Les poupées sont faites pour obéir… [privé]

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Re: Les poupées sont faites pour obéir… [privé]

Message  Invité le Mer 6 Juin - 11:35

Ouranos eut un lourd soupire : ce n’était vraiment pas simple, cet affaire avec Ambivalence… Elle était redevenue ce qu’elle avait toujours été mais il savait que cela n’était pas pour l’aider. Oh ! Cela aurait été une bonne chose si elle avait retrouvé son apparence… Mais il aurait fallu que cela soit le cas des années auparavant. Car par malchance Ambivalence était tombée amoureuse alors qu’il était encore en elle. Et elle avait aimé un homme en tant qu’homme. Il ne savait pas comment allait évoluer son cœur et ses sentiments mais il savait… Il savait déjà que bien des peines l’attendaient. Mais déjà, ce qui était bien pire, ce fut que Mina était là à hanter ces châteaux… Comment était-ce possible ?! Il n’avait pas pu s’incarner comme lui ou Gaïa… C’était impossible. Il fronça les sourcils en se campant dans le couloir, attendant que sa protégée achève son habillage. Cet homme… Non… ce Kami-là… Il ne comprenait pas… Il ne comprenait plus… Ses mains se crispèrent sur la manche de son kimono alors qu’il se perdait dans ses pensées. Il devait trouver le fond du problème ou bien… Il ne songea même pas à cette hypothèse. Il ne le voulait pas. En aucun cas. C’était clair dans sa tête : Mina ne devait en aucun cas se réincarner ! Ambivalence lui faisait obstacle pour le moment… Alors s’il décidait d’agir, c’était à elle qui allait s’en prendre. Ses ongles s’enfoncèrent dans la paume de sa main et la griffa. Quelque chose en coulant mais ce ne fut pas du sang… Loin de là… Ou bien cela était du sang noir. Il ne savait pas ce qu’il devait faire, il ne savait plus où il en était là, en ce moment. Perdu, totalement.

Avant tout il devait protéger Ambivalence… Mais il fallait qu’il prévienne aussi les autres. Lythief au passage. Mais comment faire ? Aller le voir et lui dire de but en blanc qu’il était Obor et qu’Ambivalence était en danger ? L’assassin le prendrait pour un fou ou encore chercherait à se venger peut-être… ou peut-être pas. Sa situation n’aurait pas pu être des pires. Mais surtout, qu’est-ce qu’aspirait à faire Mina ? Pourquoi revenir ? Il ne savait rien de lui, que son air distant et froid. Mais le pire était vraiment à venir, comme si toutes les années passées loin de tout allaient être comblé en quelques jours. Cela lui faisait peur. Il avait peur. Il soupira en passant de quoi sécher le noir qui coulait de sa main et regarda la plaie se refermer toute seule. Il entendit le bruit d’une porte coulissante et il se retourna pour voir sa jeune amie dans ses nouveaux vêtements. Elle ne semblait pas très à l’aise mais il la trouva adorable. Bien que misogyne, il avait vécu que trop longtemps dans son corps, pour la haïr. Il eut un sourire alors qu’elle coiffa ses longs cheveux. Une si jeune princesse condamnée à un destin sordide et terrible. Il soupira avec tout de même une légère joie au cœur. En premier lui apprendre la vérité. Donc, lui dire qu’il était Obor. Puis…

Non.

La suite ne viendrait que trop vite. Autant profiter de ces quelques jours comme ça, pour que tout aille pour le mieux. Il savait qu’il ne pourrait lutter contre Mina. Pour différentes raisons mais avant tout parce qu’il était son adorable poupée, obéissante et sage. Il se faisait horreur d’être un enfoiré fini mais en même temps… il n’y pouvait rien. Bon, mettre à bas ses pensées terrible et se concentrer sur autre chose.


