derrière le moindre coin suspect.
Il n’y avait personne. Il se redressa, les sourcils froncer : ce n’était pas une impression, il commençait à le redouter. Il décida de cesser la ce qui n’était sans doute pas une simple paranoïa et d’aller rejoindre son amie. Oui, cela serait le mieux, il ne voudrait pas l’exposer à un trop grand danger en étant trop loin d’elle. Il arriva devant les portes de la bibliothèque mais lorsque ses doigts rentrèrent en contact avec la poignée, il eut comme une décharge dans le creux de sa main, qui dilata ses pupilles alors qu’un gouffre s’ouvrit dans sa poitrine : cette sensation… Impossible ! Il ne pouvait pas… Il ne pouvait pas être là ! Et pourtant c’était bien son aura qu’il ressentait de là où il était. Il poussa la porte avec force, manquant de l’ouvrir avec fracas. Les lucioles du couloir ne s’étaient pas dissipées et survirent leur invocateur dans la bibliothèque, la couvrant du poudroiement de leur lumière jaune pâle.
Obor avança sans peine à travers les tables, jusqu’à trouver celle qu’il avait quitté un peu avant. Il y trouva bien entendu une Ambivalence dormant sur ses affaires. Un soupire s’échappa de ses lèvres alors qu’il eut un sourire un peu amusé au bout des lèvres. Il s’avança plus lentement et posa la lumière qu’il était partit chercher sur leur plan de travail tendit qu’il retirait sa propre veste et la passa sur les épaules de l’androgyne. Il avait un air paternel avec elle mais cela était compréhensible.
« Et bien Ambibi… toujours à dormir ainsi, hein ? »
« Hum… Obor… »
Obor se redressa. C’est vrai. Il n’y avait qu’Obor qui l’appelait Ambibi. Pas Ouranos. Son cœur se serra un peu mais il flatta ses cheveux d’un blanc de neige avant de se détourner et de lever son regard vers la baie vitrée qui les couvrait. Les lucioles dansaient au dessus d’eux ce qui le fit sourire un peu mais lui rappela un étrange souvenir. Peut-être était-ce ce cadre semi féerique qui faisait cela. A moins que ce ne fût l’aura de cette personne ?
Il se souvenait d’un jour, au crépuscule, dans sa demeure d’origine. Il était sur un de ces hauts piliers, assit à contempler le ciel, encore et toujours. Il avait chanté à ce moment-là, un long chant qui contrôlait au ciel et à l’espace les charmes qui leur était propre. Quelque chose de gracieux et mélodieux, dans une voix légère. Le vent soufflait doucement autour de lui, formant une couronne d’ébène autour de son visage basané, portant son chant plus haut encore, alors que les arômes de la terre montait au ciel, l’enveloppant. Alors il était venu le regarder, charmé par sa voix. Il avait fait apparaître ces créatures au corps luminescent, le dotant d’une auréole pâle. Ses yeux tirant entre le marron et topaze l’avaient regardés longuement avant qu’il ne l’accompagne avec son chant qui commandait la nature et la terre. Ils avaient été comme cela pendant de longues minutes, sans que ni l’un, ni l’autre ne ressente la fatigue. Un long moment d’harmonie et de paix. Juste leur deux voix et ce chant quasi divin… Oui, c’était avant tout cela, avant la haine et la destruction…
Ouranos ouvrit ses yeux et pencha la tête. C’était un bon souvenir cela. Mais il était triste que cette personne avec qui il avait chanté ne soit plus…
Il tendit sa main et regarda les lucioles se poser sur le bout de ses doigts. Il les aimait pour ce souvenir. Dieu qu’il aurait aimé que les choses fussent différentes. Mais ce n’était hélas plus possible. Qui des deux avait trahit l’autre avant ? L’asiatique n’aurait su le dire. Mais si cela n’avait pas eut lieu, est-ce qu’il aurait rencontrer Ambivalence ? Et est-ce qu’il aurait vécu tout cela ? Il pensa bien que non et que cela en était presque regrettable. Il secoua la tête et posa sa main sur les épaules de son amie. Il devait la réveiller avant qu’elle ne soit complètement courbaturée. Il se pencha sur son oreille et en murmurant l’appela par son prénom.
« Il faut que tu te réveilles, Ambivalence. Ce n’est pas bon pour ton dos de dormir ainsi installé. »
Obor s’écarta et la regarda se réveiller en bougonnant, ce qui manqua de le faire rire. Il retira sa main de sur son dos et s’assit en face d’elle, alors qu’elle reprenait contact avec la réalité, en frottant ses yeux d’un air ensommeillé. Les lucioles disparurent lentement, les plongeant dans la seule lumière de la sphère bleutée, plus intime. Il lui adressa un sourire alors qu’il tapa sur la sphère, agaçant la fée qui y somnolait dedans, qui se mit à battre des ailes, produisant une plus vive clarté. Obor pu ainsi voir la mine étonnée d’Ambivalence, en observant ce phénomène.
« C’est mignon, hein ? C’est une lumière naturelle, il n’avait pas de bougie ou quelque chose dans ce genre-là, ici. Mais j’ai trouvé ça. »
Il se mit à rire doucement alors qu’ambivalence regardait la sphère avec une curiosité dévorante. Elle était tout juste réveillée mais elle semblait déjà prête à reprendre ce qu’elle avait laissé un peu avant, animé par cette lumière un peu bleu. Une lumière qui renforçait la pâleur de sa peau et sa chevelure de neige. Il pencha la tête alors qu’il se remettait à travailler pendant qu’Ambivalence s’amusait de cette pauvre fée.
« As-tu trouvé quelque chose en mon absence ? »
Il avançait prudemment dans le couloir, dans le seul bruit de ses pas et du froissement de tissu de son kimono. Mais alors qu’il se rendait à la bibliothèque, un horrible frisson le parcourut alors qu’il se retournait vivement : il avait de plus en plus l’impression d’être observer. Ce qui bien sûr n’était pas pour le ravir car il n’aimait pas cela, d’être épier à son insu. Son regard scruta l’obscurité environnante, vérifiant qu’aucune ombre suspecte ne bouge. Mais les ténèbres étaient très importantes, aussi tendit-il la main devant lui, appelant un sort à l’éclairer. Doucement, des petites lucioles vinrent emplir le couloir et l’illuminèrent de leur doux rayonnement. Obor marcha parmi elle, regardant partout autour de lui, allant jusqu’à jeter un œil derrière le moindre coin suspect.
Il n’y avait personne. Il se redressa, les sourcils froncer : ce n’était pas une impression, il commençait à le redouter. Il décida de cesser la ce qui n’était sans doute pas une simple paranoïa et d’aller rejoindre son amie. Oui, cela serait le mieux, il ne voudrait pas l’exposer à un trop grand danger en étant trop loin d’elle. Il arriva devant les portes de la bibliothèque mais lorsque ses doigts rentrèrent en contact avec la poignée, il eut comme une décharge dans le creux de sa main, qui dilata ses pupilles alors qu’un gouffre s’ouvrit dans sa poitrine : cette sensation… Impossible ! Il ne pouvait pas… Il ne pouvait pas être là ! Et pourtant c’était bien son aura qu’il ressentait de là où il était. Il poussa la porte avec force, manquant de l’ouvrir avec fracas. Les lucioles du couloir ne s’étaient pas dissipées et survirent leur invocateur dans la bibliothèque, la couvrant du poudroiement de leur lumière jaune pâle.
Obor avança sans peine à travers les tables, jusqu’à trouver celle qu’il avait quitté un peu avant. Il y trouva bien entendu une Ambivalence dormant sur ses affaires. Un soupire s’échappa de ses lèvres alors qu’il eut un sourire un peu amusé au bout des lèvres. Il s’avança plus lentement et posa la lumière qu’il était partit chercher sur leur plan de travail tendit qu’il retirait sa propre veste et la passa sur les épaules de l’androgyne. Il avait un air paternel avec elle mais cela était compréhensible.
« Et bien Ambibi… toujours à dormir ainsi, hein ? »
« Hum… Obor… »
Obor se redressa. C’est vrai. Il n’y avait qu’Obor qui l’appelait Ambibi. Pas Ouranos. Son cœur se serra un peu mais il flatta ses cheveux d’un blanc de neige avant de se détourner et de lever son regard vers la baie vitrée qui les couvrait. Les lucioles dansaient au dessus d’eux ce qui le fit sourire un peu mais lui rappela un étrange souvenir. Peut-être était-ce ce cadre semi féerique qui faisait cela. A moins que ce ne fût l’aura de cette personne ?
Il se souvenait d’un jour, au crépuscule, dans sa demeure d’origine. Il était sur un de ces hauts piliers, assit à contempler le ciel, encore et toujours. Il avait chanté à ce moment-là, un long chant qui contrôlait au ciel et à l’espace les charmes qui leur était propre. Quelque chose de gracieux et mélodieux, dans une voix légère. Le vent soufflait doucement autour de lui, formant une couronne d’ébène autour de son visage basané, portant son chant plus haut encore, alors que les arômes de la terre montait au ciel, l’enveloppant. Alors il était venu le regarder, charmé par sa voix. Il avait fait apparaître ces créatures au corps luminescent, le dotant d’une auréole pâle. Ses yeux tirant entre le marron et topaze l’avaient regardés longuement avant qu’il ne l’accompagne avec son chant qui commandait la nature et la terre. Ils avaient été comme cela pendant de longues minutes, sans que ni l’un, ni l’autre ne ressente la fatigue. Un long moment d’harmonie et de paix. Juste leur deux voix et ce chant quasi divin… Oui, c’était avant tout cela, avant la haine et la destruction…
Ouranos ouvrit ses yeux et pencha la tête. C’était un bon souvenir cela. Mais il était triste que cette personne avec qui il avait chanté ne soit plus…
Il tendit sa main et regarda les lucioles se poser sur le bout de ses doigts. Il les aimait pour ce souvenir. Dieu qu’il aurait aimé que les choses fussent différentes. Mais ce n’était hélas plus possible. Qui des deux avait trahit l’autre avant ? L’asiatique n’aurait su le dire. Mais si cela n’avait pas eut lieu, est-ce qu’il aurait rencontrer Ambivalence ? Et est-ce qu’il aurait vécu tout cela ? Il pensa bien que non et que cela en était presque regrettable. Il secoua la tête et posa sa main sur les épaules de son amie. Il devait la réveiller avant qu’elle ne soit complètement courbaturée. Il se pencha sur son oreille et en murmurant l’appela par son prénom.
