C'est ici que nos esprits se séparent...
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C'est ici que nos esprits se séparent...
Ambivalence errait un peu seul dans ce qu'il ignorait pour le moment être le château du Dragon des Glaces. Il ne souffrait pas du froid et s'émerveillait de la beauté des lieux. C'était ce qu'il avait en quelque sorte toujours rêver, n'ayant jamais eut la chance d'aller à Tahgira, l'Âge prison des neiges. Il en avait qu'entendu parler et il savait quelques trucs de ce paysage désertique des neiges. Il aimait le froid et la neige. Pourtant dans son monde il vivait au bord de la mer. Il n'avait pas vraiment eut le temps de connaître le froid ou la neige lorsqu'il était encore un Angalien… Il avait connu que quelques Âges. Deux des trois Âges pédagogiques de son tuteur dont il connaissait un peu les techniques puis deux à trois Âges au-delà de l'île Refuge… Puis ceux qui avaient servis à la fille de son tuteur avant que la nouvelle ville-Âge ne soit construite.
Alors qu'il se demandait d'où lui venait sa passion pour cet élément qu'il n'avait jamais réellement côtoyé, il fit de nouveau face aux soubresauts de son Âge et de nouvelles réactions de la glace à ces derniers. Mine de rien il commençait à y être habituer. Mais ce qui l'ennuyait le plus ce fut qu'il ne savait pas pourquoi Angal était si réactif à la glace. Enfin, plus exactement pourquoi cette glace semblait tant vouloir attaquer son livre liaison. Mais à force de penser à autre chose, il ne prit pas garde au terrain qui était assez dangereux en lui-même et s'étala dans la neige de tout son long après avoir butter contre une racine d'un arbre presque mort mais surtout couvert d'une pellicule de glace, translucide et un peu bleuté sous ce jour à peine levant.
Il se redressa sur le sol neigeux et frottant son visage puis ses vêtements car la neige s'était faufilée où bon lui semblait dans les nombreux pans et replis de sa tenue complexe. Il posa sa main contre l'arbre avant de se lever et de regarder la coquine qui l'avait faite tomber. Il poussa un soupire : il ne l'avait pas vu. Il retira sa main qui commençait à se refroidir au contact de l'arbre et il se mit à le regarder, d'un air curieux. Le tronc lui renvoya son reflet et Ambivalence soupira. Il porta sa main à son œil droit, sa vue n'était pas meilleure malgré le sceau de sa moitié. Et cela durait depuis un moment. Il secoua doucement son visage, un peu navré puis n'étant pas très rassurer seul en ce milieu froid, il réveilla sa conscience.
La voix dans sa tête de ne lui répondit pas, augmentant ses craintes bien qu'il ne se fut pas sentit en danger outre mesure. Mais il sentait bien que sa moitié était toujours là, au poids qu'il y avait sur son esprit. Ambivalence leva ses yeux vers le ciel, comme s'il eut espéré voir Obor, chose qui était impossible. Au final, quelque chose le turlupina davantage : quel forme avait eut Obor avant d'être en lui ? Certes il incarnait l'âme d'Angal… mais à quoi ressemblait-il ?
Autre silence de la part de la conscience et cela fit un peu culpabilisé Ambivalence. Il devait avoir l'art et la manière de poser les mauvaises questions au mauvais moment. Alors qu'il allait s'excuser pour son impolitesse, il fut prit d'une fulgurante douleur au crâne, signe de l'énervement potentielle de sa moitié.
La douleur passa et Ambivalence put enfin lâcher ses tempes. Il les frotta tout de même, sonné par cet élan d'humeur chez sa conscience. Qu'est-ce qu'il avait tout d'un coup ? Ambivalence le trouvait assez étrange depuis qu'il avait abordé ces questions. Mais surtout pourquoi ce nœud dans son estomac ? Il ne sentait pas très bien… Malade ? Presque… Il dirait plutôt mal à l'aise, inquiet, particulièrement seul…
« Ne t'en fais pas, Ambivalence… Tu sauras tout en temps voulu mais avant cela, je m'en vais faire ce à quoi tu as renoncé… »
Obor poussa un soupire alors qu'il endormait son propre hôte. Il le faisait rarement si ce n'est pour dire jamais. Mais là… c'était différent. Il prit Angal de la besace à livre et regarda longuement la couverture brûlée aux lettres presque effacées. Il était peut-être finalement qu'un souvenir perdu quelque part… Le paysage polaire réagit automatiquement à la présence d'Angal et Obor ne cherche pas à le protéger. Au contraire, il tendit son bras bien devant lui alors que quatre vagues de glace, formant de véritable colonne de verre se dirigeaient vers lui. Il lâcha Angal, qui fut immédiatement capturer dans la glace qui cessa aussitôt tout assaut. Obor regarda la sorte de stalactite géante qui s'était formée puis passa ses mains sur la ceinture à plume et les prit toutes d'une main experte. Il les utilisa chacune d'une manière différente, traçant formule, cercles et autres compositions nécessaire à son entreprise. Bientôt ce fut une zone magique très importante et plusieurs essences coulaient à flot en ce milieu désertique polaire. Obor regrettait juste que les lieux fussent si beaux…
Il s'approcha lentement du livre prit dans la glace puis usant de la plume noire, la plume de son essence, il traça les derniers liens pour achever son sort. C'était quelque chose de long et de complexe mais sa patience en viendrait à bout. Il le devait. Il posa ses mains sur la glace qui vibrait à présent à cause d'Angal. Une sorte de semi sourire étira les lèvres de l'androgyne alors qu'il regardait l'Âge qui se débattait dans sa prison. Une lueur mauvaise brillait dans son œil gauche puis Obor retira les bandes de son œil droit qui commençait déjà à saigner. Il posa son front contre la glace son regard rivé sur l'Âge, les pulsations s'amplifiant toujours plus.
« Cela doit te faire bizarre non ? De te retrouver à ton tour dans ta prison… Mais je ne m'arrêterais pas… Ambibi… Ambibi a sacrifié son devoir en me disant qu'elle me donnerait un corps… »
De l'eau coulait des paumes d'Obor. La même eau qui terrifiait Ambivalence dans ses crises. Son regard se fit un peu plus douloureux : cet eau… C'était juste son essence. L'essence de son âme. L'eau l'enveloppait à présent de telle sorte qu'il pouvait dire qu'il entourait Ambivalence. L'eau s'éleva lentement puis rentra à travers les lignes, traits et autres formules tracées à même la glace. Le corps d’Ambivalence glissa lentement au sol puisqu’il n’y avait aucun esprit qui y était lié pour le commander alors que l’Âge fut assaillit par l’eau.
Il eut une lourde vague lumière qui traversa la glace avant que celle-ci n’explose, cédant sous le poids de la magie ou incantation utilisée en ce moment-même. Le souffle balaya l’ensemble de la forêt alors que le corps d’Ambivalence fut naturellement protéger par la glace. Lorsque la lumière cessa d’irradier il n’y avait plus de livre, plus de stalactite géant. Même la neige avait été soufflée par la détonation, découvrant une terre et de l’herbe congelées par ce froid permanent. Il eut seulement cette ombre qui se pencha sur son visage endormit…
Alors qu'il se demandait d'où lui venait sa passion pour cet élément qu'il n'avait jamais réellement côtoyé, il fit de nouveau face aux soubresauts de son Âge et de nouvelles réactions de la glace à ces derniers. Mine de rien il commençait à y être habituer. Mais ce qui l'ennuyait le plus ce fut qu'il ne savait pas pourquoi Angal était si réactif à la glace. Enfin, plus exactement pourquoi cette glace semblait tant vouloir attaquer son livre liaison. Mais à force de penser à autre chose, il ne prit pas garde au terrain qui était assez dangereux en lui-même et s'étala dans la neige de tout son long après avoir butter contre une racine d'un arbre presque mort mais surtout couvert d'une pellicule de glace, translucide et un peu bleuté sous ce jour à peine levant.
Il se redressa sur le sol neigeux et frottant son visage puis ses vêtements car la neige s'était faufilée où bon lui semblait dans les nombreux pans et replis de sa tenue complexe. Il posa sa main contre l'arbre avant de se lever et de regarder la coquine qui l'avait faite tomber. Il poussa un soupire : il ne l'avait pas vu. Il retira sa main qui commençait à se refroidir au contact de l'arbre et il se mit à le regarder, d'un air curieux. Le tronc lui renvoya son reflet et Ambivalence soupira. Il porta sa main à son œil droit, sa vue n'était pas meilleure malgré le sceau de sa moitié. Et cela durait depuis un moment. Il secoua doucement son visage, un peu navré puis n'étant pas très rassurer seul en ce milieu froid, il réveilla sa conscience.
* Que me veux-tu Ambivalence ? C'est assez rare que tu viennes me chercher de ta propre volonté… *
* Oui, je sais. Mais je suis assez perplexe… Toi qui peux voir à travers ma mémoire, tu peux donc me dire pourquoi je suis associée avec la glace ? *
* Oui, je sais. Mais je suis assez perplexe… Toi qui peux voir à travers ma mémoire, tu peux donc me dire pourquoi je suis associée avec la glace ? *
La voix dans sa tête de ne lui répondit pas, augmentant ses craintes bien qu'il ne se fut pas sentit en danger outre mesure. Mais il sentait bien que sa moitié était toujours là, au poids qu'il y avait sur son esprit. Ambivalence leva ses yeux vers le ciel, comme s'il eut espéré voir Obor, chose qui était impossible. Au final, quelque chose le turlupina davantage : quel forme avait eut Obor avant d'être en lui ? Certes il incarnait l'âme d'Angal… mais à quoi ressemblait-il ?
* Obor ? *
* Ah ? Oui excuse-moi, ta question me faisait méditer… Mais on dirait que d'autres interrogations semblent être venus en toi le temps de mon silence. Qu'en est-il ? *
* Je me demandais… à quoi tu avais bien pu ressembler avant que tu ne t'incarne en moi… *
* Ah ? Oui excuse-moi, ta question me faisait méditer… Mais on dirait que d'autres interrogations semblent être venus en toi le temps de mon silence. Qu'en est-il ? *
* Je me demandais… à quoi tu avais bien pu ressembler avant que tu ne t'incarne en moi… *
Autre silence de la part de la conscience et cela fit un peu culpabilisé Ambivalence. Il devait avoir l'art et la manière de poser les mauvaises questions au mauvais moment. Alors qu'il allait s'excuser pour son impolitesse, il fut prit d'une fulgurante douleur au crâne, signe de l'énervement potentielle de sa moitié.
* TU AS VRAIMENT MOINS DE MEMOIRE QUE LA MOITIE DES GENS DE TON ESPECE OU QUOI ? *
* Mais qu'est-ce qui te prends cette fois ? J'ai mal au crâne à cause de tes humeurs ! *
* Ca n'a aucune sorte d'importance… *
* Mais qu'est-ce qui te prends cette fois ? J'ai mal au crâne à cause de tes humeurs ! *
* Ca n'a aucune sorte d'importance… *
La douleur passa et Ambivalence put enfin lâcher ses tempes. Il les frotta tout de même, sonné par cet élan d'humeur chez sa conscience. Qu'est-ce qu'il avait tout d'un coup ? Ambivalence le trouvait assez étrange depuis qu'il avait abordé ces questions. Mais surtout pourquoi ce nœud dans son estomac ? Il ne sentait pas très bien… Malade ? Presque… Il dirait plutôt mal à l'aise, inquiet, particulièrement seul…
* Ambibi… Tu souhaitais me donner un corps, non ? *
* C'est exact. Je ne reviens pas sur cette décision. *
* Est-ce que… tu me fais… confiance ? *
* Pourquoi cette question ? *
* Réponds-moi simplement. *
* Je… je pense oui… Tu es ma moitié… Si j'ai fais beaucoup d'erreur avant, peut-être était-ce parce que je n'avais pas compris que tu ne me voulais pas plus de mal… Juste me remettre dans le droit chemin. *
* … Peut-être était-ce parce que tu ne savais pas la vérité… *
* Obor? Que ! *
* C'est exact. Je ne reviens pas sur cette décision. *
* Est-ce que… tu me fais… confiance ? *
* Pourquoi cette question ? *
* Réponds-moi simplement. *
* Je… je pense oui… Tu es ma moitié… Si j'ai fais beaucoup d'erreur avant, peut-être était-ce parce que je n'avais pas compris que tu ne me voulais pas plus de mal… Juste me remettre dans le droit chemin. *
* … Peut-être était-ce parce que tu ne savais pas la vérité… *
* Obor? Que ! *
« Ne t'en fais pas, Ambivalence… Tu sauras tout en temps voulu mais avant cela, je m'en vais faire ce à quoi tu as renoncé… »
Obor poussa un soupire alors qu'il endormait son propre hôte. Il le faisait rarement si ce n'est pour dire jamais. Mais là… c'était différent. Il prit Angal de la besace à livre et regarda longuement la couverture brûlée aux lettres presque effacées. Il était peut-être finalement qu'un souvenir perdu quelque part… Le paysage polaire réagit automatiquement à la présence d'Angal et Obor ne cherche pas à le protéger. Au contraire, il tendit son bras bien devant lui alors que quatre vagues de glace, formant de véritable colonne de verre se dirigeaient vers lui. Il lâcha Angal, qui fut immédiatement capturer dans la glace qui cessa aussitôt tout assaut. Obor regarda la sorte de stalactite géante qui s'était formée puis passa ses mains sur la ceinture à plume et les prit toutes d'une main experte. Il les utilisa chacune d'une manière différente, traçant formule, cercles et autres compositions nécessaire à son entreprise. Bientôt ce fut une zone magique très importante et plusieurs essences coulaient à flot en ce milieu désertique polaire. Obor regrettait juste que les lieux fussent si beaux…
Il s'approcha lentement du livre prit dans la glace puis usant de la plume noire, la plume de son essence, il traça les derniers liens pour achever son sort. C'était quelque chose de long et de complexe mais sa patience en viendrait à bout. Il le devait. Il posa ses mains sur la glace qui vibrait à présent à cause d'Angal. Une sorte de semi sourire étira les lèvres de l'androgyne alors qu'il regardait l'Âge qui se débattait dans sa prison. Une lueur mauvaise brillait dans son œil gauche puis Obor retira les bandes de son œil droit qui commençait déjà à saigner. Il posa son front contre la glace son regard rivé sur l'Âge, les pulsations s'amplifiant toujours plus.
« Cela doit te faire bizarre non ? De te retrouver à ton tour dans ta prison… Mais je ne m'arrêterais pas… Ambibi… Ambibi a sacrifié son devoir en me disant qu'elle me donnerait un corps… »
De l'eau coulait des paumes d'Obor. La même eau qui terrifiait Ambivalence dans ses crises. Son regard se fit un peu plus douloureux : cet eau… C'était juste son essence. L'essence de son âme. L'eau l'enveloppait à présent de telle sorte qu'il pouvait dire qu'il entourait Ambivalence. L'eau s'éleva lentement puis rentra à travers les lignes, traits et autres formules tracées à même la glace. Le corps d’Ambivalence glissa lentement au sol puisqu’il n’y avait aucun esprit qui y était lié pour le commander alors que l’Âge fut assaillit par l’eau.
* Merci, Ambivalence. *
Il eut une lourde vague lumière qui traversa la glace avant que celle-ci n’explose, cédant sous le poids de la magie ou incantation utilisée en ce moment-même. Le souffle balaya l’ensemble de la forêt alors que le corps d’Ambivalence fut naturellement protéger par la glace. Lorsque la lumière cessa d’irradier il n’y avait plus de livre, plus de stalactite géant. Même la neige avait été soufflée par la détonation, découvrant une terre et de l’herbe congelées par ce froid permanent. Il eut seulement cette ombre qui se pencha sur son visage endormit…
Invité- Invité
Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
Il ouvrit un œil. Puis un autre mais les referma assez vite à cause de la lumière du jour qui naissait, envoyant des rayons contre ses pauvres rétines. Il grogna un peu alors qu’il cherchait à fuir cette luminosité qui tapait même contre ses paupières closes. C’était insupportable ! Il se tourna, passant sans doute de son dos sur son flanc gauche mais son matelas était… mou. Et incroyablement froid ! Il se recroquevilla mais le froid était toujours là. Agacé que son sommeil prenne une fin si lamentable, il décida de se lever, puisqu’il n’avait pas le choix. Il passa une main lasse sur son visage, frottant longuement ses paupières puis ouvrit les yeux, très lentement pour s’habituer à la lumière.
Au dessus de lui il y avait… Des ramures glacées d’arbre sans feuille pour le moment. Un grand ciel virant entre le rose et le violet, où les rayons froissés d’un soleil se réveillant à grande peine s’étirait lentement. C’était bien beau tout ça, mais cela n’expliquait pas pourquoi il était dehors au lieu d’être bien au chaud, enroulé sous une dizaine d’édredon en attendant un copieux petit déjeuné. Il voulu de nouveau passer sa main sur son visage pour chasser les dernière trace de son sommeil mais il écarta ses doigts en même temps que ses yeux s’ouvrait en grand, emplit de stupeur. Il bougea lentement les doigts qu’il voyait et ces derniers semblaient obéir à ses ordres. Il se leva d’un bond et regarda cette main avec encore plus de stupéfaction puis cette main alla toucher ce visage puis ces bras. La surprise et la crainte montait en lui de plus en plus et il éprouva le besoin compulsif de se regarder dans un miroir ou n’importe quoi qui puisse lui renvoyé son reflet. Ces grands arbres gelés devraient faire l’affaire…
Son regard se porta dans cet autre regard qui avait tout du sien. Des longs cheveux noirs, particulièrement échevelé mais qui aussi souple et soyeux rien qu’aux reflet du soleil dans cette chevelure d’ébène. Un visage au teint légèrement hâlée, ce qui contrastait beaucoup avec cette neige. Il était nu comme au jour de sa naissance ce qui pouvait expliquer sans doute pourquoi il avait si froid, mais aussi nu fut-il, il était. Mais le plus surprenant dans tout cela ce fut… qu’il avait un corps. Ses yeux noirs qui se regardaient commencèrent à s’embuer de larmes alors qu’il souriait. Ca avait marché. Ca avait marché ! Il avait un corps !
La formule qu’il avait employée comprenait beaucoup de risque. Il n’était pas aisé de créer de la matière organique avec pour simple support une essence d’âme et une autre d’Âge. C’était quasi impossible à ses yeux et pourtant il en était une incarnation physique directe. Il inspira profondément et expira longuement par la bouche. Ce fut avec un joie toute enfantine qu’il regarda le nuage de vapeur s’échappée de ses lèvres. C’était son souffle. Sa chaleur. Son corps. Il était enfin un quelqu’un. Enfin un quelqu’un qui n’allait pas bien tenir longtemps s’il ne trouvait pas un vêtement, vite fait, bien fait. Il posa sa main sur l’arbre puis récita lentement une formule. Sa main passa à travers la glace et il en tira un lourd kimono qu’il enfila promptement. Même la sensation du tissu sur lui était fantastique…
Il se leva et regarda autour de lui. Il devait la retrouver à présent.
Un visage si fin, si androgyne. De longs cheveux blancs, une peau pâle et sans doute très douce. Un air si froid sur un visage qu’il jugea très enfant. C’était la première fois qu’il voyait ce visage qui avait été le sien pendant de longues années. Cela lui faisait presque bizarre de « se voir ». Il se pencha sur ce visage plonger dans le sommeil, projetant son ombre dessus avant de s’en écarté doucement. Il passa doucement sa main sur ce visage et sourit très tendrement, presque paternellement. Sa peau était chaude encore malgré le froid et la glace qui l’avait entouré jusqu'à son arrivée. Il passa ses mains dans son dos et sous ses genoux afin de soulever doucement cette personne et de la transporter à travers la forêt.