« Ano… je ne pense pas que ce soit correcte, Ouranos, comme tenue… ma poitrine n’est dissimulée que par cette petite veste… »
« Je sais mais je me suis dit qu’un soutient gorge aurait été un peu trop pénible à porter tout de suite… »
« Ah ? Si tu le dis… »
« Oui. Je pense que tu dois avant tout te familiariser avec ton nouveau corps donc te faire à l’idée que tu es femme maintenant. Si je t’avais donné tous les vêtements féminin tu en aurais souffert. Alors commence par t’y faire ainsi, hai ? »
« Je ne te connais pas depuis longtemps, mais tu es bien prévenant à mon sujet, Ouranos… »


L’asiatique fit silence alors qu’Ambivalence tentait de se faire à sa nouvelle apparence. De plus il entendait encore et toujours sa pensée… elle parlait à Obor de lui en tant qu’Ouranos. C’était amusant en un sens vu qu’il n’était qu’une seule et même personne. Il lui fit un sourire alors qu’il l’invita à marcher un peu afin de discuter de chose et d’autre. Ambivalence montrait sa perplexité sur son corps de femme alors que lui, il lui vantait toutes ces qualités. Il aborda le sujet du mariage et le fait d’avoir des enfants, qui embarrassa tellement Ambivalence qu’elle le frappa sur l’épaule, rouge de honte. Mais il savait qu’elle était aussi heureuse de pouvoir être à nouveau normale. C’était chose compréhensible et il ne lui serait jamais assez reconnaissant de l’avoir sauver ce jour là. Mais comme Mina voulait qu’il apprenne la vérité, il lui avait laissé un souvenir de taille…

Au bout de quelques pas, Ambivalence plaqua ses mains sur ses tempes alors qu’elle s’effondra brutalement à genoux sur le sol. Ouranos se pencha sur elle, pour la retenir mais il entendait les cris de sont esprits. Son regard se releva naturellement vers le bout du couloir dans lequel ils étaient. Il les vit. Un bref instant mais il les vit. Il attrapa Ambivalence à la taille, la soulevant du sol alors qu’il sauta par la fenêtre. Etant au second étage, il atterri souplement sur le toit et couru sur ce dernier. Il était suivit… « Eux » et les « Autres »… des âmes mortes, désincarnées… Ambivalence en était malade de les voir parce qu’il voyait les siens de manière horrible. Rongés par la maladie, ne cessant de l’accuser du refus de son devoir. Ayant été que trop longtemps dans sa tête Ouranos savait de quoi il s’agissait. Il sauta à nouveau pour atteindre les hauteurs du château et chaque pas qu’il faisait était précédé par une attaque de ces monstruosités.


« A… arrêtez… arrêtez… s’il vous plaît… »

Ouranos se figea : Ambivalence pleurait. Par sa faute… c’était sa faute si elle était ainsi et qu’elle avait autant souffert. Mais il avait mit à bas son égoïsme lorsqu’ils étaient arrivés ici. Parce qu’Ambivalence avait changé et lui aussi. Elle avait pleuré lorsqu’il avait disparu de son esprit au lac. Elle avait renoncé à son but pour lui donner un corps. Il serra les dents alors qu’il sa posa sur le toit et qu’il se retourna vers « Eux ». Ils n’étaient pas visibles. Enfin pas aux yeux de n’importe qui. Lui, il les voyait mal. Juste une brume incertaine qui ondulait quelques fractions de seconde entre chaque mouvement. Il matérialisa un katana alors qu’il ne plaça en garde, protégeant Ambivalence derrière lui. Il invoqua lentement, les mots nécessaires afin de lancer le sort d’Âge qu’il fallait. Il devait appeler les vents de toutes ces forces. Ne pas laisser tomber Ambivalence. Il la regarda par-dessus son épaule alors que le vent se mit à souffler plus fort autour d’eux. Une dépression se créa et Ouranos brisa son arme alors qu’il leva ses mains au ciel.

« QUE LE VENT DE LA TERRE GRAVITANTE VIENNE A MON APPEL : TOLDELMER !!! »

Une lourde tempête se généra alors sur le toit du château mais ce n’était pas suffisant pour annihiler un « Autre » et « Eux ». C’était Ambivalence qui les faisait vivre… La tuer serait les tuer. Mais il ne pouvait pas… parce qu’elle était son amie mais aussi… sa propre survie. Il fallait qu’elle vive, qu’importe dans quel cauchemar éveillé elle devait vivre ! Il l’avait connu lui, le cauchemar, l’enfer… il savait ce que c’était et il ne pourrait la protéger éternellement contre cela. C’était son destin ! Celui d’une Enfant des Dieux.