« Il faut que tu te réveilles, Ambivalence. Ce n’est pas bon pour ton dos de dormir ainsi installé. »
Obor s’écarta et la regarda se réveiller en bougonnant, ce qui manqua de le faire rire. Il retira sa main de sur son dos et s’assit en face d’elle, alors qu’elle reprenait contact avec la réalité, en frottant ses yeux d’un air ensommeillé. Les lucioles disparurent lentement, les plongeant dans la seule lumière de la sphère bleutée, plus intime. Il lui adressa un sourire alors qu’il tapa sur la sphère, agaçant la fée qui y somnolait dedans, qui se mit à battre des ailes, produisant une plus vive clarté. Obor pu ainsi voir la mine étonnée d’Ambivalence, en observant ce phénomène.
« C’est mignon, hein ? C’est une lumière naturelle, il n’avait pas de bougie ou quelque chose dans ce genre-là, ici. Mais j’ai trouvé ça. »
Il se mit à rire doucement alors qu’ambivalence regardait la sphère avec une curiosité dévorante. Elle était tout juste réveillée mais elle semblait déjà prête à reprendre ce qu’elle avait laissé un peu avant, animé par cette lumière un peu bleu. Une lumière qui renforçait la pâleur de sa peau et sa chevelure de neige. Il pencha la tête alors qu’il se remettait à travailler pendant qu’Ambivalence s’amusait de cette pauvre fée.
« As-tu trouvé quelque chose en mon absence ? »
Invité- Invité
Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
« Euh… Non, pas vraiment, avec cette obscurité… Mais elle est adorable cette fée. C’est amusant de voir cela. A Eder Kemo, un Âge que j’ai visité par le passé, il y avait des petites lucioles qui produisaient une lumière étrange, un peu plus verte, si je puis dire ainsi. C’était très beau, surtout lorsqu’on emmenait ces créatures à Eder Gira, quand la nuit tombait. C’était très beau. »
Ambivalence se pencha un peu sur la sphère et gratta la surface. La petite créature ailée prisonnière se tourna vers lui et l’observa. Ses yeux étaient trop petit pour qu’Ambivalence lise ce qu’ils disaient mais il lui adressa un regard doux et gentil. La fée sembla capter ses sentiments car elle se mit à papillonner des ailes, produisant une lueur encore plus vive. L’androgyne fit un sourire, en se redressant, la laissant quelques instants. Il se redressa, regardant autour de lui. Ouranos leva un regard interrogateur vers lui mais Ambivalence ne le vit pas car son regard balayait l’ensemble de la pièce, ne faisant face qu’aux ténèbres ou au maigre recoin éclairer par la lumière blême de la Lune. Il espérait trouver une lueur orangée, lui indiquant la position de l’homme qui lui avait tenu compagnie un peu avant mais en vain. Il ne vit rien et cela lui mina un peu le moral.
L’androgyne se rassit à la table, le visage clos par une marque de déception. La fée le vit et se mit à refaire sa lumière douce pour manifester sa présence et essayer de lui apporter son réconfort. Mais Ambivalence était assez déprimé de ne pas trouver l’homme brun, qu’il la remarqua à peine. Néanmoins, le pendentif d’Atsuma se mit à luire lui aussi. Celui attira le regard d’Ouranos et d’Ambivalence qui referma sa main dessus avec un sourire. Oui, il n’avait pas à s’en faire… Tout comme Atsuma, même s’il ne le voyait pas à ses côtés, il saurait se revoir dans ces châteaux un de ces quatre. Il caressa le phénix du bout des doigts, le remerciant silencieusement d’une longue prière muette avant d’ouvrir ses yeux et de regarder la fée curieuse. Il caressa aussi la sphère qui la gardait en cage puis son regard tomba dans celui de l’asiatique et il lui fit un sourire pour montrer qu’il allait mieux.
« Dites, Ouranos. Est-ce que vous n’auriez pas vu un homme en entrant ici ? Il est venu ici un peu avant et nous avons longuement parlé avant que je ne m’endorme. Il m’a assuré qu’il resterait dans les parages, mais je ne vois aucune autre lumière à part la notre alors… je me disais que peut-être… vous l’auriez croisé en revenant… »
L’autre eut un signe de négation de la tête et Ambivalence eut un autre sourire, un peu plus triste cette fois. Il aurait dû le retenir, le laisser faire ses recherches à ses côtés… Au moins ils auraient pu se revoir dès son réveil et ils auraient de nouveau conversé ensemble. Mais il n’avait pas pu, à cause de ces maux dont il souffrait et l’homme était partit afin de l’aider en faisant des recherches pour lui. Mais il n’était pas là… Pourquoi était-il partit ? L’était-il déjà ? Il aurait aimé se lever et le chercher mais à présent qu’Ouranos était revenu, il trouvait cela que serait mal vu s’il lui faussait compagnie maintenant.
Ambivalence tira un livre vers lui alors qu’il sentait le regard d’Ouranos sur lui, mais il n’avait pas envie de lui expliquer tout ce qu’il avait vu et vécu durant son absence. Il décida de travailler un peu pour chasser un peu son trouble, même si son cœur n’était pas à l’ouvrage. Mais il s’y força tout de même car ruminer du noir n’était pas ce qu’il y avait de mieux.
L’androgyne eut un sourire : cela faisait un moment qu’il ne l’avait pas entendu lui. C’était-il décidé à ne plus lui faire la tête ?
Obor se tut dans son esprit pour en disparaître complètement à la grande surprise. Mais Ambivalence commençait à avoir des doutes sur Obor. Depuis un moment il se comportait d’une drôle de manière, ce qui bien sûr l’intriguait. Dès qu’il parlait de cet homme, Obor se rétractait quelque part et ne paraissait plus. Pourquoi ? Il aurait aimé le savoir.
Ambivalence se pencha un peu sur la sphère et gratta la surface. La petite créature ailée prisonnière se tourna vers lui et l’observa. Ses yeux étaient trop petit pour qu’Ambivalence lise ce qu’ils disaient mais il lui adressa un regard doux et gentil. La fée sembla capter ses sentiments car elle se mit à papillonner des ailes, produisant une lueur encore plus vive. L’androgyne fit un sourire, en se redressant, la laissant quelques instants. Il se redressa, regardant autour de lui. Ouranos leva un regard interrogateur vers lui mais Ambivalence ne le vit pas car son regard balayait l’ensemble de la pièce, ne faisant face qu’aux ténèbres ou au maigre recoin éclairer par la lumière blême de la Lune. Il espérait trouver une lueur orangée, lui indiquant la position de l’homme qui lui avait tenu compagnie un peu avant mais en vain. Il ne vit rien et cela lui mina un peu le moral.
L’androgyne se rassit à la table, le visage clos par une marque de déception. La fée le vit et se mit à refaire sa lumière douce pour manifester sa présence et essayer de lui apporter son réconfort. Mais Ambivalence était assez déprimé de ne pas trouver l’homme brun, qu’il la remarqua à peine. Néanmoins, le pendentif d’Atsuma se mit à luire lui aussi. Celui attira le regard d’Ouranos et d’Ambivalence qui referma sa main dessus avec un sourire. Oui, il n’avait pas à s’en faire… Tout comme Atsuma, même s’il ne le voyait pas à ses côtés, il saurait se revoir dans ces châteaux un de ces quatre. Il caressa le phénix du bout des doigts, le remerciant silencieusement d’une longue prière muette avant d’ouvrir ses yeux et de regarder la fée curieuse. Il caressa aussi la sphère qui la gardait en cage puis son regard tomba dans celui de l’asiatique et il lui fit un sourire pour montrer qu’il allait mieux.
« Dites, Ouranos. Est-ce que vous n’auriez pas vu un homme en entrant ici ? Il est venu ici un peu avant et nous avons longuement parlé avant que je ne m’endorme. Il m’a assuré qu’il resterait dans les parages, mais je ne vois aucune autre lumière à part la notre alors… je me disais que peut-être… vous l’auriez croisé en revenant… »
L’autre eut un signe de négation de la tête et Ambivalence eut un autre sourire, un peu plus triste cette fois. Il aurait dû le retenir, le laisser faire ses recherches à ses côtés… Au moins ils auraient pu se revoir dès son réveil et ils auraient de nouveau conversé ensemble. Mais il n’avait pas pu, à cause de ces maux dont il souffrait et l’homme était partit afin de l’aider en faisant des recherches pour lui. Mais il n’était pas là… Pourquoi était-il partit ? L’était-il déjà ? Il aurait aimé se lever et le chercher mais à présent qu’Ouranos était revenu, il trouvait cela que serait mal vu s’il lui faussait compagnie maintenant.
Ambivalence tira un livre vers lui alors qu’il sentait le regard d’Ouranos sur lui, mais il n’avait pas envie de lui expliquer tout ce qu’il avait vu et vécu durant son absence. Il décida de travailler un peu pour chasser un peu son trouble, même si son cœur n’était pas à l’ouvrage. Mais il s’y força tout de même car ruminer du noir n’était pas ce qu’il y avait de mieux.
* Ambibi ? *
L’androgyne eut un sourire : cela faisait un moment qu’il ne l’avait pas entendu lui. C’était-il décidé à ne plus lui faire la tête ?
* Qu’y a-t-il Obor ? *
* Ca n’a pas l’air d’aller ? Que s’est-il passé ? *
* Rien, ne t’en fais pas… Mais tu sais, quand je te disais qu’il m’arrivait de rêver de cet homme qui vient de mon passé… et bien c’est lui que j’ai revu, ici même, dans cette bibliothèque. Cela m’a fait bizarre… Mais j’étais heureux en même temps de voir qu’il était encore en vie, après la chute d’Angal… ** Un homme ayant survécu à la chute d’Angal ?! Tu en es bien sûre ? Tu es pourtant la seule à être rester en vie après tout cela, non ? *
* Il y a un autre survivant… Et c’est cet homme… *
* Etrange que tu ne me l’ai jamais dit… *
* Peut-être que tu n’étais pas encore là à ce moment, c’est tout. Enfin, c’est pour cela que je suis un peu déçu de ne pas l’avoir retenu plus longtemps… *
* … Lui as-tu dis avec qui tu étais ? *
* Non, mais il ne voulait pas déranger… *
* Ca n’a pas l’air d’aller ? Que s’est-il passé ? *
* Rien, ne t’en fais pas… Mais tu sais, quand je te disais qu’il m’arrivait de rêver de cet homme qui vient de mon passé… et bien c’est lui que j’ai revu, ici même, dans cette bibliothèque. Cela m’a fait bizarre… Mais j’étais heureux en même temps de voir qu’il était encore en vie, après la chute d’Angal… ** Un homme ayant survécu à la chute d’Angal ?! Tu en es bien sûre ? Tu es pourtant la seule à être rester en vie après tout cela, non ? *
* Il y a un autre survivant… Et c’est cet homme… *
* Etrange que tu ne me l’ai jamais dit… *
* Peut-être que tu n’étais pas encore là à ce moment, c’est tout. Enfin, c’est pour cela que je suis un peu déçu de ne pas l’avoir retenu plus longtemps… *
* … Lui as-tu dis avec qui tu étais ? *
* Non, mais il ne voulait pas déranger… *
Obor se tut dans son esprit pour en disparaître complètement à la grande surprise. Mais Ambivalence commençait à avoir des doutes sur Obor. Depuis un moment il se comportait d’une drôle de manière, ce qui bien sûr l’intriguait. Dès qu’il parlait de cet homme, Obor se rétractait quelque part et ne paraissait plus. Pourquoi ? Il aurait aimé le savoir.
