Les poupées sont faites pour obéir… [privé]
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Les poupées sont faites pour obéir… [privé]
Gaïa était contrarié. Et pas qu’un peu. Non seulement il avait dû faire quelque chose qu’il n’avait pas voulait faire de suite mais en plus il avait dû partir sans dire au revoir à Ambivalence. Et cela l’énervait grandement. Il mangea, assit sur les marches du hall, un des sandwiches que lui avait fait découvrir Kel. Comme il était en colère, il avait besoin de manger pour se passer les nerfs. Oh ! Il aurait très pu faire autre chose. Mais bon comme son corps était quasiment celui d’un humain il devait l’entretenir de la même manière, sous peine de subir des effets secondaires. Bref, rien que ça en perspective.
Mais avant tout et ce qu’il l’énervait plus que tout… IL S’ENNUYAIT ! Rien à faire, il n’avait absolument rien pour se détendre. Il grogna entre ses dents alors qu’il finissait de manger, prenant grand soin à essuyer sa bouche au passage puis se leva et commença à faire les cents pas dans le hall de ce château. Pas un chat. C’était frustrant, rangeant, énervant, agaçant, pénible et lourd ! Il voulait du spectacle, de l’animation, des effets pyrotechniques, des jeux de lumières et tout et tout. De quoi parlait-il ? MAIS D’UNE FÊTE, BON DIEU, GRANDS DIEUX !
Etait-ce possible qu’il n’est aucune action ici ?! Visiblement oui. Et c’est ce qui était en train de le rendre fou. Il n’était pas fait pour rester calme et encore moins à ne rien faire. Ce n’était pas sa nature. Il se figea au milieu du hall, rassembla ses mains devant lui, puis resta un moment comme ça, sans doute en train de maudire toutes les personnes dans les parages ou dans un château voisin avant que d’un éclat de voix puissant tout en brandissant ses bras au dessus de lui et les secouant énergiquement, il ne décrète.
« J’ME FAIS CHIER ! »
Très constructif… Mouais, ce n’était pas cela qui allait l’aider à trouver une idée pour s’occuper. Il dodelina de la tête, croisant les bras sur sa poitrine alors qu’il se mettait à réfléchir. Ca commençait à bien faire tout se bazard. Même si ce hall était plus calme que toute chose en ce bas monde. Il était persuadé qu’il s’amuserait plus encore dans un cimetière que tout seul là. Pas même une petite âme à martyriser. Un ennui certain et mortel. Il se laissa tomber sur le sol, et décida de piquer un somme. De toute façon ce n’était pas comme si quelqu’un allait venir aussi vite… Puis il le saurait si quelqu’un venait. Il ferma les yeux et commença à chercher le sommeil en lui. Mais même ça, ça ne lui allait pas. Il soupira en se redressant sur son séant.
BORDEL ! Mais ce n’était pas possible de se faire autant chier ! Non, vraiment pas ! >.< Il se leva et commença à sortir du hall. Puis, dans un éclair de lucidité et de génie, il décida d’aller sur les toits de ce château. Des toits arrondis et bizarroïdes… Mais toit quand même ! XD Il sauta ainsi, en hauteur et lorsqu’il fut bien assez haut, il eut un autre soupire mais cette fois de contentement. Il faisait bon ! Le soleil tapait sur les toits et chauffait de ses puissants rayons le sol. Son vêtement noir ne tarda pas à capter cette chaleur et cela le rendit content. Il leva son visage vers le ciel avec un sourire alors qu’il s’allongea sur le toit en fermant les yeux. Il y avait même une douce brise qui caressait son visage, balayant ses cheveux courts. Du vent… Il sombra doucement dans une douce torpeur… sans ce douter de ce qui allait venir… loin derrière le souvenir.
« Ouranos… »
C’était avant. Avant tout et sans rien… Ils étaient amis. Ouranos était doué en bien des domaines… C’était étrange tout de même ce double système des Âges. Surtout pour Angal. Angal était pour eux un titre en quelque sorte. Devenir une sorte de Roi qui allait régner sur ce royaume d’encre et de papier. C’était une condition pour les Êtres de Papier, eux, les Kami. Enfin, c’est ce qu’il pensait… il ne pensait pas que eux, les Êtres de Papier, allaient s’humaniser à ce point. Il ne pensait pas non plus qu’Ouranos deviendrait cela. Cette chienne des Cieux. Dieu qu’il l’avait haït quand il avait apprit cela… Quand il avait apprit que la personne qu’il admirait le plus chez les Kami avait vendu son corps… Et pourquoi ? Obtenir une promotion ? Non ! Ouranos n’était pas si dégoûtant… Du moins c’est ce qu’il avait cru. C’est ce qu’il avait cru jusqu’à ce qu’il ne rencontre. Mina…
Etait-ce possible ? Était-ce vraiment possible que ce Kami là soit responsable de tant de malheur ? Avec ce regard si sombre et triste ? Il l’avait innocenté… à cause de ce regard. Mais c’était sans doute cela qui les avait tous précipité dans cet enfer. Il était devenu Gardien rien que pour cela, pour s’assurer que ces yeux-là ne le regarde plus comme cette première fois. Deux puits emplis de détresse. Un regard clair mais si… noir. Deux orbes turquoise teinte de nuage. Puis le Grand Feu… cela avait tout achevé. Mais il ne savait toujours pas la vérité. Ouranos… Ambivalence… et Mina. Il avait besoin de savoir. Pourquoi Ouranos avait vendu son corps pour devenir l’Âme d’Angal. Qui était exactement Ambivalence… cet enfant si doux et si adorable… Il devait percer tout cela à jour…
Et pour cela il y avait la Cérémonie. Cela n’allait plus tarder à commencer. Il manquait tant de personne. Tous ces absents… Mais il ne pouvait plus se permettre d’attendre et de comprendre. Tant pis si décimait toute une civilisation… à ses yeux, cela n’avait aucune importance.
