L'endroit de mes origines...

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L'endroit de mes origines...

Message  Kaïvin Elve le Sam 11 Nov - 23:41

Kel avançait, lentement, dans ce lieu sombre et humide. Le ciel était noir encre alors qu’à cette heure, il devrait faire jour. Cette nuit artificielle régnait seulement que dans ce lieu. Cette couleur, venue des Ténèbres, faisait contraste avec la brume blanche qui régnait sur le sol poussiéreux. N’importe quel être doté d’émotion aurait eu, au minimum, un frisson d’angoisse. Mais l’enfant ne faisait pas la différence entre un lieu de bonheur et un lieu de terreur.

Malgré cela, il continuait à avancer, se demandant quand cette petite forêt morte s’arrêta. Normalement, d’après les dires des âmes, cela ne durera que de quelques minutes pour la traversée. Et elles n’avaient pas tords. Kel était, à présent, en face de milliers de sépultures, toutes abandonnées. La grille, qui faisait le contour du cimetière, tenait à peine debout et était couverte de rouille.

Le brun chercha l’entrée du regard et la trouva facilement : elle était qu’à quelques mètres de lui. La barrière était à demi-ouverte et penchait, rudement, en arrière. L’enfant se dirigea vers elle, puis la poussa, déclenchant un bruit grinçant.

Il était enfin dans le cimetière. Un cimetière sans fin, inconnu des Vivants, malveillant envers les intrus. Mais qu’importe, on l’attendait impatiemment. S’asseyant sur une sépulture proche, il attendit, observant chaque particule de cette atmosphère que les Vivants craignaient tant.

Soudain, des dizaines de formes gesticulaient dans la brume. Elles boitèrent, poussant des gémissements de peine et de douleur. Ces silhouettes, qui n’étaient guère gracieuses, s’approchèrent de Kel. La brume dévoila leur identité. C’étaient des zombies…


Contre toute attente, l’enfant tendait les bras vers eux, en imitant un beau sourire.

« Bonjour, mes semblables. Pardonnez mon retard. »

Les zombies, avec leur chair en décomposition, le touchèrent. Ils tenaient, désespérément, ses vêtements blancs, ainsi que ses cheveux d’ébènes. D’autres étaient accroupies, mordant légèrement, le bout de ses chaussures. Ces créatures poussèrent de long gémissement, plainte du monde.

Kaïvin Elve

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Re: L'endroit de mes origines...

Message  Invité le Jeu 16 Nov - 18:10

Gaïa trottait joyeusement dans le cimetière. Sa rencontre avec la Gardienne lui avait donné de la joie au cœur et il avait envie de s’amuser un peu… Le problème était de savoir avec quoi et avec qui. Et surtout s’il pouvait combler cette faim qui commençait à lui poser problème. Il passa une main sur son ventre alors qu’il sautait par-dessus une tombe. Son visage était enfantin et son sourire éclatant. Il aurait pu passer pour quelqu’un de joyeux et tranquille… Sauf que ce n’était pas très normal de voir quelqu’un trotter joyeusement dans un cimetière… Encore plus lorsqu’on voit que les âmes s’éloignaient de lui comme s’il était le mal incarné.

Mais le jeune homme aux cheveux aux reflets de feu ne semblait ne même pas le remarquer. Il regardait partout autour de lui, enjambant les tombes et autres objets inertes. Il savait qu’il était déjà venu ici. Il ne recherchait qu’une chose dans cet endroit lugubre et c’était pour ça qu’il était venu. Mais cela était aussi dangereux pour lui, car les âmes l’avaient dans le collimateur depuis son grabuge dans la rivière des âmes. Enfin, il aurait le temps de s’en occuper plus tard. Et puis l’essence de feu qui traînait dans les parages était assez vive pour le lui dire.

Cependant alors qu’il traînait dans un tel lieu, quelque chose le détourna de son objectif premier. Quelque chose d’insolite et de particulier à la fois. Un enfant assit sage comme une image sur une sépulture entouré d’une multitude de choses toutes aussi insolites. Le regard de Gaïa s’étrécit un peu alors qu’il observa ce garçon face à ces zombies. Il cessa de se diriger vers ce trou énorme qui était creusé au centre du cimetière. Il savait qu’il menait en dessous, dans un souterrain, en dessous de la surface. Mais d’un coup ce garçon était bien plus intéressant que tout le reste. Enfin… pas plus que tout mais intéressant en soi.

Il alla vers lui, s’avança d’une démarche tranquille presque touristique. Le garçon le fit et leva son regard bicolore vers lui. Les zombies se tournèrent vers lui alors que les âmes se réfugièrent autour de l’adolescent, qui écoutait avec calme leur plainte et autres mises en garde contre cet étranger qui approchait de lui. Il était étrange qu’un visage enfantin, avec un sourire aussi grand et resplendissent de joie puisse autant effrayer les âmes. Il s’arrêtait à une distance raisonnable pas qu’il ne le voulait pas être plus près mais plus qu’il ne le pouvait pas à cause des zombis. Il pencha la tête de côté, alors qu’il dévisageait ce garçon. Il fini par fermer les yeux et à étirer encore plus son sourire.


« Yah, bien le bonjour ! ^^ »

Il leva sa main vers le ciel avec enthousiasme, claquant ses talons dans un signe de salut. Il rouvrit ses yeux et sauta d’un pied sur l’autre alors qu’il regardait les zombis avec une certaine curiosité. Il fini par tirer la langue, en secouant légèrement la tête. Son sourire avait disparu sous son tic mais ses yeux brillaient toujours d’amusement et de joie.

« Arf… Si j’essayais de les manger, je tomberais malade. Les papillons ne me réussissent pas trop aussi. La seule chose de comestible pour le moment, ce sont les oiseaux. Surtout ceux là… »

Gaïa fouilla dans une des poches de son long manteau et en sortie une belle colombe toute blanche comme de la neige. Le pauvre animal avait le cou tordu et était à présent dépourvu de vie et dans la main de cet homme cela lui donnait un quelque chose de terrifiant. Le regard du garçon était vide mais pourtant il cligna des yeux alors qu’il voyait l’oiseau mort dans sa main. Le regard de Gaïa devint aussi un peu triste alors qu’il ramenait l’animal contre lui. Son sourire avait disparu complètement et ses yeux étaient vides à leur tour. Sa physionomie changea à cause de cela, lui donnant un air mature très étrange. Ses yeux tiraient entre le marron et le jaune alors qu’il se mit à regarder le sol.

« Ah… Toi aussi tu vas dire que tu n’aimes pas ça ?... »

Il rangea l’oiseau de la où il l’avait sortit. Alors qu’il se tourna sur lui-même, les chaînes de son vêtement cliquetèrent. Il soupira alors qu’il se mit à regarder le ciel. Il mit ses mains dans ses poches et commença à marcher de long en large, comme quelqu’un qui ne savait plus quoi faire. Lorsque d’un coup son ventre eut un gargouillement monstre. Gaïa s’accroupit soudainement, mettant ses deux mains sur son ventre afin de le faire taire. Mais les gargouillis montèrent en intensité au plus grand malheur du jeune homme qui ne pouvait plus bouger à cause de sa faim.

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Re: L'endroit de mes origines...