Il ne voulait pas qu’elle prenne froid. Aussi l’entoura-t-il avec précaution dans sa longue cape blanche, aussi blanche que la neige. Le soleil avait étendu son règne dans le ciel et chauffait lentement la terre. Le brun leva son nez vers le ciel et huma longuement l’air : cela était si différent, si étrange. Même lorsqu’il était dans ce corps qu’il transportait, il n’avait jamais éprouvé tout cela. Parce qu’il y avait été par défaut ? Parce que ce corps n’avait pas été le sien ? Il ne savait quoi penser et son regard se posa de nouveau sur cet androgyne qu’il portait.
Malgré le froid, elle ne semblait pas en souffrir. Faut dire que vu l’épaisseur qu’elle traînait sur elle, il en vint à se demander comment elle faisait pour porter autant de vêtement sans en subir le poids et l’encombrement. Et dire qu’il avait commandé ce corps qui lui sembla bien étranger tout en ayant cette familiarité qui le perturbait un peu. Il arriva à la lisère de la forêt où se dessinait un paysage polaire tout aussi élégant. Au loin on aurait dit une sorte de château qui se profilait à l'horizon. Dans ses bras l’inconsciente semblait refaire surface doucement car elle remuait faiblement dans ses bras.
« Tu semble enfin revenir à toi… »
Même sa voix était différente. Un peu grave mais chaude, un brin sensuelle. Il se mordit la lèvre inférieure, un peu surpris par cette voix qui était la sienne à présent. Il tomba dans deux orbes gris, qui le regardaient curieusement. Il la posa sur le sol mais sa réaction ne fut pas celle à laquelle il s’attendait : la jeune personne fit trois pas en arrière et porta automatiquement sa main à sa ceinture. Il reconnu ces gestes mais leva simplement les bras pour dire qu’il ne lui voulait rien. Comme quoi ce geste qu’il lui avait vu faire un grand nombre de fois était tout de même utile.
« On se calme. Je ne suis pas un ennemi. »
Au dessus de lui il y avait… Des ramures glacées d’arbre sans feuille pour le moment. Un grand ciel virant entre le rose et le violet, où les rayons froissés d’un soleil se réveillant à grande peine s’étirait lentement. C’était bien beau tout ça, mais cela n’expliquait pas pourquoi il était dehors au lieu d’être bien au chaud, enroulé sous une dizaine d’édredon en attendant un copieux petit déjeuné. Il voulu de nouveau passer sa main sur son visage pour chasser les dernière trace de son sommeil mais il écarta ses doigts en même temps que ses yeux s’ouvrait en grand, emplit de stupeur. Il bougea lentement les doigts qu’il voyait et ces derniers semblaient obéir à ses ordres. Il se leva d’un bond et regarda cette main avec encore plus de stupéfaction puis cette main alla toucher ce visage puis ces bras. La surprise et la crainte montait en lui de plus en plus et il éprouva le besoin compulsif de se regarder dans un miroir ou n’importe quoi qui puisse lui renvoyé son reflet. Ces grands arbres gelés devraient faire l’affaire…
Son regard se porta dans cet autre regard qui avait tout du sien. Des longs cheveux noirs, particulièrement échevelé mais qui aussi souple et soyeux rien qu’aux reflet du soleil dans cette chevelure d’ébène. Un visage au teint légèrement hâlée, ce qui contrastait beaucoup avec cette neige. Il était nu comme au jour de sa naissance ce qui pouvait expliquer sans doute pourquoi il avait si froid, mais aussi nu fut-il, il était. Mais le plus surprenant dans tout cela ce fut… qu’il avait un corps. Ses yeux noirs qui se regardaient commencèrent à s’embuer de larmes alors qu’il souriait. Ca avait marché. Ca avait marché ! Il avait un corps !
La formule qu’il avait employée comprenait beaucoup de risque. Il n’était pas aisé de créer de la matière organique avec pour simple support une essence d’âme et une autre d’Âge. C’était quasi impossible à ses yeux et pourtant il en était une incarnation physique directe. Il inspira profondément et expira longuement par la bouche. Ce fut avec un joie toute enfantine qu’il regarda le nuage de vapeur s’échappée de ses lèvres. C’était son souffle. Sa chaleur. Son corps. Il était enfin un quelqu’un. Enfin un quelqu’un qui n’allait pas bien tenir longtemps s’il ne trouvait pas un vêtement, vite fait, bien fait. Il posa sa main sur l’arbre puis récita lentement une formule. Sa main passa à travers la glace et il en tira un lourd kimono qu’il enfila promptement. Même la sensation du tissu sur lui était fantastique…
Il se leva et regarda autour de lui. Il devait la retrouver à présent.
***
Un visage si fin, si androgyne. De longs cheveux blancs, une peau pâle et sans doute très douce. Un air si froid sur un visage qu’il jugea très enfant. C’était la première fois qu’il voyait ce visage qui avait été le sien pendant de longues années. Cela lui faisait presque bizarre de « se voir ». Il se pencha sur ce visage plonger dans le sommeil, projetant son ombre dessus avant de s’en écarté doucement. Il passa doucement sa main sur ce visage et sourit très tendrement, presque paternellement. Sa peau était chaude encore malgré le froid et la glace qui l’avait entouré jusqu'à son arrivée. Il passa ses mains dans son dos et sous ses genoux afin de soulever doucement cette personne et de la transporter à travers la forêt.
Il ne voulait pas qu’elle prenne froid. Aussi l’entoura-t-il avec précaution dans sa longue cape blanche, aussi blanche que la neige. Le soleil avait étendu son règne dans le ciel et chauffait lentement la terre. Le brun leva son nez vers le ciel et huma longuement l’air : cela était si différent, si étrange. Même lorsqu’il était dans ce corps qu’il transportait, il n’avait jamais éprouvé tout cela. Parce qu’il y avait été par défaut ? Parce que ce corps n’avait pas été le sien ? Il ne savait quoi penser et son regard se posa de nouveau sur cet androgyne qu’il portait.
Malgré le froid, elle ne semblait pas en souffrir. Faut dire que vu l’épaisseur qu’elle traînait sur elle, il en vint à se demander comment elle faisait pour porter autant de vêtement sans en subir le poids et l’encombrement. Et dire qu’il avait commandé ce corps qui lui sembla bien étranger tout en ayant cette familiarité qui le perturbait un peu. Il arriva à la lisère de la forêt où se dessinait un paysage polaire tout aussi élégant. Au loin on aurait dit une sorte de château qui se profilait à l'horizon. Dans ses bras l’inconsciente semblait refaire surface doucement car elle remuait faiblement dans ses bras.
« Tu semble enfin revenir à toi… »
Même sa voix était différente. Un peu grave mais chaude, un brin sensuelle. Il se mordit la lèvre inférieure, un peu surpris par cette voix qui était la sienne à présent. Il tomba dans deux orbes gris, qui le regardaient curieusement. Il la posa sur le sol mais sa réaction ne fut pas celle à laquelle il s’attendait : la jeune personne fit trois pas en arrière et porta automatiquement sa main à sa ceinture. Il reconnu ces gestes mais leva simplement les bras pour dire qu’il ne lui voulait rien. Comme quoi ce geste qu’il lui avait vu faire un grand nombre de fois était tout de même utile.
« On se calme. Je ne suis pas un ennemi. »
Dernière édition par le Ven 3 Nov - 17:29, édité 1 fois
Invité- Invité
Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
Ambivalence fut posé à terre mais ne sachant pas à qui il avait à faire il se recula de trois pas en arrière et porta naturellement sa main à sa taille. Mais avant qu’il ait pu prendre une plume et de l’armer, l’autre leva ses mains dans un signe de non agression. Il pencha la tête en détaillant son vis-à-vis mais sa main ne quittait pas sa taille. En exposa ses paumes ainsi au ciel et en le regardant droit dans les yeux, Ambivalence pouvait dire que cet homme ne lui voulait rien. Chose qu’il certifia de sa voix même et cela l’émut sans qu’il ne puisse dire pourquoi. Une voix chaude, un peu grave. Quelque chose qui semblait l’apaiser bien qu’il ne l’eût jamais entendu. Mais elle lui rappelait quelque chose de vague, d’enfouit au fond de lui… Un souvenir perdu ? Probablement.
Il devait être de sa taille car les yeux semblaient se rencontrer comme il faut, sans lever les yeux ou les baisser pour lui faire face. Ses cheveux étaient d’un noir jais, longs et brillants. Ils étaient un peu emmêlés comme si l’homme avait dormit trop d’un sommeil agité mais cela ne retirait rien à ce charme naturel, qu’Ambivalence lui reconnaissait sans vraiment y faire attention. Des orbes de velours qui captaient et charmaient, une peau halée par le soleil, il dégageait une sensualité étrange et sans doute naturelle mais qui étonna tout de même Ambivalence : jamais il ne pourrait sortir en étant ainsi à moitié habillé. Il était trop soigneux pour être débraillé. Et la seule fois où il avait été dévêtu c’était avec Lythief mais la cause était tout autre et Ambivalence préféra ne pas y penser de trop de peur de rougir. Il s’attarda sur son vêtement : l’inconnu était vêtu d’un vêtement oriental, une sorte de kimono bien qu’il ne l’eut pas spécialement bien mit, ayant un air débraillé étrange. Ambivalence avait de plus en plus l’impression que cet étranger s’était couché la veille tout habillé et sortait de son lit ainsi.
Mais ce qui gênait le plus Ambivalence, outre ce laissé allé apparent et cette grâce féline qui s’en dégageait, c’était cette anormale impression de familiarité. Comme s’ils se connaissaient ou bien s’était déjà vu quelque part et plus il le regardait et plus cette impression se renforçait l’agaçant toujours plus. C’était bizarre. Ambivalence se recula malgré que l’homme eût dit qu’il ne lui voulait rien. Il s’écartait pas parce qu’il le craignait mais juste parce qu’il redoutait que son corps ne le trahisse et tente de combler cette impression avec peut-être des gestes déplacés. Il n’aimait pas cette situation. C’était confus et il était encore mal réveillé. Son esprit était encore chaotique aussi et il préférait anticiper que subir. Il battit deux fois des paupières puis se rendit compte que quelque chose n’allait pas. C’était au-delà ce cet étranger… C’était…
En lui. Il y avait une absence, un vidé étrange qui le faisait se sentir mal. Ce n’était pas la même absence qu’il avait sentit au lac. C’était pire encore. Car cette fois… ce vide là, il savait ce qu’il voulait dire. Il savait que cette absence, il ne comblerait pas avec un éventuel retour. C’était un vidé définitif. Obor n’était plus dans en lui. Il le sentait, il le savait. Il n’y avait plus rien. Ni son œil droit, qui était guéri, ni sa présence lourde sur son esprit, ni ces humeurs, qui lui donnaient des maux de têtes. Son cœur rata un battement. Ca faisait mal. C’était lent, latent, sournois, douloureux. Ca faisait monter les larmes aux yeux et ça nouait la gorge et l’estomac. L’autre le regardait avec un regard curieux, comme si ses yeux avaient vu ce qu’il se passait en lui et Ambivalence ne le voulait pas ! Il ne voulait pas que ces yeux noirs le regardent comme s’ils savaient, comme s’ils regardaient en lui et l’analysait, le disséquait, le décortiquait. C’était son âme qui était mise à nue là ! Il ne voulait pas !
« Qu’est-ce que… »
Ambivalence se recula comme étourdit. Avait-il hurlé ? Il ne savait pas mais sa gorge était douloureuse. Sa tête aussi. Comme si pendant une seconde Obor s’était manifesté pour disparaître à nouveau. Il leva son regard alors qu’une main s’était posée sur son épaule. L’autre était venu à ses côtés, une lueur d’inquiétude brillant dans ces yeux d’encres. Il battit des paupières alors qu’il laissa sa tête se poser contre cette épaule qui s’offrait à lui. L’autre se raidit un peu à ce contact mais passa une main dans ses cheveux, comme pour le calmer. Et même si Ambivalence n’aimait pas que l’on touche ses cheveux, il n’avait nullement envie de le repousser. Il soupira simplement. Il était vidé… tout simplement…
Il devait être de sa taille car les yeux semblaient se rencontrer comme il faut, sans lever les yeux ou les baisser pour lui faire face. Ses cheveux étaient d’un noir jais, longs et brillants. Ils étaient un peu emmêlés comme si l’homme avait dormit trop d’un sommeil agité mais cela ne retirait rien à ce charme naturel, qu’Ambivalence lui reconnaissait sans vraiment y faire attention. Des orbes de velours qui captaient et charmaient, une peau halée par le soleil, il dégageait une sensualité étrange et sans doute naturelle mais qui étonna tout de même Ambivalence : jamais il ne pourrait sortir en étant ainsi à moitié habillé. Il était trop soigneux pour être débraillé. Et la seule fois où il avait été dévêtu c’était avec Lythief mais la cause était tout autre et Ambivalence préféra ne pas y penser de trop de peur de rougir. Il s’attarda sur son vêtement : l’inconnu était vêtu d’un vêtement oriental, une sorte de kimono bien qu’il ne l’eut pas spécialement bien mit, ayant un air débraillé étrange. Ambivalence avait de plus en plus l’impression que cet étranger s’était couché la veille tout habillé et sortait de son lit ainsi.
Mais ce qui gênait le plus Ambivalence, outre ce laissé allé apparent et cette grâce féline qui s’en dégageait, c’était cette anormale impression de familiarité. Comme s’ils se connaissaient ou bien s’était déjà vu quelque part et plus il le regardait et plus cette impression se renforçait l’agaçant toujours plus. C’était bizarre. Ambivalence se recula malgré que l’homme eût dit qu’il ne lui voulait rien. Il s’écartait pas parce qu’il le craignait mais juste parce qu’il redoutait que son corps ne le trahisse et tente de combler cette impression avec peut-être des gestes déplacés. Il n’aimait pas cette situation. C’était confus et il était encore mal réveillé. Son esprit était encore chaotique aussi et il préférait anticiper que subir. Il battit deux fois des paupières puis se rendit compte que quelque chose n’allait pas. C’était au-delà ce cet étranger… C’était…
En lui. Il y avait une absence, un vidé étrange qui le faisait se sentir mal. Ce n’était pas la même absence qu’il avait sentit au lac. C’était pire encore. Car cette fois… ce vide là, il savait ce qu’il voulait dire. Il savait que cette absence, il ne comblerait pas avec un éventuel retour. C’était un vidé définitif. Obor n’était plus dans en lui. Il le sentait, il le savait. Il n’y avait plus rien. Ni son œil droit, qui était guéri, ni sa présence lourde sur son esprit, ni ces humeurs, qui lui donnaient des maux de têtes. Son cœur rata un battement. Ca faisait mal. C’était lent, latent, sournois, douloureux. Ca faisait monter les larmes aux yeux et ça nouait la gorge et l’estomac. L’autre le regardait avec un regard curieux, comme si ses yeux avaient vu ce qu’il se passait en lui et Ambivalence ne le voulait pas ! Il ne voulait pas que ces yeux noirs le regardent comme s’ils savaient, comme s’ils regardaient en lui et l’analysait, le disséquait, le décortiquait. C’était son âme qui était mise à nue là ! Il ne voulait pas !
* NON ! OBOR ! *
« Qu’est-ce que… »
Ambivalence se recula comme étourdit. Avait-il hurlé ? Il ne savait pas mais sa gorge était douloureuse. Sa tête aussi. Comme si pendant une seconde Obor s’était manifesté pour disparaître à nouveau. Il leva son regard alors qu’une main s’était posée sur son épaule. L’autre était venu à ses côtés, une lueur d’inquiétude brillant dans ces yeux d’encres. Il battit des paupières alors qu’il laissa sa tête se poser contre cette épaule qui s’offrait à lui. L’autre se raidit un peu à ce contact mais passa une main dans ses cheveux, comme pour le calmer. Et même si Ambivalence n’aimait pas que l’on touche ses cheveux, il n’avait nullement envie de le repousser. Il soupira simplement. Il était vidé… tout simplement…
Dernière édition par le Dim 5 Nov - 10:02, édité 1 fois
Invité- Invité
Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
Elle posa sa tête contre son épaule, sans force. Elle semblait exténué, fatiguée, juste très lasse. Comme très éprouvée sur le plan psychologique. Il la rassura comme il le pouvait sa nouvelle condition. Elle ne l’avait pas reconnu… mais le plus étrange dans tout cela, ce fut le cri de son esprit qui l’avait complètement transcendé. Ca avait été un appel déchirant qui lui avait été bien difficile de contenir.
Ca l’avait ébranlé au plus profond de son nouveau corps et il avait presque aussitôt voulu retourner dans ce corps qui avait été le sien, juste pour cesser cet appel, pour ne plus l’entendre, ne plus en souffrir. Mais comment déjà était-ce possible ? Pourquoi entendait-il encore son esprit et les tourments de son âme alors qu’il avait son corps ? Cela frisait l’impossible. Comme si leurs essences étaient toujours liées l’une à l’autre. Mais il savait pertinemment que deux entité identique de pouvaient cohabiter dans un même espace temps.
Il ne comprenait pas ces faits là. C’était totalement absurde. Quoi que déjà qu’il eût ce corps était quelque chose d’impossible alors… s’il pouvait toujours l’entendre cela n’était pas mieux. Que c’était-il passé ? Y avait-il eut une erreur dans sa formule ? Non, si ça avait été le cas, son corps aurait des défauts visibles, telle une malformation ou quelque chose du genre. Non cela devait être à une autre échelle… Mais il ne voyait pas quoi à ce moment même. Et puis les cris dans l’esprit de cette moitié qu’il avait quitté et qui se répercutaient en lui le déstabilisait et brouillait sa réflexion.
Il ne pouvait pas réfléchir sereinement à cause de cela et il la réconforterait jusqu’à ce que ces cris cessent. Jusqu’à ce qu’il n’entende plus rien. Il aurait voulu parler, la rassurer avec des mots… Mais il ne savait pas quoi dire. Il était muet et spectateur, comme il l’avait toujours été et de se retrouver en cette position alors qu’il était enfin une entité le frustrait. Etait-il maudit ? Peut-être… peut-être qu’il n’était pas fait pour être libre…
Il les entendait encore. Ses pleurs, cette lamentation déchirante comme si elle ne se remettrait jamais du choc de sa disparition. Comme si elle savait qu’il n’était plus en elle et qu’il ne reviendrait pas. Il aurait pu le lui demander avant de le faire. Puis il se rendit compte qu’il ne pouvait capter que ses pensées les plus fortes.
Tout ce qu’il passait sous silence, il n’arrivait pas à les sonder et n’avait plus accès à sa mémoire. Alors… ce n’était qu’une forme d’empathie aigue vis-à-vis d’elle ? C’était alors compréhensible dans le sens où il venait d’elle, donc il avait des traces de son essence en lui et vis versa, ce qui créait un lien un peu unique. Il soupira alors qu’il resserra sa prise sur ses épaules afin de tenter de lui faire oublier ce qu’elle ressentait si mal.
La lamentation qui bourdonnait dans sa tête au point d’en devenir une migraine épouvantable cessa brutalement laissant plus qu’un blanc dans son esprit. Silence. Mais il n’était pas lourd ou oppressant. C’était juste un long silence qui s’emplissait d’espoir et d’attendre, comme si elle avait vu une lueur alors qu’elle marchait depuis des jours dans les ténèbres… il entendit cette pensée, presque timide, tout juste pensée… Elle l’appelait. Et il y répondit, calmement, en la rassurant avec des longues pensées.