Il ouvrit ses yeux et se redressa. Il s’était assoupit sans doute trop longtemps car le ciel était déjà rouge du soleil au cou coupé, le soleil s’en allant dormant dans l’horizon. Il s’étira lorsqu’il porta une main à sa joue. Humide… Il écarquilla les yeux et essuya promptement son visage avant de se laisser glisser des toits. Il soupira lourdement cette fois : il n’aimait pas ce souvenir du passé. Il commença à marcher vers le hall lorsque… quelqu’un chose lui rentra dedans. Et ce n’était même pas une personne… non cette chose s’était coincée… dans sa bouche ! XD
Surprit, il ouvrit de grands yeux alors qu’il recracha immédiatement l’intrus et tira la langue en ayant un sale goût de poudre de papillon dessus. Il grimaça et regarda… le papillon blanc bien étrange qui était au sol et engluée par sa salive. Il grimaça de plus belle et pleura même à cause du goût.
« ZE DEGUEULAFFF ! >< »
Mais avant tout et ce qu’il l’énervait plus que tout… IL S’ENNUYAIT ! Rien à faire, il n’avait absolument rien pour se détendre. Il grogna entre ses dents alors qu’il finissait de manger, prenant grand soin à essuyer sa bouche au passage puis se leva et commença à faire les cents pas dans le hall de ce château. Pas un chat. C’était frustrant, rangeant, énervant, agaçant, pénible et lourd ! Il voulait du spectacle, de l’animation, des effets pyrotechniques, des jeux de lumières et tout et tout. De quoi parlait-il ? MAIS D’UNE FÊTE, BON DIEU, GRANDS DIEUX !
Etait-ce possible qu’il n’est aucune action ici ?! Visiblement oui. Et c’est ce qui était en train de le rendre fou. Il n’était pas fait pour rester calme et encore moins à ne rien faire. Ce n’était pas sa nature. Il se figea au milieu du hall, rassembla ses mains devant lui, puis resta un moment comme ça, sans doute en train de maudire toutes les personnes dans les parages ou dans un château voisin avant que d’un éclat de voix puissant tout en brandissant ses bras au dessus de lui et les secouant énergiquement, il ne décrète.
« J’ME FAIS CHIER ! »
Très constructif… Mouais, ce n’était pas cela qui allait l’aider à trouver une idée pour s’occuper. Il dodelina de la tête, croisant les bras sur sa poitrine alors qu’il se mettait à réfléchir. Ca commençait à bien faire tout se bazard. Même si ce hall était plus calme que toute chose en ce bas monde. Il était persuadé qu’il s’amuserait plus encore dans un cimetière que tout seul là. Pas même une petite âme à martyriser. Un ennui certain et mortel. Il se laissa tomber sur le sol, et décida de piquer un somme. De toute façon ce n’était pas comme si quelqu’un allait venir aussi vite… Puis il le saurait si quelqu’un venait. Il ferma les yeux et commença à chercher le sommeil en lui. Mais même ça, ça ne lui allait pas. Il soupira en se redressant sur son séant.
BORDEL ! Mais ce n’était pas possible de se faire autant chier ! Non, vraiment pas ! >.< Il se leva et commença à sortir du hall. Puis, dans un éclair de lucidité et de génie, il décida d’aller sur les toits de ce château. Des toits arrondis et bizarroïdes… Mais toit quand même ! XD Il sauta ainsi, en hauteur et lorsqu’il fut bien assez haut, il eut un autre soupire mais cette fois de contentement. Il faisait bon ! Le soleil tapait sur les toits et chauffait de ses puissants rayons le sol. Son vêtement noir ne tarda pas à capter cette chaleur et cela le rendit content. Il leva son visage vers le ciel avec un sourire alors qu’il s’allongea sur le toit en fermant les yeux. Il y avait même une douce brise qui caressait son visage, balayant ses cheveux courts. Du vent… Il sombra doucement dans une douce torpeur… sans ce douter de ce qui allait venir… loin derrière le souvenir.
« Ouranos… »
C’était avant. Avant tout et sans rien… Ils étaient amis. Ouranos était doué en bien des domaines… C’était étrange tout de même ce double système des Âges. Surtout pour Angal. Angal était pour eux un titre en quelque sorte. Devenir une sorte de Roi qui allait régner sur ce royaume d’encre et de papier. C’était une condition pour les Êtres de Papier, eux, les Kami. Enfin, c’est ce qu’il pensait… il ne pensait pas que eux, les Êtres de Papier, allaient s’humaniser à ce point. Il ne pensait pas non plus qu’Ouranos deviendrait cela. Cette chienne des Cieux. Dieu qu’il l’avait haït quand il avait apprit cela… Quand il avait apprit que la personne qu’il admirait le plus chez les Kami avait vendu son corps… Et pourquoi ? Obtenir une promotion ? Non ! Ouranos n’était pas si dégoûtant… Du moins c’est ce qu’il avait cru. C’est ce qu’il avait cru jusqu’à ce qu’il ne rencontre. Mina…
Etait-ce possible ? Était-ce vraiment possible que ce Kami là soit responsable de tant de malheur ? Avec ce regard si sombre et triste ? Il l’avait innocenté… à cause de ce regard. Mais c’était sans doute cela qui les avait tous précipité dans cet enfer. Il était devenu Gardien rien que pour cela, pour s’assurer que ces yeux-là ne le regarde plus comme cette première fois. Deux puits emplis de détresse. Un regard clair mais si… noir. Deux orbes turquoise teinte de nuage. Puis le Grand Feu… cela avait tout achevé. Mais il ne savait toujours pas la vérité. Ouranos… Ambivalence… et Mina. Il avait besoin de savoir. Pourquoi Ouranos avait vendu son corps pour devenir l’Âme d’Angal. Qui était exactement Ambivalence… cet enfant si doux et si adorable… Il devait percer tout cela à jour…
Et pour cela il y avait la Cérémonie. Cela n’allait plus tarder à commencer. Il manquait tant de personne. Tous ces absents… Mais il ne pouvait plus se permettre d’attendre et de comprendre. Tant pis si décimait toute une civilisation… à ses yeux, cela n’avait aucune importance.
Il ouvrit ses yeux et se redressa. Il s’était assoupit sans doute trop longtemps car le ciel était déjà rouge du soleil au cou coupé, le soleil s’en allant dormant dans l’horizon. Il s’étira lorsqu’il porta une main à sa joue. Humide… Il écarquilla les yeux et essuya promptement son visage avant de se laisser glisser des toits. Il soupira lourdement cette fois : il n’aimait pas ce souvenir du passé. Il commença à marcher vers le hall lorsque… quelqu’un chose lui rentra dedans. Et ce n’était même pas une personne… non cette chose s’était coincée… dans sa bouche ! XD
Surprit, il ouvrit de grands yeux alors qu’il recracha immédiatement l’intrus et tira la langue en ayant un sale goût de poudre de papillon dessus. Il grimaça et regarda… le papillon blanc bien étrange qui était au sol et engluée par sa salive. Il grimaça de plus belle et pleura même à cause du goût.