Le temps que la tornade se calme, il avait le temps de fuir et c’est ce qu’il fit. Portant Ambivalence sur son épaule, il déguerpit en vitesse. Il ne fallait pas se fier à son aspect, il était aussi agile que Lythief… Après tout il était le fils de Kaze, la Mère Vent, qui tempête sur la région ouest d’Angal ! Il devait garder en foi ce qu’il était s’il voulait sauver quelqu’un ! Rester dans ce château devenait dangereux car les « Autres » et « Eux » ne lâcheraient pas aussi facilement l’affaire, de plus il userait de l’odeur d’Ambivalence pour la retrouver. Aussi couru-t-il à la salle des miroirs et qu’il en traversa un en vitesse, sans penser sa destination. Il poursuivit sa course un moment et échoua à sa plus grande stupeur au château du Dragon des Sables. Argh… C’était Ambivalence qui n’allait pas aimer.

Cette dernière reprit connaissance sur son épaule et il la posa au sol. Elle tangua un moment, manquant de tomber à soutenir le poids de son corps sur ses jambes flageolante. Finalement, il la fit s’asseoir avant qu’elle ne s’écroule, jugeant cela plus sage sans doute. Elle le regarda, l’œil vitreux, incertaine de ce qu’il se passait puis elle interrogea Ouranos.

« Que s’est-il passé ?! »
« … Tu as perdu connaissance face… à « Eux » et aux « Autres »… »
« Q… QUOI ?! O… O… Où sont-ils ?! Qu’est-ce qu’ils me veulent encore ?! »


Son regard s’était dilaté par la stupeur alors qu’elle reculait contre le mur, prise d’une terreur qu’il connaissait que trop bien. La peur se lisait dans ses yeux vides, alors qu’elle serra convulsivement ses mains sur ses bras. Stresse, signe de haute nervosité… Elle n’allait pas tarder à faire une crise ! Il la rassura calmement, voulant s’épargner cette peine.

« Ne t’en fais pas, ici, il ne te feront rien, Ambibi… »
« J… je te… remercie… »

Ouranos la laissa un moment alors qu’il fit mine d’aller à la fontaine pour lui apporter de l’eau lorsqu’un mouvement de l’esprit de la jeune fille, ne le fige soudainement…

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Re: Les poupées sont faites pour obéir… [privé]

Message  Invité le Mer 6 Juin - 11:44

Les « Autres » et d’«Eux ». Elle en avait peur. Tellement peur ! Si peur qu’elle en aurait hurlé si l’homme n’avait pas été avec elle. Elle attrapa ses bras entre eux et les serra de toutes ses forces contre elle alors qu’elle plongea la tête dans dedans, se noyant dans ses larmes. Elle n’avait pas été attaquée depuis un bon moment par ces choses. Depuis le temps de son errance, elle en avait presque oubliée leur existence. Comment avait-elle pu faire cette si grossière erreur ? Elle aurait dû… elle aurait dû… elle aurait dû se souvenir de ce cauchemar qu’elle faisait même éveiller !!! Le cauchemar de son erreur, de la faute qui pesait sur sa personne et cette culpabilité qui n’avait jamais cessée de la ronger… Comment avait-elle pu négliger son crime à ce point ?! Elle pleura longuement, assisse sur ce sol chaud. Tiens elle était assisse et que faisait-elle sur ce sol ? Pourquoi était-il chaud ?! Mais au final elle abandonna cette idée… Elle en avait marre… marre de fuir, marre de se cacher de ces choses… Depuis la chute d’Angal, elle n’avait pas connu le repos. Quoi qu’ici elle avait été un peu en paix… Elle n’en avait pas revu depuis son arrivée… elle avait rencontré tant de gens… Gally… Atsuma… Lythief… Gabriel… Léa… King… l’homme de son passé et Ouranos… elle avait connu la joie simple avec eux, le plaisir de la vie et de la découverte… Elle ferma les yeux et voulu oublier.

Elle sombra lentement, se sentant glisser dans le sommeil. Elle ne le su pas. Juste une prise qui aurait voulu la retenir mais en vain, elle tomba tout de même. Etait-ce Obor qui la retenait ? Ou Ouranos ? Ou bien les deux ? Elle ne savait pas.