Message  Kaïvin Elve le Jeu 16 Nov - 22:07

Pendant l’écoute des gémissements des zombies, Kel ressentit que les âmes, autour de lui, étaient tourmentées par quelque chose ou quelqu’un. Ces dernières s’étaient même réfugiées près de lui, soufflant des avertissements et autres gardes.

Une présence physique et vivante était tenue près de lui. Kel tourna son regard vers cet être. Il tenait un grand sourire et ses yeux illuminaient la joie. Enfin, c’était ce qu’évaluait l’enfant, d’après ses livres. Cet inconnu avait un comportement étrange : il bougeait sans cesse et avait une attitude enfantine. Kel ne comprenait pas pourquoi un homme pouvait être aussi infantile.

Manger ? Il voulait manger ? Les zombies, près de lui, le regardaient et Kel ressentit qu’une envie irrésistible de dévorer cet inconnu émanait d’eux. Un être humain avait-il, une fois, essayer de manger un papillon ? Kel ne se souvenait pas que la réponse soit affirmative dans ses livres.

Le regard de l’enfant clignota quand il vit l’oiseau mort : une colombe. N’est-ce pas le symbole de la pureté ? Alors… pourquoi cet inconnu, d’apparence bienveillante, avait une colombe morte dans sa main ?

Cet inconnu semblait triste et prononça cette phrase étrange. Ne pas aimer ? Kel ne comprenait pas… Puis, peu de temps après, l’homme s’accroupit, essayant retenir divers bruits étranges provenant de son estomac.

Kel tourna la tête sur le côté, analysant la chose. Il avait vraiment faim à ce point-là ? L’enfant se leva, lentement, et avança vers lui. Les zombies voulaient venir avec lui mais Kel secoua, négativement, la tête. Les âmes poussèrent des plaintes, refusant de s’approcher ce cet être. Pourquoi avaient-elles peur à ce point-là ?

Kel s’accroupit, à son tour, près de l’inconnu, et le regarda.


« D’après mes analyses, je déduis que vous avez faim, Monsieur. »

Il pencha la tête sur le côté, en clignotant des yeux. Sa voix était douce et calme. Aucune émotion sortie de son regard.

« Si vous avez faim, pourquoi ne pas manger la colombe ? Est-ce parce que je suis là que vous ne le faites pas ? »

Il posa son doigt froid sur la joue de l’inconnu. Une habitude qu’il devait, peut-être éliminer, car cela pouvait être mal interprétée.

« J’ai conclu, d’après vos dires, que cela vous gêne, que vous avez peur de mon opinion si vous mangez cette colombe. Je ne comprends pas votre crainte, et sachez que je ne serai ni heureux, ni malheureux si vous la mangiez. »

Il s’installa, plus confortablement, en ouvrant sa sacoche noire cuire. Il sortit diverses choses sous un papier d’aluminium.

« Normalement, c’était pour les zombies. Ils ne cessent d’avoir faim et font quelques bêtises en dévorant certains Vivants qui traînent ici. J’ai trouvé cette nourriture sur un buffet de la salle à manger. »

Il tendit cette nourriture vers l’inconnu. Kel leva les yeux, signe qu’il réfléchit, puis fait un radieux sourire.

« C’est pour vous. Mangez si vous ne voulez pas de la colombe. Un Vivant a besoin de ressourcer ses besoins vitaux, n’est-ce pas ? Excusez mon impolitesse, Monsieur, je ne me suis pas présenté. Je me nomme Kaïvin Elve, mais les âmes m’appellent Kel. Et vous, Monsieur qui fait fuir les âmes ? »

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Re: L'endroit de mes origines...

Message  Invité le Sam 18 Nov - 19:12

Gaïa regarda longuement le garçon, sans bouger de sa position. Une moue presque boudeuse était peinte sur son visage alors qu’il se redressa, les mains toujours sur son ventre vers lui.

« Je m’appel Gaïa. Et ce n’est pas vraiment… »

Il se tût, son ventre ayant un nouveau gargouillis pas très discret, le forçant à se plier en deux pour le calmer. Sa faim était vraiment grande… Il n’en avait jamais souffert ainsi jusqu’à présent. Il regarda le paquet que tenait le garçon. Si cela pouvait calmer sa faim… Il s’avança pratiquement en rampant sur le sol, avançant vers lui et posa son nez sur son paquet envelopper dans un matériaux qu’il n’avait encore jamais rencontré. Il mordit dedans mais la sensation métallique lui déplut automatiquement et il recracha ce qu’il avait aussi sec.

Kel le regarda en clignant des yeux alors que Gaïa s’affalait sur une tombe en tenant son ventre. Il tirait la langue et cherchait à ôter les résidu de papier aluminium de sur sa langue. Mais sa faim n’était pas pour autant apaiser. Il soupira alors qu’il extirpa sa colombe de sa poche et qu’il la mordit sans prendre plus en considération les plumes qu’il recrachait du bout des lèvres. Celles-ci virevoltèrent autour de lui avant de mourir sur le sol, tâcher du sang de la pauvre créature morte.

Lentement et silencieusement, Gaïa mangea l’oiseau. Son visage était calme et serein alors que le sang de la colombe salissait son visage. Petit à petit les bruits étranges de son ventre ce tut alors qu’il achevait son repas. Il essuya sa bouche et son menton du revers de sa main avant de se tourner vers le garçon. Il décocha un superbe sourire alors qu’il se coulait contre la tombe, signe qu’il risquait de taper un roupillon ici.


« Tu sais, ce n’est pas de ma faute si les âmes ont peur de moi… Et puis… »

Il pencha la tête en arrière et fixa quelque chose au-delà du garçon. Il regardait quelque chose. Un quelque chose qu’il était ne mesure de voir car aux yeux d’un autre ce n’était qu’un point vide dans l’espace. Mais ses yeux s’étaient tellement étrécis que ce n’était guère plus que deux fentes d’un éclat doré. Il leva sa main et la gesticula dans le vide comme un signe de répulsion à l’adresse d’une entité invisible et inconnue. Gaïa voyant qu’il faisait sans doute beaucoup de chose bien étrange, arqua un sourcil avant de se redresser vers le garçon.

« Désolé de t’avoir déranger au faite. Mais… Tu étais si adorable assit comme une jolie poupée en porcelaine sur cette tombe que je n’ai pas pu m’empêcher de venir ! ^^ Je t’aurais bien peint ou crayonner… AH ! »

Bien qu’il fut en une position semi allongé, Gaïa avait réussit par on ne sait quel miracle à avoir une belle détente et avait attraper un malheureux oiseau dans son vol, alors qu’il ne cherchait qu’à prendre le cap sur les cieux. Le brun retomba sur ses jambes et revint au près de Kel puis découvrit sa prise. Un corbeau irrité. Celui ne cessait de croasser méchamment à son adresse en lui assénant des coups de bec que Gaïa ignora complètement, trop abasourdi pour réagir. Il ne tenait par une patte et le regardait se débattre, perdant certaines de ses plumes noires à reflets bleutés.

« Est-ce qu’ils sont comestibles ceux-là ? »

Il attrapa la tête de l’oiseau afin de l’immobilisé et cesser ses attaques qui lui meurtrissaient le poigné avant de le porter à son nez. Il le sentit un moment, jugeant de l’odeur passa habilement la main sur le coup de l’animal et commença à l’étouffer lentement. Les âmes se mirent à crier et à se plaindre, ce qui agaça Gaïa qui n’aimait qu’on critique son choix sur ses proies. Enervé d’entendre la mélopée des gémissements des âmes, il brisa le cou du corbeau et le rangea dans sa sacoche. Son regard était mauvais alors qu’il le regardait. Les âmes s’écartèrent et s’affolèrent autour de Kel. Mais Gaïa cessa bien vite de les agacer car il se tourna vers le garçon.