Un rire un peu nerveux, mais avant tout soulagé lui répondit mais celle qui était dans ces bras remua d’abord faiblement puis chercha à se dégager de son étreinte. Elle s’écarta de lui, mettant une distance respectable entre eux, semblant ne voir que l’étranger en lui. Il passa une main sur sa poitrine où la chaleur de son corps subsista un moment avant de disparaître, presque trop vite. Il remit plus ou moins bien en place son kimono qui était défait alors qu’il observait d’un œil critique ce contraste.
Il l’entendait communiquer avec lui par la pensée, comme s’il était toujours en elle. Sa pensée était longue et remplit d’une impatience propre à des retrouvailles inattendues. C’était plaisant de savoir à quel point elle avait soucis de lui, surtout à cause du vide qu’elle ressentait comme une absence mais dont elle ne se plaignait pas.
Mais son elle physique était froid, distant. Il n’y avait quasiment pas de rapport entre leur deux personnes. Elle n’avait pas conscience de sa présence, largement absorber par ce discours auquel il répondait. Elle ignorait sa personne avec une indifférence poignante. Qu’il fusse ici ou ailleurs, lui importait peu, elle ne le voyait que comme un inconnu malgré le flot de sa pensée allègre.
Il se sentait exclus. Mit en marge physiquement mais accepter psychiquement. C’était presque paradoxal et en même temps logique. Comment pouvaient-ils être étranger à ce corps qui avait été le sien ? Comment faire pour ce faire accepter ? Que devait-il faire pour être reconnu pour celui qui était ? Que faire dans cette situation complexe ? La crainte lui étreignit le cœur et une boule se forma dans sa gorge. Allait-il devoir… tout recommence ? Il ne savait pas et la vérité lui faisait peur. Il n’avait jamais éprouvé beaucoup de sentiment depuis qu’il avait intégré le corps d’Ambivalence. Il déglutit avec peine alors qu’il détournait son visage, ne sachant quelle position prendre par rapport à sa situation actuelle.
Il s’avança vers elle, d’un pas lent faisant redresser son regard gris vers le sien encre. Ils étaient à ce point là des inconnus ? Elle ne le considérait que dans le cas de l’utilité.
« Je pense qu’il y a un château, plus loin. Comme tu as l’air d’avoir fait un ma l’aise, je crois qu’il serait bien que tu te repose. »
Elle ne le reconnaîtrait pas même s’il lui disait qui il était. Et cela le peinait. Il souffrit en silence, sans aucune pensée pour lui-même. Il n’y gagnerait rien en lui dévoilant son entreprise maintenant.
« Je m’appel Ouranos Deus. Enchanté. »
C’était la seule chose qu’il pouvait lui dire à ce moment. Il ne s’inclina pas. Il ne toucha pas un mot de plus. Il la regarda sans rien dire, juste son nom et son prénom et encore, il ne lui avait pas dit son nom et prénom véritable.
Ca l’avait ébranlé au plus profond de son nouveau corps et il avait presque aussitôt voulu retourner dans ce corps qui avait été le sien, juste pour cesser cet appel, pour ne plus l’entendre, ne plus en souffrir. Mais comment déjà était-ce possible ? Pourquoi entendait-il encore son esprit et les tourments de son âme alors qu’il avait son corps ? Cela frisait l’impossible. Comme si leurs essences étaient toujours liées l’une à l’autre. Mais il savait pertinemment que deux entité identique de pouvaient cohabiter dans un même espace temps.
Il ne comprenait pas ces faits là. C’était totalement absurde. Quoi que déjà qu’il eût ce corps était quelque chose d’impossible alors… s’il pouvait toujours l’entendre cela n’était pas mieux. Que c’était-il passé ? Y avait-il eut une erreur dans sa formule ? Non, si ça avait été le cas, son corps aurait des défauts visibles, telle une malformation ou quelque chose du genre. Non cela devait être à une autre échelle… Mais il ne voyait pas quoi à ce moment même. Et puis les cris dans l’esprit de cette moitié qu’il avait quitté et qui se répercutaient en lui le déstabilisait et brouillait sa réflexion.
Il ne pouvait pas réfléchir sereinement à cause de cela et il la réconforterait jusqu’à ce que ces cris cessent. Jusqu’à ce qu’il n’entende plus rien. Il aurait voulu parler, la rassurer avec des mots… Mais il ne savait pas quoi dire. Il était muet et spectateur, comme il l’avait toujours été et de se retrouver en cette position alors qu’il était enfin une entité le frustrait. Etait-il maudit ? Peut-être… peut-être qu’il n’était pas fait pour être libre…
Il les entendait encore. Ses pleurs, cette lamentation déchirante comme si elle ne se remettrait jamais du choc de sa disparition. Comme si elle savait qu’il n’était plus en elle et qu’il ne reviendrait pas. Il aurait pu le lui demander avant de le faire. Puis il se rendit compte qu’il ne pouvait capter que ses pensées les plus fortes.
Tout ce qu’il passait sous silence, il n’arrivait pas à les sonder et n’avait plus accès à sa mémoire. Alors… ce n’était qu’une forme d’empathie aigue vis-à-vis d’elle ? C’était alors compréhensible dans le sens où il venait d’elle, donc il avait des traces de son essence en lui et vis versa, ce qui créait un lien un peu unique. Il soupira alors qu’il resserra sa prise sur ses épaules afin de tenter de lui faire oublier ce qu’elle ressentait si mal.
* Cesse de pleurer, petite fille… je suis encore là… Pourquoi pleures-tu dès que je ne suis plus ? Je serais donc à jamais enchaîné à toi, à force de me faire autant de soucis ? *
La lamentation qui bourdonnait dans sa tête au point d’en devenir une migraine épouvantable cessa brutalement laissant plus qu’un blanc dans son esprit. Silence. Mais il n’était pas lourd ou oppressant. C’était juste un long silence qui s’emplissait d’espoir et d’attendre, comme si elle avait vu une lueur alors qu’elle marchait depuis des jours dans les ténèbres… il entendit cette pensée, presque timide, tout juste pensée… Elle l’appelait. Et il y répondit, calmement, en la rassurant avec des longues pensées.
* Je ne t’ai jamais connu aussi bavarde… *
Un rire un peu nerveux, mais avant tout soulagé lui répondit mais celle qui était dans ces bras remua d’abord faiblement puis chercha à se dégager de son étreinte. Elle s’écarta de lui, mettant une distance respectable entre eux, semblant ne voir que l’étranger en lui. Il passa une main sur sa poitrine où la chaleur de son corps subsista un moment avant de disparaître, presque trop vite. Il remit plus ou moins bien en place son kimono qui était défait alors qu’il observait d’un œil critique ce contraste.
Il l’entendait communiquer avec lui par la pensée, comme s’il était toujours en elle. Sa pensée était longue et remplit d’une impatience propre à des retrouvailles inattendues. C’était plaisant de savoir à quel point elle avait soucis de lui, surtout à cause du vide qu’elle ressentait comme une absence mais dont elle ne se plaignait pas.
Mais son elle physique était froid, distant. Il n’y avait quasiment pas de rapport entre leur deux personnes. Elle n’avait pas conscience de sa présence, largement absorber par ce discours auquel il répondait. Elle ignorait sa personne avec une indifférence poignante. Qu’il fusse ici ou ailleurs, lui importait peu, elle ne le voyait que comme un inconnu malgré le flot de sa pensée allègre.
Il se sentait exclus. Mit en marge physiquement mais accepter psychiquement. C’était presque paradoxal et en même temps logique. Comment pouvaient-ils être étranger à ce corps qui avait été le sien ? Comment faire pour ce faire accepter ? Que devait-il faire pour être reconnu pour celui qui était ? Que faire dans cette situation complexe ? La crainte lui étreignit le cœur et une boule se forma dans sa gorge. Allait-il devoir… tout recommence ? Il ne savait pas et la vérité lui faisait peur. Il n’avait jamais éprouvé beaucoup de sentiment depuis qu’il avait intégré le corps d’Ambivalence. Il déglutit avec peine alors qu’il détournait son visage, ne sachant quelle position prendre par rapport à sa situation actuelle.
Il s’avança vers elle, d’un pas lent faisant redresser son regard gris vers le sien encre. Ils étaient à ce point là des inconnus ? Elle ne le considérait que dans le cas de l’utilité.
« Je pense qu’il y a un château, plus loin. Comme tu as l’air d’avoir fait un ma l’aise, je crois qu’il serait bien que tu te repose. »
Elle ne le reconnaîtrait pas même s’il lui disait qui il était. Et cela le peinait. Il souffrit en silence, sans aucune pensée pour lui-même. Il n’y gagnerait rien en lui dévoilant son entreprise maintenant.
« Je m’appel Ouranos Deus. Enchanté. »
C’était la seule chose qu’il pouvait lui dire à ce moment. Il ne s’inclina pas. Il ne toucha pas un mot de plus. Il la regarda sans rien dire, juste son nom et son prénom et encore, il ne lui avait pas dit son nom et prénom véritable.
Invité- Invité
Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
Ambivalence pencha la tête de côté : Ouranos Deus ? Drôle de nom. Ambivalence eut un sourire intérieur : Ambivalence Mina n’était pas plus original à côté. Mais quelque chose titillait l’androgyne à l’entente de ce nom.
« Ouranos comme "Ciel" et Deus comme "Dieu" ? »
L’autre inclina de la tête avec un regard un peu surpris. Ambivalence avait une culture un peu étendue et variée, pour tout le temps qu’il avait voyagé. Il jugea ce nom un moment, puis il s’inclina poliment en se présentant à son tour.
« Ambivalence Mina. Enchanté. Nous nous vantons de nos noms on dirait. »
Il se détourna une nouvelle fois et regarda la silhouette au loin qui semblait se découper sur le bleu du ciel et le blanc de la neige. Il battit lentement des paupière puis envoya un longue pensée à Obor, qu’il ignorait être à ses côtés. Son cœur se serra un peu. Il était heureux de voir qu’Obor était encore à ses côtés, était encore « en vie »… Mais il ne sentait plus sa présence comme avant. Comme s’il elle était éloigné de lui, plus lointaine. Il n’y avait plus ce poids sur sa conscience lorsqu’il l’entendait parler. C’était un vide étrange et latent qui était en lui, lui laissant comme un creux.
Il ferma les yeux et soupira alors qu’il recevait une réponse d’Obor à se question muette précédente. Encore cette impression qu’il n’était pas vraiment là, juste plus loin, plus éloigné. Cette distance qui semblait les séparer mais toujours cette pensée pour les rattacher. Comme des siamois… La pensée était le lien qui les gardait unit l’un à l’autre. Et la réponse d’Obor était comme un écho de ce qu’il venait juste de pensée.
Ambivalence se tourna vers Ouranos qui semblait être plongé lui aussi dans ses propres réflexions. Cet homme avait vraiment une aura… incroyable…
« Je vais me rendre à ce château et l’explorer un peu. Voulez-vous m’y accompagner. Je ne sais pas ce que vous rechercher mais puisque vous vous êtes occupé de moi, je vous en suis redevable et j’accepte bien volontiers de vous seconder dans un quelconque travail de recherche ou autres investigation. »
Ambivalence s’inclina une seconde fois respectueusement puis plongea son regard dans ses orbes de velours. Il fronça les sourcils alors qu’il voyait cette douleur qu’y s’y peignait. Cette souffrance silencieuse était… poignante, surtout qu’Ambivalence était la cause de ce regard si triste. Ce qui serait et regrettable et absurde. Ils ne se connaissaient pas. Comment pourrait-il lui avoir faire un tel mal pour que ces yeux d’encre soient si mélancoliques s’ils ne s’étaient jamais rencontrer avant ? Ambivalence n’aurait su le dire. Même si cet homme l’invitait au respect, il était inquiet d’un tel regard. Il s’approcha de lui et posa sa main sur son avant bras.
Il écarquilla les yeux alors qu’il fut victime d’un flash mais dissimula à très grande vitesse son trouble, en baissant la tête et détaillant le pan de son kimono. Ses doigts se brûlaient sur cette peau si chaude. Il releva ses yeux puis regarda son interlocuteur.
« Vous ne semblez ne pas aller bien. Quelque chose ne va pas ? »
Cette pensée résonna dans son esprit sans qu’il ne l’écoute. C’était ces yeux qui l’avaient capté. Il avait… l’impression que les expressions de cet homme coïncidaient avec les pensées d’Obor dans sa tête. Etait-ce une illusion ? Ou bien son imagination ? Il n’aurait su le dire…
« Ambivalence ? »
« Ah ? Euh, oui, désolé, je… »
Ambivalence ne rajouta rien de plus, étant seulement troublé par cette impression.
« Ouranos comme "Ciel" et Deus comme "Dieu" ? »
L’autre inclina de la tête avec un regard un peu surpris. Ambivalence avait une culture un peu étendue et variée, pour tout le temps qu’il avait voyagé. Il jugea ce nom un moment, puis il s’inclina poliment en se présentant à son tour.
« Ambivalence Mina. Enchanté. Nous nous vantons de nos noms on dirait. »
Il se détourna une nouvelle fois et regarda la silhouette au loin qui semblait se découper sur le bleu du ciel et le blanc de la neige. Il battit lentement des paupière puis envoya un longue pensée à Obor, qu’il ignorait être à ses côtés. Son cœur se serra un peu. Il était heureux de voir qu’Obor était encore à ses côtés, était encore « en vie »… Mais il ne sentait plus sa présence comme avant. Comme s’il elle était éloigné de lui, plus lointaine. Il n’y avait plus ce poids sur sa conscience lorsqu’il l’entendait parler. C’était un vide étrange et latent qui était en lui, lui laissant comme un creux.
Il ferma les yeux et soupira alors qu’il recevait une réponse d’Obor à se question muette précédente. Encore cette impression qu’il n’était pas vraiment là, juste plus loin, plus éloigné. Cette distance qui semblait les séparer mais toujours cette pensée pour les rattacher. Comme des siamois… La pensée était le lien qui les gardait unit l’un à l’autre. Et la réponse d’Obor était comme un écho de ce qu’il venait juste de pensée.
* Où es-tu ? J’ai l’impression que tu n’es plus… là, en moi… Ta voix me vient de loin, presque étouffée…*
* Ne t’en fais je suis toujours là… *
* Que penses-tu de ce château ? Je ne le connais pas… *
* Je pense que cela doit être ce château caché dont avait parlé la Gardienne… Le château du Dragon des Glaces… Tu devrais y aller. Il y a sans doute des choses à voir. *
* Comme dans tout château… *
* Ne t’en fais je suis toujours là… *
* Que penses-tu de ce château ? Je ne le connais pas… *
* Je pense que cela doit être ce château caché dont avait parlé la Gardienne… Le château du Dragon des Glaces… Tu devrais y aller. Il y a sans doute des choses à voir. *
* Comme dans tout château… *
Ambivalence se tourna vers Ouranos qui semblait être plongé lui aussi dans ses propres réflexions. Cet homme avait vraiment une aura… incroyable…
« Je vais me rendre à ce château et l’explorer un peu. Voulez-vous m’y accompagner. Je ne sais pas ce que vous rechercher mais puisque vous vous êtes occupé de moi, je vous en suis redevable et j’accepte bien volontiers de vous seconder dans un quelconque travail de recherche ou autres investigation. »
Ambivalence s’inclina une seconde fois respectueusement puis plongea son regard dans ses orbes de velours. Il fronça les sourcils alors qu’il voyait cette douleur qu’y s’y peignait. Cette souffrance silencieuse était… poignante, surtout qu’Ambivalence était la cause de ce regard si triste. Ce qui serait et regrettable et absurde. Ils ne se connaissaient pas. Comment pourrait-il lui avoir faire un tel mal pour que ces yeux d’encre soient si mélancoliques s’ils ne s’étaient jamais rencontrer avant ? Ambivalence n’aurait su le dire. Même si cet homme l’invitait au respect, il était inquiet d’un tel regard. Il s’approcha de lui et posa sa main sur son avant bras.
Il écarquilla les yeux alors qu’il fut victime d’un flash mais dissimula à très grande vitesse son trouble, en baissant la tête et détaillant le pan de son kimono. Ses doigts se brûlaient sur cette peau si chaude. Il releva ses yeux puis regarda son interlocuteur.
« Vous ne semblez ne pas aller bien. Quelque chose ne va pas ? »
* Cela ne te ressembles pas Ambibi, de te soucier d’autrui… *
Cette pensée résonna dans son esprit sans qu’il ne l’écoute. C’était ces yeux qui l’avaient capté. Il avait… l’impression que les expressions de cet homme coïncidaient avec les pensées d’Obor dans sa tête. Etait-ce une illusion ? Ou bien son imagination ? Il n’aurait su le dire…
« Ambivalence ? »
« Ah ? Euh, oui, désolé, je… »
Ambivalence ne rajouta rien de plus, étant seulement troublé par cette impression.
Invité- Invité
Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
Obor la regarda longuement. Ses doigts pâles et froids quittèrent son avant bras, ne laissant qu’une trace à peine de sa maigre chaleur. Elle avait eut l’air perplexe à son contact mais il n’avait pas pu sonder sa pensée car cette dernière s’était fermée aussitôt sec. Mais sa proposition était toujours en suspend et Obor se décida à accepter.
« Ce serait un honneur et une joie que d’aller à ce château avec toi. Ne m’en veux pas si je te tutoie, je n’aime pas le cérémonieux. Toi, si tu es plus à l’aise en me vouvoyant, je ne t’en empêcherais pas. »
Obor eut un rire long et clair qui surprit Ambivalence mais elle ne dit rien, le regardant avec une pointe d’étonnement dans ses yeux aciers. Il voulait se détendre un peu. Même si Ambivalence ne le reconnaissait pas, il voulait au moins qu’elle sache apprécier sa compagnie. Il ferait alors tout pour qu’elle l’accepte comme il était. La vérité ? Elle était là mais il ne se voilait pas la face : à l’heure actuelle des choses, Ambivalence n’était pas prête à l’accepter comme le Obor qu’elle avait toujours connu comme étant sa conscience.
Un frisson lui traversa la colonne vertébrale alors qu’il se retournait vers la forêt dans leur dos. Il avait eut une impression… Comme si on le regardait avec insistance dans son dos. Il fronça les sourcils et scruta les bois avec une mine perplexe. Il ne devait pas être encore bien habituer à être dans un corps et celui-ci devait être sensible… Il haussa les épaules et fit de nouveau face à une Ambivalence qui le regardait curieusement.
« Ah, désolé… Une impression… »
Il pencha la tête sur le côté pour marquer qu’il n’y avait rien. Il se souvint alors qu’Ambivalence avait faite une jolie remarque sur leurs prénoms et cela le fit sourire. Ouranos pour Ciel et Deus pour Dieu… Mais Mina pour monde, c’était aussi quelque chose. D’ailleurs Obor se demandait bien d’où elle sortait un nom pareil. Il n’aurait su le dire et ne voulait pas non plus s’attarder dessus : il n’avait pas été toujours avec elle. Il y avait une part de son passé qu’il ne connaissait pas. Et avec cette mémoire qui lui faisait défaut… Il n’était pas prêt de combler cet écart.
« Allons-y… »
Ils se mirent en marche vers le château. Durant tout le trajet, jusqu’au hall du château, Ambivalence et lui conversèrent de vive voix. Il n’entendit pas la petite voix intérieure d’Ambivalence appelant le Obor de son esprit. D’ailleurs Obor nota clairement que la pensée d’Ambivalence s’était fermée comme une coquille. Il se demanda bien mais ne voulu pas prendre le risque de lui demander.