Elle était toute légère, comme une plume. Elle flottait dans un espace infini, une chute sans fin, où il n’y avait ni ciel ni terre, ni haut ni bas. Une chute linéaire abstraite de toute forme physique. Néanmoins sa pensée était là. Elle ne tombait pas. Elle réfléchissait sa personne. Comme un miroir ou comme un individu ? Elle ne su pas. Mais dans cette errance improbable, elle fini par atterrir. Où ? Elle ne savait pas. Ses pas étaient comme un envol vers un rêve lointain dans lequel elle se perdait. Elle marcha longtemps dans cet univers vide de tout, d’un noir total. Seule sa personne était visible. Elle avançait ou bien reculait… en avant ou à l’envers ? Elle n’avait pas peur, ni mal, elle ne souffrait ni du froid, ni du chaud, ni de la faim, ni du sommeil. Une marche longue où elle se perdait sans crainte. Juste vide d’elle-même. Atemporel, elle avançait dans le Néant. A quand la création pour donner l’ordre à cette existence abstraite ?

Alors qu’elle marchait comme cela, elle s’arrêta finalement en face d’un miroir. Qu’est-ce qu’il faisait ici celui-là ? Bah, qu’importe. Elle s’en approcha. Allait-elle aller vers un autre château ? Peut-être. Mais au lieu de voir à travers une pièce lugubre comme pour le château du Dragon Squelette, ou sableuse et ocre comme celle du château du Dragon des Sable ou encore propre et ordonné comme le château du Dragon de Jade, elle se figea face à elle-même. Son reflet était là. Elle était là. Non. Son ancien elle. L’asexué. Elle le fixa. Il la regarda. Regard neutre, gris dépourvu de pupille, vide de toute lueur. Puis finalement l’asexué sorti de sa prison réflective alors qu’il passa ses bras autour du cou de la femme. Un sourire étrange était sur son visage alors qu’il était juste face à elle. Elle battit des cils calmement. Lui aussi. Ils se regardèrent ainsi, sans la moindre idée du temps qui passa. Pourquoi s’en soucier ? Elle pencha la tête vers lui d’un air curieux. Il hocha cette dernière d’un air interrogateur.

C’était… lui…
Il était… elle.


Ambivalence ne comprenait pas. Elle regarda son reflet et sa personne vraiment intriguée. Quelle rêve faisait-elle cette fois ?! Elle aurait bien aimé le savoir mais au fond elle s’en fichait aussi. Envieuse du savoir et blasé de ce dernier. C’était quoi ces sentiments contradictoires ?!

« Qui es-tu ?! »
« Qui suis-je ?! »


Le reflet s’interrogeant sur son auteur et l’auteur questionnant sa propre personne. Curieux mélange. Mais Ambivalence paru pas plus surprise. Comme si ce fut l’évidence. Ils avaient parlés ensemble, de concert. Comme elle face à son reflet qui imite ses actions. Un clone ? Doppelganger ?!

« Qu’es-tu venu m’annoncer ?! »
« Que suis-je venue me dire ?! »


Doppelganger.

Mais il ne l’attaquait pas. Comme s’il le connaissait. Non. Comme s’il ne devait pas l’attaquer. L’asexué paru lire ses pensées. Non, il pensait comme elle. Il n’avait pas besoin de lire en elle… il lui suffisait de regarder en lui pour la voir. Et inversement. Il ôta lentement ses mains de sur ses épaules alors qu’il lui tourna le dos. La jeune femme lui tourna aussi le dos, comme étant son reflet mais un miroir leur faisait face à chacun et montrait le dos de l’autre. L’asexué montra son dos : le Sceau du Monde était rompu et avait prit une forme des plus curieuses. La femme dévoila le sien : le Sceau du Monde était entier et complet, ayant cette même forme circulaire. Pourquoi montrer une telle marque ? Etait-ce… son futur ?! Le miroir se brisa alors qu’elle se retourna et perdu son alter de vu. Elle tourna la tête en tous sens mais en vain, elle ne retrouva pas. Elle posa alors sa mains sur sa poitrine : il était elle. Elle n’avait pas à le chercher, il était tout proche. Elle eut un sourire mais ce dernier s’envola soudainement alors qu’un reflet d’une onde au sol la fit se pencher.