« ZE DEGUEULAFFF ! >< »
Invité- Invité
Re: Les poupées sont faites pour obéir… [privé]
Mana était dans un château et il n’y avait pas grand monde. Même ses Esprits Maîtres semblaient mourir d’ennui dans ce lieu où il n’y avait que le sable, la chaleur et cette torpeur douce qui semblait tous les prendre. Ils avaient chaud. Il avaient soif (d’ailleurs le garçon remercia que trop souvent Méta pour son eau qui lui était d’une aide précieuse). Le sable était dans leurs chaussures, dans leurs vêtements, leur irritait la gorge et leur piquait les yeux. Et des dunes à perte de vue… ce n’était vraiment pas l’idéale. Aussi bien pour un humain qu’Esprit Maître. Mais chacun se gardait de dire quoi que ce soit… Ils étaient aussi un peu à cran et toujours sur les nerfs, près à exploser à la moindre remarque.
Le jeune homme soupira alors qu’il ôta un nouveau vêtement. Mais ce n’était pas pire que son amure qui était bouillante et qu’il ne pouvait retirer. Par chance elle ne le brûlait pas. Mais elle était lourde. Ou plus exactement : sa fatigue était telle qu’il n’arrivait plus à en supporter son poids. Bref, ils étaient tous sur les rotules, usés et las. Natu était étalé dans les cheveux de Mana et n’arrivait même plus à battre des ailes, tant il avait chaud. Mana sentait son poids sur sa tête alors qu’il marchait toujours dans ce sable alors que ses pas s’enfonçaient à chaque fois, ce qui était extrêmement éreintant à la fin.
Mais le chevalier du Garden n’était pas à court d’idée. Il s’arrêta et fit s’arrêter les autres. Il leva sa main droite, où était son armure puis ferma son poing.
« Retour ! »
Aussitôt des pentacles se formèrent de ci et là, autour des différents Esprits Maîtres. Il ne lui restait plus que Mana et Méta. Ce qui serait plus reposant pour lui et pour eux. Il userait un peu plus loin de son sort pour que les autres se reposent aussi. Par fatigue, Natu glissa de sur sa tête et Mana le rattrapa de justesse. Il soupira alors qu’il l’y remit, mais le petit Esprit Maître était vraiment à bout.
« Méta… il nous faudrait de l’eau… »
« Bien, Mana. »
Le général Elémentariste s’exécuta et forma une petite gerbe d’eau. Mana réveilla Natu en lui appuya sur le ventre. Ce dernier ouvrit un œil et regarda la gerbe d’eau avant de plonger dedans comme un demeuré, sous le regard stupéfait des deux autres, qui ne dirent rien. Que dire de toute façon ? Si Mana avait vu un oasis, il s’y serait sans doute précipité, la tête la première. Et cette gerbe d’eau devait sans doute être l’équivalent d’un oasis pour Natu… Lorsque l’Esprit Maître eut ingurgité la totalité de la gerbe d’eau, sous le regard perplexe des deux autres (Mana serait incapable d’assécher un oasis en buvant la totalité de l’eau de ce dernier- tout ce qu’il y avait de plus ahuri, Mana eut un sourire et le remit sur sa tête.
« Ca va mieux ? »
« Ouais… Bordel… pourquoi il fait si chaud dans un désert ?! »
Blanc. Silence de mort alors que Mana s’était remit à marcher, suivit de Méta. Le soleil avait du taper trop fort sur la pauvre tête de petit Esprit Maître…
« HEY ! Ne m’ignore… Gniéh ? »
L’Esprit Maître se souleva de la tête du jeune homme et s’envola dans le ciel, à quelques mères d’eux. Il posa sa main en visière et scruta l’horizon. Il battit une fois, deux fois des paupières lorsqu’il remarqua enfin que ceci n’était pas une illusion. Il descendit en piquer et alla voir de suite Mana. Il lui indiqua la position d’un château à quelques mètres d’eux. Puis alors que le jeune homme se mit à marcher plus vite dans la direction indiquer, Natu se hâta de rejoindre les lieux. Mana lui somma de l’attendre mais l’autre ne l’écouta pas. Le garçon rappela Méta pour se déplacer avec moins de difficulté. C’est avec peine qu’il atteignit enfin le hall mais pas de signe de Natu. Il commença à l’appeler lorsqu’il entendit un bruit insolite suivit d’une exclamation.
« ZE DEGUEULAFFF ! >< »
« Natu ? AH ! »
L’Esprit Maître était par terre, les ailes poisseuses, ne pouvant bouger. Mana le prit dans sa main alors qu’il le regarda se débarrasser de ce qu’il avait sur lui, avec une pointe d’étonnement dans le regard. C’est alors qu’il vit cet étranger en train de se débattre, la langue pendue dans le vide. Il semblait en peine et Mana, en panique, fit de nouveau appel à Méta pour rincer sa bouche. L’autre accepta son aide avec des étincelles dans son regard, comme s’il fut dieu ou quelque chose du genre. Mana ne tarda pas à comprendre que c’était de la bave qui engluait Natu et il eut un grimaça avant de lui faire prendre une douche de force, avec l’aide de Méta, en grimaçant : il n’avait pas besoin de la bave des autres… très peu pour lui. Lorsqu’ils furent en mesure de parler, Mana se présenta.
« Je m’appel Nagate Mana. Et ce que vous avez malencontreusement mangé… c’est mon Esprit Maître, Natu ! »
« … »
« Natu ?! »
« … AH ! »
L’Esprit Maître se prit la tête entre les mains alors qu’il regarda Gaïa comme un dément, sous les yeux surprit de Mana, qui le ramena contre lui. L’autre avait les yeux grands ouverts avant qu’ils ne s’étrécissent.