Obor connaissait les propriétés si spéciales de son corps. Ce corps pouvait capter des informations ou des données rien que par un contact prolonger. Est-ce qu’en le touchant, tout à l’heure, elle avait pu voir quelque chose ? Était-ce la cause du silence de son esprit ? Il ne savait que dire ou que penser. Lorsqu’ils arrivèrent dans le hall, Obor eut un autre frisson mais il ne regarda pas derrière lui cette fois. Il passa sa main dans un pan de sa tenue et effleura un carnet.
« Il y a une bibliothèque ici. Je crois que cela peut-être un bon point de recherche pour en savoir plus… Aussi bien sur ce château que sur le trésor. »
Obor retira sa main du carnet caché à la vue de son amie et se tourna vers elle avec un sourire radieux.
« Voudrais-tu m’y accompagner ? »
« Ce serait un honneur et une joie que d’aller à ce château avec toi. Ne m’en veux pas si je te tutoie, je n’aime pas le cérémonieux. Toi, si tu es plus à l’aise en me vouvoyant, je ne t’en empêcherais pas. »
Obor eut un rire long et clair qui surprit Ambivalence mais elle ne dit rien, le regardant avec une pointe d’étonnement dans ses yeux aciers. Il voulait se détendre un peu. Même si Ambivalence ne le reconnaissait pas, il voulait au moins qu’elle sache apprécier sa compagnie. Il ferait alors tout pour qu’elle l’accepte comme il était. La vérité ? Elle était là mais il ne se voilait pas la face : à l’heure actuelle des choses, Ambivalence n’était pas prête à l’accepter comme le Obor qu’elle avait toujours connu comme étant sa conscience.
Un frisson lui traversa la colonne vertébrale alors qu’il se retournait vers la forêt dans leur dos. Il avait eut une impression… Comme si on le regardait avec insistance dans son dos. Il fronça les sourcils et scruta les bois avec une mine perplexe. Il ne devait pas être encore bien habituer à être dans un corps et celui-ci devait être sensible… Il haussa les épaules et fit de nouveau face à une Ambivalence qui le regardait curieusement.
« Ah, désolé… Une impression… »
Il pencha la tête sur le côté pour marquer qu’il n’y avait rien. Il se souvint alors qu’Ambivalence avait faite une jolie remarque sur leurs prénoms et cela le fit sourire. Ouranos pour Ciel et Deus pour Dieu… Mais Mina pour monde, c’était aussi quelque chose. D’ailleurs Obor se demandait bien d’où elle sortait un nom pareil. Il n’aurait su le dire et ne voulait pas non plus s’attarder dessus : il n’avait pas été toujours avec elle. Il y avait une part de son passé qu’il ne connaissait pas. Et avec cette mémoire qui lui faisait défaut… Il n’était pas prêt de combler cet écart.
« Allons-y… »
Ils se mirent en marche vers le château. Durant tout le trajet, jusqu’au hall du château, Ambivalence et lui conversèrent de vive voix. Il n’entendit pas la petite voix intérieure d’Ambivalence appelant le Obor de son esprit. D’ailleurs Obor nota clairement que la pensée d’Ambivalence s’était fermée comme une coquille. Il se demanda bien mais ne voulu pas prendre le risque de lui demander.
Obor connaissait les propriétés si spéciales de son corps. Ce corps pouvait capter des informations ou des données rien que par un contact prolonger. Est-ce qu’en le touchant, tout à l’heure, elle avait pu voir quelque chose ? Était-ce la cause du silence de son esprit ? Il ne savait que dire ou que penser. Lorsqu’ils arrivèrent dans le hall, Obor eut un autre frisson mais il ne regarda pas derrière lui cette fois. Il passa sa main dans un pan de sa tenue et effleura un carnet.
« Il y a une bibliothèque ici. Je crois que cela peut-être un bon point de recherche pour en savoir plus… Aussi bien sur ce château que sur le trésor. »
Obor retira sa main du carnet caché à la vue de son amie et se tourna vers elle avec un sourire radieux.
« Voudrais-tu m’y accompagner ? »
Invité- Invité
Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
« Hum, oui je veux bien. Les bibliothèques ne sont pas faciles d’accès dans certains des autres châteaux. Cela ne me dérange pas que vous me tutoyer. »
Ambivalence et Ouranos se dirigèrent vers la bibliothèque d’un pas calme, découvrant aussi ce château d »une beauté glacial incroyable. Ambivalence se fascina longuement sur l’architecture et les détails du château sous le regard amusé de son compagnon, plutôt curieux de savoir qui l’avait conçu et son histoire. Les deux amis dissertèrent sur moult sujets, parlant de chose et d’autre. Ambivalence fut surprit de voir la si grande culture d’Ouranos et surtout se fascina de sa capacité de mettre le doigt sur ce qu’il avait sur le bout de la langue.
Plus vite qu’il ne le voulu, l’androgyne s’y attacha et sa compagnie lui plaisait. Elle était bien différente de celle d’Atsuma, ou encore Gabriel. Lythief aussi. C’était une personne d’esprit, calme, savante et qui semblait posséder une large culture et un excellent savoir, riche et varié. C’était ce côté-là qui avait capté Ambivalence. Il ne parlait pas toujours, restant parfois muet et n’affectionnant pas la conversation badine. Mais il en découvrait les joies rien qu’en parlant avec Ouranos. Il avait l’impression d’être avec son tuteur, se retrouvant dans un temps ancien et délicieux.
Il goûtait de nouveau à la joie d’être en position d’élève et buvait les dires de son aîné brun. C’était agréable. Il avait même la sensation d’être chez son tuteur, dans leur maison, sur la terrasse, à profiter du soleil en même temps qu’il étudiait les Âges. Il se souvenait clairement du soleil tapant doucement contre les vitres de la véranda, chauffant doucement la pièce alors qu’il était sous le portique, ombrageant son visage pâle. C’était étrange qu’Ouranos lui rappel de tel souvenir, qu’il croyait perdu depuis une éternité.
Lorsqu’ils arrivèrent à la bibliothèque, ils choisirent ensemble les livres qu’ils allaient étudier, parfois s’arrêtant dans une allée, tout deux les bras déjà charger, lisant leur trouvaille ou commentant un ouvrage, qu’ils jugeaient bon ou mauvais, demandant l’avis de l’autre. Leurs voix étaient tantôt des murmures. Parfois, elle était vibrante, emplit de sûreté et de force d’instruire. Ils prirent place à une table, soulevant les chaises pour ne pas qu’elles raclent le sol. Toute la bibliothèque était éclairée par de marge baie vitrée, qui donnait une vue sur le paysage désertique polaire, conférant une lumière pure pour leurs yeux et facilitant leur lecture aussi.
Le temps s’écoula à très grande vitesse, sans que ni l’un, ni l’autre ne le remarque, tantôt plonger dans un ouvrage qu’ils analysaient avec sérieux et silencieusement, tantôt échangeant leurs informations, critiquant, complétant, rectifiant. Un lourd et large travail qui ne les fatigua même pas, tant ils semblaient dans leur milieu. Mais au bout de quelques heures de travail et avec le jour déclinant, Ambivalence éprouva des difficultés à continuer son labeur, se frottant régulièrement les yeux et étant voûter sur ses livres afin d’en capter la petite écriture complexe.
Il leva sa tête vers les baies vitrées, curieux d’éprouver de telles difficultés à lire lorsque ses yeux se portèrent sur le ciel dégager de tout nuage laissant apparaître un superbe panorama de la voûte céleste nocturne. Un immense voile noir bleuté, piqué de petites têtes d’épingle brillantes et nombreuses, formant mille constellation magnifique, ravissant son cœur et sa vue. Il lâcha son livre et pencha entièrement sa tête en arrière, observant le ciel avec fascination, s’absorbant presque dedans.
Cela ressemblait vaguement au ciel d’Angal… Mais ce ciel là était différent encore et il n’était en rien comparable. Sa vue se perdit dans ce ciel de toute beauté avant qu’un soupire ne lui échappe.
« C’est si beau… Je crois que ce ciel là vous est tout à fait dédié, Ouranos… »
Ambivalence redressa sa tête et adressa un sourire à cet homme. Un étranger mais fort bien sympathique. L’homme parut surprit et sourit à son tour.
* Merci *
* Hu ? *
Pas de réponse. Juste de l’émotion. Ambivalence se plongea dans le silence et la contemplation. Juste dans la beauté du moment.
Ambivalence et Ouranos se dirigèrent vers la bibliothèque d’un pas calme, découvrant aussi ce château d »une beauté glacial incroyable. Ambivalence se fascina longuement sur l’architecture et les détails du château sous le regard amusé de son compagnon, plutôt curieux de savoir qui l’avait conçu et son histoire. Les deux amis dissertèrent sur moult sujets, parlant de chose et d’autre. Ambivalence fut surprit de voir la si grande culture d’Ouranos et surtout se fascina de sa capacité de mettre le doigt sur ce qu’il avait sur le bout de la langue.
Plus vite qu’il ne le voulu, l’androgyne s’y attacha et sa compagnie lui plaisait. Elle était bien différente de celle d’Atsuma, ou encore Gabriel. Lythief aussi. C’était une personne d’esprit, calme, savante et qui semblait posséder une large culture et un excellent savoir, riche et varié. C’était ce côté-là qui avait capté Ambivalence. Il ne parlait pas toujours, restant parfois muet et n’affectionnant pas la conversation badine. Mais il en découvrait les joies rien qu’en parlant avec Ouranos. Il avait l’impression d’être avec son tuteur, se retrouvant dans un temps ancien et délicieux.
Il goûtait de nouveau à la joie d’être en position d’élève et buvait les dires de son aîné brun. C’était agréable. Il avait même la sensation d’être chez son tuteur, dans leur maison, sur la terrasse, à profiter du soleil en même temps qu’il étudiait les Âges. Il se souvenait clairement du soleil tapant doucement contre les vitres de la véranda, chauffant doucement la pièce alors qu’il était sous le portique, ombrageant son visage pâle. C’était étrange qu’Ouranos lui rappel de tel souvenir, qu’il croyait perdu depuis une éternité.
Lorsqu’ils arrivèrent à la bibliothèque, ils choisirent ensemble les livres qu’ils allaient étudier, parfois s’arrêtant dans une allée, tout deux les bras déjà charger, lisant leur trouvaille ou commentant un ouvrage, qu’ils jugeaient bon ou mauvais, demandant l’avis de l’autre. Leurs voix étaient tantôt des murmures. Parfois, elle était vibrante, emplit de sûreté et de force d’instruire. Ils prirent place à une table, soulevant les chaises pour ne pas qu’elles raclent le sol. Toute la bibliothèque était éclairée par de marge baie vitrée, qui donnait une vue sur le paysage désertique polaire, conférant une lumière pure pour leurs yeux et facilitant leur lecture aussi.
Le temps s’écoula à très grande vitesse, sans que ni l’un, ni l’autre ne le remarque, tantôt plonger dans un ouvrage qu’ils analysaient avec sérieux et silencieusement, tantôt échangeant leurs informations, critiquant, complétant, rectifiant. Un lourd et large travail qui ne les fatigua même pas, tant ils semblaient dans leur milieu. Mais au bout de quelques heures de travail et avec le jour déclinant, Ambivalence éprouva des difficultés à continuer son labeur, se frottant régulièrement les yeux et étant voûter sur ses livres afin d’en capter la petite écriture complexe.
Il leva sa tête vers les baies vitrées, curieux d’éprouver de telles difficultés à lire lorsque ses yeux se portèrent sur le ciel dégager de tout nuage laissant apparaître un superbe panorama de la voûte céleste nocturne. Un immense voile noir bleuté, piqué de petites têtes d’épingle brillantes et nombreuses, formant mille constellation magnifique, ravissant son cœur et sa vue. Il lâcha son livre et pencha entièrement sa tête en arrière, observant le ciel avec fascination, s’absorbant presque dedans.
Cela ressemblait vaguement au ciel d’Angal… Mais ce ciel là était différent encore et il n’était en rien comparable. Sa vue se perdit dans ce ciel de toute beauté avant qu’un soupire ne lui échappe.
« C’est si beau… Je crois que ce ciel là vous est tout à fait dédié, Ouranos… »
Ambivalence redressa sa tête et adressa un sourire à cet homme. Un étranger mais fort bien sympathique. L’homme parut surprit et sourit à son tour.
* Merci *
* Hu ? *
Pas de réponse. Juste de l’émotion. Ambivalence se plongea dans le silence et la contemplation. Juste dans la beauté du moment.
Invité- Invité
Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
Obor remarqua qu’Ambivalence n’était plus concentré sur son travail et la surpris en train de rêvasser en regardant le ciel. Il entendit son soupire et elle tourna la tête vers elle. Lorsqu’elle lâcha ses mots alors qu’il comprit pourquoi ce silence et cette captation pour cet ailleurs étrange.
« C’est si beau… Je crois que ce ciel là vous est tout à fait dédié, Ouranos… »
Cela le transcenda littéralement. Il ne pouvait plus bouger plus parler. Ses mots étaient dit avec franchisse et sincérité mais c’était SES mots, à elle, pour lui. Même pas en étranger, pas en ami ou en connaissance. C’était une reconnaissance identitaire. Elle le reconnaissait comme identité, comme personne, comme un être, un égal. Cela l’ému et sa voix intérieure parla plus fort que sa voix orale.
Elle ne comprenait pas mais comme ils se perdirent en silence dans leur contemplation. Obor regarda le ciel étoilé. Ouranos comme Ciel. Son regard se perdit à son tour dans la nébuleuse qui s’étendait au dessus de leurs têtes. C’était magique en soi. Son regard changeant, comme sa couleur, se chargeant d’étincelle et autres poussières étoilées.
Le souvenir monta en lui. Le passé afflua doucement à sa mémoire, comme il arrivait si souvent à Ambivalence. C’était étrange car il ne pensait jamais au passé. C’était une boîte fermée à double tour. Il ne l’ouvrait jamais. C’était un scellé très puissant car au fond de lui, dans le souvenir, il y avait la douleur, la haine, la colère mais aussi le désespoir, les pleurs, la maladie. Il ne l’ouvrait pas car sinon ce contenu se déversait dangereusement en lui. Le rongeant comme un poison mortel. Parce qu’il y avait abandonné quelque chose lui aussi. Parce qu’il savait sa propre faute et qu’il n’avait aucun remord. Juste la même amertume dégoûtante qu’il avait si longuement essuyé dans la conscience d’Ambivalence.
Ses doigts se mirent à trembler. Ses mains avaient des contractions désagréables et qui pouvaient troublés si jamais elles étaient détectées par quelqu’un d’autre. Dans son cas c’était Ambivalence. Il ferma ses mains et les ramena sur ses genoux, les dissimulant sous la table. Il ne voulait pas l’intriguer avec ces élans émotionnels. Il ferma aussi les yeux un court instant avant d’adopter une attitude pensive en se penchant sur un livre ouvert, feignant la réflexion intense. Il respira aussi lentement afin de retrouver doucement mais sûrement son calme. Il devait apprendre à maîtriser ses sentiments et toutes leurs manifestations physiques.
Mine de rien, il y avait perdu à ne plus être une conscience. Il soupira, sachant qu’il n’y pouvait hélas plus grand-chose. Il se redressa un peu, reportant son regard sur son amie. Il remarqua alors que celle-ci se frottait les yeux et semblait lutter pour pouvoir lire. Il leva alors ses yeux vers les baies vitrées : dehors le paysage désertique polaire provoqua un frisson le long de son dos. Il avait froid rien qu’à voir cette neige et cette glace. A côté la bibliothèque était accueillante et chaleureuse. Cependant la seule lumière blême de la Lune ne suffisait pour leurs yeux. Il se leva, faisant redresser le regard de son amie, curieuse.
« Je vais chercher de la lumière, je reviens. Il doit bien avoir une chandelle ou une lampe quelque part dans ce château… Reste-là, je reviens… »
Obor lui frotta la tête avant d’attraper entre ses doigts la manche de son kimono et de sortir avec un petit geste de la main. Il quitta la bibliothèque et se mit à traîner dans les couloirs vides. Il ne le disait pas, mais cela lui faisait mal. Mal de voir qu’Ambivalence ne le reconnaisse pas et lui ai accordé ce ciel comme son nom. C’était beau, très poétique. Mais affreusement cruel sur cette réalité dont il ne pouvait pas s’échapper. Il devait reconnaître qu’Ambivalence n’était pas en état de s’y faire.
Puis plus grave encore, il avait un sombre pressentiment depuis un moment. Quelque chose de latent en lui. Comme si… Non. Ce n’était pas possible. Il ne pouvait pas être là. Ils s’étaient séparés définitivement. Mais une âme d’Âge était-elle régit comme le destin d’un homme ? Etait-il condamné à retourner à son état primaire, quoi qu’il dise et désire ? Il aurait voulu y croire rien qu’un peu. Mais ce sombre pressentiment qui ne faisait que croître à cause de l’obscurité environnante n’était pas des plus rassurant et lui disait que trop bien que son temps de liberté allait prendre fin. Mais avant que tout cela n’arrive, il devait vivre et profiter. Et autant profiter de ces livres avec de la lumière donc avec une chandelle, bougie ou n’importe quoi éclairant !
« C’est si beau… Je crois que ce ciel là vous est tout à fait dédié, Ouranos… »
Cela le transcenda littéralement. Il ne pouvait plus bouger plus parler. Ses mots étaient dit avec franchisse et sincérité mais c’était SES mots, à elle, pour lui. Même pas en étranger, pas en ami ou en connaissance. C’était une reconnaissance identitaire. Elle le reconnaissait comme identité, comme personne, comme un être, un égal. Cela l’ému et sa voix intérieure parla plus fort que sa voix orale.
* Merci *
* Huh ? *
* Huh ? *
Elle ne comprenait pas mais comme ils se perdirent en silence dans leur contemplation. Obor regarda le ciel étoilé. Ouranos comme Ciel. Son regard se perdit à son tour dans la nébuleuse qui s’étendait au dessus de leurs têtes. C’était magique en soi. Son regard changeant, comme sa couleur, se chargeant d’étincelle et autres poussières étoilées.
Le souvenir monta en lui. Le passé afflua doucement à sa mémoire, comme il arrivait si souvent à Ambivalence. C’était étrange car il ne pensait jamais au passé. C’était une boîte fermée à double tour. Il ne l’ouvrait jamais. C’était un scellé très puissant car au fond de lui, dans le souvenir, il y avait la douleur, la haine, la colère mais aussi le désespoir, les pleurs, la maladie. Il ne l’ouvrait pas car sinon ce contenu se déversait dangereusement en lui. Le rongeant comme un poison mortel. Parce qu’il y avait abandonné quelque chose lui aussi. Parce qu’il savait sa propre faute et qu’il n’avait aucun remord. Juste la même amertume dégoûtante qu’il avait si longuement essuyé dans la conscience d’Ambivalence.
Ses doigts se mirent à trembler. Ses mains avaient des contractions désagréables et qui pouvaient troublés si jamais elles étaient détectées par quelqu’un d’autre. Dans son cas c’était Ambivalence. Il ferma ses mains et les ramena sur ses genoux, les dissimulant sous la table. Il ne voulait pas l’intriguer avec ces élans émotionnels. Il ferma aussi les yeux un court instant avant d’adopter une attitude pensive en se penchant sur un livre ouvert, feignant la réflexion intense. Il respira aussi lentement afin de retrouver doucement mais sûrement son calme. Il devait apprendre à maîtriser ses sentiments et toutes leurs manifestations physiques.