De l’eau dans ce Néant ? Oui. Un miroir liquide… elle regarda à travers, son alter à côté d’elle, dans ce miroir. Il lui montra l’attaque des « Autres » et d’« Eux » à la cité sous-marine, lorsqu’il y avait été avec Lythief. Elle sursauta : elle n’avait pas remarqué ce qui s’était passé ce jour là. Puis l’onde se troubla et montra autre chose. Une femme… étendue sur un autel… ses yeux étaient bandés avec un tissu ensanglanté… Ses mains et ses pieds étaient liés… en sa bouche reposait quelque chose que la jeune femme n’identifia pas…


* Complete your Fate, Child’s Gods… *


Une douleur sans nom l’aurait faite hurler mais ce fut l’asexué qui souffrit plus qu’elle et qui la chassa de son rêve.

Elle redressa son visage, curieuse, légèrement couvert de sueur, se rappelant à peine ce qu’elle avait rêvée. Ouranos était penché au dessus d’elle. Elle le repoussa gentiment, répondant faiblement à ses questions, mais il n’insista pas dessus et alla lui chercher de l’eau. Mais elle se redressa alors qu’il était à la fontaine. Même assommée par ses peurs et ses craintes, elle n’était pas non plus une imbécile naïve. Elle regarda l’autre qui s’était figé subitement. Ouranos… avait dit « Eux » et « Autres ». D’où les connaissait-il ?! Etait-il un des leurs ?! Puis… comment avait-il fait pour la tirer de ce mauvais pas ?! Elle savait pour elle. Elle savait qu’elle était la source de ces créatures atroces. Et que seule sa mort mettrait fin à leur existence. Mais elle vivait et elle ne voyait pas l’ombre d’un seul d’entre eux. Elle marcha en titubant, et se campa dans le dos d’Ouranos, l’air mécontente alors qu’elle sorti une de ses plumes de sa taille, qu’elle arma avec difficulté et qu’elle la posa dans le dos de l’homme, qui ne bougea pas d’un pouce.


« Ouranos… d’où… sais-tu le nom… de ces choses ?! »

Le brun ne dit rien. Droit comme un i mais pas un mot. Ambivalence pressa un peu plus la pointe de sa plume dans le dos de l’homme. Il l’avait aussi appelé Ambibi… OR Il n’y avait qu’UNE personne qui l’appelait comme ça dans ces châteaux. C’était Obor. Mais depuis peu elle avait une drôle d’impression aussi voulu-t-elle la vérifier…

« Comment m’as-tu appelé ?! »
« … Ambivalence… »
« Je ne te crois pas ! Comment m’as-tu appelé juste avant ?! »
« »
« PARLE ! »

Ouranos n’ajouta rien. Ce fut sa conscience qui se manifesta.

* Ambibi… *
* QUOI ?! Tu ne vois pas que je suis occupée ?! *


Nan mais ! Si l’autre s’en mêlait cela allait vite être le bordel alors autant que tout le monde se la ferme et qu’elle obtienne les réponses qu’elle voulait. Le brun se retourna mais sans aucune mauvaise intention. Lentement, calmement. Ambivalence garda bien sa plume armée contre lui. Mais le sourire qu’il avait et son regard manquèrent de lui faire lâcher prise mais elle tenu bon quand même.

* Je vois parfaitement que tu es occupée Ambibi mais… *
* Urusei, Obor ! Ne me gêne pas ! *



« Toi, réponds à ma question ! »
« J’y ai déjà répondu ! »
« Je ne t’ai pas entendu ! Répète ! C’est un ordre ! »

* Ambibi… *


« OBOR FERME LA TU VEUX ?! »

Ouranos se recula face à cet élan de la jeune femme et se gratta la nuque d’un air contrit. Ambivalence le regarda un moment, en colère contre sa conscience qui n’en faisait qu’à sa tête mais quelque chose la rendit plus hésitante alors qu’elle regarda le brun en face d’elle. Puis finalement le déclique se fit dans son esprit alors que sa plume glissa entre ses doigts tremblant et qu’elle se recula, une main sur son visage, comme choquée.