* Qu’est-ce que tu me prépares Obor ? J’espère que ce n’est pas un de tes mauvais coups, hein ? Cet homme ne t’a rien fait alors n’attente rien contre lui ! C’est lui qui m’a sauvé avant la chute totale d’Angal, j’ai une dette envers lui ! Alors ne fais pas n’importe quoi ! *
Invité- Invité
Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
* Qu’est-ce que tu me prépares Obor ? J’espère que ce n’est pas un de tes mauvais coups, hein ? Cet homme ne t’a rien fait alors n’attente rien contre lui ! C’est lui qui m’a sauvé avant la chute totale d’Angal, j’ai une dette envers lui ! Alors ne fais pas n’importe quoi ! *
* Nani ? Celui qui t’as sauvé un peu avant la chute d’Angal ?! *
* Oui, même s’il m’a sauvé la vie avant… Il m’a empêché de me noyé une fois, lorsque j’étais enfant… *
* Impossible… Ca ne peut pas être… Gaïa ! *
* Qui ? *
* Personne ! *
* Nani ? Celui qui t’as sauvé un peu avant la chute d’Angal ?! *
* Oui, même s’il m’a sauvé la vie avant… Il m’a empêché de me noyé une fois, lorsque j’étais enfant… *
* Impossible… Ca ne peut pas être… Gaïa ! *
* Qui ? *
* Personne ! *
Obor se leva calmement malgré sa panique et son inquiétude. Son cœur battait très fort dans sa poitrine et ses mains étaient devenues moites. Ambivalence le regarda, d’un air curieux. Obor était un peu pâle à cause de ce qu’il venait d’apprendre. Mais il devait garder son calme et surtout ne pas montrer quoi que ce soit de son état à Ambivalence. Elle ne devait pas savoir ni voir. Il inspira en silence pour dissimuler sa crainte et puisa en lui toutes les ressources nécessaires pour essayer de parler avec la voix la plus neutre possible. Expirer calmement, sans trop de bruit, juste adopter une attitude qui ne l’inquiéterait pas. Oui, faire semblant mais un semblant véritable. Ou bien son masque volerait en éclat…
« Il me manque un livre, je vais le chercher, d’accord ? »
Ambivalence acquiesça et se replongea dans son travail tendit qu’Obor lui adressa un petit sourire et s’en alla calmement vers les livres.
Mais une fois hors porté du regard de son amie, son visage trahissait son angoisse, ses craintes et ses peurs. Comment était-ce possible ? Comment était-il venu ici ? Ils s’étaient quittés sur de la haine et de la douleur. Parce qu’il n’avait pas supporté la souffrance d’être lié à quelque chose qui se détruisait à grande échelle… Etait-il là pour se venger ? Obor n’en douta pas une seule seconde. Il baissa la tête alors qu’il prit appui contre une étagère où reposaient les livres. Ses yeux étaient jaunes à cause de la nuit mais ceux-ci étaient en train de s’emplir de larmes. Il y avait aussi de l’espoir et un peu de joie triste dans ses yeux-là. Oui, il était heureux que Gaïa s’en soit sortit…
Obor baissa la tête alors que ses larmes coulaient. Il se remit à errer à travers les couloirs de livres, ne sachant quoi chercher, n’ayant trouvé qu’un prétexte stupide pour dissimuler sa douleur. Il posa sa main sur sa poitrine et eut un soupire. Comment en étaient-ils arrivés là ? Il aurait bien voulu le savoir. Il était au dessus de la trahison. C’était quelque chose de plus complexe encore. Pourquoi en être là alors qu’ils s’entendaient si bien par le passé ? C’était la pire des déchirures pour lui. Il se rappela leur dispute… Avant qu’ils ne se séparent…
« Tu ne sais pas encore la conséquence de tes actes, Ouranos… »
« Sans doute… Mais je n’ai aucun regret à le faire, même si je ne te verrais jamais plus, Gaïa… »
« Sais-tu au moins ce que tu dis ?! Si tu fais CA, c’est la fin de cet Âge ! »
« Mais j’ai mal… j’ai si mal Gaïa… Ces brûlures me lancent… et mon corps souffre du feu qui est en train de le brûler… Cette âme, Gaïa… cette âme ne tiendra pas… Hâtons les préparatifs, fais venir plus tôt l’enfant des Dieux… Je ne veux plus sentir… »
« Mais que fais-tu de moi ? Egoïste, chien, traître ! Tu ne penses qu’à toi ! Si tu le fais, alors je te jure que je me vengerais ! Je me vengerais de toi et de ton égoïsme ! »
« Alors… Adieu Gaïa… »
« Tu me reverras bien assez vite, traître… »
Suite à cela il était tombé en Ambivalence et n’était devenu qu’une conscience. Il ignorait la profondeur de la haine de Gaïa à son encontre. Mais il savait que ce dernier lui en voulait. Qu’avait-il fait en son absence ? Il voudrait le savoir. Si cette situation de conflit n’existait pas, il aurait bien aimé le retrouver et parler de ses aventures dans le corps d’Ambivalence et il aurait écouté les siennes avec beaucoup d’attention. Peut-être auraient-ils chanté de nouveau, comme ce soir là. Il soupira alors qu’à ce moment là, il aurait aimé tout cela…
L’instant d’après, sans qu’il comprenne ce qui c’était passé, il se retrouvait les mains plaquées au dessus de sa tête. Un genou était callé entre ses jambes, le maintenant contre la bibliothèque derrière lui alors qu’il tentait de comprendre ce qu’il lui arrivait. L’individu qui le tenait possédait une force incroyable car il n’arrivait pas à se défaire de sa prise. Il ouvrit les yeux et tomba dans un regard identique au sien. Un regard topaze brûlant, semblant être deux orbes d’or en fusion. Et ces yeux là, étaient en train de le détailler avec attention, le brûlant là où son regard se posait ce qui lui laissa une sensation bizarre dans le creux du ventre.
Ses yeux se dilatèrent de stupeur alors qu’il regardait cet homme, car s’en était un. Avec un physique aussi extravagant, il ne l’aurait jamais reconnu, même si on le lui avait dit ! Son cœur se mit à cogner contre sa poitrine alors que l’autre lui tenait toujours les poignets au dessus de sa tête, avec un large sourire sur ses lèvres. Un sourire mauvais, celui qui a trouvé sa proie et qui ne la laisserait pas s’échapper.
« Je t’ai enfin retrouvé… Ouranos ! »
« Gaïa ?! »
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Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
« Gaïa ?! »
« Je t’ai enfin retrouvé… Ouranos ! »
Gaïa tenait Ouranos entre ses mains. Il tenait d’une main ferme ses deux poignets alors que son genou droit était entre ses jambes pour le tenir en place. Enfin… Enfin après toutes ses années, il l’avait enfin sous la main. Toutes ces années d’errance, de souffrance et de solitude, motivé seulement par le désir de retrouver son ennemi et aider sa victime. Tout cela allait pouvoir aboutir. Tout ce qu’il avait gardé au fond de lui, cette rancune, cette haine mais aussi la solitude et le désespoir dans lequel l’avait plongé Ouranos. Le souvenir de l’état dans lequel il avait fini lorsqu’il était parti le hantait toujours. Et il avait bien l’intention de lui faire payer tout cela.
Son regard se promenait sur ce corps, le détaillant au mieux car il n’avait bien entendu pas la même forme qu’avant aussi cela était un peu gênant en soi mais cela n’atténuait pas les sentiments de Gaïa. Décidément, l’asiatique avait très bon goût, ce qui l’énerva un peu à cause de cette beauté et cette sensualité qui dégageait de son corps et de sa tenue. Cette peau basanée, ces lèvres pleines, ces longs cheveux d’ébènes… Très beau, comme à son habitude… Beau, il l’avait toujours été. Gaïa concéda ce fait, il ne rivalisait pas avec sa beauté et sa grâce naturelle. Une pointe de jalousie passa dans son regard : lacéré une si belle enveloppe… c’en était presque dommage. Il aurait aimé jouir de ce corps mieux que cela. Mais tout pouvait s’arranger, n’est-ce pas ?
Il posa sa main libre sur son buste et se pencha sur son oreille. Il était plus grand que lui cette fois… Ce n’était pas plus mal.
« Tu es toujours aussi beau, Ouranos… Comme toujours, tu as ce même goût pour les choses qui sont belles. Tu as dû être ravis lorsque tu as vu Ambivalence, la première fois sur l’autel, non ? Si belle à ce moment, dans ces beaux vêtements blancs… Belle comme un ange, hein ? »
Gaïa vit la lente souffrance s’insinuer dans ces prunelles topazes, similaire aux siennes. Il savait que leur compatibilité était très faible et qu’Ambivalence l’avait rejeté. Mais il savait aussi qu’il avait souffert pendant trois jours parce qu’Ouranos n’avait pas su se synchroniser avec ce corps. Au final, Ambivalence l’avait accepté en elle mais à quel prix ? Mais voir qu’Ouranos éprouvait du remord à être parti alors qu’il lui avait déconseillé, le ravisait au plus haut point. Il voulait le mortifier, lui faire comprendre son erreur, lui montrer tout son ressentiment mais aussi le ridiculiser, le rendre pathétique jusqu’à ce qu’il n’est plus qu’une once de pitié lorsqu’il le regardera.