* CETTE HOMME ! C’EST UN ESPRIT ! IL EST COMME NOUS MAIS DIFFERENT EN MÊME TEMPS ! NE T’EN APPROCHA PAS MANA ! NE T’EN APPROCHE PAS ! *
Mana grimaça à ces pensées si puissantes qui le contraignirent à le rappeler à son tour. Il frotta ses tempes bourdonnantes, car il avait été impressionné par le volume de la pensée de Natu : à la fois de la peur, de la crainte mais aussi… une marque de soumission ? Quelque chose du genre en tout cas… Comme si Natu avait vu un dieu ou une entité supérieure. Mana savait que l’Esprit Maître ne craignait que deux chose : Erix et les chauve souris. Donc ce qu’il avait éprouver envers cet homme… qu’est-ce que c’était ? Il se rendit compte qu’il n’avait rien dit depuis quelques minutes et s’en excusa platement, avec un petit sourire.
« Désolé… je ne sais pas ce qu’il lui a prit… Et vous êtes ? »
Le jeune homme soupira alors qu’il ôta un nouveau vêtement. Mais ce n’était pas pire que son amure qui était bouillante et qu’il ne pouvait retirer. Par chance elle ne le brûlait pas. Mais elle était lourde. Ou plus exactement : sa fatigue était telle qu’il n’arrivait plus à en supporter son poids. Bref, ils étaient tous sur les rotules, usés et las. Natu était étalé dans les cheveux de Mana et n’arrivait même plus à battre des ailes, tant il avait chaud. Mana sentait son poids sur sa tête alors qu’il marchait toujours dans ce sable alors que ses pas s’enfonçaient à chaque fois, ce qui était extrêmement éreintant à la fin.
Mais le chevalier du Garden n’était pas à court d’idée. Il s’arrêta et fit s’arrêter les autres. Il leva sa main droite, où était son armure puis ferma son poing.
« Retour ! »
Aussitôt des pentacles se formèrent de ci et là, autour des différents Esprits Maîtres. Il ne lui restait plus que Mana et Méta. Ce qui serait plus reposant pour lui et pour eux. Il userait un peu plus loin de son sort pour que les autres se reposent aussi. Par fatigue, Natu glissa de sur sa tête et Mana le rattrapa de justesse. Il soupira alors qu’il l’y remit, mais le petit Esprit Maître était vraiment à bout.
« Méta… il nous faudrait de l’eau… »
« Bien, Mana. »
Le général Elémentariste s’exécuta et forma une petite gerbe d’eau. Mana réveilla Natu en lui appuya sur le ventre. Ce dernier ouvrit un œil et regarda la gerbe d’eau avant de plonger dedans comme un demeuré, sous le regard stupéfait des deux autres, qui ne dirent rien. Que dire de toute façon ? Si Mana avait vu un oasis, il s’y serait sans doute précipité, la tête la première. Et cette gerbe d’eau devait sans doute être l’équivalent d’un oasis pour Natu… Lorsque l’Esprit Maître eut ingurgité la totalité de la gerbe d’eau, sous le regard perplexe des deux autres (Mana serait incapable d’assécher un oasis en buvant la totalité de l’eau de ce dernier- tout ce qu’il y avait de plus ahuri, Mana eut un sourire et le remit sur sa tête.
« Ca va mieux ? »
« Ouais… Bordel… pourquoi il fait si chaud dans un désert ?! »
Blanc. Silence de mort alors que Mana s’était remit à marcher, suivit de Méta. Le soleil avait du taper trop fort sur la pauvre tête de petit Esprit Maître…
« HEY ! Ne m’ignore… Gniéh ? »
L’Esprit Maître se souleva de la tête du jeune homme et s’envola dans le ciel, à quelques mères d’eux. Il posa sa main en visière et scruta l’horizon. Il battit une fois, deux fois des paupières lorsqu’il remarqua enfin que ceci n’était pas une illusion. Il descendit en piquer et alla voir de suite Mana. Il lui indiqua la position d’un château à quelques mètres d’eux. Puis alors que le jeune homme se mit à marcher plus vite dans la direction indiquer, Natu se hâta de rejoindre les lieux. Mana lui somma de l’attendre mais l’autre ne l’écouta pas. Le garçon rappela Méta pour se déplacer avec moins de difficulté. C’est avec peine qu’il atteignit enfin le hall mais pas de signe de Natu. Il commença à l’appeler lorsqu’il entendit un bruit insolite suivit d’une exclamation.
« ZE DEGUEULAFFF ! >< »
« Natu ? AH ! »
L’Esprit Maître était par terre, les ailes poisseuses, ne pouvant bouger. Mana le prit dans sa main alors qu’il le regarda se débarrasser de ce qu’il avait sur lui, avec une pointe d’étonnement dans le regard. C’est alors qu’il vit cet étranger en train de se débattre, la langue pendue dans le vide. Il semblait en peine et Mana, en panique, fit de nouveau appel à Méta pour rincer sa bouche. L’autre accepta son aide avec des étincelles dans son regard, comme s’il fut dieu ou quelque chose du genre. Mana ne tarda pas à comprendre que c’était de la bave qui engluait Natu et il eut un grimaça avant de lui faire prendre une douche de force, avec l’aide de Méta, en grimaçant : il n’avait pas besoin de la bave des autres… très peu pour lui. Lorsqu’ils furent en mesure de parler, Mana se présenta.
« Je m’appel Nagate Mana. Et ce que vous avez malencontreusement mangé… c’est mon Esprit Maître, Natu ! »
« … »
« Natu ?! »
« … AH ! »
L’Esprit Maître se prit la tête entre les mains alors qu’il regarda Gaïa comme un dément, sous les yeux surprit de Mana, qui le ramena contre lui. L’autre avait les yeux grands ouverts avant qu’ils ne s’étrécissent.
* CETTE HOMME ! C’EST UN ESPRIT ! IL EST COMME NOUS MAIS DIFFERENT EN MÊME TEMPS ! NE T’EN APPROCHA PAS MANA ! NE T’EN APPROCHE PAS ! *
Mana grimaça à ces pensées si puissantes qui le contraignirent à le rappeler à son tour. Il frotta ses tempes bourdonnantes, car il avait été impressionné par le volume de la pensée de Natu : à la fois de la peur, de la crainte mais aussi… une marque de soumission ? Quelque chose du genre en tout cas… Comme si Natu avait vu un dieu ou une entité supérieure. Mana savait que l’Esprit Maître ne craignait que deux chose : Erix et les chauve souris. Donc ce qu’il avait éprouver envers cet homme… qu’est-ce que c’était ? Il se rendit compte qu’il n’avait rien dit depuis quelques minutes et s’en excusa platement, avec un petit sourire.