« Obor ?! »

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Re: Les poupées sont faites pour obéir… [privé]

Message  Invité le Mer 6 Juin - 12:49

Ambivalence venait de le menacer avec une de ses plumes et intérieurement Ouranos avait paniqué comme un malade. Sa voix était froide comme la glace et autoritaire comme pas deux… Il avait vraiment cru qu’il allait être frappé par son amie qui était tellement septique, qu’il se sentit en danger avec elle dans son dos. Ne pas la sous-estimée, elle avait un potentielle en tant que Book Maker… Mais qu’est-ce qui lui prenait encore comme excentricité ?! Il aurait aimé le savoir…

« Comment m’as-tu appelé ?! »
« … Ambivalence… »
« Je ne te crois pas ! Comment m’as-tu appelé juste avant ?! »


Foutu défaut que ne pas faire la part de différence entre l’oral et la pensée. Même si cela allait sans doute déboucher sur ce qu’il voulait, il n’arrivait pas à faire le pas. Comme si tout cela allait changer à jamais leur relation et que la mécanique du plan de Mina ne se mette en marche définitivement. Il ne savait pas quelle était la meilleure optique mais bon… Ambivalence était terrifiante en colère ! >.< Et il valait mieux pas l’irriter d’avantage, il ne voulait pas finir en petit morceau non plus, lui !

« … »
« PARLE ! »

AAAAAH ! Mais c’est qu’elle était menaçante en plus ! Mais c’était pas possible ça ! Elle voulait le tuer ou quoi ?! Déjà qu’il était pas du tout décidé à tout lui dire, là elle ruinait ses espoirs. Complètement. Définitivement ! Elle était vraiment dangereuse lorsqu’elle s’y mettait la petite Ambibi. Il ne lui répondit pas, trop terrorisé par ce qu’elle pourrait lui faire subir aussi préféra-t-il jouer sur un autre plan, usant de leur lien mental pour tenter de la calmer…

* Ambibi… *
* QUOI ?! Tu ne vois pas que je suis occupée ?! *


Mauvaise pioche. =______=

Elle était autant furax en pensée qu’en personne. Ouranos soupira faiblement au fond de lui. En même temps la situation l’amusait. C’était comme faire une farce surprise à quelqu’un mais que cette personne n’était pas ouverte à l’humour et qu’elle se fâchait de la plaisanterie au lieu d’en rire. Ce qui était en soi, largement le cas avec Ambivalence. Enfin heureusement qu’une part en lui s’en amusait grandement, sinon cela serait triste… aussi fini-t-il par trouver un calme suffisant en lui pour s’apaiser un peu et continuer calmement. Oui, la vérité devait être faite sinon il y aurait un souci majeur après… il devait plus en rire, comme une mauvaise farce aussi continua-t-il à lui parler dans son esprit, prolongeant son silence.

* Je vois parfaitement que tu es occupée Ambibi mais… *
* Urusei, Obor ! Ne me gêne pas ! *


Bon… elle n’était pas drôle là…

« Toi, réponds à ma question ! »
« J’y ai déjà répondu ! »
« Je ne t’ai pas entendu ! Répète ! C’est un ordre ! »

Elle le faisait exprès ou bien… Non, Ambivalence n’était pas bête mais là, tout de même il avait quand même un peu peur de ce qu’il se passait. Si Ambivalence ne faisait pas le lien et vite, c’était sa vie qu’il risquait un peu là… et il ne le voulait pas. Mais surtout si elle ne comprenait pas, il serait obligé de le lui dire mais il valait mieux qu’elle fasse d’elle-même le constat de sa situation…

* Ambibi… *


Voilà, il lui avait répondu.

« OBOR FERME LA TU VEUX ?! »

Ghh… Mais ça lui prenait souvent de gueuler comme ça ?! Elle venait de lui foutre la trouille. Mais merdeuh ! Qu’est-ce qu’il n’avait pas encore fait ?! Il commençait à désespérer au fond de lui alors qu’il préféra se reculer d’elle avant qu’elle n’agisse. Mais son geste sembla la troublée car ses yeux quittèrent enfin sa sévérité et qu’elle ne le regarde d’un air étrange, presque choqué. Ses lèvres tremblèrent furieusement alors qu’elle lâcha sa plume pour rabattre sa main dessus, se reculant. Il semblait qu’elle ait fait enfin l’analogie mais que le temps d’encaisser cette hypothèse fut légèrement plus difficile que ce qu’il avait prévu. Son dos buta contre le mur alors qu’elle le regardait comme une chose, ses yeux se mouillant de larme d’incompréhension. Ouranos s’en voulu de lui infliger cela mais c’était primordiale…

« Obor ?! »

Une voix brisée par l’émotion d’une telle révélation, un regard larmoyant… mais comment devait-il réagir à cela lui ?! Il eut un regard inquiet alors qu’il s’avança vers lui, mais il devait finir de la convaincre de cette vérité.