« Au faite que fais-tu ici ? »

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Re: L'endroit de mes origines...

Message  Kaïvin Elve le Sam 18 Nov - 21:19

Kel resta muet pendant quelques instants, analysant tout ce qu’avait fait ce dénommé Gaïa. Il resta, quand même assis, durant sa réflexion et regarda son petit paquet où il y avait un morceau absent. Quel étrange être…

« Ce que je fais ici… Je suis venu pour voir mes semblables, c’est-à-dire les zombies. Je suis aussi Mort qu’eux, mais pas aussi vide de souvenirs. »

Kel se leva doucement puis, sous le regard de Gaïa, commença à enlever le papier d’aluminium.

« Je ne sais pas si tu avais faim au point de manger le papier d’aluminium, mais j’ai remarqué que tu n’aimais pas du tout cela. C’est normal, tous les Vivants détestent ce goût. Peut-être ne sais-tu pas ce que c’est, simplement… »

Il enleva complètement le papier, laissant apparaître un sandwich rond. Il s’approcha vers Gaïa, en faisant un sourire innocent, puis tendit cette nourriture.

« Je pense qu’un corbeau est comestible, mais cela n’est pas très bon pour ton estomac. Manger les oiseaux crus est mauvais aussi. Il faut cuire la viande, cela donnera un meilleur goût. Je te donne ceci, car tu ne tiendras jamais avec un petit oiseau dans le ventre. »

Les âmes se plaignirent, donnèrent des avertissements à l’enfant, mais ce dernier n’avait que faire. Cet homme était beaucoup plus unique que les âmes…

« Tu veux m’immortaliser avec un portrait ? Ne t’inquiètes donc pas. Dans 500 ans, je serai toujours le même, sans aucun changement, sans aucune émotion dans l’âme. »

Il regarda le ciel noir, pensif. C’était assez étrange que cet homme reste près de lui, sans avoir une once de peur. Oui, cette île était si spéciale.

Kel s’assoit près de Gaïa, puis sortit un gros livre, à la couverture vert feuille. Il le posa sur ses genoux puis l’ouvrit. L’enfant feuilleta, pendant quelques instants, puis trouva une page vide. De sa main droite, une longue plume noire et fine apparaît, avec quelques scintillements indigo. Il gratta la pointe de cette plume sur la page jaunâtre et faisait des courbes : l’écriture. L’encre se déploya toute seule, d’une belle couleur bleu nuit. Après que la page aspirait cette encre, la couleur changea : elle devenait rouge sang.

« Tu es quelqu’un d’unique, n’est-ce pas ? En t’observant et comparant avec les données de mes livres, il me semble que tu es perdu, que tu es comme un être marchant dans l’obscurité à tâtons. Le monde, qui t’entoure, t’est inconnu. »

Il continuait à écrire, sans lever la tête de son ouvrage.

« Le fait que tu m’as dit que j’étais ‘adorable’ m’as… Hum, comment dit-on…? ‘Réchauffer le cœur’… Oui, c’est ce que disent tous quand ils reçoivent un compliment… »

Il s’arrêta, soudainement, d’écrire puis releva la tête vers Gaïa. Son regard bicolore vide et son sourire si tendre.

« Et toi, Gaïa, tu as de magnifiques yeux jaunes. On dirait ceux d’un chat. J’adorais les chats quand j’étais Vivant. Est-ce que tes yeux deviennent comme ceux-ci quand tu regardes les âmes ? Et pourquoi es-tu ici, dans un endroit où personne ne viendrait, à part nous deux ? »

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Re: L'endroit de mes origines...

Message  Invité le Sam 18 Nov - 23:27

Gaïa détailla un peu le sandwich. Qu’est-ce que c’était ? Il le prit des mains sur garçon avec un merci poli avant se mettre à le regarder dans tout les sens. Sous ses doigts il jugea que cela devait être du pain. Mais son allure était… comment dire ? Spéciale… Il le renifla, ne sachant trop à quoi il avait à faire, lui donna un coup de langue à la surface. Farineux. Il commença à en mordre le bout et se débattit avec son pain, manquant de défaire le sandwich par sa méconnaissance de ce met. Mais il capta assez vite le principe et commença à manger plus ou moins correctement.

Il enfourna le pain dans sa bouche, presque avec gloutonnerie, arrachant la croûte de pain. Il l’ouvrit et aperçu une foule d’autres aliments à l’intérieur : œufs durs, tomates, jambon, thon. Même de la mayonnaise. Il dégusta chaque ingrédient avec délice, même s’il n’était pas très doué et s’en mettait partout. Il ressemblait à un enfant ne sachant pas encore user correctement de ses couverts à table. Il recommença à essuyer sa bouche et le menton après d’être barbouiller de mayonnaise puis leva son regard vers le garçon.


« …C’était très bon… »

Il passa une main sur son ventre : il était comblé. Ce n’était pas mauvais. Si cela avait été comestible ou non, ça Gaïa ne pouvait plus se poser la question. Le pain avait été bon et le reste avait donné de la saveur. Il n’avait pas besoin de se demander si oui ou non son estomac allait tenir ou pas. Il savait qu’il n’aurait plus besoin de manger avant un moment à présent. Et c’était tout ce qui lui suffisait à présent. Il se laissa aller contre la sépulture, allant même jusqu’à s’étirer. Il lécha ses lèvres alors qu’il se remémorait le goût, étudiant mentalement les ingrédients et ce qu’ils avaient laissés sur son palais. Il leva son regard vers le garçon et puis se redressa un peu alors qu’il lui posait cette question :

« Comment est-ce que ça s’appel ? Cette nourriture… »

Il porta ses mains à ses cheveux et se les ébouriffa un peu alors qu’il tira de sa poche l’oiseau : dommage. Il n’allait pas avoir besoin de manger avant un moment et la viande allait se perdre très vite. Il poussa un soupire alors qu’il ne savait quoi faire de cela. Il n’aimait pas tuer inutilement… Mère Nature était généreuse et il n’aimait pas abuser de ses biens faits. Prendre ce qu’elle offrait dans une juste mesure de ses propres besoins, laisser le reste pour d’autre. Il tendit son bras et sortit un canif alors qu’il commençait à retirer les plumes de l’oiseau. Son expérience avec la colombe lui avait apprit que les plumes n’étaient pas comestibles. Lorsqu’il eut retirer toutes les plumes, il le vida : certaines partie n’étaient pas très digestible. Pas qu’il puisse souffrir du moindre problème gastrique, mais ses papilles gustatives l’avaient informés sur ce qu’il pouvait ou non consommer.

Puis il avait aussi remarqué que l’enfant écrivait sur un livre. Bien entendu son être eut une réaction face au livre et à l’encre. Il avait l’habitude à présent. Les livres étaient une seconde nature chez lui mais Gaïa n’avait pas besoin de lui demander ce qu’il notait : c’était sans doute des recherches et autres annotations personnelles. Quand à savoir sur quoi elle se portait, il n’était pas aussi curieux que cela. C’était lui, point c’est tout.