« Désolé… je ne sais pas ce qu’il lui a prit… Et vous êtes ? »
Invité- Invité
Re: Les poupées sont faites pour obéir… [privé]
* CETTE HOMME ! C’EST UN ESPRIT ! IL EST COMME NOUS MAIS DIFFERENT EN MÊME TEMPS ! NE T’EN APPROCHA PAS MANA ! NE T’EN APPROCHE PAS ! *
Gaïa haussa un sourcil de surprise. C’était… étonnant. Il avait su entendre la pensée de ce papillon semi humanoïde. Plus surprenant encore ce fut qu’il le qualifia d’ « esprit ». Rare était ceux qui avait su voir à travers son masque mais cela supposait aussi que ce garçon, Mana, était lui-même quelqu’un de particulier. Un esprit, hein ? C’était bien la première fois qu’on le traitait ainsi… qu’on le traitait d’esprit. Même si cela n’était qu’à demi juste. Puis, il y avait eut cette peur et cette angoisse dans la pensée du papillon. Comme s’il l’eut craint. Bon, il n’était pas tout ce qu’il y avait de plus angélique mais quand même… Cela lui faisait presque mal qu’on le voit comme un diable.
Quelque chose se fit dans sa tête. Gaïa se figea un court instant. Ambivalence ne le voyait pas comme un monstre… Même s’il l’avait un peu embrassé de force, c’était juste parce qu’il le trouvait adorable avec ces yeux gris plein de tendresse et de douceur quand ils se perdaient dans leurs rêveries. Mais c’était une autre pensée, plus pénible, qui lui traversa l’esprit. Ouranos. Bien entendu. Même dans l’abjecte de son geste, l’autre… l’autre lui avait dit ces paroles. Pourquoi cela lui revenait maintenant ?! C’était complètement débile. Mais il avait dû choper une insolation ou un truc du genre à rester en plein soleil comme ça.
« Désolé… je ne sais pas ce qu’il lui a prit… Et vous êtes ? »
A force de penser, il ne s’était pas vraiment rendu compte du blanc. Il leva la tête et vit le léger sourire de Mana. Il le lui rendit avec le sein, ce qui semblait faire plaisir à l’autre.
« Mina ! Gaïa Mina ! Je suis… euh… désolé d’avoir manger ton papillon… ^^’’’ Je n’ai pas vraiment comprit moi-même ce qui s’est passé. Je marchait tranquille et HOP ! Je me suis retrouvé avec lui dans la bouche… -_- Je ne suis pas avare des papillons pour tout te dire… »
Mana ouvrit les yeux en grands, comme deux soucoupes, et explosa de rire sous le regard de Gaïa. Et l’ennui éprouver un peu avant par Gaïa s’envola alors qu’il trouva une nouvelle source d’amusement et de distraction. Mais comment abordé un garçon que l’on ne connaissait pas et surtout qui savait ‘voir’ les esprits. Mais, mais, mais… Il croisa les bras et fit une moue boudeuse tout ce qu’il y avait de plus enfantin. Mana releva la tête et le regarda, en penchant la tête de côté, comme surprit. Gaïa ouvrit un œil et le regarda, de haut puis lui fit un sourira alors qu’il se penchait sur son visage, tout sourire.
« Que viens-tu faire de beau par ici ? Je commençais à croire que ce château était complètement vide… pas un chat, pas une âme qui vive… RIEN ! Quoi que si je me souviens bien il devait bien y avoir du monde dans le harem et le herem… »
Voyant le regard interrogateur de Mana, Gaïa se décida à prendre en compte son âge et son physique. Quoi que l’un et l’autre devaient être trompeur. En effet il était de taille moyenne, plus petit que lui dans tous les cas. Le tissu de son vêtement lui collait à la peau et révélait aux yeux de Gaïa une musculature assez développer pour une garçon assez jeune et malgré sa taille inférieure, une force latente se dégageait de lui. Puis il nota les détails, tel que son armure étrange, d’une couleur bizarre mais aussi son épée, dans son dos. Bref, ce garçon, mine de rien, était un aventurier. Et il devait savoir ce battre. Mais était-il ‘majeur’ ? Pour raconter ce genre de chose, il ne valait mieux pas des oreilles chastes. Quoi que… l’idée de pervertir ce garçon amusa grandement Gaïa. Oh, il n’était pas un ange, lui ! Il se pencha à l’oreille de Mana, et d’une voix étrange, comme il en avait le secret, lui murmura :
« Tu ne sais pas ce que c’est qu’un harem ou un herem ? »
L’autre lui fit un non de la tête et cela agrandit le sourire de Gaïa.
« Tu veux que je t’explique ? »
Il n’eut pas de réponse et cela exerça sur lui une excitation telle qu’il en aurait criée une joie certaine. Comme il était en face de lui, son visage à côté du sien, Gaïa passa son bras sur son épaule et eut un soupire, comme si cela fut regrettable qu’il ne sache pas. Sous sa main gauche, il sentit que le garçon était un eu raide… tendu. Il jubilait en son fort intérieur. Il ne s’ennuyait plus… il ne savait plus qu’il y a quelques heures encore il ne savait quoi faire pour emmerder son monde. Il prit un peu appui sur lui, histoire le faire monter sa tension d’un cran ou deux. Puis souffla doucement dans son cou, histoire de le rendre un peu plus nerveux. Ce qu’il fit à merveille car le jeune homme fut traversé d’un frisson que le brun jugea de délicieux. Tellement, tellement délicieux !
« Un harem ou un herem… ce sont des endroits où l’on peut trouver… des divertissements… TRES intéressants… »
Gaïa se redressa puis leva sa son main de épaule. Puis lui décolla une pichenette sur le bout du nez en lui tirant la langue et eut un immense sourire alors que Mana le regarda perplexe.