Mine de rien, il y avait perdu à ne plus être une conscience. Il soupira, sachant qu’il n’y pouvait hélas plus grand-chose. Il se redressa un peu, reportant son regard sur son amie. Il remarqua alors que celle-ci se frottait les yeux et semblait lutter pour pouvoir lire. Il leva alors ses yeux vers les baies vitrées : dehors le paysage désertique polaire provoqua un frisson le long de son dos. Il avait froid rien qu’à voir cette neige et cette glace. A côté la bibliothèque était accueillante et chaleureuse. Cependant la seule lumière blême de la Lune ne suffisait pour leurs yeux. Il se leva, faisant redresser le regard de son amie, curieuse.
« Je vais chercher de la lumière, je reviens. Il doit bien avoir une chandelle ou une lampe quelque part dans ce château… Reste-là, je reviens… »
Obor lui frotta la tête avant d’attraper entre ses doigts la manche de son kimono et de sortir avec un petit geste de la main. Il quitta la bibliothèque et se mit à traîner dans les couloirs vides. Il ne le disait pas, mais cela lui faisait mal. Mal de voir qu’Ambivalence ne le reconnaisse pas et lui ai accordé ce ciel comme son nom. C’était beau, très poétique. Mais affreusement cruel sur cette réalité dont il ne pouvait pas s’échapper. Il devait reconnaître qu’Ambivalence n’était pas en état de s’y faire.
Puis plus grave encore, il avait un sombre pressentiment depuis un moment. Quelque chose de latent en lui. Comme si… Non. Ce n’était pas possible. Il ne pouvait pas être là. Ils s’étaient séparés définitivement. Mais une âme d’Âge était-elle régit comme le destin d’un homme ? Etait-il condamné à retourner à son état primaire, quoi qu’il dise et désire ? Il aurait voulu y croire rien qu’un peu. Mais ce sombre pressentiment qui ne faisait que croître à cause de l’obscurité environnante n’était pas des plus rassurant et lui disait que trop bien que son temps de liberté allait prendre fin. Mais avant que tout cela n’arrive, il devait vivre et profiter. Et autant profiter de ces livres avec de la lumière donc avec une chandelle, bougie ou n’importe quoi éclairant !
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Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
Ambivalence regarda Ouranos partir de la bibliothèque pour aller leur chercher de quoi avoir une lumière assez forte et permanente pour continuer leurs recherches. Il le suivit du regard jusqu’à ce qu’il passe la lourde porte en bois et qu’il ne disparaisse de son champ visuel. Il était vrai que cette obscurité latente était gênante mais il n’avait pas grand-chose à faire à présent, à par attendre. Forcer pour tenter de lire était quelque chose de bien vain car il ne voyait absolument rien. Il n’avait aucune angoisse à attendre dans le noir, au beau milieu de cette bibliothèque.
Il s’étira longuement avant de se lever. Il commença à aller et venir à travers la grande salle, dans le seul bruit de ses pas et du bruissement de sa cape. Mais ne trouvant rien à faire pour combler cette attente, il se mit à regarder les étagères et les livres, en tirant un de temps à autre de son rayon en le prenant par la tranche, l’ouvrant afin de tenter de lire ce qu’il contenait mais la lumière lui faisait défaut. Ambivalence se plaça sous les baies vitrées afin de profiter au mieux des faibles ratons de la Lune mais ce n’était pas fameux du tout.
Il n’eût aucune réplique de la part de sa conscience. Juste une vague réponse évasive du genre : « Si tu le dis… », mais rien de bien développer. Son comportement était bien trop étrange pour être normal… Ambivalence referma son livre doucement et se mit à regarder en l’air, comme s’il espérait voir sa conscience. Il arqua un sourcil : vraiment trop étrange. Ce n’était vraiment pas normal.
Nouveau blanc. Obor ne lui répondit pas et Ambivalence cru l’avoir froisser. L’autre ne parla plus, semblant avoir couper la conversation là. L’androgyne ne trouva rien à redire et prit ses livres pour se rendre de nouveau à sa table. Mais il ne pouvait rien faire d’autre qu’attendre sans avoir de quoi occuper son esprit pendant ce temps. C’en était presque ennuyeux. Il rejeta la tête en arrière et pensa à plusieurs choses diverses. Notamment Lythief. Il ne l’avait pas revu depuis un moment. Le ninja était sans doute très prit avec ses recherches à lui.
Il poussa un faible soupire alors qu’il se remettait en position normal et qu’il se penchait sur les livres qu’il avait trouvé. Il décida de les potasser un peu malgré le peu de lumière. Mais son corps était éprouvé lui aussi, la fatigue usant son esprit plus vite qu’il ne put l’anticiper de telle sorte qu’il se retrouva à dormir sur son travail, la tête posée sur son bras replié, le tout sur une pile de livre ouvert et éparpiller de ci et là, à travers la table.
Le pendentif d’Atsuma était sur une page et brillait d’une lueur rougeâtre tendre, éclairant faiblement son visage. La créature était éveillé mais ne se matérialisa pas. Pas qu’il ne le voulait pas ou qu’il se le refuse mais il était mieux à veiller ainsi sur son maître. Pendant que celui-ci dormait, lui il pouvait rêver un nom. Un nom qui serait le sien et alors il serait enfin quelqu’un. Ambivalence ne put le voir briller pour lui car déjà il s’était endormi sur ces œuvres, au beau milieu de son travail.
Il plongea dans un sommeil étrange, parsemé de rêves étranges. Il en faisait beaucoup, de ces rêves étranges. Il rêvait toujours de ces deux hommes se séparant dans ce ciel divisé entre ciel et terre. Il ne savait pas pourquoi… il rêvait d’eux. Il entendait toujours la voix d’Obor mais il lui semblait aussi entendre celle d’Ouranos, bien qu’il ne l’eût rencontré depuis peu. Sans doute était-ce à cause du timbre de sa voix. Grave et envoûtante. Une voix qui captivait. Mais il faisait ce rêve depuis un moment. Et la voix… Les voix… avaient-elles changées ? Pas qu’il sache. Il devrait en parler. Mais il dormait pour le moment. Surtout… Surtout pourquoi n’entendait-il toujours par leurs noms ? Il ne le savait pas mais le sommeil l’entraînait toujours plus. Cette fois vers la terre. Là où était resté l’autre homme… Peut-être que cette fois, il verrait son visage…
Il s’étira longuement avant de se lever. Il commença à aller et venir à travers la grande salle, dans le seul bruit de ses pas et du bruissement de sa cape. Mais ne trouvant rien à faire pour combler cette attente, il se mit à regarder les étagères et les livres, en tirant un de temps à autre de son rayon en le prenant par la tranche, l’ouvrant afin de tenter de lire ce qu’il contenait mais la lumière lui faisait défaut. Ambivalence se plaça sous les baies vitrées afin de profiter au mieux des faibles ratons de la Lune mais ce n’était pas fameux du tout.
* Ambibiiiiiiii ! ! ! Ne fatigue pas vue qui est déjà mauvaise ! *
* Mais je ne lis pas… Je ne fais que regarder… *
* Erm… La fonction est la même. *
* Ah ! Mais laisse moi donc en paix. Je veux aider Ouranos… *
* Mais je ne lis pas… Je ne fais que regarder… *
* Erm… La fonction est la même. *
* Ah ! Mais laisse moi donc en paix. Je veux aider Ouranos… *
Il n’eût aucune réplique de la part de sa conscience. Juste une vague réponse évasive du genre : « Si tu le dis… », mais rien de bien développer. Son comportement était bien trop étrange pour être normal… Ambivalence referma son livre doucement et se mit à regarder en l’air, comme s’il espérait voir sa conscience. Il arqua un sourcil : vraiment trop étrange. Ce n’était vraiment pas normal.
* On dirait que tu es jaloux… *
* JALOUX ?! *
* AH ! Mais… Ne cris pas ainsi ! Ce n’était qu’une simple supposition ! *
* Et bien tu supposes très mal ! Je ne suis pas jaloux ! Et en quoi je devrais l’être ? *
* Je ne sais pas… Mais dès que j’évoque le nom d’une certaine personne, tu te fâches… Tu es bizarre… *
* Mais qu’est-ce que tu me reproche à la fin ?! *
* Tu es jaloux d’Ouranos car il sait beaucoup de chose. Et j’ai l’impression que ça ne te plait pas que je parle de lui… *
* JALOUX ?! *
* AH ! Mais… Ne cris pas ainsi ! Ce n’était qu’une simple supposition ! *
* Et bien tu supposes très mal ! Je ne suis pas jaloux ! Et en quoi je devrais l’être ? *
* Je ne sais pas… Mais dès que j’évoque le nom d’une certaine personne, tu te fâches… Tu es bizarre… *
* Mais qu’est-ce que tu me reproche à la fin ?! *
* Tu es jaloux d’Ouranos car il sait beaucoup de chose. Et j’ai l’impression que ça ne te plait pas que je parle de lui… *
Nouveau blanc. Obor ne lui répondit pas et Ambivalence cru l’avoir froisser. L’autre ne parla plus, semblant avoir couper la conversation là. L’androgyne ne trouva rien à redire et prit ses livres pour se rendre de nouveau à sa table. Mais il ne pouvait rien faire d’autre qu’attendre sans avoir de quoi occuper son esprit pendant ce temps. C’en était presque ennuyeux. Il rejeta la tête en arrière et pensa à plusieurs choses diverses. Notamment Lythief. Il ne l’avait pas revu depuis un moment. Le ninja était sans doute très prit avec ses recherches à lui.
Il poussa un faible soupire alors qu’il se remettait en position normal et qu’il se penchait sur les livres qu’il avait trouvé. Il décida de les potasser un peu malgré le peu de lumière. Mais son corps était éprouvé lui aussi, la fatigue usant son esprit plus vite qu’il ne put l’anticiper de telle sorte qu’il se retrouva à dormir sur son travail, la tête posée sur son bras replié, le tout sur une pile de livre ouvert et éparpiller de ci et là, à travers la table.
Le pendentif d’Atsuma était sur une page et brillait d’une lueur rougeâtre tendre, éclairant faiblement son visage. La créature était éveillé mais ne se matérialisa pas. Pas qu’il ne le voulait pas ou qu’il se le refuse mais il était mieux à veiller ainsi sur son maître. Pendant que celui-ci dormait, lui il pouvait rêver un nom. Un nom qui serait le sien et alors il serait enfin quelqu’un. Ambivalence ne put le voir briller pour lui car déjà il s’était endormi sur ces œuvres, au beau milieu de son travail.
Il plongea dans un sommeil étrange, parsemé de rêves étranges. Il en faisait beaucoup, de ces rêves étranges. Il rêvait toujours de ces deux hommes se séparant dans ce ciel divisé entre ciel et terre. Il ne savait pas pourquoi… il rêvait d’eux. Il entendait toujours la voix d’Obor mais il lui semblait aussi entendre celle d’Ouranos, bien qu’il ne l’eût rencontré depuis peu. Sans doute était-ce à cause du timbre de sa voix. Grave et envoûtante. Une voix qui captivait. Mais il faisait ce rêve depuis un moment. Et la voix… Les voix… avaient-elles changées ? Pas qu’il sache. Il devrait en parler. Mais il dormait pour le moment. Surtout… Surtout pourquoi n’entendait-il toujours par leurs noms ? Il ne le savait pas mais le sommeil l’entraînait toujours plus. Cette fois vers la terre. Là où était resté l’autre homme… Peut-être que cette fois, il verrait son visage…
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Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
Gaïa venait de prendre congé de la Gardienne et s’était mit en quête de la personne pour laquelle il était ici. Il savait que cette personne n’était pas loin, il venait de sortir de la Rivière des âmes et il pouvait à peu près sentir sa présence. Les battements de son cœur, qu’il percevait, étaient calmes et lent. Dormait-il, cet être cher ? Probablement. Un sourire étira ses lèvres alors qu’il se laissait guider tranquillement par ce qu’il entendait, ressentait et percevait. Sa démarche était un peu bizarre : enfantine pour un adulte de sa taille et son âge. On aurait juré qu’il avait 10 ans d’âge mental, si ce n’était pas moins. Mais il n’avait guère soucis de cela. Tout ce qui le préoccupait c’était de savoir où IL était.
Il arrêta sa marche soudainement alors que quelque chose le maintenait immobile dans le couloir, les yeux grands ouverts. C’était étrange… Alors il dormait réellement… et il rêvait de lui ? Ca le touchait beaucoup ! Mais il savait qu’il était tombé bien plus souvent dans l’autre moitié de ce rêve avant de s’intéresser à l’autre. Mais une chose le gêna : pourquoi rêvait-il de lui ? Ce n’était pas sensé se produire maintenant. Bof… Un truc qui avait du sauter entre temps. Enfin… il y avait aussi cette autre chose. Mais ça, il le réglerait en tant voulu. L’autre devait savoir qu’il était là. Et même s’il ne le savait pas, il ne saurait tarder à le découvrir…
Il entra dans la bibliothèque et avança sans difficulté à travers la pièce malgré qu’il fasse sombre. Il ne buta pas une seule fois contre une table ou autre chose, se dirigeant vers cette table d’où provenait une faible lueur rougeoyante. Il marcha plus doucement, ne voulant pas arriver comme un obus à la table. Il eut une approche calme et remarqua que l’occupant de la table était en train de dormir à point fermer. Il ne voulait pas le réveiller brusquement aussi se pencha-t-il lentement pour ne pas le sortir violemment de son sommeil. Un sourire tendre passa sur ses lèvres alors qu’il tendit sa main au dessus d’un livre, matérialisant une bougie à la flamme vacillante.
La lueur de la bougie étincela sur le cristal qui était rattaché à ce cou blanc et pur. Gaïa l’effleura et atténua un instant le rougeoiement. Il le regarda dormir, sans faire un bruit. Ce même visage androgyne, à peine plus mature. Il avait bien grandit depuis leur dernière rencontre et sa beauté était plus grande encore. Ses cheveux étaient si longs à présent… Comme une cascade de neige soyeuse. Le brun tendit sa main et vint effleurer cette chevelure de neige du bout des doigts. Sa longueur et sa blancheur étaient les signes de son épanouissement.
Il captura une mèche entre ses doigts, veillant à ce qu’il ne s’accroche pas dans ses bague et la souleva de sur son visage. Il lui arracha une faible protestation étouffée, le faisant lâcher prise. La mèche retomba souplement sur son épaule et Gaïa eut un sourire encore plus tendre. Cependant, le bel endormi semblait enfin se réveiller, car il murmura quelque chose. Très faiblement. Mais Gaïa l’entendit. C’était un appel.
« Atsuma ? »
Ses yeux noisette s’agrandirent de stupeur. Puis une lueur amusée anima son regard alors que ses yeux s’étrécir sous cet amusement. Ses lèvres s’entrouvrirent alors qu’il chercha la voix nécessaire à ce qu’il allait dire. Les mots parfaits. Ceux qui allait convenir. Lentement le son sortit de sa bouche alors qu’il articulait les mots…
« C’est ainsi que tu travailles mon cher Ambivalence ? »
Une imitation sans faille. Les justes mots avec la voix parfaite. Il s’en flatta intérieurement alors qu’il s’écartait un peu de l’androgyne qui se redressait de son lit improvisé. Le regard de Gaïa se fit plus tendre encore alors qu’il le voyait se frotter les yeux comme un petit enfant, chassant les restes du sommeil de ses paupières encore lourdes. Puis il le vit se mettre à chercher autour de lui la personne qu’il avait appelée et qui lui avait répondu dans son rêve. Mais ne la trouvant pas, Gaïa put voir Ambivalence froncer les sourcils et regarder la flamme de la bougie avec curiosité.
Gaïa se confondait dans l’ombre avec son long vêtement noir aux arabesques blanches. Seul ses chaînes reflétaient la lumière de la bougie dans l’obscurité latente et il su que cela capta l’attention du garçon assit à la table. Celui-ci se leva et alla armer mais il s’avança pour que la lumière puisse éclairer son visage. Le regard gris de l’androgyne se porta sur son visage avant qu’il ne se dilate sous la surprise. Il l’avait reconnu et sa main qui allait chercher une plume retomba le long de son corps alors que ses lèvres s’ouvraient et ses fermaient sans qu’il ne trouve quoi dire exactement.
« Yah ! Bonsoir, Ambivalence. »
Un ton léger, presque badin voire enfantin. Il leva sa main dans un signe de salut, plongeant son regard marron dans ceux gris du garçon en face de lui.
« Cela faisait longtemps, n’est-ce pas ? »
Il arrêta sa marche soudainement alors que quelque chose le maintenait immobile dans le couloir, les yeux grands ouverts. C’était étrange… Alors il dormait réellement… et il rêvait de lui ? Ca le touchait beaucoup ! Mais il savait qu’il était tombé bien plus souvent dans l’autre moitié de ce rêve avant de s’intéresser à l’autre. Mais une chose le gêna : pourquoi rêvait-il de lui ? Ce n’était pas sensé se produire maintenant. Bof… Un truc qui avait du sauter entre temps. Enfin… il y avait aussi cette autre chose. Mais ça, il le réglerait en tant voulu. L’autre devait savoir qu’il était là. Et même s’il ne le savait pas, il ne saurait tarder à le découvrir…
Il entra dans la bibliothèque et avança sans difficulté à travers la pièce malgré qu’il fasse sombre. Il ne buta pas une seule fois contre une table ou autre chose, se dirigeant vers cette table d’où provenait une faible lueur rougeoyante. Il marcha plus doucement, ne voulant pas arriver comme un obus à la table. Il eut une approche calme et remarqua que l’occupant de la table était en train de dormir à point fermer. Il ne voulait pas le réveiller brusquement aussi se pencha-t-il lentement pour ne pas le sortir violemment de son sommeil. Un sourire tendre passa sur ses lèvres alors qu’il tendit sa main au dessus d’un livre, matérialisant une bougie à la flamme vacillante.
La lueur de la bougie étincela sur le cristal qui était rattaché à ce cou blanc et pur. Gaïa l’effleura et atténua un instant le rougeoiement. Il le regarda dormir, sans faire un bruit. Ce même visage androgyne, à peine plus mature. Il avait bien grandit depuis leur dernière rencontre et sa beauté était plus grande encore. Ses cheveux étaient si longs à présent… Comme une cascade de neige soyeuse. Le brun tendit sa main et vint effleurer cette chevelure de neige du bout des doigts. Sa longueur et sa blancheur étaient les signes de son épanouissement.
Il captura une mèche entre ses doigts, veillant à ce qu’il ne s’accroche pas dans ses bague et la souleva de sur son visage. Il lui arracha une faible protestation étouffée, le faisant lâcher prise. La mèche retomba souplement sur son épaule et Gaïa eut un sourire encore plus tendre. Cependant, le bel endormi semblait enfin se réveiller, car il murmura quelque chose. Très faiblement. Mais Gaïa l’entendit. C’était un appel.
« Atsuma ? »
Ses yeux noisette s’agrandirent de stupeur. Puis une lueur amusée anima son regard alors que ses yeux s’étrécir sous cet amusement. Ses lèvres s’entrouvrirent alors qu’il chercha la voix nécessaire à ce qu’il allait dire. Les mots parfaits. Ceux qui allait convenir. Lentement le son sortit de sa bouche alors qu’il articulait les mots…
« C’est ainsi que tu travailles mon cher Ambivalence ? »
Une imitation sans faille. Les justes mots avec la voix parfaite. Il s’en flatta intérieurement alors qu’il s’écartait un peu de l’androgyne qui se redressait de son lit improvisé. Le regard de Gaïa se fit plus tendre encore alors qu’il le voyait se frotter les yeux comme un petit enfant, chassant les restes du sommeil de ses paupières encore lourdes. Puis il le vit se mettre à chercher autour de lui la personne qu’il avait appelée et qui lui avait répondu dans son rêve. Mais ne la trouvant pas, Gaïa put voir Ambivalence froncer les sourcils et regarder la flamme de la bougie avec curiosité.