« Mes yeux ? Hmph… Disons qu’il y a quelqu’un dans ces châteaux qui a des yeux similaires aux miens. C’est une bonne connaissance. Avec de la chance tu l’as rencontreras peut-être… »

Il tenait dans sa main à présent un corbeau dépourvu de plumes. Il se leva, sous le regard du garçon et lui présenta son reps d’origine. Il ne savait pas quoi en faite et il voulait trouver un utilité à cette proie qu’il avait tué.

« Ne… Pour te remercier de l’avoir donner le repas de tes congénères, est-ce que tu accepterais bien ce dédommagement. J’ai tué cet oiseau uniquement dans le but de me nourrir mais ton repas m’a comblé et je ne le mangerais plus. Avant que la viande ne se perde, il faut que j’en trouve l’usage nécessaire… »

Il posa l’oiseau sur la sépulture et joignit ses mains en une prière silencieuse pour Mère Nature. Les âmes ne s’approchaient pas plus de lui, malgré son hommage à la Terre Mère et Nourricière. Elles avaient la méfiance et lui n’avait pas envie de se perdre en explication. De toute façon, elle avait fait leur choix donc il ne pouvait pas les convaincre de revenir dessus. Il se souvint d’un coup d’une des questions de Kel à laquelle il n’avait pas répondu.

« Mon regard est comme ça pas parce que je regarde les âmes… Disons que la raison est que je suis suivit par quelque chose qui ne me plait pas. Quand au pourquoi je suis ici, je suis les traces d’une personne que j’affectionne beaucoup et qui est aussi dans ces châteaux. Où ? Je ne saurais le dire. Mais je marche sur ses traces et je cherche à savoir ce qu’à fait cette personne pendant que je n’étais pas là… »

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Re: L'endroit de mes origines...

Message  Kaïvin Elve le Mer 22 Nov - 23:13

Kel détailla, du regard, les moindres gestes de Gaïa. Á ce moment précis, ses mains étaient jointes, comme pour incarner une prière. Pourquoi priait-il ? Est-ce que Gaïa éprouvait du ‘regret’ d’avoir tué cet oiseau ?

L’enfant arrêta ses occupations puis mit son livre, bien fermé, dans sa sacoche. Il se releva puis se dirigea vers lui, en faisant un petit sourire. Il se tenait, à présent, devant lui. Ses yeux bicolores plongés dans ceux au chocolat.


« Tu m’as posé une question, tout à l’heure. Tu voulais savoir ce que c’était cette nourriture… Ce met se nomme un ‘pan bagnat’. Spécialité d’origine niçoise, ce pain rond signifie, par son nom, ‘pain mouillé’. On l’appelai ainsi, car il y a bien longtemps, les gens le trempaient dans de l’huile d’olive, sans pour autant mettre des ingrédients à l’intérieur. Ce pain a été modernisé et… »

Kel arrêta, soudainement, sa leçon. Il observa, attentivement, la bouche de Gaïa. Sans prévenir, l’enfant passa ses doigts glacés sur ses lèvres, faisant sursauter l’homme. Ses doigts, une fois qu’ils ont effleuré leur objectif, se retrouvèrent dans la bouche de Kel. Ce dernier remarqua la mine ahurie de Gaïa, puis lui fit un sourire.

« Désolé, il y avait de la mayonnaise restée sur le coin de tes lèvres. J’avais fait le choix de te l’enlever. J’espère que tu n’es pas ‘fâché’ par ce geste osé. »

Kel finit d’avaler le peu de mayonnaise qui avait sur ses doigts, puis leva les yeux vers le ciel noir, comme s’il réfléchissait.

« Dis, quel goût a la mayonnaise ? Est-elle sucrée, salée, acide ? Je ne ressens qu’une mince substance sur mon palais mais rien d’autre… »

Durant sa réflexion, des miaulements se firent entendre près d’eux. Kel baissa la tête et vit des dizaines de chats manger, frénétiquement, l’offrande de Gaïa. L’enfant s’accroupit et trois chats posèrent leurs pattes avant sur ses cuisses.

« Vois-tu, Gaïa ? Il y a, exactement, 13 chats ici. Enfin, le mot ‘chat’ ne conviendrait pas parfaitement à leur situation. En faite, ce sont des âmes que j’ai toujours connues. Elles sont près de moi depuis ma Naissance, et m’ont vu grandir puis mourir. »

Les âmes, qui étaient derrière Kel, s’éloignèrent, instantanément, des chats, criant et pleurant de terreur. Cela était vrai que ces chats étaient superbes, avec leur pelage brillant, mais leur regard pouvait glacé le sang. Un regard étrange et indescriptible. Un regard attirant mais repoussant.

« Ces 13 âmes me suivent, même dans ma Mort. Elles peuvent entrer dans le Monde Matériel, en prenant l’apparence d’un chat. Elles font cela soit pour m’effleurer, soit pour dévorer quelqu’un. Elles ont une préférence pour la chair tendre des femmes. »

Après avoir laisser que les os de l’oiseau, les chats bondirent, en miaulant cyniquement, vers divers endroits sombres du cimetière. Il était de même pour les trois chats posés sur les cuisses de l’enfant. Ce dernier se releva et fait un radieux sourire à Gaïa.

« Ils sont partis. Gaïa, n’as-tu pas remarqué qu’un de mes chats avait la même couleur d’iris que toi, quand tu observes une âme ? Je voudrais bien voir ta connaissance pour différencier son regard au tien. »

Kel baissa la tête, en ‘jouant’ avec ses bandages blancs qui entouraient la moitié de ses mains. Son regard bicolore, légèrement caché par ses mèches noires, luisait, durant un bref instant, de mélancolie.

« Cette personne que tu recherches… Tu m’as dit que tu ‘l’affectionnes’, n’est-ce pas ? Qu’est-ce que ça veut dire…? Comment est-on quand on ‘affectionne’ un être ? Comment notre corps réagit face à cette émotion…? »

Toujours tête baissée, il prit, instinctivement, un morceau du manteau de Gaïa, du bout des doigts. Comme un enfant qui ne voulait pas se perdre…

« J’espère que cette chose qui te poursuit n’est pas une chose dangereuse… Oui, c’est ce qu’il faut dire dans ce genre de situation… Rassurer la personne… »

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Re: L'endroit de mes origines...

Message  Invité le Sam 25 Nov - 0:27

« Tu es inquiet ? Hahaha ! Ne t’en fais pas. Ce qui me traque ne m’auras pas de mon vivant, ça je le jure ! Et puis j’ai encore quelque chose à faire… Quelque chose de très important. »

Gaïa eut un léger rire, clair, presque cristallin. Mais son regard était dur, froid, déterminé. Le regard de quelqu’un qui savait où il allait et qui était en train d’échafauder quelque chose. Il connaissait le danger. Il savait ce qu’il risquait de perdre contre sa volonté si jamais il ne faisait pas attention. Mais il le ferait. La difficulté de son entreprise ne lui faisait pas peur. Justement… C’était ce qui l’attirait même q’il savait qu’il se brûlerait les ailes. Son aura était froide, grande, insinuante et surtout grondante d’un quelque chose de lourd et de latent. Les âmes s’affolèrent d’avantage à cause de cela, tourbillonnant autour d’eux avec des plaintes étranges qui ne manquèrent pas de faire rire l’homme.