« Reviens me voir dans quelques années, si tu veux un cours pratique. Et si tu te demandes encore ce que c’est, demande à ton ‘Esprit Maître’ ! HAHAHAHA ! »
Gaïa cessa de rire et regarda la mine décomposée de Mana. Il explosa de plus belle, parce que le garçon semblait vraiment ne pas s’en remettre et sa perplexité semblait tellement grande qu’il était là, encore perdu entre ses sensations et ses sentiments. Deux réalités impossibles, lorsqu’elles s’y mettaient. Il ne comprenait pas, son visage le disait… il disait une sorte de déception de ne pas saisir tout cela. Il rabattit ses bras contre lui et attendit, nerveux. Son regard était perdu et ses joues avaient prit une couleur rosée très tendre, comme de la gêne. Peut-être avait-il attendu quelque chose qui n’était pas venu. Oh ? C’était mignon de le voir comme ça. Il ressemblait à une jeune fille à qui l’on avait dit un commentaire salace et qui rougissait de honte ! Gaïa lui fit un sourire. Ce garçon était étrange mais il lui plaisait. Par son innocence, puis aussi cette douceur et cette force tendre qui circulait en lui. Peut-être son côté chaste et mignon aussi… Nan ! Ca c’était carrément délirant ! Oui, délirant de le tourmenter de la sorte, de lui en faire voir un peu de tout et de rien. Mais surtout de l’embrasser… C’était vraiment cool de le voir comme ça. Parce qu’au moins il ne ressentait rien. Pas d’ennui, pas de pensées absurdes… Juste un plaisir quasi malsain de l’embêter.
« Ne fait pas cette tête, Nagate Mana… tu me donnes envie de faire des choses pas très saines… ^^ »
Son sourire était d’ange. Mais ses yeux le disaient clairement, ils étaient plus que prédateurs. Deux orbes d’or qui le fixaient, le transcendaient. Il le voulait et il ne saurait tarder à l’avoir… Oserait-il le faire rougir autrement que de honte ? Ca, c’était une question à méditer longuement.
Gaïa haussa un sourcil de surprise. C’était… étonnant. Il avait su entendre la pensée de ce papillon semi humanoïde. Plus surprenant encore ce fut qu’il le qualifia d’ « esprit ». Rare était ceux qui avait su voir à travers son masque mais cela supposait aussi que ce garçon, Mana, était lui-même quelqu’un de particulier. Un esprit, hein ? C’était bien la première fois qu’on le traitait ainsi… qu’on le traitait d’esprit. Même si cela n’était qu’à demi juste. Puis, il y avait eut cette peur et cette angoisse dans la pensée du papillon. Comme s’il l’eut craint. Bon, il n’était pas tout ce qu’il y avait de plus angélique mais quand même… Cela lui faisait presque mal qu’on le voit comme un diable.
Quelque chose se fit dans sa tête. Gaïa se figea un court instant. Ambivalence ne le voyait pas comme un monstre… Même s’il l’avait un peu embrassé de force, c’était juste parce qu’il le trouvait adorable avec ces yeux gris plein de tendresse et de douceur quand ils se perdaient dans leurs rêveries. Mais c’était une autre pensée, plus pénible, qui lui traversa l’esprit. Ouranos. Bien entendu. Même dans l’abjecte de son geste, l’autre… l’autre lui avait dit ces paroles. Pourquoi cela lui revenait maintenant ?! C’était complètement débile. Mais il avait dû choper une insolation ou un truc du genre à rester en plein soleil comme ça.
« Désolé… je ne sais pas ce qu’il lui a prit… Et vous êtes ? »
A force de penser, il ne s’était pas vraiment rendu compte du blanc. Il leva la tête et vit le léger sourire de Mana. Il le lui rendit avec le sein, ce qui semblait faire plaisir à l’autre.
« Mina ! Gaïa Mina ! Je suis… euh… désolé d’avoir manger ton papillon… ^^’’’ Je n’ai pas vraiment comprit moi-même ce qui s’est passé. Je marchait tranquille et HOP ! Je me suis retrouvé avec lui dans la bouche… -_- Je ne suis pas avare des papillons pour tout te dire… »
Mana ouvrit les yeux en grands, comme deux soucoupes, et explosa de rire sous le regard de Gaïa. Et l’ennui éprouver un peu avant par Gaïa s’envola alors qu’il trouva une nouvelle source d’amusement et de distraction. Mais comment abordé un garçon que l’on ne connaissait pas et surtout qui savait ‘voir’ les esprits. Mais, mais, mais… Il croisa les bras et fit une moue boudeuse tout ce qu’il y avait de plus enfantin. Mana releva la tête et le regarda, en penchant la tête de côté, comme surprit. Gaïa ouvrit un œil et le regarda, de haut puis lui fit un sourira alors qu’il se penchait sur son visage, tout sourire.
« Que viens-tu faire de beau par ici ? Je commençais à croire que ce château était complètement vide… pas un chat, pas une âme qui vive… RIEN ! Quoi que si je me souviens bien il devait bien y avoir du monde dans le harem et le herem… »
Voyant le regard interrogateur de Mana, Gaïa se décida à prendre en compte son âge et son physique. Quoi que l’un et l’autre devaient être trompeur. En effet il était de taille moyenne, plus petit que lui dans tous les cas. Le tissu de son vêtement lui collait à la peau et révélait aux yeux de Gaïa une musculature assez développer pour une garçon assez jeune et malgré sa taille inférieure, une force latente se dégageait de lui. Puis il nota les détails, tel que son armure étrange, d’une couleur bizarre mais aussi son épée, dans son dos. Bref, ce garçon, mine de rien, était un aventurier. Et il devait savoir ce battre. Mais était-il ‘majeur’ ? Pour raconter ce genre de chose, il ne valait mieux pas des oreilles chastes. Quoi que… l’idée de pervertir ce garçon amusa grandement Gaïa. Oh, il n’était pas un ange, lui ! Il se pencha à l’oreille de Mana, et d’une voix étrange, comme il en avait le secret, lui murmura :
« Tu ne sais pas ce que c’est qu’un harem ou un herem ? »
L’autre lui fit un non de la tête et cela agrandit le sourire de Gaïa.
« Tu veux que je t’explique ? »
Il n’eut pas de réponse et cela exerça sur lui une excitation telle qu’il en aurait criée une joie certaine. Comme il était en face de lui, son visage à côté du sien, Gaïa passa son bras sur son épaule et eut un soupire, comme si cela fut regrettable qu’il ne sache pas. Sous sa main gauche, il sentit que le garçon était un eu raide… tendu. Il jubilait en son fort intérieur. Il ne s’ennuyait plus… il ne savait plus qu’il y a quelques heures encore il ne savait quoi faire pour emmerder son monde. Il prit un peu appui sur lui, histoire le faire monter sa tension d’un cran ou deux. Puis souffla doucement dans son cou, histoire de le rendre un peu plus nerveux. Ce qu’il fit à merveille car le jeune homme fut traversé d’un frisson que le brun jugea de délicieux. Tellement, tellement délicieux !