Gaïa se confondait dans l’ombre avec son long vêtement noir aux arabesques blanches. Seul ses chaînes reflétaient la lumière de la bougie dans l’obscurité latente et il su que cela capta l’attention du garçon assit à la table. Celui-ci se leva et alla armer mais il s’avança pour que la lumière puisse éclairer son visage. Le regard gris de l’androgyne se porta sur son visage avant qu’il ne se dilate sous la surprise. Il l’avait reconnu et sa main qui allait chercher une plume retomba le long de son corps alors que ses lèvres s’ouvraient et ses fermaient sans qu’il ne trouve quoi dire exactement.
« Yah ! Bonsoir, Ambivalence. »
Un ton léger, presque badin voire enfantin. Il leva sa main dans un signe de salut, plongeant son regard marron dans ceux gris du garçon en face de lui.
« Cela faisait longtemps, n’est-ce pas ? »
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Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
« Ah ! Vous… vous êtes… »
Ambivalence en perdait son latin tellement il était ému. Cet homme… L’homme du passé qui l’avait sauvé se tenait là, devant lui. Rêvait-il ? N’était-ce pas qu’une illusion qui s’envolerait après, dès son réveil ? Il ne savait quoi penser, se perdant toujours plus dans le doute. Il sortait à peine des limbes de son rêve où il allait justement voir ce visage qu’il cherchait tellement mais il avait été réveillé par cette voix qu’il avait cru appartenir au garçon pour se retrouver en faite devant lui. Il y avait de quoi se perdre dans tout cela. Il devait déterminé où était son rêve et où était la réalité, mais il était tellement troublé et confus que cela le perturbait. Mais comment… Comment était-il arrivé ici ? Lui qui l’avait sauvé pratiquement de sa vie… comment avait-il survécu à tout cela ? A cet enfer… Ambivalence se retrouvait avec toutes ces interrogations sans savoir comment trouver de réponse.
La voix d’Atsuma l’avait tiré de son sommeil et il avait pensé trouver le jeune homme à côté de lui, avec ce regard rieur et son visage juvénile. Même s’il ne savait pas comment aurait fait le garçon pour se retrouver ici, dans cette bibliothèque, son désir de le revoir avait du prendre le dessus à un moment donner pour le troubler à ce point. Mais l’heure n’était pas à savoir pourquoi il s’était attendu à trouver Atsuma à la place de cet inconnu. C’était juste qu’a la place de trouver le jeune homme de la FAC avec son uniforme rouge, il était tombé dans ces yeux noisette de cet inconnu. Pas si inconnu que cela mais il y avait de quoi être surprit. Même si son physique était tout de même différent à cause du temps passé depuis leur dernière rencontre, Ambivalence pouvait le reconnaître sans trop de mal. L’homme du passé, celui qui l’avait sauvé.
D’un coup Ambivalence se rendit compte qu’il n’avait jamais pu rendre compte à son devoir aussi s’inclina-t-il respectueusement devant l’homme qui le regarda surpris. Tant d’années… Ambivalence les comptait plus et si cet homme n’avait pas été là, il était certain qu’il n’aurait même pas eut être encore de ce monde pour les compter et le penser. Il avait une dette. Il le savait. Même s’il ignorait comment la payer, il devait au moins s’acquitter de cette tâche.
« Merci de m’avoir sauvé. »
Il n’avait jamais pu le remercier d’un fait aussi important. Mais lorsqu’il se redressa ses lèvres tremblaient et ses yeux montraient son trouble car ils étaient en train de s’embuer de larmes. Il était encore en vie grâce à lui. Que serait-il devenu sinon ? Il n’en doutait pas qu’il serait sans doute mort. Et l’émotion de savoir que quelqu’un avait accomplit un si grand geste à son égard le troublait au point d’éveiller ses larmes. L’homme ne comprenait de moins en moins mais il savait qu’Ambivalence était émotif des fois. Il leva ses mains afin de lui signaler que tout allait bien, qu’il n’y avait rien de grave et lui adressa un immense sourire pour l’encourager à ne plus pleurer. Voir quelqu’un s’effondrer d’un coup était toujours quelque chose de très difficile à gérer et Ambivalence s’en voulait à présent de lui faire subir cela.
Mais il savait bien que ses larmes avaient un sens. Pas que cette reconnaissance immense pour lui. C’était plus grand et plus terrible pour lui. Comment avait-il fait ? Certes le temps était passé depuis. Pourtant… Il n’arrivait pas… il n’arrivait pas à mettre le doigt sur son prénom. Il savait qu’il lui avait donné car ils s’étaient présentés par le passé. Alors pourquoi d’un coup, ne pouvait-il plus s’en souvenir ? Obor ne disait rien non plus. En faite, il semblait ne même pas être là et cela affola aussi un peu l’androgyne qui commençait à se perdre dans cette situation quasi impossible à ses yeux. Comment avait-il fait pour oublier le nom de la personne qui l’avait sauvé ?
Il releva la tête vers lui, ses yeux encore humide. Que devait-il dire ? La vérité même si cela le blessait…
« Je suis désolé… Votre nom… Je ne m’en rappel pas… »
Le brun s’avança vers lui, le regard compatissant, levant sa main vers son visage pour sécher ses larmes. Il lui frotta ensuite la tête et lui décocha un sourire plein de dent.
« Mina Gaïa… »
« Pardon ? »
« Je m’appel Mina Gaïa. »
Ambivalence fronça les sourcils provoquant un haussement de sourcil chez l’autre. Le son de sa voix lorsqu’il articulait son nom ne venait pas à ses oreilles. Il voyait bien ses lèvres bougées, articulées… mais le son ne venait pas, comme s’il restait bloquer quelque part dans sa bouche ou bien de dispersait trop loin dans l’air. Ses larmes redoublèrent et coulèrent sur ses joues. L’inconnu le regarda avec une lueur un peu triste et Ambivalence s’étrangla avec un sanglot.
« Je suis désolé… Je ne l’entends pas… »
Ambivalence en perdait son latin tellement il était ému. Cet homme… L’homme du passé qui l’avait sauvé se tenait là, devant lui. Rêvait-il ? N’était-ce pas qu’une illusion qui s’envolerait après, dès son réveil ? Il ne savait quoi penser, se perdant toujours plus dans le doute. Il sortait à peine des limbes de son rêve où il allait justement voir ce visage qu’il cherchait tellement mais il avait été réveillé par cette voix qu’il avait cru appartenir au garçon pour se retrouver en faite devant lui. Il y avait de quoi se perdre dans tout cela. Il devait déterminé où était son rêve et où était la réalité, mais il était tellement troublé et confus que cela le perturbait. Mais comment… Comment était-il arrivé ici ? Lui qui l’avait sauvé pratiquement de sa vie… comment avait-il survécu à tout cela ? A cet enfer… Ambivalence se retrouvait avec toutes ces interrogations sans savoir comment trouver de réponse.
La voix d’Atsuma l’avait tiré de son sommeil et il avait pensé trouver le jeune homme à côté de lui, avec ce regard rieur et son visage juvénile. Même s’il ne savait pas comment aurait fait le garçon pour se retrouver ici, dans cette bibliothèque, son désir de le revoir avait du prendre le dessus à un moment donner pour le troubler à ce point. Mais l’heure n’était pas à savoir pourquoi il s’était attendu à trouver Atsuma à la place de cet inconnu. C’était juste qu’a la place de trouver le jeune homme de la FAC avec son uniforme rouge, il était tombé dans ces yeux noisette de cet inconnu. Pas si inconnu que cela mais il y avait de quoi être surprit. Même si son physique était tout de même différent à cause du temps passé depuis leur dernière rencontre, Ambivalence pouvait le reconnaître sans trop de mal. L’homme du passé, celui qui l’avait sauvé.
D’un coup Ambivalence se rendit compte qu’il n’avait jamais pu rendre compte à son devoir aussi s’inclina-t-il respectueusement devant l’homme qui le regarda surpris. Tant d’années… Ambivalence les comptait plus et si cet homme n’avait pas été là, il était certain qu’il n’aurait même pas eut être encore de ce monde pour les compter et le penser. Il avait une dette. Il le savait. Même s’il ignorait comment la payer, il devait au moins s’acquitter de cette tâche.
« Merci de m’avoir sauvé. »
Il n’avait jamais pu le remercier d’un fait aussi important. Mais lorsqu’il se redressa ses lèvres tremblaient et ses yeux montraient son trouble car ils étaient en train de s’embuer de larmes. Il était encore en vie grâce à lui. Que serait-il devenu sinon ? Il n’en doutait pas qu’il serait sans doute mort. Et l’émotion de savoir que quelqu’un avait accomplit un si grand geste à son égard le troublait au point d’éveiller ses larmes. L’homme ne comprenait de moins en moins mais il savait qu’Ambivalence était émotif des fois. Il leva ses mains afin de lui signaler que tout allait bien, qu’il n’y avait rien de grave et lui adressa un immense sourire pour l’encourager à ne plus pleurer. Voir quelqu’un s’effondrer d’un coup était toujours quelque chose de très difficile à gérer et Ambivalence s’en voulait à présent de lui faire subir cela.
Mais il savait bien que ses larmes avaient un sens. Pas que cette reconnaissance immense pour lui. C’était plus grand et plus terrible pour lui. Comment avait-il fait ? Certes le temps était passé depuis. Pourtant… Il n’arrivait pas… il n’arrivait pas à mettre le doigt sur son prénom. Il savait qu’il lui avait donné car ils s’étaient présentés par le passé. Alors pourquoi d’un coup, ne pouvait-il plus s’en souvenir ? Obor ne disait rien non plus. En faite, il semblait ne même pas être là et cela affola aussi un peu l’androgyne qui commençait à se perdre dans cette situation quasi impossible à ses yeux. Comment avait-il fait pour oublier le nom de la personne qui l’avait sauvé ?
Il releva la tête vers lui, ses yeux encore humide. Que devait-il dire ? La vérité même si cela le blessait…
« Je suis désolé… Votre nom… Je ne m’en rappel pas… »
Le brun s’avança vers lui, le regard compatissant, levant sa main vers son visage pour sécher ses larmes. Il lui frotta ensuite la tête et lui décocha un sourire plein de dent.
« Mina Gaïa… »
« Pardon ? »
« Je m’appel Mina Gaïa. »
* Mais que ce passe-t-il ? Je… Je ne l’entends pas… Je n’entends pas son nom… Pourquoi ? *
Ambivalence fronça les sourcils provoquant un haussement de sourcil chez l’autre. Le son de sa voix lorsqu’il articulait son nom ne venait pas à ses oreilles. Il voyait bien ses lèvres bougées, articulées… mais le son ne venait pas, comme s’il restait bloquer quelque part dans sa bouche ou bien de dispersait trop loin dans l’air. Ses larmes redoublèrent et coulèrent sur ses joues. L’inconnu le regarda avec une lueur un peu triste et Ambivalence s’étrangla avec un sanglot.
« Je suis désolé… Je ne l’entends pas… »
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Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
« Ah ? On dirait que tu que tu ne peux pas l’entendre… Allez, va ! Ce n’est pas bien grave, ne t’en fais pas ! Je t’ai déjà retrouvé vivant, c’est tout ce qui m’importe. »
Gaïa leva ses bras au dessus de sa tête comme un petit enfant très contente, son visage rayonnant d’un pur bonheur. Il était heureux. Tellement heureux ! Il n’avait même pas de mot pour exprimer son bonheur et sa joie tant cela était si fort et si grand. Retrouver Ambivalence en vie après toutes ses années… C’était le comble de son bonheur. Mais l’autre ne semblait pas si heureux… Enfin, pas qu’Ambivalence ne fut pas très content d’être avec lui, mais sa culpabilité était si grande qu’il ne savait quoi faire pour la dissipée. Rire ? Non. Il ne voulait pas rire : Ambivalence risquait de mal le prendre, pensant qu’il se moque de lui. L’embêter ? Non plus : trop triste pour bien comprendre sa démarche.
« Allons ! Allons ! Ambivalence, ce n’est rien. Ne pleures pas, s’il te plait ! »
Ses pleurs semblaient monter en intensité et Gaïa savait de moins en moins quoi faire pour l’apaiser. Surtout cela le minait de le voir ainsi, et ce sentiment horrible qui lui étreignait le cœur. Il devait trouver une solution. Vite et bien ! Il se mit à chercher dans les poches qui constellaient son vêtement, les vidant d’une foule de choses dont l’utilité était à déterminer. Au final il trouva encore un reste de pain encore assez frais, il le tendit à l’androgyne qui ouvrit ses yeux en grand avant de prendre le bout de pain avec un faible merci, ses lèvres s’étirant en un petit sourire, un brin amusé. Cela renforça celui de Gaïa, qui était vraiment contente de l’avoir réconforter, même un peu.
« La première fois aussi, tu avais cessé de pleurer lorsque je t’avais donné du pain. »
Gaïa fit un éclaire de douleur passer dans ce regard gris et il regretta amèrement d’avoir rappeler le passé. Il aurait dû pourtant se douter qu’Ambivalence ne l’aimait pas car il transportait bien trop de mauvais souvenirs. Mais déjà il ne le revoyait se plonger dans le mutisme et la peur. Et là, Gaïa savait qu’il ne pouvait pas faire grand-chose malheureusement. Mais il ne pouvait pas non plus laisser cette situation perdurer parce que cela mauvais pour le moral. Il devait trouver quelque chose ! Il ne voulait pas voir cet air terne sur le visage d'Ambivalence !
Il eut un rire clair et léger, le rire de quelqu’un qui s’amusait et Ambivalence redressa la tête en entendant ce rire. Gaïa essuya un regard un peu accusateur alors qu’Ambivalence eut une moue un peu boudeuse avant de rompre son pain et de le manger pour le gratifier de sa reconnaissance. Gaïa combla l’espace entre eux deux et posa ses mains sur ses épaules avant de le prendre contre lui. C’était un pardon silencieux. Ambivalence passa timidement ses mains sur son buste cherchant à l’écarter un peu de lui. Le regard de Gaïa se fit plus sombre encore. Pourquoi le repoussait-il ? Alors qu’il cherchait seulement à le réconforter ? Il ne comprenait pas.
Ambivalence ne semblait pas bien dans ses bras. Pourquoi ? Il pencha la tête sur le côté et chercha dans ces pensées qui semblaient affoler. Pourquoi ? Toujours ce pourquoi… Mais le pourquoi du comment vint assez vite. Il le trouva, loger près de son cœur, à l’intérieur, bien enfouit. C’était un souvenir qui le faisait rougir mais qui expliquait aussi son comportement : Zeruel Nagisa ! Cet assassin était dans la tête et le cœur du jeune homme dans ses bras.
« Ainsi… Zeruel Nagisa a donc prit ton cœur ? C’est embarrassant… »
« Zeruel… Nagisa ? »
Gaïa se tendit un peu : ainsi il ne connaissait pas sa véritable identité. C’était en sa faveur alors, il allait pouvoir s’amuser de ça alors. Dans ses bras ambivalence s’était aussi raidit mais ce n’était pas pour rien. Ses mains ne le repoussaient plus, elles s’agrippaient à son vêtement. Il s’écarta lui et l’observa. Il était plus grand que l’androgyne… Alors que ce regard gris acier était perdu ailleurs, il se pencha sur ce visage fin et blanc. Il captura ses lèvres qu’il n’avait connues qu’enfant et qui avait une douce maturité qui était plus que tentante. Il usa de sa ruse et du charme dont il abusait pour franchir la barrière de ses lèvres et aller au-delà ce qui lui était permit. Il s’en délecta et avait qu’il en ferait rager un avec plus tard. Mais chaque chose en son temps…
Un coup de cueillit à l’estomac. Il n’était pas très fort, mais il frappa assez justement son plexus solaire, le forçant à baiser sa garde. Une claque retentit dans la bibliothèque. Gaïa recula de deux pas, le visage penché de côté, tête basse. Il leva une main qu’il porta à sa joue en train de rougir lentement du coup qu’elle avait prit. Il effleura à peine sa peau, comme s’étant brûlé mais il savait qu’il avait mit le pied sur un terrain risqué.
Gaïa leva ses bras au dessus de sa tête comme un petit enfant très contente, son visage rayonnant d’un pur bonheur. Il était heureux. Tellement heureux ! Il n’avait même pas de mot pour exprimer son bonheur et sa joie tant cela était si fort et si grand. Retrouver Ambivalence en vie après toutes ses années… C’était le comble de son bonheur. Mais l’autre ne semblait pas si heureux… Enfin, pas qu’Ambivalence ne fut pas très content d’être avec lui, mais sa culpabilité était si grande qu’il ne savait quoi faire pour la dissipée. Rire ? Non. Il ne voulait pas rire : Ambivalence risquait de mal le prendre, pensant qu’il se moque de lui. L’embêter ? Non plus : trop triste pour bien comprendre sa démarche.
« Allons ! Allons ! Ambivalence, ce n’est rien. Ne pleures pas, s’il te plait ! »
Ses pleurs semblaient monter en intensité et Gaïa savait de moins en moins quoi faire pour l’apaiser. Surtout cela le minait de le voir ainsi, et ce sentiment horrible qui lui étreignait le cœur. Il devait trouver une solution. Vite et bien ! Il se mit à chercher dans les poches qui constellaient son vêtement, les vidant d’une foule de choses dont l’utilité était à déterminer. Au final il trouva encore un reste de pain encore assez frais, il le tendit à l’androgyne qui ouvrit ses yeux en grand avant de prendre le bout de pain avec un faible merci, ses lèvres s’étirant en un petit sourire, un brin amusé. Cela renforça celui de Gaïa, qui était vraiment contente de l’avoir réconforter, même un peu.
« La première fois aussi, tu avais cessé de pleurer lorsque je t’avais donné du pain. »
Gaïa fit un éclaire de douleur passer dans ce regard gris et il regretta amèrement d’avoir rappeler le passé. Il aurait dû pourtant se douter qu’Ambivalence ne l’aimait pas car il transportait bien trop de mauvais souvenirs. Mais déjà il ne le revoyait se plonger dans le mutisme et la peur. Et là, Gaïa savait qu’il ne pouvait pas faire grand-chose malheureusement. Mais il ne pouvait pas non plus laisser cette situation perdurer parce que cela mauvais pour le moral. Il devait trouver quelque chose ! Il ne voulait pas voir cet air terne sur le visage d'Ambivalence !
Il eut un rire clair et léger, le rire de quelqu’un qui s’amusait et Ambivalence redressa la tête en entendant ce rire. Gaïa essuya un regard un peu accusateur alors qu’Ambivalence eut une moue un peu boudeuse avant de rompre son pain et de le manger pour le gratifier de sa reconnaissance. Gaïa combla l’espace entre eux deux et posa ses mains sur ses épaules avant de le prendre contre lui. C’était un pardon silencieux. Ambivalence passa timidement ses mains sur son buste cherchant à l’écarter un peu de lui. Le regard de Gaïa se fit plus sombre encore. Pourquoi le repoussait-il ? Alors qu’il cherchait seulement à le réconforter ? Il ne comprenait pas.
Ambivalence ne semblait pas bien dans ses bras. Pourquoi ? Il pencha la tête sur le côté et chercha dans ces pensées qui semblaient affoler. Pourquoi ? Toujours ce pourquoi… Mais le pourquoi du comment vint assez vite. Il le trouva, loger près de son cœur, à l’intérieur, bien enfouit. C’était un souvenir qui le faisait rougir mais qui expliquait aussi son comportement : Zeruel Nagisa ! Cet assassin était dans la tête et le cœur du jeune homme dans ses bras.