Mais pour le moment il devait bien avouer que ce corps était troublant tant par sa beauté que par les charmes qu’il cachait. Sa main glissa sous le tissu et il jugea un moment de sa douceur et de sa chaleur, alors que le rythme respiratoire d’Ouranos s’était modifié. Leurs regards se croisèrent et Gaïa vit bien de la crainte dans ses yeux-là. Oui, la crainte qu’il ne fasse quelque chose qu’il ne voulait pas. Le sourire de Gaïa devint plus grand et plus mauvais encore, alors qu’il ouvrit lentement ses lèvres, pour articuler :
« Je te fais peur, Ouranos ? »
L’autre le regarda, son corps tremblait sous ses doigts alors qu’il s’amusait à caresser cette peau tendre, comme celle d’une enfant, mais mature, par son odeur. Ouranos ferma les yeux et détourna son regard, laissant champ libre à Gaïa, qui ne se fit pas prier. Ses lèvres fondirent dans son cou et il se délecta de son goût, arrachant un frisson et un gémissement à son alter. Mais il ne le laissa pas profiter car déjà il y planta ses dents et le mordit sans douceur, le forçant à se mordre lui-même la lèvre inférieure pour contenir sa plainte. Mais Gaïa ne le blessa pas, il n’aurait pas voulu, pas maintenant, pas comme ça… Non, Ouranos n’était pas encore prêt, prêt à être puni pour ce qu’il avait fait. Il n’y avait pas assez d’indécision en son cœur, ni de trouble pour en faire ce qu’il souhaitait. Cette rencontre n’était qu’un avant goût, il devait se modérer…
Sans crier garde, Il lâcha les poignets d’Ouranos pour lui en reprendre un, afin de lui faire une clé de bras et le plaqua sans vergogne contre un bureau. Ouranos, tourna tant bien que mal son regard vers lui : un regard luisant de tristesse. Pourquoi ? Ce n’était pas ce qu’il voulait ! Il ne voulait pas que de la tristesse, il voulait aussi de la colère, de la haine ou même de la souffrance voire de l’impuissance. Non, non, non ! C’était quoi ce regard ? Il fronça les sourcils alors que même son sourire disparu. Non ! Ce n’était pas bien comme ça, il était trop docile, trop consentant ! Il resserra sa prise, lui arrachant une grimace de douleur à cause de son bras tordu mais il n’eut rien de plus, ce qui frustra le jeune homme. Devait-il le menacer ? Attenter à sa vie ? Le torturer ?
Il se pencha sur lui, se collant contre son dos alors qu’il relâcha son bras pour poser ses mains te part et d’autre de sa taille. Ouranos se tendit sous lui, retenant un nouveau glapissement et cela lui rendit le sourire.
« Allons, allons, Ouranos… Ce n’est pas comme cela qu’on fait… »
Ses mains passèrent sur la ceinture du kimono de l’homme sous lui et celui-ci tenta de se dégager. Hoho ! Cela commençait à devenir intéressant aux yeux de Gaïa, qui les laissa courir librement sur le tissu. Puis, profitant d’un pan libre, il s’accorda plus ample liberté et explora un peu ce corps, jeune sans doute encore. Ils n’étaient que de jeunes nés, avec un esprit et une âme vieille de plusieurs siècles… Ouranos tendit ses bras devant lui, cherchant à se défaire, se débattant pour le chasser mais ses vains mouvements furent contrôlés par la force de Gaïa. Il le regarda alors porter ses mains à ses lèvres, réprimant encore ses plaintes. Son corps entier était traversé par des tremblements, au plus grand bonheur de Gaïa.
« Tu vois que tu sais ce qu’il faut faire, Ouranos… »
« Je t’ai enfin retrouvé… Ouranos ! »
Gaïa tenait Ouranos entre ses mains. Il tenait d’une main ferme ses deux poignets alors que son genou droit était entre ses jambes pour le tenir en place. Enfin… Enfin après toutes ses années, il l’avait enfin sous la main. Toutes ces années d’errance, de souffrance et de solitude, motivé seulement par le désir de retrouver son ennemi et aider sa victime. Tout cela allait pouvoir aboutir. Tout ce qu’il avait gardé au fond de lui, cette rancune, cette haine mais aussi la solitude et le désespoir dans lequel l’avait plongé Ouranos. Le souvenir de l’état dans lequel il avait fini lorsqu’il était parti le hantait toujours. Et il avait bien l’intention de lui faire payer tout cela.
Son regard se promenait sur ce corps, le détaillant au mieux car il n’avait bien entendu pas la même forme qu’avant aussi cela était un peu gênant en soi mais cela n’atténuait pas les sentiments de Gaïa. Décidément, l’asiatique avait très bon goût, ce qui l’énerva un peu à cause de cette beauté et cette sensualité qui dégageait de son corps et de sa tenue. Cette peau basanée, ces lèvres pleines, ces longs cheveux d’ébènes… Très beau, comme à son habitude… Beau, il l’avait toujours été. Gaïa concéda ce fait, il ne rivalisait pas avec sa beauté et sa grâce naturelle. Une pointe de jalousie passa dans son regard : lacéré une si belle enveloppe… c’en était presque dommage. Il aurait aimé jouir de ce corps mieux que cela. Mais tout pouvait s’arranger, n’est-ce pas ?
Il posa sa main libre sur son buste et se pencha sur son oreille. Il était plus grand que lui cette fois… Ce n’était pas plus mal.
« Tu es toujours aussi beau, Ouranos… Comme toujours, tu as ce même goût pour les choses qui sont belles. Tu as dû être ravis lorsque tu as vu Ambivalence, la première fois sur l’autel, non ? Si belle à ce moment, dans ces beaux vêtements blancs… Belle comme un ange, hein ? »
Gaïa vit la lente souffrance s’insinuer dans ces prunelles topazes, similaire aux siennes. Il savait que leur compatibilité était très faible et qu’Ambivalence l’avait rejeté. Mais il savait aussi qu’il avait souffert pendant trois jours parce qu’Ouranos n’avait pas su se synchroniser avec ce corps. Au final, Ambivalence l’avait accepté en elle mais à quel prix ? Mais voir qu’Ouranos éprouvait du remord à être parti alors qu’il lui avait déconseillé, le ravisait au plus haut point. Il voulait le mortifier, lui faire comprendre son erreur, lui montrer tout son ressentiment mais aussi le ridiculiser, le rendre pathétique jusqu’à ce qu’il n’est plus qu’une once de pitié lorsqu’il le regardera.
Mais pour le moment il devait bien avouer que ce corps était troublant tant par sa beauté que par les charmes qu’il cachait. Sa main glissa sous le tissu et il jugea un moment de sa douceur et de sa chaleur, alors que le rythme respiratoire d’Ouranos s’était modifié. Leurs regards se croisèrent et Gaïa vit bien de la crainte dans ses yeux-là. Oui, la crainte qu’il ne fasse quelque chose qu’il ne voulait pas. Le sourire de Gaïa devint plus grand et plus mauvais encore, alors qu’il ouvrit lentement ses lèvres, pour articuler :
« Je te fais peur, Ouranos ? »
L’autre le regarda, son corps tremblait sous ses doigts alors qu’il s’amusait à caresser cette peau tendre, comme celle d’une enfant, mais mature, par son odeur. Ouranos ferma les yeux et détourna son regard, laissant champ libre à Gaïa, qui ne se fit pas prier. Ses lèvres fondirent dans son cou et il se délecta de son goût, arrachant un frisson et un gémissement à son alter. Mais il ne le laissa pas profiter car déjà il y planta ses dents et le mordit sans douceur, le forçant à se mordre lui-même la lèvre inférieure pour contenir sa plainte. Mais Gaïa ne le blessa pas, il n’aurait pas voulu, pas maintenant, pas comme ça… Non, Ouranos n’était pas encore prêt, prêt à être puni pour ce qu’il avait fait. Il n’y avait pas assez d’indécision en son cœur, ni de trouble pour en faire ce qu’il souhaitait. Cette rencontre n’était qu’un avant goût, il devait se modérer…
Sans crier garde, Il lâcha les poignets d’Ouranos pour lui en reprendre un, afin de lui faire une clé de bras et le plaqua sans vergogne contre un bureau. Ouranos, tourna tant bien que mal son regard vers lui : un regard luisant de tristesse. Pourquoi ? Ce n’était pas ce qu’il voulait ! Il ne voulait pas que de la tristesse, il voulait aussi de la colère, de la haine ou même de la souffrance voire de l’impuissance. Non, non, non ! C’était quoi ce regard ? Il fronça les sourcils alors que même son sourire disparu. Non ! Ce n’était pas bien comme ça, il était trop docile, trop consentant ! Il resserra sa prise, lui arrachant une grimace de douleur à cause de son bras tordu mais il n’eut rien de plus, ce qui frustra le jeune homme. Devait-il le menacer ? Attenter à sa vie ? Le torturer ?
Il se pencha sur lui, se collant contre son dos alors qu’il relâcha son bras pour poser ses mains te part et d’autre de sa taille. Ouranos se tendit sous lui, retenant un nouveau glapissement et cela lui rendit le sourire.
« Allons, allons, Ouranos… Ce n’est pas comme cela qu’on fait… »
Ses mains passèrent sur la ceinture du kimono de l’homme sous lui et celui-ci tenta de se dégager. Hoho ! Cela commençait à devenir intéressant aux yeux de Gaïa, qui les laissa courir librement sur le tissu. Puis, profitant d’un pan libre, il s’accorda plus ample liberté et explora un peu ce corps, jeune sans doute encore. Ils n’étaient que de jeunes nés, avec un esprit et une âme vieille de plusieurs siècles… Ouranos tendit ses bras devant lui, cherchant à se défaire, se débattant pour le chasser mais ses vains mouvements furent contrôlés par la force de Gaïa. Il le regarda alors porter ses mains à ses lèvres, réprimant encore ses plaintes. Son corps entier était traversé par des tremblements, au plus grand bonheur de Gaïa.
« Tu vois que tu sais ce qu’il faut faire, Ouranos… »
Invité- Invité
Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
« Hmm… Arrête ça… Gaïa… »
Ouranos détourna la tête, ne voulant pas penser à ce qu’il était en train de subir. Mais qu’est-ce que cherchait Gaïa en faisant cela ? Le ridiculisé ? Le couvrir de honte ? Pourquoi faire cela ? Il savait parfaitement comment il était, quand on l’attaquait sur ce plan là et c’était pour son plus grand dam. Il ne savait pas comment le contrer. Ils se connaissaient ! C’était ça le pire. Gaïa savait comment son corps réagissait et lui il savait comment Gaïa allait l’exploiter pour ses fins. Mais il ne voulait pas ! Lui servir d’objet ? Non ! Et pourquoi devait-il se laisser faire ?
Alors que Gaïa avait passé ses mains sous sa ceinture, il avait tenté de le repousser, de le chasser loin de lui, de ne plus le sentir tout contre lui, car cette sensation était détestable. Mais Gaïa avait toujours cette même force, cette force qui le domina et le laissa toujours dans cette position dégradante. Mais surtout, il priait au plus profond de lui, qu’Ambivalence ne vienne pas le chercher parce qu’il tardait trop à revenir. Surtout qu’il était partit sans lampe… Quel idiot ! Et ce corps contre le sien, ces mains aussi… Mon dieu ! Il aurait tout donné pour que Gaïa se reprenne. Avant tout il devait rester calme, ne pas se laisser dominer par ses sentiments, ni par son corps.