« C’est bien moi… »
* … Ambibi. *

« Obor est… »
* Ouranos. Ouranos est… *


« … Obor. »

Elle le regarda sans la croire et ne dis rien... Que dire ?!

« Je suis ce que tu as toujours connu mon enfant… »

L’enfant le regard d’un air complètement incrédule alors qu’elle pencha la tête en avant, semblant vraiment effondrée par cette révélation. Ouranos vint vers elle d’un air désolé, et posa doucement sa main sur son épaule. Mais il ne se serait jamais attendu à une telle réaction de sa part… vraiment pas non… Ses mèches blanches voilaient son visage et surtout son regard alors il était sûr qu’il ne pouvait pas voir l’air menaçant de la jeune femme…

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Re: Les poupées sont faites pour obéir… [privé]

Message  Invité le Mer 6 Juin - 12:54

« C’est bien moi… »
* … Ambibi. *

« Obor est… »
* Ouranos et Ouranos est… *

« … Obor. »


Non ! Non ! Ce n’était pas possible… ce n’était pas… croyable !! Non ! Elle refusait d’y croire ! C’était complètement… absurde ! Mais… elle entendait leur voix… la voix d’Ouranos et la pensée d’Obor. Les deux concordaient parfaitement avec ce que disait l’autre ! Ce… alors si ? C’était donc vrai ? Ouranos était… Obor ?! Donc… Obor avait enfin un corps ?! Il… Il… IL ALLAIT PAYER CET ENFOIRE DE PREMIERE !!! Non mais… IL AVAIT UN CORPS ET IL NE LUI AVAIT PAS DIT ?! La colère d’Ambivalence prit un regain alors que l’asiatique s’approcha d’elle. Comment avait-il osé lui cacher un truc pareil ?! ELLE ALLAIT LE TUER CE PAUVRE TYPE !!! Avant qu’Ouranos comprenne quoi que ce soit à son malheur Ambivalence lui avait déjà sauter dessus, le plaquant lourdement au sol. Même en femme, elle restait redoutable. L’asiatique voulu protester mais à peine leva-t-il la tête qu’il se mangea une gifle monumentale. Il releva son regard surprit, porta sa main sur sa joue rougie du coup, mais Ambivalence continua à le frapper. Elle matérialisa un éventail en papier et le frappa avec, de toutes ces forces. Les coups n’étaient pas puissants. Juste très nombreux et répétitifs. Donc douloureux au bout d’un moment. Ouranos fini par s’enfuir poursuivit par la jeune femme furieuse de son secret.

« TEME ! TEME ! TEME ! REVIENS LA QUE JE TE DEFONCE PAUVRE VERMINE ! OBOOOOOOOOOOR ! REVIENS LA ! JE VAIS ME VANGER DE TOUT CE QUE TU M’AS FAIT SUBIR PAR LE PASSE ENSUITE JE TE TUERAIS POUR M’AVOIR CACHER LA VERITER PUIS JE T’EMPAILLERAIS TRES CERTAINEMENT AFIN DE T’EXPOSER AU DESSUS D’UNE CHEMINEE !!! »
« Ambibiiii ! Calme-toi ! Calme ! CALMEEEEEEEEEEEEUUUUUUUH TWAAAAAAA ! TU VAS ME TUER !!! ARRÊTE !!! »
« NAN ! J’ARRÊTERAIS PAS ! TU VAS MOURIR !!! »


Ouranos fut finalement coincé dans un cul de sac et talonner par une Ambivalence hors d’elle, cela promettait un sale quart d’heure. Elle était essoufflée et exténuée mais son regard était vraiment noir de haine et lourd de reproche. Elle allait le buter ici même !!! Le brun était paniqué et ne savait comment faire pour le calmer. Finalement, il soupira faiblement et laissa Ambivalence le frapper. Enfin, le tabasser en bonne et dû forme. Et elle ne s’en priva pas. Mais voyant que l’autre se laissa faire elle lâcha enfin l’affaire et le laissa choir au sol alors qu’elle s’assit, pas loin de lui, toujours armée de son éventail en papier. Elle le regarda et le transforma en éventail en acier. Là, Ouranos ne dit plus vraiment la même chose et voulu fuir mais le coup que lui asséna Ambivalence l’acheva. Un bon coup d’éventail en acier sur le crâne et puis c’était régler mais avec sa colère elle avait salit ses vêtements. Elle les lava avec ses sorts et soupira faiblement en regarda cet imbécile inerte sur le sol.