Gaïa rabattit ses mains sur ses tempes, comme pour calmer un vertige un peu trop fort alors qu’il cessa de rire. Il cessa son délire aussi, tentant de recouvrer sa raison qui semblait s’échapper quelque part. ses yeux de chat étaient posés sur Kel, qui le regardait de son regard bicolore. Il baissa ses mains et recouvra son air juvénile, chassant son air de sévérité et de maturité qui s’était posé comme un masque sur ce visage si expressif. Son sourire changea aussi, tout doucement, cessant d’être démentiel pour être plus doux. Il posa doucement sa main sur le garçon et un frisson le parcourut. Son regard se chargea de surprise alors que sa main tomba sur sa joue.


« Alors ça… Je n’avais jamais vu quelqu’un comme toi. Un Non-Vivant. Toi, au moins, je ne risque pas de te manger ! »

La main du jeune homme se posa sur son épaule alors qu’il dodelina de la tête. Il réfléchissait à comment répondre à ses questions, qui étaient très juste en soit. L’être qui chérissait le plus était Ambivalence. Le petit garçon ensanglanté sur cette plage vide de vie. Il s’en souvenait comme si c’était hier. Si jeune, fragile… et malade aussi. Il ne connaissait pas son mal. Mais il s’était juré de le guérir. Autant bien le faire alors. Comment se sentait-il lorsqu’il pensait à Ambivalence ? Il prit une des mains de Kel et ferma ses yeux alors qu’il la posa sur son cœur. C’était fort. Très fort. Si fort qu’il avait l’impression que tout allait exploser ici, juste au niveau de son cœur.

« Ca bat fort ici, quand je pense à cette personne. »

Oui. C’était d’impatience et de joie. Il avait envie de le revoir très vite et de rester avec lui. Mais cela était normal. Parce qu’il éprouvait un très fort désir, une envie irrépressible d’être à ses côtés, de le regarder, de l’écouter… sans jamais se lasser. Il aimait l’entendre. Il aimait lui parler aussi. Le voir rougir ou devenir pensif. Sentir jusqu’à sa chaleur à côté de lui, sans contact. Juste comme ça.

« Je ne sais pas pourquoi… J’ai envie d’être avec lui, de rester à ses côtés, de l’écouter et de lui parler. C’est agréable parce que cela me plait et me laisse content. »

Sa main se resserra un moment avant qu’il ne la relâche et ne s’écarte. De la colère était monté aussi en lui. Parce qu’il savait qu’il n’allait pas bien en ce moment. Parce qu’il était mal et qu’il n’avait rien pu faire à certains moments. Surtout les plus difficile. Mais cela ne servait à rien de s’en agacer maintenant. La fête qu’il était en train d’organiser pour lui n’en était qu’au préparatif. Il allait faire les choses en grand ! Il ne devait pas s’impatienter, il devait laisser les choses se dérouler ainsi. Il allait très vitre en devenir le maestro.

« Merci pour ton pain bagnat. Spécialité d’origine niçoise, ce pain rond signifie, par son nom, ‘pain mouillé’. On l’appelai ainsi, car il y a bien longtemps, les gens le trempaient dans de l’huile d’olive, sans pour autant mettre des ingrédients à l’intérieur. J’ai retenu la définition. Pour ce qui est du goût de la mayonnaise, c’est salé et gras, à cause de l’huile à mon avis. Ce n’est pas mauvais en s… »

Kel récupéra un poids mort sur ses frêles épaules et soutenu tant bien que mal le corps du jeune homme tomber sur lui. Mais le poids de Gaïa était bien trop important et céda sous le poids. Mais le jeune homme le retenu, semblant être revenu à lui. Il ne semblait pas aller bien. Fiévreux ? Sans doute. Il posa ses mains sur les épaules de Kel alors qu’il chercha à se redresser. Ses bras tremblaient et son regard était étrange aussi. Jaune mais il y avait des veinures marron dans ces iris topaze. Il lui adressa un faible sourire alors qu’il se campait sur ses jambes, cherchant à retrouver sa stabilité et son équilibre malgré son état.

« Désolé… »

Gaïa regarda derrière lui et émit un sifflement étrange alors qu’il passait derrière le dos du garçon. Il attrapa son poigné au passage et l’entraîna avec lui un peu plus loin. Il comprenait à présent pourquoi Ambivalence n’était pas resté ici et surtout pourquoi il n’en était pas ressortit indemne. Il marchait, à travers les sépultures, les morts et autres choses que son regard voyait. Les âmes suivaient Kel et ce dernier était tiré par Gaïa. Ce dernier ne semblait ne pas aller bien mais il semblait aussi complètement se moquer de son état et avançait comme un forcené, quelque part, où ils seraient à l’abri.

« Si ces 13 âmes te suivent, moi il n’y en a une multitudes qui m’en v… »

Gaïa trébucha et s’étala de tout son long sur le sol. Il avait repensé à trop de chose ne même temps. Et cela lui avait embrouillé le cerveau. Il se tourna vers la personne qu’il avait entraînée, involontairement dans sa chute. Kel se redressa en frottant ses habits et Gaïa se redressa à son tour. Mine de rien Kel était un garçon plutôt bien constituer. Il ne réfléchit pas son geste. Il ne savait pas pourquoi… mais il avait juste envie. Il posa sa main sur ce cou ouvert et vint poser ces lèvres sur celles qui étaient sous ses yeux. Il y avait trop pensé. Ce n’était pas bon pour lui. Mais il le voulait. Alors il n’avait pas a douté. Cependant ce fût les âmes qui le chassèrent, le forçant à s’écarter de Kel, rompant le baiser qu’il venait de lui donner. Il s’éloigna à cause de leur attitude mais son regard montrait bien qu’il n’avait aucun regret. Quoi que ces lèvres furent un peu froides… Il aurait aimé juste savoir ce qu’elles cachaient d’autre. Mais il avait aussi quelque chose qui lui donnait l’impression de marcher sur les plates-bandes de quelqu’un. Il toucha ses lèvres. Un baiser, goût mayonnaise… C’était étrange…

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Re: L'endroit de mes origines...

Message  Kaïvin Elve le Sam 25 Nov - 22:18

Kel clignota des yeux, tout en rapportant ses doigts sur ses lèvres. Il n’avait senti qu’une pression, qu’un contact neutre. Son regard bicolore se plongea dans celui en citrine. L’incompréhension…

« Pourquoi… Pourquoi avoir fait cela…? »

Sa voix neutre était soufflée entre ses lèvres pâles. Cette question était essentielle pour l’enfant car cela contredisait tout par rapport aux dires des livres. Ce baiser…

« Embrasser une personne, cela signifie qu’on l’aime, n’est-ce pas ? Je l’ai lu dans un livre de Fardola… Mais pourquoi… »

Avec grâce, il tendit ses bras vers Gaïa, tout en s’approchant de lui. Les âmes hurlèrent et étaient sur le point de le séparer de nouveau de cet ‘homme’, mais une chose les interrompit.

Les 13 chats de Kel apparurent et encerclèrent le couple. Comme cela, ils protégèrent toute intrusion dans leur espace privé. Les âmes reculèrent, instantanément, poussant des gémissements et des sanglots. Elles ne pouvaient rien faire face à ces créatures car ces dernières étaient très dangereuses. En tant qu’âme, qui pourrait se réincarner en un corps Matériel et dévorer les chairs ? Qui étaient donc ces ’13 âmes’ ?