Mais que cela était difficile. Gaïa semblait connaître toutes les faiblesses de son corps. Et il y avait de quoi, car ils avaient un passé commun. Ouranos ferma les yeux alors qu’il se souvenait de ce passé là, alors que lui non plus n’avait rien demandé, il avait été mit au devant de quelque chose qu’il n’avait pas souhaité. Combien de fois Gaïa l’avait consolé par le passé, parce que son corps avait été abusé ? Alors maintenant, c’était au tour de Gaïa d’abuser de lui ? Cette idée lui lacéra le cœur. Celui battait affreusement fort dans sa poitrine, au point d’en cogner contre. Et cela faisait mal. Il enfouit son visage dans ses bras, se cachant de la douleur que lui faisait le jeune homme. Ses yeux laissaient couler des larmes amères alors que ces mains parcouraient encore son corps. Mais il n’avait déjà plus la force de le repousser.
Même s’il avait des allures de coureur de jupon, il souffrait terriblement de son ancienne condition. Ainsi, Gaïa voulait le briser et ne laisser que des miettes de lui ?
« NON ! »
« Chuuuut ! Nous ne sommes pas seuls, Ouranos… »
« Je préfère être prit dans cette position dégradante, que de te laisser faire plus longtemps ! »
« Quoi ?! »
« AMB… Hmmpppphh… »
Ouranos leva son regard en colère alors que Gaïa venait de lui plaquer la tête contre le bureau. Il sentit que la ceinture de son kimono était dénouée, avant qu’il ne sente un pan de tissu qui lui était glissé entre les lèvres, dans le but de le faire taire. Ouranos se mit à se débattre plus fort encore, essayant vainement d’alerté son amie. Les pans de son vêtement étaient écartés, dévoilant sans pudeur son corps. L’asiatique ferma les yeux, tentant de se calmer alors qu’il était de nouveau parcourut de part en part. L’autre s’amusait de ses zones érogènes alors qu’il devait réprimer ce qu’il ressentait à grande peine.
« Regarde-toi, Ouranos… Si faible, si sensible… Ton ancien toi n’a pas totalement disparu on dirait… »
L’asiatique rejeta la tête en arrière, son visage inondé de ses larmes alors qu’il cédait à son corps, n’arrivant pas à repousser l’autre.
« Cela fait combien d’années que tu n’as pas été touché ? Hein ? »
Ses mains aussi furent liées alors qu’il était étendu sur le sol, Gaïa au dessus de lui, le regardant d’un air victorieux. Il se pencha pour tenter d’avoir ses lèvres mais Ouranos détourna la tête, furieux. Gaïa l’attrapa par les cheveux, soulevant sa tête vers lui et l’embrassa malgré le tissu qui le bâillonnait et le fait que l’asiatique gardait ses lèvres closes. Lorsqu’il entendit le bruit métallique, de la boucle d’un ceinturon, Ouranos cessa de penser, s’enfermant au plus profond de lui, se disant que cela passera vite s’il ne faisait pas attention, s’il restait au dehors de tout.
Il sentit que la douleur lorsqu’il entra de force en lui. Mais le reste, il s’efforça de l’oublier. Ne pas ressentir, ne pas accorder d’importance à cette salissure. Ainsi donc c’était de quoi était capable Gaïa pour se venger ? C’était aussi cruel que ce qu’il pensait, peut-être pire encore… Il ne savait pas. A dire vrai il voulait seulement oublier. Le plus vite serait le mieux. Son va et vient était une torture dans le sens où son corps réagissait à cette présence et qu’il s’y habituait. Il n’y avait aucune douceur, aucune tendresse. Ce n’était que sa haine condensée en un désir brut, qui meurtrissait le corps et l’âme.
Et lorsqu’il sentit qu’il venait en lui, laissant cette trace immonde dans le fond de son corps, il ne dit rien. Son regard était vide, la pluie de ses yeux avait cessée elle aussi. Son corps fut très vite oublié là, même si l’autre le gardait encore prisonnier de ses entraves.
Ce fut sa dernière pensée avant qu’il ne sombre ailleurs, entre ici et là-bas.
Ouranos détourna la tête, ne voulant pas penser à ce qu’il était en train de subir. Mais qu’est-ce que cherchait Gaïa en faisant cela ? Le ridiculisé ? Le couvrir de honte ? Pourquoi faire cela ? Il savait parfaitement comment il était, quand on l’attaquait sur ce plan là et c’était pour son plus grand dam. Il ne savait pas comment le contrer. Ils se connaissaient ! C’était ça le pire. Gaïa savait comment son corps réagissait et lui il savait comment Gaïa allait l’exploiter pour ses fins. Mais il ne voulait pas ! Lui servir d’objet ? Non ! Et pourquoi devait-il se laisser faire ?
Alors que Gaïa avait passé ses mains sous sa ceinture, il avait tenté de le repousser, de le chasser loin de lui, de ne plus le sentir tout contre lui, car cette sensation était détestable. Mais Gaïa avait toujours cette même force, cette force qui le domina et le laissa toujours dans cette position dégradante. Mais surtout, il priait au plus profond de lui, qu’Ambivalence ne vienne pas le chercher parce qu’il tardait trop à revenir. Surtout qu’il était partit sans lampe… Quel idiot ! Et ce corps contre le sien, ces mains aussi… Mon dieu ! Il aurait tout donné pour que Gaïa se reprenne. Avant tout il devait rester calme, ne pas se laisser dominer par ses sentiments, ni par son corps.
Mais que cela était difficile. Gaïa semblait connaître toutes les faiblesses de son corps. Et il y avait de quoi, car ils avaient un passé commun. Ouranos ferma les yeux alors qu’il se souvenait de ce passé là, alors que lui non plus n’avait rien demandé, il avait été mit au devant de quelque chose qu’il n’avait pas souhaité. Combien de fois Gaïa l’avait consolé par le passé, parce que son corps avait été abusé ? Alors maintenant, c’était au tour de Gaïa d’abuser de lui ? Cette idée lui lacéra le cœur. Celui battait affreusement fort dans sa poitrine, au point d’en cogner contre. Et cela faisait mal. Il enfouit son visage dans ses bras, se cachant de la douleur que lui faisait le jeune homme. Ses yeux laissaient couler des larmes amères alors que ces mains parcouraient encore son corps. Mais il n’avait déjà plus la force de le repousser.
Même s’il avait des allures de coureur de jupon, il souffrait terriblement de son ancienne condition. Ainsi, Gaïa voulait le briser et ne laisser que des miettes de lui ?
« NON ! »
« Chuuuut ! Nous ne sommes pas seuls, Ouranos… »
« Je préfère être prit dans cette position dégradante, que de te laisser faire plus longtemps ! »
« Quoi ?! »
« AMB… Hmmpppphh… »
Ouranos leva son regard en colère alors que Gaïa venait de lui plaquer la tête contre le bureau. Il sentit que la ceinture de son kimono était dénouée, avant qu’il ne sente un pan de tissu qui lui était glissé entre les lèvres, dans le but de le faire taire. Ouranos se mit à se débattre plus fort encore, essayant vainement d’alerté son amie. Les pans de son vêtement étaient écartés, dévoilant sans pudeur son corps. L’asiatique ferma les yeux, tentant de se calmer alors qu’il était de nouveau parcourut de part en part. L’autre s’amusait de ses zones érogènes alors qu’il devait réprimer ce qu’il ressentait à grande peine.
« Regarde-toi, Ouranos… Si faible, si sensible… Ton ancien toi n’a pas totalement disparu on dirait… »
* Sa*** ! Je t’interdis de dire cela… Je ne veux pas… Arrête ! *
L’asiatique rejeta la tête en arrière, son visage inondé de ses larmes alors qu’il cédait à son corps, n’arrivant pas à repousser l’autre.
« Cela fait combien d’années que tu n’as pas été touché ? Hein ? »
* Comment oses-tu me dire cela ?! Tu sais très bien la vérité ! Tu sais que j’ai haïs tout cela, alors pourquoi fais-tu tout ça ? Pourquoi… toi… *
Ses mains aussi furent liées alors qu’il était étendu sur le sol, Gaïa au dessus de lui, le regardant d’un air victorieux. Il se pencha pour tenter d’avoir ses lèvres mais Ouranos détourna la tête, furieux. Gaïa l’attrapa par les cheveux, soulevant sa tête vers lui et l’embrassa malgré le tissu qui le bâillonnait et le fait que l’asiatique gardait ses lèvres closes. Lorsqu’il entendit le bruit métallique, de la boucle d’un ceinturon, Ouranos cessa de penser, s’enfermant au plus profond de lui, se disant que cela passera vite s’il ne faisait pas attention, s’il restait au dehors de tout.
Il sentit que la douleur lorsqu’il entra de force en lui. Mais le reste, il s’efforça de l’oublier. Ne pas ressentir, ne pas accorder d’importance à cette salissure. Ainsi donc c’était de quoi était capable Gaïa pour se venger ? C’était aussi cruel que ce qu’il pensait, peut-être pire encore… Il ne savait pas. A dire vrai il voulait seulement oublier. Le plus vite serait le mieux. Son va et vient était une torture dans le sens où son corps réagissait à cette présence et qu’il s’y habituait. Il n’y avait aucune douceur, aucune tendresse. Ce n’était que sa haine condensée en un désir brut, qui meurtrissait le corps et l’âme.
Et lorsqu’il sentit qu’il venait en lui, laissant cette trace immonde dans le fond de son corps, il ne dit rien. Son regard était vide, la pluie de ses yeux avait cessée elle aussi. Son corps fut très vite oublié là, même si l’autre le gardait encore prisonnier de ses entraves.
* Si sale… *
Ce fut sa dernière pensée avant qu’il ne sombre ailleurs, entre ici et là-bas.
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Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
Gaïa se releva et se rhabilla sommairement, n’aillant pas un vêtement aussi compliqué qu’Ambivalence ou encore Ouranos. En parlant de ce dernier, il jeta un coup d’œil à l’homme étendu sur son kimono ouvert. Il s’était mit en position fœtale et ne bougeait plus, ses yeux d’or étaient ternes et vides. Le brun aux reflets rouge frotta ses cheveux avec un léger soupire : bon, c’était vrai qu’il n’avait pas eut besoin d’aller jusque là. Prendre possession de son corps n’avait pas été une obligation, mais il n’avait su résisté à l’envie de lui faire mal en faisant cela. Même s’il risquait de ruiner ses préparatifs derrière. Mais ce corps… ce corps trop beau pour ses yeux, pour ses mains… Il n’avait vraiment pas contrôlé cette pulsion que de la salir et de vouloir le briser.
Mais il n’en tirait rien. Aucune satisfaction. Aucune jouissance. Il soupira : il y avait tout fait trop vite et il n’en avait gagné aucun plaisir. Il pesta contre lui-même. Il AURAIT dû ATTENDRE. Mais en même temps c’était bien plus facile à dire qu’à faire, car lorsque son regard se porta sur ce corps, il n’eût qu’une envie, ce fut de le laver pour mieux le salir à nouveau. Il boucla son ceinturon en soupirant contre cette calomnie qu’est le corps humain et ses désirs maladifs. Puis il s’agenouilla et tendit sa main vers cette épaule nue. Le contact l’électrifia à nouveau. Pourquoi Ouranos aimait-il tellement la beauté ? Aussi loin que se souvenait Gaïa, son alter avait eut toujours très bon goût dans bien des choses. Même pour ce corps si délicieux… Etait-ce fait exprès ? Il n’aurait su le dire.