« Ainsi… Zeruel Nagisa a donc prit ton cœur ? C’est embarrassant… »
« Zeruel… Nagisa ? »
Gaïa se tendit un peu : ainsi il ne connaissait pas sa véritable identité. C’était en sa faveur alors, il allait pouvoir s’amuser de ça alors. Dans ses bras ambivalence s’était aussi raidit mais ce n’était pas pour rien. Ses mains ne le repoussaient plus, elles s’agrippaient à son vêtement. Il s’écarta lui et l’observa. Il était plus grand que l’androgyne… Alors que ce regard gris acier était perdu ailleurs, il se pencha sur ce visage fin et blanc. Il captura ses lèvres qu’il n’avait connues qu’enfant et qui avait une douce maturité qui était plus que tentante. Il usa de sa ruse et du charme dont il abusait pour franchir la barrière de ses lèvres et aller au-delà ce qui lui était permit. Il s’en délecta et avait qu’il en ferait rager un avec plus tard. Mais chaque chose en son temps…
Un coup de cueillit à l’estomac. Il n’était pas très fort, mais il frappa assez justement son plexus solaire, le forçant à baiser sa garde. Une claque retentit dans la bibliothèque. Gaïa recula de deux pas, le visage penché de côté, tête basse. Il leva une main qu’il porta à sa joue en train de rougir lentement du coup qu’elle avait prit. Il effleura à peine sa peau, comme s’étant brûlé mais il savait qu’il avait mit le pied sur un terrain risqué.
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Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
La main d’Ambivalence était fièrement levée entre eux. Elle tremblait un peu de sa rage contenue mais il devait bien s’avouer qu’il n’avait pas bien comprit ce qu’il c’était passé. Cet homme lui avait donné un nom qui ne lui évoquait rien puis… puis c’était ce qui le dérangeait plus. Parce qu’il n’arrivait pas l’expliquer !
Il avait été troublé par cette odeur si particulière qui était celle de Lythief, son odeur de sang qui lui faisait tourner la tête et qui lui plaisait et face à laquelle toutes ses défenses étaient baissées. Surtout depuis ce qui s’était passé entre eux deux. Qu’avait fait cet homme pour le duper à ce point ? Avait-il joué sur son trouble déjà de l’avoir retrouver ? Qu’est-ce qu’il y avait gagné à avoir fait cela ? Il s’était écarté de lui et lorsqu’il avait relevé la tête, il avait cru voir les orbes de glace du ninja. Il l’avait vu porter une main à son masque et l’abaisser alors qu’il se penchait sur son visage et lui prendre ses lèvres. Ambivalence n’avait éprouvé aucune réticence car il n’avait pas peur de lui céder cela.
Pourtant il avait sentit que sa manière d’embrasser était bien différente et cela lui avait paru tellement bizarre qu’il l’avait frappé. Le ninja aurait su retenir son coup, avec sa rapidité incroyable. Mais il avait réussit à toucher son plexus solaire, à sa grande surprise, quelque chose fut rompu. Comme un charme ou une illusion et découvrant avec horreur la supercherie, sa main n’avait pas attendue sa raison pour faire son chemin. Il ne s’attendait pas à ce que l’autre l’embrasse ainsi. Ambivalence se recula aussi, instaurant au plus, une distance majeure entre leurs deux personnes.
Il le regarda toucher sa joue puis se remettre dans une position convenable, relevant sur lui un regard étrange. Il n’y avait aucune flamme dans ses yeux. Pas de colère, pas de contrariété pas plus de joie ou un de ces plaisirs malsains qui habitent les prunelles de certains détraqués. Mais Ambivalence ne voyait rien dans son regard. Aucune flamme, aucune lueur. Pas de déception, pas de regret encore moins de la rancoeur. Comme s’il acceptait son geste comme la chose la plus normal du monde. Son regard était vivant, animé de vie et tout ce qu’on pouvait associé au regard de quelqu’un qui pensait. Mais là… Ambivalence n’arrivait pas à lire dans ce regard. On dit que les yeux sont le reflet de l’âme. Cette âme était sacrément gardée sous sceller alors. Car l’androgyne n’arrivait pas à le cerner, à le capter et le comprendre. Comme le regard d’un ancien, qui avait de la maturité et de l’expérience, restant constamment insondable.
Vide, neutre, calme, maître de lui-même. Cela l’effraya et le fit reculer de plusieurs pas en arrière. Il se cogna contre le bureau, brisant l’état dans lequel était le brun qui chercha à s’avoir s’il ne s’était pas fait mal mais Ambivalence ne le laissa même pas s’approcher de lui, trop troubler par cela. Ce regard n’était pas brûlant, mais il n’était pas froid non plus. En faite, c’était un regard clos, comme si des paupières étaient venues voiler ses yeux là. Ambivalence se détourna, il voulait fuir ce regard mais quelque chose le retenu par le poigné. Il ne se débattit pas mais ne lui fit pas plus face : il ne voulait pas tomber de nouveau dans ce charme là ! L’autre pressa sa main dans la sienne et l’invita à lui faire face, comme s’il avait deviné sa crainte et lui demandait de lui faire confiance…
« N’essayez même pas de refaire ce que vous avez fait ou la prochaine fois, ce n’est pas une gifle que je vous mettrais. »
C’était une mise en garde. Sans doute aussi une menace. Ambivalence n’aimait pas avoir recourt à ce genre de procéder mais vu qu’il était dans l’incapacité de mettre tout cela au clair, il préférait le prévenir. Alors il se tourna, lentement, pour ne rien brusquer. Lorsqu’il se trouva face à lui, il remarqua qu’enfin, ses yeux exprimaient quelque chose. Du regret et un pardon. Cela suffit à l’androgyne qui lui pardonna, hélas, bien trop vite. Il ne pouvait pas en vouloir à cet homme qui lui avait sauvé la vie. C’était impossible.
« Ne le refaite plus, d’accord ? »
L’autre opina de la tête et s’écarta de lui. Ambivalence eut un sourire alors qu’il l’observait s’étirer. Même s’il avait fait quelque chose de mal, il ne lui en voulait pas. Pourquoi ? Il n’aurait su le dire. Simplement qu’il le respectait beaucoup en tant qu’homme et en tant que sauveur. D’ailleurs il avait tant de question à lui poser ! Mais il devait bien les choisir, pour ne pas l’accabler non plus. Il inspira profondément et chercha au fond de lui le plus important.
« Excusez moi, mais j’ai tant de choses à vous demander. Je pense qu’en premier je dois vous remercier. Vous m’avez sauvé cette fois-là et je vous en suis extrêmement reconnaissant. Mais… Comment dire ? Êtes-vous D’ni ? Comment… comment êtes-vous venu sur Angal ? En êtes-vous un originaire ? Si oui… pourquoi… n’êtes-vous pas… »
C’était au-delà de ses forces que e lui demander quelque chose d’aussi dur et cruel. Ses mots moururent sur ses lèvres alors que sa gorge se noua, le faisant se taire. Mais ses yeux étaient très vifs des mots qu’il n’osait prononcer. L’autre lu en lui, il le savait. Mais allait-il en être condamné ?!
« Je voudrais savoir… »
Il avait été troublé par cette odeur si particulière qui était celle de Lythief, son odeur de sang qui lui faisait tourner la tête et qui lui plaisait et face à laquelle toutes ses défenses étaient baissées. Surtout depuis ce qui s’était passé entre eux deux. Qu’avait fait cet homme pour le duper à ce point ? Avait-il joué sur son trouble déjà de l’avoir retrouver ? Qu’est-ce qu’il y avait gagné à avoir fait cela ? Il s’était écarté de lui et lorsqu’il avait relevé la tête, il avait cru voir les orbes de glace du ninja. Il l’avait vu porter une main à son masque et l’abaisser alors qu’il se penchait sur son visage et lui prendre ses lèvres. Ambivalence n’avait éprouvé aucune réticence car il n’avait pas peur de lui céder cela.
Pourtant il avait sentit que sa manière d’embrasser était bien différente et cela lui avait paru tellement bizarre qu’il l’avait frappé. Le ninja aurait su retenir son coup, avec sa rapidité incroyable. Mais il avait réussit à toucher son plexus solaire, à sa grande surprise, quelque chose fut rompu. Comme un charme ou une illusion et découvrant avec horreur la supercherie, sa main n’avait pas attendue sa raison pour faire son chemin. Il ne s’attendait pas à ce que l’autre l’embrasse ainsi. Ambivalence se recula aussi, instaurant au plus, une distance majeure entre leurs deux personnes.
Il le regarda toucher sa joue puis se remettre dans une position convenable, relevant sur lui un regard étrange. Il n’y avait aucune flamme dans ses yeux. Pas de colère, pas de contrariété pas plus de joie ou un de ces plaisirs malsains qui habitent les prunelles de certains détraqués. Mais Ambivalence ne voyait rien dans son regard. Aucune flamme, aucune lueur. Pas de déception, pas de regret encore moins de la rancoeur. Comme s’il acceptait son geste comme la chose la plus normal du monde. Son regard était vivant, animé de vie et tout ce qu’on pouvait associé au regard de quelqu’un qui pensait. Mais là… Ambivalence n’arrivait pas à lire dans ce regard. On dit que les yeux sont le reflet de l’âme. Cette âme était sacrément gardée sous sceller alors. Car l’androgyne n’arrivait pas à le cerner, à le capter et le comprendre. Comme le regard d’un ancien, qui avait de la maturité et de l’expérience, restant constamment insondable.
Vide, neutre, calme, maître de lui-même. Cela l’effraya et le fit reculer de plusieurs pas en arrière. Il se cogna contre le bureau, brisant l’état dans lequel était le brun qui chercha à s’avoir s’il ne s’était pas fait mal mais Ambivalence ne le laissa même pas s’approcher de lui, trop troubler par cela. Ce regard n’était pas brûlant, mais il n’était pas froid non plus. En faite, c’était un regard clos, comme si des paupières étaient venues voiler ses yeux là. Ambivalence se détourna, il voulait fuir ce regard mais quelque chose le retenu par le poigné. Il ne se débattit pas mais ne lui fit pas plus face : il ne voulait pas tomber de nouveau dans ce charme là ! L’autre pressa sa main dans la sienne et l’invita à lui faire face, comme s’il avait deviné sa crainte et lui demandait de lui faire confiance…
« N’essayez même pas de refaire ce que vous avez fait ou la prochaine fois, ce n’est pas une gifle que je vous mettrais. »
C’était une mise en garde. Sans doute aussi une menace. Ambivalence n’aimait pas avoir recourt à ce genre de procéder mais vu qu’il était dans l’incapacité de mettre tout cela au clair, il préférait le prévenir. Alors il se tourna, lentement, pour ne rien brusquer. Lorsqu’il se trouva face à lui, il remarqua qu’enfin, ses yeux exprimaient quelque chose. Du regret et un pardon. Cela suffit à l’androgyne qui lui pardonna, hélas, bien trop vite. Il ne pouvait pas en vouloir à cet homme qui lui avait sauvé la vie. C’était impossible.
« Ne le refaite plus, d’accord ? »
L’autre opina de la tête et s’écarta de lui. Ambivalence eut un sourire alors qu’il l’observait s’étirer. Même s’il avait fait quelque chose de mal, il ne lui en voulait pas. Pourquoi ? Il n’aurait su le dire. Simplement qu’il le respectait beaucoup en tant qu’homme et en tant que sauveur. D’ailleurs il avait tant de question à lui poser ! Mais il devait bien les choisir, pour ne pas l’accabler non plus. Il inspira profondément et chercha au fond de lui le plus important.
« Excusez moi, mais j’ai tant de choses à vous demander. Je pense qu’en premier je dois vous remercier. Vous m’avez sauvé cette fois-là et je vous en suis extrêmement reconnaissant. Mais… Comment dire ? Êtes-vous D’ni ? Comment… comment êtes-vous venu sur Angal ? En êtes-vous un originaire ? Si oui… pourquoi… n’êtes-vous pas… »
C’était au-delà de ses forces que e lui demander quelque chose d’aussi dur et cruel. Ses mots moururent sur ses lèvres alors que sa gorge se noua, le faisant se taire. Mais ses yeux étaient très vifs des mots qu’il n’osait prononcer. L’autre lu en lui, il le savait. Mais allait-il en être condamné ?!
« Je voudrais savoir… »
Invité- Invité
Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
Gaïa pencha la tête alors qu’il voyait toutes ses interrogations muettes encré dans ce regard gris perle sans tâche noire. Il lisait tant de chose dans ce regard si expressif. Il fallait dire qu’il avait observé pendant tant d’année… Il l’avait regardé tout ce temps en silence, veillant sur lui sans jamais rien dire, sans jamais se montrer, être seulement son ombre. Tout par SA faute ! Parce qu’il l’avait abandonné, tout fuir la douleur ! Lui aussi avait souffert ! Autant que lui ! Même si ils n’en avaient pas souffert de la même manière… Son regard changea un peu : que dire et que faire aussi dans cette situation ? Rien malheureusement.
Il dodelina de la tête, comprenant la nécessité qu’avait Ambivalence d’obtenir des réponses à ses questions. C’était normal : tout les Angaliens étaient morts à deux exception près. Lui et Ambivalence.
« Je ne suis pas D’ni… Je ne viens pas non plus d’Angal… A dire vrai, je serais amnésique. Je ne me souviens pas de mes origines et cela m’importe peu. Mais ce qui est étrange, c’est que tu ne te souviennes de moi que partiellement… »
Ambivalence redressa la tête et le fixa d’un air surpris. Gaïa soupira en frottant sa tignasse alors qu’il recevait ces nouvelles interrogations : la mémoire d’Ambivalence était-elle à ce point mauvaise ? C’en était presque étonnant pour lui. S’il avait une aussi mauvaise mémoire, l’androgyne ne saurait être un Book Maker. Son art de l’écriture n’aurait aucun sens s’il n’avait pas de mémoire. Aussi se mit-il à sourire : Ambivalence avait juste dû être trop jeune pour s’en souvenir. Il leva sa main lui tapota la tête.
« C’était un jour où tu étais parti à la plage avec tes parents… Tu jouais à cache-cache avec tes frères et sœurs. Pour pas que l’on t’attrape tu étais parti te cacher dans une grotte, dans la jetée… Mais hélas la mer était montée et tu avais manqué de te noyer à ce moment là. J’étais là ce jour-là. Ah, mais tu avais perdu connaissance donc c’est normal que tu ne te souviennes pas de moi… ^^’’’ Suis-je bête ! »
Le brun se mit à rire mais n’importe qui aurait pu dire que ce rire sonnait affreusement faux. Ambivalence s’en rendit compte et son regard se ternit au plus grand malheur du brun qui n’était franchement pas doué. En faite, il devait bien le reconnaître mais il n’y arrivait pas avec Ambivalence. Nerveux ? Sans doute… Peut-être était-ce son amour pour l’androgyne qui lui faisait faire et dire toutes ces choses sans sens, mais aussi de ne pas prendre garde non plus à la porter de ses mots. Pas qu’il ne le voulait pas, juste qu’il ne s’en rendait pas compte. Il cherchait seulement à exprimer son désir de l’avoir retrouver. Mais ce désir était si fort qu’il n’y avait pas de mots qui furent assez juste pour le dire. Aussi pouvait-il mal conjuguer son verbe et faire des fautes.
Il baissa la tête et soupira : il ignorait que l’expression des sentiments étaient une tâche aussi ardu. Mais c’était aussi quelque chose de savant et cela faisait naître tant de chose en lui. Encore fallait-il qu’il se détache de la beauté de l’androgyne. Il ne l’avait connu qu’enfant et le voir si grand à présent était une chose délicieuse. Bien qu’il puisse éprouver tout cela, il savait qu’il ne pouvait pas en dire la moitié… Zeruel Nagisa était dans son cœur et puis Ambivalence ne le voyait que comme un sauveur.
Gaïa pencha la tête et regarda ces mains. Ganté de blanc. Il fronça imperceptiblement les sourcils : pourquoi ces gants ? Il aurait bien voulu le savoir. Aussi tendit-il le bras et captura-t-il sa main dans sa sienne, avec une attitude toute enfantine. Doucement il retira cette enveloppe de tissu et mit en contact leurs paumes. Il sentit sa douce chaleur sous ses doigts, profitant de pouvoir sentir aussi la douceur de sa peau. Puis quelque chose lui fit froncer de nouveau les sourcils : qu’est-ce que c’était que ça ?! Il attrapa cette main et la leva vers son visage, mais étant dans une pièce éclairer que par la lueur d’une faible chandelle, il dû se pencher vers elle pour observer, malgré les protestations d’Ambivalence. Il frotta tendrement la paume de ces mains et vit apparaître un sceau. Et pas n’importe lequel. Le sceau de ce traître !
Ainsi, même en étant plus cacher dans cette enveloppe, l’androgyne souffrait encore du mal qu’il lui avait fait ? Les épaules de Gaïa s’affaissèrent alors qu’il comprit… Le mal d’Ambivalence n’avait pas encore prit fin… Il se redressa et croisa son regard interrogateur mais l’ignora, passa une main sur sa taille. L’androgyne s’empourpra et s’indigna de ce qu’il faisait mais le brun ne fit que passer une main sur sa ceinture à plume, constatant qu’Ambivalence n’en avait plus aucune. Sa main alla dans sa besace à livre et il fouilla dedans. Malheureusement ses soupçons étaient confirmés… Il se redressa et passa une main sur son visage, soucieux.
« Qu’est-ce qui ne vas pas ? »
La voix d’Ambivalence porta à ses oreilles et le tira de sa méditation. Il se pencha en soupirant alors qu’il souleva sa cape et lui montra les encoches vides à sa taille. Ambivalence le remarqua et se mit à paniquer, mais Gaïa l’en empêcha en posant deux mains autoritaires sur ses épaules.
« Ne panique pas, Ambivalence. Je vais t’en donner des nouvelles si tu veux. Je pense que si tes plumes ont disparues, Angal aussi… Mais il ne faut pas t’en faire, je t’aiderais à retrouver ce que tu as perdu. Je ne suis peut-être pas Angalien ni D’ni mais je peux sentir la présence d’un livre de liaison, où qu’il soit. Déjà il faut que tu es de nouvelles armes… Voyons voir. »
Gaïa se redressa un peu et ferma les yeux, se concentrant. Il tendit sa main droite, pendant que les arabesques argentées de son vêtement se mirent à onduler, alors que de sa main gauche il sortit un calepin. Il ouvrit le livre et quelques pages s’envolèrent au dessus de lui, forçant Ambivalence à s’écarter alors que les arabesques de son vêtement s’élevèrent au ciel elles aussi. Les traits argentés et le papier se lièrent, comme les mailles d’une chaîne alors que Gaïa enchaînait signes et formules afin de leur donner leur force et leur résistance. Il appela aux différentes essences d’Âge, priant aux près d’elle pour qu’elles se lient au papier et à l’argent, afin de devenir arme de ceux qui emploie les mots perdus et anciens. Il récita un cantique alors que petit à petit cinq formes distinctes se dessinaient dans le flux magique qu’il employait, éclairant l’ensemble de la bibliothèque.
« Gris Perle, la plume de Serenia, l’Âge qui relie Passé et Présent. Bleu Cristal, la plume d’Amateria, l’Âge Technique. Vert Origine, la plume d’Edanna, l’Âge de Vie. Rouge Joyaux, la plume de Laki’Ahn, l’Âge du Devoir. Blanc Neige, la plume de Tahgira, l’Âge de la Prison de Glace. »
Le brun tendit ses mains prenant une à une les plumes qui étaient toutes neuves et étincelantes. Il les jugea du regard puis les tendit calmement à Ambivalence. L’androgyne s’avança vers lui, mais n’osait pas les prendre. C’était tellement magique. Gaïa pouvait encore voir les étincelles d’admiration qu’avait allumé son sort dans ces yeux gris. Il lui fit un sourire tendre alors qu’il prit sa main pour lui donner les plumes.