« Un harem ou un herem… ce sont des endroits où l’on peut trouver… des divertissements… TRES intéressants… »
Gaïa se redressa puis leva sa son main de épaule. Puis lui décolla une pichenette sur le bout du nez en lui tirant la langue et eut un immense sourire alors que Mana le regarda perplexe.
« Reviens me voir dans quelques années, si tu veux un cours pratique. Et si tu te demandes encore ce que c’est, demande à ton ‘Esprit Maître’ ! HAHAHAHA ! »
Gaïa cessa de rire et regarda la mine décomposée de Mana. Il explosa de plus belle, parce que le garçon semblait vraiment ne pas s’en remettre et sa perplexité semblait tellement grande qu’il était là, encore perdu entre ses sensations et ses sentiments. Deux réalités impossibles, lorsqu’elles s’y mettaient. Il ne comprenait pas, son visage le disait… il disait une sorte de déception de ne pas saisir tout cela. Il rabattit ses bras contre lui et attendit, nerveux. Son regard était perdu et ses joues avaient prit une couleur rosée très tendre, comme de la gêne. Peut-être avait-il attendu quelque chose qui n’était pas venu. Oh ? C’était mignon de le voir comme ça. Il ressemblait à une jeune fille à qui l’on avait dit un commentaire salace et qui rougissait de honte ! Gaïa lui fit un sourire. Ce garçon était étrange mais il lui plaisait. Par son innocence, puis aussi cette douceur et cette force tendre qui circulait en lui. Peut-être son côté chaste et mignon aussi… Nan ! Ca c’était carrément délirant ! Oui, délirant de le tourmenter de la sorte, de lui en faire voir un peu de tout et de rien. Mais surtout de l’embrasser… C’était vraiment cool de le voir comme ça. Parce qu’au moins il ne ressentait rien. Pas d’ennui, pas de pensées absurdes… Juste un plaisir quasi malsain de l’embêter.
« Ne fait pas cette tête, Nagate Mana… tu me donnes envie de faire des choses pas très saines… ^^ »
Son sourire était d’ange. Mais ses yeux le disaient clairement, ils étaient plus que prédateurs. Deux orbes d’or qui le fixaient, le transcendaient. Il le voulait et il ne saurait tarder à l’avoir… Oserait-il le faire rougir autrement que de honte ? Ca, c’était une question à méditer longuement.
Invité- Invité
Re: Les poupées sont faites pour obéir… [privé]
Gaïa Mina.
Cet homme était étrange. Rien que par sa manière de dire son prénom. En faite. Il y avait quelque chose qui avait dérangé le garçon. Oui, ce nom. Gaïa. Il l’avait parfaitement entendu. Mais il avait éprouvé plus de difficulté à entendre le prénom Mina. Comme si… il s’était caché derrière un autre nom, une autre apparence. Il ferma les yeux, tentant d’écouter encore l’écho des mots. Il avait besoin d’en capter la puissance, la tonalité et aussi la force. Il était magicien des mots après tout, il pouvait bien trouver la force en lui, de découvrir ce que ce nom si particulier cachait. Son esprit s’ouvrit alors qu’il laissait les échos le porter au loin. Oui, il y avait des images derrière ce nom, Gaïa. Oui, c’était la Terre Mère, le même nom que celle qui était sous N’Laroc. Il portait un nom de terre et de nature. Il effaça son souvenir pour laisser une autre image le sublimer. De larges feuilles, des arbres, des fleurs, la nature en son excellence. Il se posa sur cette vision, laissant son esprit englober cette vision, la cerner et la comprendre. L’odeur était pure et vivifiante. Celle de la terre après les larmes du ciel. Une terre enfouie dans l’écorce vide d’un arbre mort, suspendue au dessus d’un lagon à l’eau d’un bleu épatant. Le vent marin caressait cette floraison, à travers les crevasses de l’écorce morte. De la vie dans une chose morte et inanimé. C’était beau. Il entendit un nom, quelque part… Il tendit l’oreille et écouta pour le capter.
Edanna.
Mana en déduisit que c’était sans doute d’ici d’où venait cet homme. Mais lorsqu’il se tourna vers le nom… ce fut un cauchemar ou un rêve infini. Il n’aurait su le dire. Il avait ouvert une porte et là… là, s’était quelque chose qui s’était engouffré à travers la brèche ! Une si petite ouverture, qui avait violemment cédée pour laisser passer tant de donnée, tant d’information… Un flux trop fort pour lui ! Mana posa ses mains sur ses tempes, tentant de refermer cette porte, mais la volubilité d’information était tellement puissante qu’il peina à tout retenir en lui et surtout, il n’arrivait à faire barrière à tout ce qui entrait en lui, comme si il n’était plus maître de lui-même, ou que quelque chose retenait la porte, qu’il ne pouvait la fermer d’une manière ou d’une autre. Il tenta de décrocher, même s’il s’évanouissait ce n’était pas trop grave, mais là… il ne pouvait rien faire. Noyer sous toutes ces visions, ces images, souvenirs… Trop de chose ! Il allait exploser ! Même s’il devait ne pas se réveiller avant des heures, ou des jours, il devait couper la liaison…
Un être étrange parvint à ses côtés et sembla l’aider à soutenir le poids de ses informations qui était en train de le submergé. Mana sombra, se laissant aller contre cette aide bénéfique. Très vite il fut rejoins par trois autres Esprits, qui en se liant l’aidèrent à refermer cette digue qui avait sautée, formant un sceau assez solide pour ne pas risquer une seconde vague. Il soupira alors qu’il fut prit dans deux bras blancs. Natu…
* Courage bonhomme… c’est juste que cet homme n’est pas ordinaire… J’ai essayé de te prévenir. Mais il n’est pas comme les autres, il peut tromper tout ce qu’il veut… Parce qu’il s’appel Mina… *
* Que veut dire ce prénom ? Toute cette force… je n’ai pas su le gérer… ça m’a complètement engloutit… *
* …Monde… *
Le garçon soupira alors qu’il allait rouvrit les yeux lorsqu’il sentit quelque chose glisser sur sa taille et autre chose encore, tiède et moite, contre ses lèvres. Mana ouvrit les yeux avec stupeur alors qu’il sentit que cet homme, ce Gaïa, l’embrassait. Il tenta de le repousser mais en vain, Gaïa avait une de ces forces. Tel qu’il ne lui en aurait jamais imaginé. Il n’arriva pas à se défaire de sa prise mais son esprit joua et gouverna son corps qui ne sembla pas prompte à lui obéir. Il trouva une parade au baiser de Mina et le repoussa loin de lui, puis chopa la garde de son épée et la brandit entre eux, le menaçant. Il porta le revers de sa main valide contre ses lèvres, qui portait encore sa chaleur. Monde, hein ?