Kel attrapa le manteau de Gaïa de ses deux mains puis se mit contre lui, l’oreille contre sa poitrine.

« Pourquoi m’avoir embrasser alors que nous ne connaissons à peine… J’ai lu que cette chimère, appelé ‘Amour’, naissait quelques temps après la rencontre. C’est une Aura que les Vivants ont du mal à maîtriser… »

L’enfant serra, un peu plus, son étreinte. Il avait fait le choix de faire ce geste, en retour de ce baiser inattendu. Normalement, c’était ce que ferait deux personnes si c’était réciproque, non ? Mais Kel se comportait comme un des personnages d’un livre qu’il avait analysé, il y a bien longtemps.

« Je pensais que tu aimais une autre personne… Celle que tu recherches ardemment… Où ton cœur est prêt à exploser dès que tu penses à elle… Mais alors, dis-moi, pourquoi avoir fait ce geste…? »

Il prit la main droite de Gaïa et posa sur sa propre poitrine. Un cœur révéla son existence grâce à ses battements. Mais ils étaient très irréguliers…

« Le sens-tu ? Mon cœur n’est pas ‘affolé’ par ce qui s’est passé. Normalement, il aurait joué comme un tambour, mais cela, je suis incapable de l’imiter. Il fait quelques bons, par heure, par jour même. Et ses sauts sont très discrets, voire presque invisibles. »

Il voulait savoir… Savoir la raison de ce comportement si étrange et, en même temps, si familier. Savoir… Kel resserra la main droite de Gaïa, qui était contre son torse, par la sienne.

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Re: L'endroit de mes origines...

Message  Invité le Jeu 30 Nov - 15:05

Gaïa pencha la tête et observa en silence cet étrange spectacle : ces 13 âmes, manifesté par ces chats étaient étranges. Les âmes étaient inquiètes, apeurées. Encore plus qu’avec lui. Ces 13 âmes étaient-elles quelque chose qui sortait de l’ordinaire ? Gaïa se le demanda bien. Il passa ses bras autour des épaules de Kel et regarda le ciel avant d’embrasser ses cheveux. Il l’avait un peu troublé, même s’il ne semblait rien éprouver, ni rien ressentir. Son geste ne correspondait pas aux dires de ses livres et cela semblait le déranger. Ce qui n’était pas dans l’intention de Gaïa. Il ne voulait pas déranger cet enfant-là. Trop innocent pour ? Le brin aux reflets rouge se le demanda bien avec un petit sourire.

« Un parent embrasse bien son enfant quand il va le coucher. Tu es trop innocent et j’ai sans doute cédé à un élan paternel, caché au fond de moi… Ce n’est pas un crime que de faire cela. Enfin de mon point de vu. Toi tu as le droit de t’offusquer, bien entendu, car dans cette affaire c’est moi qui suis louche. C’est juste, que je ne me sens pas très à l’aise avec cette chose qui me fixe sans arrêt… »

Le regard de Gaïa se porta de nouveau sur un point invisible du cimetière et eut une autre protestation étrange. Un chant ? Non. Un cri ? Non plus. Quoi que ce fût, les âmes n’aimaient pas cela et le regard de Gaïa n’était guère plus que des fentes jaune, qui fixaient d’un air contrarier ce qu’il pouvait voir. Il desserra ses bras de sur les épaules de Kel mais garda le garçon tout contre lui, car ce dernier tenait toujours son vêtement. Puis il cessa d’être hostile son regard redevenant noisette et il se tourna vers le jeune garçon contre lui avant de lui adresser un immense sourire.

« Je vais te raconter une histoire Kel… »

Gaïa tendit ses bras de chaque côté du garçon, tendant ses paumes vers le ciel. Il murmura quelque chose, tendit que le sol se mouvait autour d’eux, en des ondulations propres à l’eau normalement. La terre semblait réagir à la voix de Gaïa qui continuait son incantation. Des racines sortirent de terre et se joignirent entre elles, puis s’arquèrent au dessus de leur tête, formant comme une arche au dessus d’eux. Puis vint des tiges et autres plantes grimpantes, qui montèrent le long des larges racines, lentement tissant une toile végétale entre les piliers de cette arche de plus en plus étrange. Seul un pan de cette chose étrange ne fut pas couverte par les plantes, formant comme une porte alors qu’un toit prit place au dessus de leurs têtes. Tous les autres ‘murs’ s’ouvrirent sur le cimetière, comme des fenêtres.

Très vite une sorte de kiosque en bois et végétaux avait prit forme au milieu des sépultures et Gaïa tendit cette fois sa main devant lui, jusque à ses pieds : il commanda aux pierres et aux minéraux de former chaises et une table. Ce qui se produisit : une très belle table, bien œuvré et joliment orné de fleurs et autres plantes décoratives commença à s’extraire du sol, renforcer par des minerais pour ne pas céder trop facilement au poids dont il allait l’incomber sous peu. Des chaises en osier, au dossier large, s’ouvrant comme des feuilles de palmier apparurent aussi. L’homme invita le garçon à prendre place sur le plus beau des sièges et s’installa en face de lui.

Il croisa ses bras, près à commencer son récit mais se ravisa en fronçant des sourcils : il manquait quelque chose pour que tout soit parfait. Il tapa deux fois dans ses mains et eut une nouvelle incantation : tous les bourgeons s’ouvrirent et offrir des têtes multicolores aux parfums variés mais pas écoeurant. Ils devaient pouvoir parler et se sentir bien. Gaïa parut satisfaite et se calla au fond de son siège en observant Kel en silence : il était vraiment beau sous ce décor. Vraiment. C’était rare et il songea que cette personne devait être elle aussi très belle sous ces fleurs, gracieusement parer et buvant avec élégance du thé. Cette pensée fit naître une légère rougeur sur ses joues alors qu’il posa sa tête dans le creux de sa main, regardant avec un léger sourire niais le garçon en face de lui.


« Il était une fois un peuple qui savait écrire. Il écrivait si bien que tout ce qu’il pouvait marquer dans un livre prenait vie. Ainsi une véritable civilisation prit forme à travers ces livres vivants qui furent nommé Âge. Mais un jour, dans cet empire de paix, vint la haine et la guerre. Tout disparu et la capitale de cette civilisation tomba. Un homme parmi les autres rescapés vint prendre les restes de ses ancêtres et instaura un ordre nouveau. Ce fut le temps du Système : tous les Âges ayant survécus furent classé et ranger dans une énorme bibliothèque et la pérennité des Âges fut assuré. »

Gaïa pencha la tête de côté. Qu’il était étrange de raconter cela ainsi, lorsque l’on faisait partit de l’Histoire…

« Mais il eut un incident… Un immense incendie se déclara dans cette bibliothèque. Tu devines la suite, n’est-ce pas ? Beaucoup d’Âge et de peuple moururent dans ce brasier. Ce fut nommé le jour du Grand Feu, jour terrible pour ceux qui ont su survivre. Et tant bien même le livre et le monde qu’il portait subsistait, celui-ci reprenait ses droits sur ses habitants et les tuaient pour combler ses blessures. Mais tu dois te demander pourquoi je te raconte tout cela, n’est-ce pas ? Parce que la personne que je cherche a survécu à une destruction. La destruction de son monde. Mais elle porte en elle de lourdes séquelles. Une maladie étrange qu la ronge et dont je ne connais toujours pas le remède. »

L’homme se pencha en arrière et observa le ciel à travers une des fenêtres. Il n’aimait pas tout cela. C’était de SA faute à LUI. Cette autre personne qu’il recherchait et qu’il punirait pour ce qu’il avait fait. S’IL n’avait pas fait CA… S’IL n’avait pas tout lâché ainsi, s’IL n’était pas partit alors tout serait différent ! Et il n’aurait pas souffert de tout cela ! Ce lâche, cet égoïste ! Il le tuerait, ça c’était certain : il se l’était juré sur sa vie.