« C’est un cadeau. Prends les et use s’en comme tu l’entendra. Je suis désolé, mais je ne peux pas te rendre ta sixième plume… J’espère que cela te plait… »
Gaïa retira sa main laissant Ambivalence avec ses nouvelles armes. Il alla vers la table où brûlait doucement la flamme de la bougie, tendant sa main au dessus pour lui redonner de la matière à consumer. Il sentait le regard interrogateur d’Ambivalence sur son dos, sachant parfaitement que l’androgyne avait des questions à lui poser. Et il y répondrait comme il le pourrait…
Il dodelina de la tête, comprenant la nécessité qu’avait Ambivalence d’obtenir des réponses à ses questions. C’était normal : tout les Angaliens étaient morts à deux exception près. Lui et Ambivalence.
« Je ne suis pas D’ni… Je ne viens pas non plus d’Angal… A dire vrai, je serais amnésique. Je ne me souviens pas de mes origines et cela m’importe peu. Mais ce qui est étrange, c’est que tu ne te souviennes de moi que partiellement… »
Ambivalence redressa la tête et le fixa d’un air surpris. Gaïa soupira en frottant sa tignasse alors qu’il recevait ces nouvelles interrogations : la mémoire d’Ambivalence était-elle à ce point mauvaise ? C’en était presque étonnant pour lui. S’il avait une aussi mauvaise mémoire, l’androgyne ne saurait être un Book Maker. Son art de l’écriture n’aurait aucun sens s’il n’avait pas de mémoire. Aussi se mit-il à sourire : Ambivalence avait juste dû être trop jeune pour s’en souvenir. Il leva sa main lui tapota la tête.
« C’était un jour où tu étais parti à la plage avec tes parents… Tu jouais à cache-cache avec tes frères et sœurs. Pour pas que l’on t’attrape tu étais parti te cacher dans une grotte, dans la jetée… Mais hélas la mer était montée et tu avais manqué de te noyer à ce moment là. J’étais là ce jour-là. Ah, mais tu avais perdu connaissance donc c’est normal que tu ne te souviennes pas de moi… ^^’’’ Suis-je bête ! »
Le brun se mit à rire mais n’importe qui aurait pu dire que ce rire sonnait affreusement faux. Ambivalence s’en rendit compte et son regard se ternit au plus grand malheur du brun qui n’était franchement pas doué. En faite, il devait bien le reconnaître mais il n’y arrivait pas avec Ambivalence. Nerveux ? Sans doute… Peut-être était-ce son amour pour l’androgyne qui lui faisait faire et dire toutes ces choses sans sens, mais aussi de ne pas prendre garde non plus à la porter de ses mots. Pas qu’il ne le voulait pas, juste qu’il ne s’en rendait pas compte. Il cherchait seulement à exprimer son désir de l’avoir retrouver. Mais ce désir était si fort qu’il n’y avait pas de mots qui furent assez juste pour le dire. Aussi pouvait-il mal conjuguer son verbe et faire des fautes.
Il baissa la tête et soupira : il ignorait que l’expression des sentiments étaient une tâche aussi ardu. Mais c’était aussi quelque chose de savant et cela faisait naître tant de chose en lui. Encore fallait-il qu’il se détache de la beauté de l’androgyne. Il ne l’avait connu qu’enfant et le voir si grand à présent était une chose délicieuse. Bien qu’il puisse éprouver tout cela, il savait qu’il ne pouvait pas en dire la moitié… Zeruel Nagisa était dans son cœur et puis Ambivalence ne le voyait que comme un sauveur.
Gaïa pencha la tête et regarda ces mains. Ganté de blanc. Il fronça imperceptiblement les sourcils : pourquoi ces gants ? Il aurait bien voulu le savoir. Aussi tendit-il le bras et captura-t-il sa main dans sa sienne, avec une attitude toute enfantine. Doucement il retira cette enveloppe de tissu et mit en contact leurs paumes. Il sentit sa douce chaleur sous ses doigts, profitant de pouvoir sentir aussi la douceur de sa peau. Puis quelque chose lui fit froncer de nouveau les sourcils : qu’est-ce que c’était que ça ?! Il attrapa cette main et la leva vers son visage, mais étant dans une pièce éclairer que par la lueur d’une faible chandelle, il dû se pencher vers elle pour observer, malgré les protestations d’Ambivalence. Il frotta tendrement la paume de ces mains et vit apparaître un sceau. Et pas n’importe lequel. Le sceau de ce traître !
Ainsi, même en étant plus cacher dans cette enveloppe, l’androgyne souffrait encore du mal qu’il lui avait fait ? Les épaules de Gaïa s’affaissèrent alors qu’il comprit… Le mal d’Ambivalence n’avait pas encore prit fin… Il se redressa et croisa son regard interrogateur mais l’ignora, passa une main sur sa taille. L’androgyne s’empourpra et s’indigna de ce qu’il faisait mais le brun ne fit que passer une main sur sa ceinture à plume, constatant qu’Ambivalence n’en avait plus aucune. Sa main alla dans sa besace à livre et il fouilla dedans. Malheureusement ses soupçons étaient confirmés… Il se redressa et passa une main sur son visage, soucieux.
« Qu’est-ce qui ne vas pas ? »
La voix d’Ambivalence porta à ses oreilles et le tira de sa méditation. Il se pencha en soupirant alors qu’il souleva sa cape et lui montra les encoches vides à sa taille. Ambivalence le remarqua et se mit à paniquer, mais Gaïa l’en empêcha en posant deux mains autoritaires sur ses épaules.
« Ne panique pas, Ambivalence. Je vais t’en donner des nouvelles si tu veux. Je pense que si tes plumes ont disparues, Angal aussi… Mais il ne faut pas t’en faire, je t’aiderais à retrouver ce que tu as perdu. Je ne suis peut-être pas Angalien ni D’ni mais je peux sentir la présence d’un livre de liaison, où qu’il soit. Déjà il faut que tu es de nouvelles armes… Voyons voir. »
Gaïa se redressa un peu et ferma les yeux, se concentrant. Il tendit sa main droite, pendant que les arabesques argentées de son vêtement se mirent à onduler, alors que de sa main gauche il sortit un calepin. Il ouvrit le livre et quelques pages s’envolèrent au dessus de lui, forçant Ambivalence à s’écarter alors que les arabesques de son vêtement s’élevèrent au ciel elles aussi. Les traits argentés et le papier se lièrent, comme les mailles d’une chaîne alors que Gaïa enchaînait signes et formules afin de leur donner leur force et leur résistance. Il appela aux différentes essences d’Âge, priant aux près d’elle pour qu’elles se lient au papier et à l’argent, afin de devenir arme de ceux qui emploie les mots perdus et anciens. Il récita un cantique alors que petit à petit cinq formes distinctes se dessinaient dans le flux magique qu’il employait, éclairant l’ensemble de la bibliothèque.
« Gris Perle, la plume de Serenia, l’Âge qui relie Passé et Présent. Bleu Cristal, la plume d’Amateria, l’Âge Technique. Vert Origine, la plume d’Edanna, l’Âge de Vie. Rouge Joyaux, la plume de Laki’Ahn, l’Âge du Devoir. Blanc Neige, la plume de Tahgira, l’Âge de la Prison de Glace. »
Le brun tendit ses mains prenant une à une les plumes qui étaient toutes neuves et étincelantes. Il les jugea du regard puis les tendit calmement à Ambivalence. L’androgyne s’avança vers lui, mais n’osait pas les prendre. C’était tellement magique. Gaïa pouvait encore voir les étincelles d’admiration qu’avait allumé son sort dans ces yeux gris. Il lui fit un sourire tendre alors qu’il prit sa main pour lui donner les plumes.
« C’est un cadeau. Prends les et use s’en comme tu l’entendra. Je suis désolé, mais je ne peux pas te rendre ta sixième plume… J’espère que cela te plait… »
Gaïa retira sa main laissant Ambivalence avec ses nouvelles armes. Il alla vers la table où brûlait doucement la flamme de la bougie, tendant sa main au dessus pour lui redonner de la matière à consumer. Il sentait le regard interrogateur d’Ambivalence sur son dos, sachant parfaitement que l’androgyne avait des questions à lui poser. Et il y répondrait comme il le pourrait…
Invité- Invité
Re: C'est ici que nos esprits se séparent...
Ambivalence avait beaucoup de mal à cerner cet homme. Mais il y avait ne chose de sûre : il l’avait connu bien avant que son souvenir.
« C’était un jour où tu étais parti à la plage avec tes parents… Tu jouais à cache-cache avec tes frères et sœurs. Pour pas que l’on t’attrape tu étais parti te cacher dans une grotte, dans la jetée… Mais hélas la mer était montée et tu avais manqué de te noyer à ce moment là. J’étais là ce jour-là. Ah, mais tu avais perdu connaissance donc c’est normal que tu ne te souviennes pas de moi… ^^’’’ Suis-je bête ! »
C’était terrible pour lui de savoir qu’il l’avait sauvé plus d’une fois en réalité. Et ne même pas s’en souvenir. Oui, il se souvenait de ce jour là, c’était un agréable souvenir pour lui. Parce que dans ce souvenir là, il savait encore qui il était à ce moment là. Enfant innocente, qui pensait avoir croiser son prince charmant. C’est ce que lui avait dit sa mère en rougissant. Peut-être qu’elle avait été charmée par la beauté de Gaïa. Il n’en savait rien et il était trop tard pour se poser la question…
Le rire de Gaïa retentissait dans la bibliothèque mais le manque de joie derrière le rendait affreusement triste et sordide. Son regard s’assombrit : il n’était même pas capable de se souvenir de cela… Pourquoi ? Pourtant, même en perdant connaissance, il aurait au moins pu garder une trace dans sa mémoire… Mais il n’y avait rien… Seulement la peur et l’eau qui montait toujours. Dire qu’il ne savait toujours pas nager. Malgré tout ce qu’il lui était arrivé par le passé avec l’eau, il n’avait jamais prit le temps d’apprendre à nager. Dieu sait pourtant que cela lui serait grandement utile, comme au lac du Château du Dragon de Jade. Même sans ça, l’eau était prépondérante dans beaucoup d’Âge… C’en était presque étonnant qu’il ne sache toujours pas nager malgré le fait qu’il est si souvent côtoyer cet élément…
Gaïa ne disait plus rien. Lui non plus d’ailleurs. Le malaise s’installa et Ambivalence ne trouvait rien à dire pour le chasser… Gaïa ne fit qu’une chose : prendre sa main dans la sienne et jouer avec un air enfantin. Cela était adorable aux yeux de l’androgyne cet air toujours enfant qu’il affichait. Comme si cette gaminerie pouvait résoudre tous ses malheurs et cela le toucha beaucoup car il lui afficha un sourire radieux. Mais Gaïa fit quelque chose s’étrange : il retira ses gants afin de prendre sa main dans la sienne.
Un frisson parcourut l’androgyne alors qu’il sentait sa chaleur dans le creux de sa paume. C’était agréable fut que les siennes étaient assez souvent fraîches. Ce qui n’était pas le cas en ce moment car il les avait couvertes. Mais le brun eut une réaction très bizarre et Ambivalence se retrouva à un moment quasiment sur la pointes les pieds, alors que l’homme semblait examiner le creux de sa main puis n’ayant sans doute pas assez de lumière, se pencha sans crier garde vers la bougie, le forçant à faire un exercice d’équilibriste incroyable en peu de temps. D’autant plus que Gaïa lui tordait un peu le bras ainsi, mais Ambivalence ravala sa douleur. Il sentit que ses doigts frottant la paume de sa main et cela lança des décharges dans ses bras pour se répercuter dans son corps. Puis il fut relâcher et Ambivalence frotta son bras légèrement meurtrie de ce qu’il venait de se passer.
A croire que le brun était dans l’immédiat et la spontanéité car l’androgyne ne disposa de pas plus de temps pour se remettre du choc que déjà il sentit la main de Gaïa sur sa taille, ce qui eut pour effet de le faire de donner une très jolie teinte coquelicot à ses joues. Il s’indigna davantage lorsque cette main alla dans sa besace à livre, juste au niveau de la chute de ses reins. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait mais il ne puis que le voir s’écarter, l’air soucieux. Ambivalence s’écarta un peu, tentant de chasser le trouble qui s’était installé en lui en l’espace de quelques secondes. Mais cela se fit plus vite encore lorsqu’il vit ce souci dans ces yeux noisette.
« Qu’est-ce qui ne va pas ? »
Gaïa se redressa, son regard un peu voilé par le souci. Puis il leva sa main et écarta sa cape afin de lui montrer sa ceinture. Ambivalence baissa son regard sur sa propre taille et un sursaut le souleva momentanément du sol : ses plumes ! Il n’avait plus ses plumes ! Ses armes ! Mais, qu’en avait-il fait ? Il y a peu encore, il les avait ! La panique semblait vouloir le soulever de terre et de se remettre à la recherche de ses plumes. Mais deux mains puissantes se posèrent sur ses épaules et l’empêchèrent de s’en aller.
Et ce qui se passa après fut un véritable rêve pour Ambivalence. Gaïa avait fait sous ses yeux des plumes munis d’essences d’Âge… C’était quelque chose d’incroyable. Le brun lui remit les plumes en main propre avant de se détourner. Ambivalence jugea du regard les cinq plumes dans sa main : Serenia, Amateria, Edanna, Laki’Ahn et Tahgira… Mais Gaïa avait raison, il ne pouvait pas lui rendre la plume d’Angal. D’ailleurs, comment le savait-il ? Et puis quel niveau avait-il pour créer des plumes pareilles ? Elles étaient de toute beauté et dans sa main Ambivalence sentait leur force couler… C’était extraordinaire.
« Comment avez-vous réussit une chose pareille ? Pour réussir quelque chose comme cela il faut au moins être Maître dans l’Art de Book Maker… Et encore même un Maître ne peut pas produire des essence comme cela… Qui êtes-vous donc ? »
« C’était un jour où tu étais parti à la plage avec tes parents… Tu jouais à cache-cache avec tes frères et sœurs. Pour pas que l’on t’attrape tu étais parti te cacher dans une grotte, dans la jetée… Mais hélas la mer était montée et tu avais manqué de te noyer à ce moment là. J’étais là ce jour-là. Ah, mais tu avais perdu connaissance donc c’est normal que tu ne te souviennes pas de moi… ^^’’’ Suis-je bête ! »
C’était terrible pour lui de savoir qu’il l’avait sauvé plus d’une fois en réalité. Et ne même pas s’en souvenir. Oui, il se souvenait de ce jour là, c’était un agréable souvenir pour lui. Parce que dans ce souvenir là, il savait encore qui il était à ce moment là. Enfant innocente, qui pensait avoir croiser son prince charmant. C’est ce que lui avait dit sa mère en rougissant. Peut-être qu’elle avait été charmée par la beauté de Gaïa. Il n’en savait rien et il était trop tard pour se poser la question…
Le rire de Gaïa retentissait dans la bibliothèque mais le manque de joie derrière le rendait affreusement triste et sordide. Son regard s’assombrit : il n’était même pas capable de se souvenir de cela… Pourquoi ? Pourtant, même en perdant connaissance, il aurait au moins pu garder une trace dans sa mémoire… Mais il n’y avait rien… Seulement la peur et l’eau qui montait toujours. Dire qu’il ne savait toujours pas nager. Malgré tout ce qu’il lui était arrivé par le passé avec l’eau, il n’avait jamais prit le temps d’apprendre à nager. Dieu sait pourtant que cela lui serait grandement utile, comme au lac du Château du Dragon de Jade. Même sans ça, l’eau était prépondérante dans beaucoup d’Âge… C’en était presque étonnant qu’il ne sache toujours pas nager malgré le fait qu’il est si souvent côtoyer cet élément…
Gaïa ne disait plus rien. Lui non plus d’ailleurs. Le malaise s’installa et Ambivalence ne trouvait rien à dire pour le chasser… Gaïa ne fit qu’une chose : prendre sa main dans la sienne et jouer avec un air enfantin. Cela était adorable aux yeux de l’androgyne cet air toujours enfant qu’il affichait. Comme si cette gaminerie pouvait résoudre tous ses malheurs et cela le toucha beaucoup car il lui afficha un sourire radieux. Mais Gaïa fit quelque chose s’étrange : il retira ses gants afin de prendre sa main dans la sienne.
Un frisson parcourut l’androgyne alors qu’il sentait sa chaleur dans le creux de sa paume. C’était agréable fut que les siennes étaient assez souvent fraîches. Ce qui n’était pas le cas en ce moment car il les avait couvertes. Mais le brun eut une réaction très bizarre et Ambivalence se retrouva à un moment quasiment sur la pointes les pieds, alors que l’homme semblait examiner le creux de sa main puis n’ayant sans doute pas assez de lumière, se pencha sans crier garde vers la bougie, le forçant à faire un exercice d’équilibriste incroyable en peu de temps. D’autant plus que Gaïa lui tordait un peu le bras ainsi, mais Ambivalence ravala sa douleur. Il sentit que ses doigts frottant la paume de sa main et cela lança des décharges dans ses bras pour se répercuter dans son corps. Puis il fut relâcher et Ambivalence frotta son bras légèrement meurtrie de ce qu’il venait de se passer.
A croire que le brun était dans l’immédiat et la spontanéité car l’androgyne ne disposa de pas plus de temps pour se remettre du choc que déjà il sentit la main de Gaïa sur sa taille, ce qui eut pour effet de le faire de donner une très jolie teinte coquelicot à ses joues. Il s’indigna davantage lorsque cette main alla dans sa besace à livre, juste au niveau de la chute de ses reins. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait mais il ne puis que le voir s’écarter, l’air soucieux. Ambivalence s’écarta un peu, tentant de chasser le trouble qui s’était installé en lui en l’espace de quelques secondes. Mais cela se fit plus vite encore lorsqu’il vit ce souci dans ces yeux noisette.
« Qu’est-ce qui ne va pas ? »
Gaïa se redressa, son regard un peu voilé par le souci. Puis il leva sa main et écarta sa cape afin de lui montrer sa ceinture. Ambivalence baissa son regard sur sa propre taille et un sursaut le souleva momentanément du sol : ses plumes ! Il n’avait plus ses plumes ! Ses armes ! Mais, qu’en avait-il fait ? Il y a peu encore, il les avait ! La panique semblait vouloir le soulever de terre et de se remettre à la recherche de ses plumes. Mais deux mains puissantes se posèrent sur ses épaules et l’empêchèrent de s’en aller.
Et ce qui se passa après fut un véritable rêve pour Ambivalence. Gaïa avait fait sous ses yeux des plumes munis d’essences d’Âge… C’était quelque chose d’incroyable. Le brun lui remit les plumes en main propre avant de se détourner. Ambivalence jugea du regard les cinq plumes dans sa main : Serenia, Amateria, Edanna, Laki’Ahn et Tahgira… Mais Gaïa avait raison, il ne pouvait pas lui rendre la plume d’Angal. D’ailleurs, comment le savait-il ? Et puis quel niveau avait-il pour créer des plumes pareilles ? Elles étaient de toute beauté et dans sa main Ambivalence sentait leur force couler… C’était extraordinaire.
« Comment avez-vous réussit une chose pareille ? Pour réussir quelque chose comme cela il faut au moins être Maître dans l’Art de Book Maker… Et encore même un Maître ne peut pas produire des essence comme cela… Qui êtes-vous donc ? »
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