Il attrapa ce corps, le maintenu contre lui puis tendit sa main au dessus de la tête d’Ouranos. Il invoqua de l’eau afin de le rincer un peu, mettant sa main sur sa joue, laissant le liquide frais et pur couler le rafraîchir un peu. Puis il déplaça sa main sur son corps, même si l’autre n’avait aucune réaction à ce contact. Sous ses doigts, Gaïa prenait un malin plaisir à le redécouvrir. Mais il s’arrêta car s’il continuait ainsi, il allait recommencer ce qu’il ne devait pas refaire pour le moment. Il se pencha sur ce visage et contempla ces yeux vides. Ce n’était pas encore tout à fait ça… Il avait encore du travail pour le briser complètement…
« Ouranos… Ce n’était qu’un essai mais je te jure que les prochaines fois seront plus douloureuses encore… Je vais faire une très grande fête pour toi. Je n’en suis qu’au préparatif mais lorsque tout sera en place, je viendrais te chercher. Mais cela ne veut pas dire que tu seras plus en paix pendant ce temps. Je viendrais te voir, pour te tourmenter… Je ne te lâche plus maintenant que je t’ai attrapé. »
Sa main se posa sur sa poitrine alors qu’il retirait son bâillon, déliant aussi ses poignets et l’embrassait pleinement. Mais alors qu’il le ranimait, quelque chose le démangea, aussi se délaissa-t-il ces lèvres et regarda sous sa main. Il fronça les sourcils alors qu’il écarta ses doigts : ce n’était pas les battements d’un cœur normal qu’il entendait. C’était quelque chose de plus lourd et plus lent aussi. Il poussa sa main te colla son oreille contre sa poitrine afin d’entendre ce qu’il sentait. C’était un « boum, boum » très lent, comme si on frappait fortement mais à un rythme très régulier. Les yeux de Gaïa s’écarquillèrent alors qu’il réalisa ce que c’était que ce cœur battant. A dire vrai ce n’était pas un cœur qu’il entendait… ce n’était pas SON cœur… Mais LEUR cœur. Les pupilles de Gaïa tout comme ses iris s’étrécirent alors qu’il se redressa, vert de rage.
COMMENT AVAIT-IL OSE FAIRE CA ?
L’européen ne savait pas quoi dire ou quoi faire mais il était sûr que ce n’était pas à son avantage cette découverte. Il attrapa Ouranos par les épaules et le secoua de toute ses force, voulant le réveiller mais aussi exiger des réponses et des explications à ses questions.
« OURANOS ! OURANOS ! REVIENS ICI ! QU’EST-CE QUE TU AS FAIT ? QU’EST-CE QUE TU AS FAIT AVEC ANGAL ? DIS LE MOI ! POURQUOI EST-CE QUE CE SONT SES BATTEMENTS QUE J’ENTENDS DANS TA POITRINE ? QU’EST-CE QUE TU AS FAIT, REPONDS MOI ! »
Gaïa arrêta de crier, essouffler, au bord d’une crise d’hystérie. Mais il voulait savoir ce qu’avait fait Ouranos ? Il avait remplacé son cœur par Angal ? Mais c’était totalement absurde ! Mais il savait ce qu’il entendait… Il le savait parfaitement… Etait-ce une ruse de sa part pour le perturber ? Ses yeux s’emplirent de larmes alors qu’il voulait des réponses mais il avait tellement poussé son alter dans ses retranchements que celui-ci était indifférent à tout. Ses mains tremblaient tant sa rage était grande. Il se jeta à son cou, le prenant entre ses mains alors qu’il chercha à l’étrangler. Ouranos se mit à suffoquer face à cette prise sur son cou, mais il releva son regard vers lui, un maigre sourire aux lèvres alors qu’il semblait complètement perdu dans ses songes.
« Dis-moi, Gaïa… On chantera… comme avant ? »
« NE TE FOUS PAS DE MOI ! DIS MOI CE QUE TU AS FAIT ? TEME ! »
Un bruit de pas fit redresser la tête à Gaïa : quelqu’un venait vers eux… Il tiqua alors qu’il lâcha Ouranos et il se dissipa dans les ténèbres.
« Ce n’est que partie remise, Ouranos ! Je ne t’oublie pas ! »
Mais il n’en tirait rien. Aucune satisfaction. Aucune jouissance. Il soupira : il y avait tout fait trop vite et il n’en avait gagné aucun plaisir. Il pesta contre lui-même. Il AURAIT dû ATTENDRE. Mais en même temps c’était bien plus facile à dire qu’à faire, car lorsque son regard se porta sur ce corps, il n’eût qu’une envie, ce fut de le laver pour mieux le salir à nouveau. Il boucla son ceinturon en soupirant contre cette calomnie qu’est le corps humain et ses désirs maladifs. Puis il s’agenouilla et tendit sa main vers cette épaule nue. Le contact l’électrifia à nouveau. Pourquoi Ouranos aimait-il tellement la beauté ? Aussi loin que se souvenait Gaïa, son alter avait eut toujours très bon goût dans bien des choses. Même pour ce corps si délicieux… Etait-ce fait exprès ? Il n’aurait su le dire.
Il attrapa ce corps, le maintenu contre lui puis tendit sa main au dessus de la tête d’Ouranos. Il invoqua de l’eau afin de le rincer un peu, mettant sa main sur sa joue, laissant le liquide frais et pur couler le rafraîchir un peu. Puis il déplaça sa main sur son corps, même si l’autre n’avait aucune réaction à ce contact. Sous ses doigts, Gaïa prenait un malin plaisir à le redécouvrir. Mais il s’arrêta car s’il continuait ainsi, il allait recommencer ce qu’il ne devait pas refaire pour le moment. Il se pencha sur ce visage et contempla ces yeux vides. Ce n’était pas encore tout à fait ça… Il avait encore du travail pour le briser complètement…
« Ouranos… Ce n’était qu’un essai mais je te jure que les prochaines fois seront plus douloureuses encore… Je vais faire une très grande fête pour toi. Je n’en suis qu’au préparatif mais lorsque tout sera en place, je viendrais te chercher. Mais cela ne veut pas dire que tu seras plus en paix pendant ce temps. Je viendrais te voir, pour te tourmenter… Je ne te lâche plus maintenant que je t’ai attrapé. »
Sa main se posa sur sa poitrine alors qu’il retirait son bâillon, déliant aussi ses poignets et l’embrassait pleinement. Mais alors qu’il le ranimait, quelque chose le démangea, aussi se délaissa-t-il ces lèvres et regarda sous sa main. Il fronça les sourcils alors qu’il écarta ses doigts : ce n’était pas les battements d’un cœur normal qu’il entendait. C’était quelque chose de plus lourd et plus lent aussi. Il poussa sa main te colla son oreille contre sa poitrine afin d’entendre ce qu’il sentait. C’était un « boum, boum » très lent, comme si on frappait fortement mais à un rythme très régulier. Les yeux de Gaïa s’écarquillèrent alors qu’il réalisa ce que c’était que ce cœur battant. A dire vrai ce n’était pas un cœur qu’il entendait… ce n’était pas SON cœur… Mais LEUR cœur. Les pupilles de Gaïa tout comme ses iris s’étrécirent alors qu’il se redressa, vert de rage.
COMMENT AVAIT-IL OSE FAIRE CA ?
L’européen ne savait pas quoi dire ou quoi faire mais il était sûr que ce n’était pas à son avantage cette découverte. Il attrapa Ouranos par les épaules et le secoua de toute ses force, voulant le réveiller mais aussi exiger des réponses et des explications à ses questions.
« OURANOS ! OURANOS ! REVIENS ICI ! QU’EST-CE QUE TU AS FAIT ? QU’EST-CE QUE TU AS FAIT AVEC ANGAL ? DIS LE MOI ! POURQUOI EST-CE QUE CE SONT SES BATTEMENTS QUE J’ENTENDS DANS TA POITRINE ? QU’EST-CE QUE TU AS FAIT, REPONDS MOI ! »
Gaïa arrêta de crier, essouffler, au bord d’une crise d’hystérie. Mais il voulait savoir ce qu’avait fait Ouranos ? Il avait remplacé son cœur par Angal ? Mais c’était totalement absurde ! Mais il savait ce qu’il entendait… Il le savait parfaitement… Etait-ce une ruse de sa part pour le perturber ? Ses yeux s’emplirent de larmes alors qu’il voulait des réponses mais il avait tellement poussé son alter dans ses retranchements que celui-ci était indifférent à tout. Ses mains tremblaient tant sa rage était grande. Il se jeta à son cou, le prenant entre ses mains alors qu’il chercha à l’étrangler. Ouranos se mit à suffoquer face à cette prise sur son cou, mais il releva son regard vers lui, un maigre sourire aux lèvres alors qu’il semblait complètement perdu dans ses songes.
« Dis-moi, Gaïa… On chantera… comme avant ? »
« NE TE FOUS PAS DE MOI ! DIS MOI CE QUE TU AS FAIT ? TEME ! »
Un bruit de pas fit redresser la tête à Gaïa : quelqu’un venait vers eux… Il tiqua alors qu’il lâcha Ouranos et il se dissipa dans les ténèbres.
« Ce n’est que partie remise, Ouranos ! Je ne t’oublie pas ! »
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Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
Ambivalence avait laissé partir Ouranos, qui semblait avoir oublier un livre nécessaire pour ses recherches. L’androgyne n’avait pas cherché plus loin à savoir ce dont il avait besoin et c’était lui-même penché sur ses propres recherches. Cependant il avait été surpris du temps qu’il avait mit pour revenir et s’en inquiétait un peu. Mais en même temps cette bibliothèque était très grande, donc c’était peut-être normal qu’il mette du temps à trouver ce qu’il cherchait. Ambivalence aurait bien voulu profiter de son absence pour essayer de retrouver Gaïa mais si Ouranos revenait entre temps, il allait peut-être se demander où il était passé. A moins qu’il ne lui laisse un mot pour lui dire qu’il était lui-même partit à la recherche d’un livre. Ce qui bien sûr était faux mais bon…
Ne résistant pas à l’envie de retrouver l’homme du passé, Ambivalence tira un bout de feuille et écrivit vite fait le petit mot d’excuse puis il prit la lampe et se mit à la recherche de cet homme.