« Je suis crevée… C’est d’ta faute ! è___é »
« HEEEEYY ? O______o Mais c’est toi qui m’a frappé à mort !!! »
« C’EST TOI QUI L’A CHERCHE AUSSI ! »
« Mais j’ai rien faaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit !!! »


Ouranos se tut finalement et regarda son amie. Ambivalence avait une main sur son visage le cachant à moitié. Il se redressa lentement et s’approcha d’elle, mais à distance convenable, histoire qu’elle ne le refrappe pas avec son arme. Elle, elle tremblait. De rage, de colère mais aussi… d’une très grande tristesse. Une peine immense que l’autre sentit sans difficulté. Elle se sentait très abandonnée et seule… Une douleur terrible… Pourquoi ne lui avait-il rien dit ?! Il le faisait exprès ou quoi ?! Elle laissa ses larmes coulées alors qu’elle l’accusa du regard. Le brun ne pu rien dire ou faire. Juste se taire et la regarder : il était en tord et Ambivalence allait le lui faire savoir !

« Pourquoi ?! Pourquoi ne m’as-tu rien dit ?! TU N’ES QU’UN CHIEN ! OBOR ESPECE DE SALAUD ! POURQUOI TU NE M’AS PAS DIT QUE TU AVAIS TON PROPRE CORPS ?! ENFOIRE !!!! »
« … Je voulais te protéger… à ma manière… »
« BAH T’AS FOIRE TON COUP !!! TU M’AS COMPLETEMENT OUBLIE !!! »
« … N-Non… Ambibi… Je ne t’ai jamais oublié ! Ce n’est pas vrai !!! »
« NE TE CHERCHE PAS D’EXCUSE TEME ! »

Il se pencha pour la consoler mais la jeune femme lui sauta dans les bras et pleura longuement contre lui, le serrant de toutes ses forces d’enfant. Une enfant éplorée qui se raccrochait à la seule personne qui avait toujours été avec elle… La seule ! L’unique !

« Ne m’abandonnes plus comme ça ! C’est un ordre ! Sinon la prochaine fois je frapperais autre part avec cet éventail !! »
« O_o *gloups* D’accord, je te le promet ! Je ne t’abandonnerais jamais !! »
« Y’a intérêt !! »
« J’y veillerais… ^^’’’ »
« Obor… Ce jour là… à la forêt… tu… tu savais n’est-ce pas ?! »
« … Oui… j’ai prit mon corps ce jour là… mais je ne pouvais rien te dire… tu t’étais tellement accroché à moi en tant que conscience que tu aurais pu mal prendre le fait que je sois maintenant ton égal… »
« Imbécile ! » Elle le frappe. « Tu n’en savais rien ! Tu ne pouvais pas savoir ! Puis… »

Ambivalence se recula calmement de lui et le regarda avec un sourire alors qu’elle essuya ses larmes de joie et de peine. Elle était heureuse que sa conscience trouve son chemin.

« Je suis jalouse ! Tu es trop beau pour un enfoiré de première ! »
« Hey ? Ha… haha… hahaha ! Que tu es bête, Ambibi ! »
« Je ne sais pas ce que l’on va devenir toi et moi… »
soupira-t-elle faiblement.

Ouranos resserra légèrement sa prise sur son bras et Ambivalence leva son regard vers lui d’un air interrogateur. Il y avait de l’inquiétude dans ses yeux et du souci qui creusait son visage. On aurait dit qu’il n’allait pas bien. Elle posa sa main sur la sienne et elle le regarda avec douceur, l’invitant à se confier à elle. Il lui retourna son sourire mais ce dernier disparu alors qu’il semblait vraiment être rongé par l’inquiétude. Ambivalence redouta de quelque chose de terrible. Très terrible même. Son cœur se serra alors qu’elle traîna Ouranos à sa suite.

« Tu sais pourquoi j’ai dormi trois jours n’est-ce pas… Obor ?! »

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