« Kel… Tu me demandais pourquoi je t’avais embrassé… Tu as évoqué le fait que l’on ne se connaissait pas depuis longtemps. Je vais te dire quelque chose dessus, du fait du milieu dans lequel j’ai évolué : cet homme qui a instauré ce Système est un génie reconnu partout à travers les Âges. Jalousé aussi, haïs parfois. Mais cet homme n’a pas pu faire cela tout seul. Un parfait étranger est tombé sur l’île refuge et l’a aidé, lui rendant de nombreux service. Il ne savait rien l’un de l’autre et pourtant ils sont devenus de grands amis. Je suis un étranger pour toi Kel. Pourtant est-ce que cela devrait m’empêcher de te trouver mignon comme tout ou encore d’avoir envie de t’aider ou te prendre contre moi ? Pour moi c’est une évidence… »

Gaïa le regarda tendrement : oui, ce garçon était aussi spéciale que la personne qu’il aimait. Et il était naturelle pour lui de tendre la main à ce garçon. Qu’il soit Non Vivant ou non. C’était le mystère des sentiments. Cependant son regard s’étrécis un peu alors qu’il semblait avoir remarquer quelque chose.

« Je pense que nous ne sommes pas au bout de nos ennuis. Je vais te dire un secret, mais chut, il ne faut pas le répéter : je suis l’esprit d’un Âge. Et je suis à la recherche de mon âme. Une traîtresse qui s’est enfuie et que je recherche vivement. C’est pour cela que les âmes me craignent : à cause de mon aversion pour celle qui m’a lâchement abandonné. Et peut-être que tu pourrais m’aider, non ? Tu sembles bien connaître les âmes. Alors ? Qu’en dis-tu ? »

Il pencha la tête de côté alors qu’il lui adressait un beau sourire.

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Re: L'endroit de mes origines...

Message  Kaïvin Elve le Dim 17 Déc - 1:03

Kel restait assis pendant quelques instants, déchiffrant chaque élément dans une catégorie bien précise dans son esprit. L’Âge… Le Grand Feu… Le Système…Les livres… Chaque donnée était particulière et cela vérifiait bien une chose que Kel avait pensé il y a quelque peu.

« Cette île vient de me donner une réponse à une question que je ne me suis jamais posé. Malgré mes deux siècles de recherches, je ne sais presque rien de ce qui m’entoure. »

Il se leva gracieusement. Il fit quelques pas tranquilles vers Gaïa, contournant ainsi la table et se posta devant l’homme. Sa tête baissée, ses cheveux d’ébènes dansaient doucement avec le vent et quelques filaments étaient collés sur son visage d’ivoire. Son regard bicolore qui fixait l’homme toujours assis. Il fit un sourire, montrant ses dents éclatantes.

« Cet endroit… Je n’ai jamais vu une pièce aussi riche et aussi Vivante. De ta voix et de tes mains, tu as su créer une œuvre si expressive et si parlante. La Nature t’écoute et danse avec toi. Tu es… quelqu’un de formidable… »

Après avoir dit ceci, il se mordit fortement le pouce et le posa contre le front de Gaïa. De son sang, il trace une ligne horizontale sur toute la largeur du front.

« Mon sang est extrêmement foncé, il est même noire. Le sang d’un Mort de longue date. J’espère que ce n’est pas trop froid. »

Il porta ensuite son pouce sur ses propres lèvres, pressant la peau pour que le sang vienne en abondance. Ses lèvres étaient dorénavant ensanglantées. Ce fluide brillait grâce à la lumière de ce dôme végétal, relevant une couleur pourpre à ce liquide noir. Cela lui donnait une beauté singulière, un paradoxe entre sa beauté sombre et ses habits de lumière. Lentement, il posa ses lèvres sur celles de Gaïa. Un léger baiser, un contact éphémère. Le liquide avait gagné la bouche de l’homme. Kel se redressa, avec un petit sourire.

« Ce que j’ai fait avec mon sang, c’était un pacte entre nous deux. Un contrat qui stipule que je t’aiderai dans ta démarche, mais que ma limite était celle de retrouver la personne concernée et non la blesser. Je ne veux pas faire du mal, inutilement, à des spécimens alors que je suis déjà un pêcheur. Et tout ce que nous avons dit dans ce dôme sera tenu secret. »

Il essuie ses lèvres avec le bandage qui recouvrait le dos de sa main. Il observa les tâches laissées sur le tissu blanc, pensif.

« Pardon, j’ai fait cela sans t’en parler. Si tu n’aimes pas ce sang qui parcoure tes lèvres, tu peux l’essuyer, le recracher, même me blâmer. C’est ce que fait un père face à son fils, non ? »

Kel ne bougea pas et ne retomba pas non plus son bras, qui était toujours sous son visage. Son regard était fixe, perdu.

« Tu as eu un élan paternel, c’est ce que tu as défini. L’instinct paternel est-il l’amour envers ses enfants ? Papa n’a jamais eu un geste doux ou protecteur envers moi… Non… Je n’étais qu’un objet de désir et d’argent… Je ne sais même plus combien j’ai pu rapporter pour papa et maman… »

Il releva enfin sa tête vers Gaïa. La lumière du dôme fit briller quelque chose d’insensé, une chose rare et unique. Une larme solitaire s’était libérée de son œil rubis et perla sur la frêle joue.

« Est-ce que tu veux être mon papa ? »

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Re: L'endroit de mes origines...

Message  Invité le Mer 20 Déc - 15:10

Le regard de Gaïa était devenu encre, sombre et noir. Pas par haine, pas par colère. Non, c’était ces mots, ses mots à lui, les mots de Kel qu’il le gênait. Non, il ne pouvait pas être son père, parce que l’on avait qu’un seul père et une seule mère, et même s’ils nous haïssent, même si l’enfant de les aime pas, ils restent parent. Et rien que ce lien, le lien le plus indestructible au monde, Gaïa le connaissait. Un père et une mère, des géniteurs, ceux qui forment la vie… Mais même en les reniant, même en refusant de les reconnaître ils resteront encore et toujours son père et sa mère. Même après la mort, même après une vie passée… Ce lien était le seul qui perdurait malgré tout.

« Je ne peux pas être ton père Kel. Tu en as déjà eut un. Et même dans la Mort ton père restera ton père. »

Ses mots étaient froids, durs, presque cassant. Comme si cela avait éveillé quelque chose chez lui. Et oui, en effet, cela avait réveillé quelque chose en Gaïa. Il se souvenait parfaitement, lui. Des parents, il avait dû en avoir pour naître et exister. Mais il ne s’en souvenait pas. Mais ce dont il se souvenait c’était de ceux de la personne qu’il aimait le plus en ce bas monde. Des parents tous ce dont rêvait de plus chouette. Aimant, tendres, attentionnés. On n’avait rien à leur redire à eux. Pourtant… pourtant…

Dans un énorme élan de colère, Gaïa abattit avec force son poing sur la table et celle-ci devint aussitôt ronces et racines, qui virent s’enrouler autour de ses mains et de ses bras. Son siège aussi devint ces mauvaises plantes grimpantes épineuses et blessantes. L’autre s’en moqua qu’elles lui grimpaient dessus, abîmant sa chair, sa peau ou ses vêtements. Sa colère était grande et la terre le disait. Des tremblements se répercutaient de part et part du cimetière, lentement, sourdement, comme des battement grondant et puissant d’un cœur mécontent.