Cependant quelque chose intriguait Ambivalence depuis un moment. C’était Obor. Il entendait ses faibles appels au fin fond de sa tête, mais il n’arrivait strictement pas à les comprendre. Et quand il l’appelait, l’autre ne lui répondait pas. La seule chose qu’Ambivalence avait à peu près captée, c’était qu’il avait mal et qu’il voulait seulement oublier. Mais oublier quoi ? L’autre était sourd à ses interrogation et Ambivalence avait entendu pendant de longues minutes ces étranges soupires de sa conscience. Mauvais souvenir ? Ambivalence n’avait pas en mémoire le fait qu’Obor eût souffert d’un mauvais passé. A dire vrai, il ne connaissait pas son passé et de ce fait il se retrouvait tout étonné de le voir ainsi.
Ambivalence se mit donc à fureter à travers les étagères, les livres et les tables, sans jamais trouver la moindre lueur orangée qui pourrait lui indiquer la présence de l’homme. Avait-il rêvé ? Il passa une main sur sa ceinture et sentit les plumes sous ses doigts. Il en décocha une et l’observa : non, elles étaient bien réelles et il lui manquait bel et bien la même plume. Noir argent, la plume d’Angal. Ambivalence fit une analogie qui l’amusa un peu : Gaïa et la plume avait la même couleur. C’était amusant. Il devrait le lui faire remarquer la prochaine fois qu’ils se verront. Cela lui donnait au moins un prétexte pour le revoir. Il eut un sourire alors qu’il tendit la lampe au dessus de sa tête pour s’éclairer un peu.
Il regarda la lampe quelques secondes alors qu’il cessa de marcher : lumière, lumière, lumière… Il avait un problème avec mais lequel ? Hum… Il pencha la tête et se mit à réfléchir. Ouranos était partit chercher un livre qui lui faisait défaut. Mais qu’est-ce qui clochait dans cette affaire ? Son regard se portait sur la lampe qu’il tenait… Lumière… Lampe…
Ambivalence se retourna soudainement. Il avait entendu du bruit, mais le son était très étouffé. Il leva sa lampe, chassant les ténèbres pour tenter de voir quelque chose. Mais avec sa mauvaise vue, il ne discerna pas grand-chose… Jusqu’à ce qu’une ombre tombe sur lui et ne le projette au sol, faisant rouler sa petite lampe sphérique bien trop loin. Ambivalence était au sol, le poids d’une personne sur lui. Il se mit à se débattre, ne pouvant pas crier car une main était plaquée sur sa bouche. La personne le maintenait bien contre le sol alors qu’elle s’affairait à fouiller ses poches. Ambivalence aurait voulu voir son visage mais la sphère bleutée était hors de portée aussi dut-il attendre que l’autre se dégage. Mais il ne prit en compte que cette ombre était très rapide car alors qu’il se redressait pour le poursuivre, il l’avait perdu de vu. Ambivalence fronça les sourcils alors qu’il alla reprendre sa lampe et se remit à chercher Ouranos ou Gaïa. A dire vrai il ne savait même plus qui il cherchait. Mais au fond de lui, il pensait plus à Ouranos. Ce voleur l’avait inquiété : et s’il était arrivé quelque chose à Ouranos ?
Le cœur battant, Ambivalence s’approcha de la source du bruit qu’il avait entendu un peu avant. Il leva la lampe et dégluti avec peine car sa gorge était nouée par la peur. Mais alors qu’il allait passer cet angle mort pour voir ce qu’il se passait, un poids important prit appui sur ses épaules alors qu’il perdit la sphère de ses mains. Elle alla s’écraser au sol mais cette fois-ci elle se brisa sous le regard surpris d’Ambivalence. La lumière de la petite fée brilla encore un moment avant de s’éteindre alors qu’Ambivalence soutenait ce poids. Il entendit une respiration très faible dans son oreille mais ne chercha pas à repousser cette personne, même s’il ignorait qui elle était. Il sentit que celle-ci manquait de force, car elle chuta de son épaule. L’androgyne la retenu du mieux qu’il pouvait, puis la fit s’asseoir contre une armoire, le regard soucieux.
« Est-ce que tout va… Ouranos ?! »
Ambivalence passa une main dans ces longes cheveux d’ébènes qui couvrait un visage qu’il ne discernait pas. Il plaça sa tête contre sa poitrine cherchant à entendre les battements de son cœur alors qu’une main le repoussa faiblement.
« Ne forcez pas, vous n’êtes pas en état… Est-ce que vous êtes blessé ? »
Ne résistant pas à l’envie de retrouver l’homme du passé, Ambivalence tira un bout de feuille et écrivit vite fait le petit mot d’excuse puis il prit la lampe et se mit à la recherche de cet homme.
Cependant quelque chose intriguait Ambivalence depuis un moment. C’était Obor. Il entendait ses faibles appels au fin fond de sa tête, mais il n’arrivait strictement pas à les comprendre. Et quand il l’appelait, l’autre ne lui répondait pas. La seule chose qu’Ambivalence avait à peu près captée, c’était qu’il avait mal et qu’il voulait seulement oublier. Mais oublier quoi ? L’autre était sourd à ses interrogation et Ambivalence avait entendu pendant de longues minutes ces étranges soupires de sa conscience. Mauvais souvenir ? Ambivalence n’avait pas en mémoire le fait qu’Obor eût souffert d’un mauvais passé. A dire vrai, il ne connaissait pas son passé et de ce fait il se retrouvait tout étonné de le voir ainsi.
Ambivalence se mit donc à fureter à travers les étagères, les livres et les tables, sans jamais trouver la moindre lueur orangée qui pourrait lui indiquer la présence de l’homme. Avait-il rêvé ? Il passa une main sur sa ceinture et sentit les plumes sous ses doigts. Il en décocha une et l’observa : non, elles étaient bien réelles et il lui manquait bel et bien la même plume. Noir argent, la plume d’Angal. Ambivalence fit une analogie qui l’amusa un peu : Gaïa et la plume avait la même couleur. C’était amusant. Il devrait le lui faire remarquer la prochaine fois qu’ils se verront. Cela lui donnait au moins un prétexte pour le revoir. Il eut un sourire alors qu’il tendit la lampe au dessus de sa tête pour s’éclairer un peu.
Il regarda la lampe quelques secondes alors qu’il cessa de marcher : lumière, lumière, lumière… Il avait un problème avec mais lequel ? Hum… Il pencha la tête et se mit à réfléchir. Ouranos était partit chercher un livre qui lui faisait défaut. Mais qu’est-ce qui clochait dans cette affaire ? Son regard se portait sur la lampe qu’il tenait… Lumière… Lampe…
* AH ! Ouranos est parti sans lumière ! C’est moi qui ai sa lampe ! Tu m’étonnes qu’il mette autant de temps à revenir ! Chercher un ouvrage dans cette obscurité, ce n’est pas évident. Quel imbécile je fais… *
Ambivalence se retourna soudainement. Il avait entendu du bruit, mais le son était très étouffé. Il leva sa lampe, chassant les ténèbres pour tenter de voir quelque chose. Mais avec sa mauvaise vue, il ne discerna pas grand-chose… Jusqu’à ce qu’une ombre tombe sur lui et ne le projette au sol, faisant rouler sa petite lampe sphérique bien trop loin. Ambivalence était au sol, le poids d’une personne sur lui. Il se mit à se débattre, ne pouvant pas crier car une main était plaquée sur sa bouche. La personne le maintenait bien contre le sol alors qu’elle s’affairait à fouiller ses poches. Ambivalence aurait voulu voir son visage mais la sphère bleutée était hors de portée aussi dut-il attendre que l’autre se dégage. Mais il ne prit en compte que cette ombre était très rapide car alors qu’il se redressait pour le poursuivre, il l’avait perdu de vu. Ambivalence fronça les sourcils alors qu’il alla reprendre sa lampe et se remit à chercher Ouranos ou Gaïa. A dire vrai il ne savait même plus qui il cherchait. Mais au fond de lui, il pensait plus à Ouranos. Ce voleur l’avait inquiété : et s’il était arrivé quelque chose à Ouranos ?
Le cœur battant, Ambivalence s’approcha de la source du bruit qu’il avait entendu un peu avant. Il leva la lampe et dégluti avec peine car sa gorge était nouée par la peur. Mais alors qu’il allait passer cet angle mort pour voir ce qu’il se passait, un poids important prit appui sur ses épaules alors qu’il perdit la sphère de ses mains. Elle alla s’écraser au sol mais cette fois-ci elle se brisa sous le regard surpris d’Ambivalence. La lumière de la petite fée brilla encore un moment avant de s’éteindre alors qu’Ambivalence soutenait ce poids. Il entendit une respiration très faible dans son oreille mais ne chercha pas à repousser cette personne, même s’il ignorait qui elle était. Il sentit que celle-ci manquait de force, car elle chuta de son épaule. L’androgyne la retenu du mieux qu’il pouvait, puis la fit s’asseoir contre une armoire, le regard soucieux.
« Est-ce que tout va… Ouranos ?! »
Ambivalence passa une main dans ces longes cheveux d’ébènes qui couvrait un visage qu’il ne discernait pas. Il plaça sa tête contre sa poitrine cherchant à entendre les battements de son cœur alors qu’une main le repoussa faiblement.
« Ne forcez pas, vous n’êtes pas en état… Est-ce que vous êtes blessé ? »
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Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
Ouranos s’était redressé alors que Gaïa avait prit la fuite parce qu’il avait entendu des bruits de pas. L’asiatique malgré cette expérience traumatisante s’était tout de même relevé à son tour. Son corps était éprouvé et il était se coué par des tremblements irréguliers. Ce qu’avait son alter était terrible et il avait un mal fou à se contenir, ne pas céder à sa douleur et à la déchire qu’il y avait dans son cœur. Il rabattit ses bras contre lui, serrant nerveusement son kimono alors qu’il avait de plus en plus de mal à contenir ses pleurs. Oui, des pleurs. Parce que Gaïa l’avait souillé sans honte et qu’en plus il semblait prêt à recommencer dès qu’il le pourrait. Sa haine semblait être sa seule motivation et il avait l’impression d’avoir été brûlé au premier degré par ce désir noir de vengeance. Son corps s’en souvenait que trop douloureusement.
L’asiatique rassembla les brides de son courage, en passant son kimono sur son corps sale. Ses doigts et ses mains tremblaient tellement qu’il éprouva un mal fou à se rhabiller convenablement. Surtout pour renouer sa ceinture. Il était dans un tel état de choc qu’il n’arrivait même pas à faire une boucle simple. Il cessa un moment son activité, prenant appui contre le bureau à ses côtés et passa une main sur son visage afin de tenter de retrouver son calme. Même ses jambes semblaient refuser de le soutenir. Qu’il avait-il à soutenir ? Plus grand-chose. L’homme en lui était presque mort. Mais l’essence était encore là et Angal aussi… C’était largement suffisant mais à ne pas en douter, il savait qu’Ambivalence allait être aussi une de ses cibles. Restait à déterminer en quoi.
Dissimulant son trouble, Ouranos sécha ses larmes et matérialisa un nécessaire de maquillage mais aussi un miroir et une bougie. Il l’alluma, s’éclairant d’une flamme bleutée alors qu’il tirait la palette vers lui. Doucement mais patiemment il appliqua du fond de teint sur son visage, cachant le désastre qu’avaient causé ses larmes sur ses joues. Puis il lissa ses cheveux en désordre afin de tenter de cacher toutes traces de ce qui s’était passé. Mais ses yeux étaient le plus problématiques : gonflés et rouges à cause de ses larmes. Ca, il aurait beaucoup de mal à le caché et la lueur qui y était trahissait que trop son trouble. Ouranos baissa les cils : il n’y arrivera jamais. Mais à force de patience, il cacha complètement son visage sous un maquillage presque naturel. Il récita une formule pour qu’elle complète son travail et pour pas qu’il paraisse pot de peinture.
Il devait cacher cela. Cacher sa honte. Cacher sa terreur. Cacher sa peur. Tout dissimuler sous le masque. Être dans le paraître. Il ne lui restait plus que cela. Il n’était guère plus que l’ombre de lui-même pour le moment.
Il porta une main à ses lèvres, encore éprouver. Il ne pouvait pas rester comme ça. Quitte à être sous un masque, autant se doter du rôle qui allait avec. Il rangea ce qu’il avait matérialisé alors tira un calepin de sa manche : il était de petite taille, tenant sur toute la largeur de sa main et était presque aussi long, d’un beau rouge sombre où des motifs de dragon chinois en relief étaient représentés. Il en caressa la couverture un moment puis l’ouvrit. Il souffla sur la première page, levant ainsi le verrou qu’il y avait posé puis tira une nouvelle fois sur sa manche et matérialisé une plume. Il traça des lignes droites et régulières d’une écriture souple bien que tremblante. Il devait faire quelque chose ou c’était Ambivalence qui serait en danger. Et ça il ne voulait pas. Il souffla à nouveau sur la page écrite et deux origamis prirent forme. Il les attrapa dans sa main et les porta devant sa bouche afin de leur murmurer quelque chose. Les deux oiseaux en papier prirent leur envol et sortirent de la bibliothèque. C’était fait, il ne pourrait aller au-delà de ces choses-là.
Un bruit de pas ce fit entendre et Ouranos se releva tant bien que mal, rajustant son kimono comme il le pouvait mais se hâta de passer dans le dos de son visiteur. Il avait aperçu une lumière bleutée. Ca ne pouvait qu’être Ambivalence. Mais elle ne devait pas le voir ainsi. C’est pour cela qu’il s’appuya sur ses épaules, chassant la lumière de ses mains. Certes, dans ce geste, il condamna la vie de cette pauvre fée mais elle ne devait pas voir. Mais il était sans force, ou presque sans. L’obscurité était retombée, comme son masque sous les ténèbres, laissant son vrai visage apparaître sous les yeux d’une personne qui ne pourrait le voir. Ambivalence le retenu alors que son corps lui faisait défaut. Elle ne l’avait pas vu, ni reconnu pour le moment, mais elle ne l’avait pas repoussée. Sage enfant… Il trouva appui contre une armoire alors qu’Ambivalence l’identifia enfin. Son masque était brisé par la nuit et Ambivalence ne pouvait voir le monstre qu’il était en ce moment même. Ce n’était pas plus mal qu’elle ne le voit pas, qu’elle ignore ce vrai visage. Mais alors qu’elle cherchait à savoir s’il était en vie, en voulant entendre son cœur, les souvenirs laisser par Gaïa le fit la repousser.
« Ambivalence… Il ne faut pas que tu restes ici… Va-t-en. Ne cherche JAMAIS à me retrouver, ni à savoir qui je suis réellement. Il faut que tu partes à présent. Nos chemins se croiseront probablement un jour, mais le plus tard sera le mieux. »
« Ouranos ? »
« Tu es encore là ? » fit-il d’une voix douce. « Envole toi, mon enfant… Vole aussi haut que tu le pourras. Petite fille déchue… »
« Hein ? »
Ouranos leva sa main et endormit Ambivalence qui ne comprenait pas. Lui, il se redressa et quitta d’un pas titubant la bibliothèque. Il erra longtemps dans le château puis il décida qu’il devait se mettre très vite en quête de la vérité au sujet des plans de Gaïa. Le temps était probablement contre lui mais il le ferait. A défaut s’il le fallait mais il protégerait Ambivalence.
Il quitta le château, repassant par la forêt qu’ils avaient quittés un peu plutôt. Puis il traça des lignes dans l’espace et s’engouffra dans une faille. Il ne voulait plus rien perdre comme il en avait déjà perdu.
L’asiatique rassembla les brides de son courage, en passant son kimono sur son corps sale. Ses doigts et ses mains tremblaient tellement qu’il éprouva un mal fou à se rhabiller convenablement. Surtout pour renouer sa ceinture. Il était dans un tel état de choc qu’il n’arrivait même pas à faire une boucle simple. Il cessa un moment son activité, prenant appui contre le bureau à ses côtés et passa une main sur son visage afin de tenter de retrouver son calme. Même ses jambes semblaient refuser de le soutenir. Qu’il avait-il à soutenir ? Plus grand-chose. L’homme en lui était presque mort. Mais l’essence était encore là et Angal aussi… C’était largement suffisant mais à ne pas en douter, il savait qu’Ambivalence allait être aussi une de ses cibles. Restait à déterminer en quoi.
* Gaïa… Qu’est-ce que tu comptes faire ? Pourquoi voulais-tu notre cœur pour que le fait que je le garde emprisonner ne te plaise pas à ce point ? *
Dissimulant son trouble, Ouranos sécha ses larmes et matérialisa un nécessaire de maquillage mais aussi un miroir et une bougie. Il l’alluma, s’éclairant d’une flamme bleutée alors qu’il tirait la palette vers lui. Doucement mais patiemment il appliqua du fond de teint sur son visage, cachant le désastre qu’avaient causé ses larmes sur ses joues. Puis il lissa ses cheveux en désordre afin de tenter de cacher toutes traces de ce qui s’était passé. Mais ses yeux étaient le plus problématiques : gonflés et rouges à cause de ses larmes. Ca, il aurait beaucoup de mal à le caché et la lueur qui y était trahissait que trop son trouble. Ouranos baissa les cils : il n’y arrivera jamais. Mais à force de patience, il cacha complètement son visage sous un maquillage presque naturel. Il récita une formule pour qu’elle complète son travail et pour pas qu’il paraisse pot de peinture.
Il devait cacher cela. Cacher sa honte. Cacher sa terreur. Cacher sa peur. Tout dissimuler sous le masque. Être dans le paraître. Il ne lui restait plus que cela. Il n’était guère plus que l’ombre de lui-même pour le moment.
Il porta une main à ses lèvres, encore éprouver. Il ne pouvait pas rester comme ça. Quitte à être sous un masque, autant se doter du rôle qui allait avec. Il rangea ce qu’il avait matérialisé alors tira un calepin de sa manche : il était de petite taille, tenant sur toute la largeur de sa main et était presque aussi long, d’un beau rouge sombre où des motifs de dragon chinois en relief étaient représentés. Il en caressa la couverture un moment puis l’ouvrit. Il souffla sur la première page, levant ainsi le verrou qu’il y avait posé puis tira une nouvelle fois sur sa manche et matérialisé une plume. Il traça des lignes droites et régulières d’une écriture souple bien que tremblante. Il devait faire quelque chose ou c’était Ambivalence qui serait en danger. Et ça il ne voulait pas. Il souffla à nouveau sur la page écrite et deux origamis prirent forme. Il les attrapa dans sa main et les porta devant sa bouche afin de leur murmurer quelque chose. Les deux oiseaux en papier prirent leur envol et sortirent de la bibliothèque. C’était fait, il ne pourrait aller au-delà de ces choses-là.
Un bruit de pas ce fit entendre et Ouranos se releva tant bien que mal, rajustant son kimono comme il le pouvait mais se hâta de passer dans le dos de son visiteur. Il avait aperçu une lumière bleutée. Ca ne pouvait qu’être Ambivalence. Mais elle ne devait pas le voir ainsi. C’est pour cela qu’il s’appuya sur ses épaules, chassant la lumière de ses mains. Certes, dans ce geste, il condamna la vie de cette pauvre fée mais elle ne devait pas voir. Mais il était sans force, ou presque sans. L’obscurité était retombée, comme son masque sous les ténèbres, laissant son vrai visage apparaître sous les yeux d’une personne qui ne pourrait le voir. Ambivalence le retenu alors que son corps lui faisait défaut. Elle ne l’avait pas vu, ni reconnu pour le moment, mais elle ne l’avait pas repoussée. Sage enfant… Il trouva appui contre une armoire alors qu’Ambivalence l’identifia enfin. Son masque était brisé par la nuit et Ambivalence ne pouvait voir le monstre qu’il était en ce moment même. Ce n’était pas plus mal qu’elle ne le voit pas, qu’elle ignore ce vrai visage. Mais alors qu’elle cherchait à savoir s’il était en vie, en voulant entendre son cœur, les souvenirs laisser par Gaïa le fit la repousser.
« Ambivalence… Il ne faut pas que tu restes ici… Va-t-en. Ne cherche JAMAIS à me retrouver, ni à savoir qui je suis réellement. Il faut que tu partes à présent. Nos chemins se croiseront probablement un jour, mais le plus tard sera le mieux. »
* C’est ici que nos esprits se séparent. Mais je resterais toujours avec toi. Prends soin de toi Ambibi. Prends soin de toi car je ne le peux plus, je n’en ai déjà plus le droit. J’ai un ennemi en ces terres et je ne veux pas qu’il te passe du mal. J’ignore ce qu’il a derrière la tête mais quelque chose me dit que ce n’est pas innocent. *
« Ouranos ? »
« Tu es encore là ? » fit-il d’une voix douce. « Envole toi, mon enfant… Vole aussi haut que tu le pourras. Petite fille déchue… »
« Hein ? »
Ouranos leva sa main et endormit Ambivalence qui ne comprenait pas. Lui, il se redressa et quitta d’un pas titubant la bibliothèque. Il erra longtemps dans le château puis il décida qu’il devait se mettre très vite en quête de la vérité au sujet des plans de Gaïa. Le temps était probablement contre lui mais il le ferait. A défaut s’il le fallait mais il protégerait Ambivalence.
* Je ne te laisserais pas faire Gaïa… *
Il quitta le château, repassant par la forêt qu’ils avaient quittés un peu plutôt. Puis il traça des lignes dans l’espace et s’engouffra dans une faille. Il ne voulait plus rien perdre comme il en avait déjà perdu.
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