Et quel mécontentement. Il les voyait encore la préparer lentement, doucement, avec des gestes calmes et précis. La drapant de blanc, comme une morte. Enfant immolé dans un linceul blanc. Puis ses cheveux ornés de ces fleurs… Pour être offerte en sacrifice à cette traîtresse ! Ce lâche ! Ce chien ! Celui qui avait tout laissé derrière lui, celui qui avait tout détruit ! L’âme tombée du ciel dans un corps puis qui avait condamnée, par sa faiblesse, toute forme de vie… Comment pouvait-il encore tolérer cela ?! NON ! Il ne pouvait pas laisser passer cela ! Il ne le laisserait pas faire ! Il ne le laisserait pas vivre !

Mais alors qu’il pensait cela, quelque chose le brûlait : son front. Il ouvrit les yeux et regarda vers le haut, ne pouvant le toucher car ses mains étaient prises dans les ronces. Le pacte… Son regard tomba sur Kel puis le sang disparu dans sa peau, comme si elle l’avait absorbée. Même le sang sur ses lèvres disparue alors qu’il le regardait, d’un air neutre.


« Je ne peux pas te promettre ne pas blesser la personne que je recherche… Cette âme JE LA TUERAIS DE MES PROPRES MAINS ! Elle a fait bien trop de mal pour qu’elle puisse vivre encore… Elle a condamné des vies… UN MONDE ENTIER ! Et elle n’en avait aucun droit ! Pourquoi assurer sa propre survie en acceptant que des milliards d’autres seraient aussitôt réduites à rien ? C’est inacceptable à mes yeux ! Je mettrais fin à ses jours ! Je le jure ! Ce n’est qu’une question de temps… juste du temps… quand j’aurais eut le temps de préparer la cérémonie… pour que débute cette grande fête ! Qu’en dis-tu, Kel ? Une belle et grande fête pour la personne que j’aime ?! Elle y sera la Reine ou le Roi, c’est selon à chacun. Je lui rendrais tout ce qu’elle a perdu… Tout ce que mon âme lui a volé… Je le ferais contre sa souffrance : c’est une dette que j’ai et que je paierais ! »

Aussitôt que Gaïa eut dit ces mots, les ronces disparurent lentement, ne laissant que son corps meurtrit. Mais il se redressa de sur son siège ronciers et fit quelques pas pendant lesquels sa tenue forma bandes de soin et autres utilités pour panser ses plaies. Son regard se porta sur le ciel et une seule pensée se fit claire dans sa tête : Ouranos le paierait de sa tête !

« Kel… Tu sais à présent que je vais sans doute être un meurtrier… Alors je vais te dire qu’une seule chose : rencontre ces personnes avant que tout débute. Je vais te dire à quoi ces personnes ressemblent pour que tu les reconnaisses… »

Il se tourna et fit face au garçon alors qu’il redonnait vie aux fleurs qui avaient fanées à cause de sa mauvaise humeur.

« Un androgyne, ni homme, ni femme, ou bien l’un ou l’autre selon son humeur… Des yeux gris, sans pupilles, un teint blanc comme du marbre, expression de son visage toujours clos. Une chevelure longue et souple, couleur neige qui se confond à sa cape de la même pureté. C’est la personne que j’aime le plus ici… »

Alors qu’il faisait fleurir une rose, sa main en arracha la tête alors qu’il portait d’un air sauvage les pétales à ses lèvres.

« Un homme qui comme moi possède une affinité avec un élément, mon âme perdue et déchue. Allure noble ou débraillé, sensuelle comme riche, c’est une personne étrange qui sait séduire par son corps et qui est très spéciale… Des cheveux noirs comme la nuit, deux yeux changeant comme le temps, couleur du ciel au-delà de la terre quand il est en colère, une beauté esquisse… C’est la personne que je tuerais de mes propres mains… »

Il lui tourna le dos alors qu’il lâchait les pétales d’un rouge sang dans l’air et les regarda s’envoler un moment. Ouranos était aussi éphémère que cette fleur… Puis son regard se posa sur un des 13 chats qui gardaient encore les âmes à distance. Il le détailla un moment puis un sourire étira ses lèvres.

« Je te déconseille de tomber amoureux de cet homme, Kel. Car si je le tue, cela m’ennuierait de briser ton cœur… Rencontre-le, parle-le lui, fait connaissance, mais garde bien ton cœur avec toi parce que s’il te le vole, il ne pourra jamais te le rendre ! J’aurais sans doute sa tête avant… »

Gaïa se percha sur le bord du kiosque puis dodelina de la tête alors qu’il tendit une main vers un être qui commençait à se matérialisé. Une créature sans doute invoqué, qui fit s’écarter doucement deux des treize chats, qui n’avait jamais vraiment vu un être similaire. Un visage de femme, aux grands yeux nature, une chevelure printanière et une grâce sans pareille. Homme ou femme, cela était indicible mais cela était un esprit, nul doute là-dessus. Et à en voir sa parure, ses yeux et son visage, cet esprit appartenait à la terre ou Mère Nature. Ses vêtements n’étaient nul autre qu’une multitude de fleurs et cet être semblait irradier de bonté et de pureté. Pas un ange, juste l’incarnation d’une fleur en esprit. Gaïa eut un grand sourire envers cet esprit alors qu’il sauta à terre et fit une belle révérence.




« Ma chère Blume… Quelles nouvelles m’apportes-tu ?! »

* Mon cher maître… L’homme que vous chercher est dans un autre château… Nacht est là aussi… Mais l’enfant aussi ne va pas bien, il vous faudrait hâter vos préparatif… *

« Ah ?! Il a invoqué Nacht ? Alors il n’est pas assez malade pour l’avoir invoquer… Kel, si tu m’excuse, je pense que mon devoir m’appel… »


Gaïa lui fit une révérence de là où il était, puis il leva sa main au dessus de la terre, ordonnant à la terre de faire fleurir ces lieux glauques. Il fit naître des fleurs pour les défunts et leurs donna même un arbre pour leur faire honneur. Puis il disparu avec Blume, l’esprit Fleur. La chasse allait commencer. A présent il devait trouver les personnes qu’il lui fallait ! ! ! Alors qu’il quittait le cimetière et marchait tranquillement le long de l’allée, Blume se pencha sur son épaule, ce qui le fit se tourner vers cet esprit.


* M. Atsuma et M. Lythief ne sont pas ici. L’un est au château du dragon de Jade et l’autre dans le château du Dragon des Sables *

« Ah ? Cela va être ennuyeux pour les rencontrer. Quoi que rencontrer les deux ensembles, cela ne va pas être facile… »

* Prenez soin de vous mon maître… Et ne faite rien d’inconsidéré… Je retourne veiller votre Ambivalence. *

« Va mon enfant, va ! Que le spectacle commence ! »

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