C’était terrible… un baiser goût du monde… c’était presque écoeurant ! Parce qu’il avait l’impression d’avoir laisser des milliers de lèvres passées sur les siennes. Il se les frotta dans un signe de dégoût et fut surprit de sentit un poids sur sa tête. Il leva les yeux et reconnu sans mal Natu puis regarda à sa droite : Taotie, en train d’allumer sa pipe orientale. A sa gauche : Erix, les yeux clos, le visage sévère. Ils étaient sur la défensive… Mais ce qui était le plus intriguant, ce fut que Mana pu trouver de la contrariété dans ce regard… le regard du Monde sur lui. Il fit un signe aux Esprits Maîtres, leur sommant de ne pas attaquer sans son ordre. Natu resta campé sur sa tête, refusant de le laisser approcher, mais Mana ne l’écouta pas. Parce ce qu’il venait de voir…
Ce n’était pas n’importe quelle contrariété. Ce n’était pas n’importe quel regard de colère. Mana savait qu’il avait blessé cet homme dans son orgueil. Qu’il l’avait froissé en refusant ses avances. Parce que cet homme semblait avoir besoin de se rassurer sur un plan qu’il ne comprenait pas.
Le regard de Gaïa sur lui était dur, sévère, presque méchant ce qui changeait totalement sa physionomie enfantine qu’il avait adopté jusque là. Mais cela ne fit pas reculer Mana qui allait toujours vers lui. Il mit sa lame vers le bas, montrant qu’il ne lui porterait pas atteinte puis il leva sa main vers son visage et la passa sur sa joue humide. Les iris dorés de l’autre se dilatèrent sous la stupeur alors qu’il essuya lui-même ses joues mouillées. Des larmes… D’où venaient-elle ? Il ne le savait point. Mais il les savait vrai. Même Natu sembla moins sur la défensive qu’avant, plus perdu sur cet être à la nature étrange. Esprit, ça oui. Si fort, qui se sentait risiblement écraser par sa puissance. A quel service était une telle force ? Il vibrait rien qu’à la sentir transparaître dans ses mots. Natu n’était pas insensible à cette puissance, surtout dans un si petit corps. La question demeurait en lui : qui était réellement cet homme ? Il savait… Non en faite il ne pouvait que deviner que sa vraie force était bridée par quelque chose… Sans doute cette chose floue qu’il voyait au dessus de son arcade sourcilière droite. Une marque peu ordinaire. Un sceau ? Ouverture ou fermeture ? Il ne pouvait le dire mais il nota tous ces éléments dans sa tête, près à en discuter avec les autres dès qu’il ne pourrait.
« Qui êtes-vous, Monsieur Gaïa ? Je ne comprends pas… une telle force dans vos mots. Êtes-vous comme eux et comme moi, un Magicien des Mots ? »
Mina releva la tête et le regarda d’un air bizarre, comme s’il ne comprenait pas. Natu pesa sur sa tête, lui disant par là même de lui dire ce qu’il pensait car tous sur ces terres n’étaient pas pour savoir ce que c’était.
« Un Magicien des Mots est celui qui peut par la puissance des mots modifiés un état ou un objet. Je peux en apprendre plus sur vous en écoutant votre nom ou bien savoir d’autre chose par chaque mot prononcé. Je peux juger leur force mais je sais aussi réduire la force d’un mot à rien. Même si je n’ai pas encore un grand niveau… je peux être dangereux pour un homme. »
Son ton était détaché mais ses yeux montraient de la souffrance. Bien que celle que venait d’exprimer Gaïa fut sans doute bien plus grande. Mana redressa la tête et le vit ainsi…
Cet homme était étrange. Rien que par sa manière de dire son prénom. En faite. Il y avait quelque chose qui avait dérangé le garçon. Oui, ce nom. Gaïa. Il l’avait parfaitement entendu. Mais il avait éprouvé plus de difficulté à entendre le prénom Mina. Comme si… il s’était caché derrière un autre nom, une autre apparence. Il ferma les yeux, tentant d’écouter encore l’écho des mots. Il avait besoin d’en capter la puissance, la tonalité et aussi la force. Il était magicien des mots après tout, il pouvait bien trouver la force en lui, de découvrir ce que ce nom si particulier cachait. Son esprit s’ouvrit alors qu’il laissait les échos le porter au loin. Oui, il y avait des images derrière ce nom, Gaïa. Oui, c’était la Terre Mère, le même nom que celle qui était sous N’Laroc. Il portait un nom de terre et de nature. Il effaça son souvenir pour laisser une autre image le sublimer. De larges feuilles, des arbres, des fleurs, la nature en son excellence. Il se posa sur cette vision, laissant son esprit englober cette vision, la cerner et la comprendre. L’odeur était pure et vivifiante. Celle de la terre après les larmes du ciel. Une terre enfouie dans l’écorce vide d’un arbre mort, suspendue au dessus d’un lagon à l’eau d’un bleu épatant. Le vent marin caressait cette floraison, à travers les crevasses de l’écorce morte. De la vie dans une chose morte et inanimé. C’était beau. Il entendit un nom, quelque part… Il tendit l’oreille et écouta pour le capter.
Edanna.
Mana en déduisit que c’était sans doute d’ici d’où venait cet homme. Mais lorsqu’il se tourna vers le nom… ce fut un cauchemar ou un rêve infini. Il n’aurait su le dire. Il avait ouvert une porte et là… là, s’était quelque chose qui s’était engouffré à travers la brèche ! Une si petite ouverture, qui avait violemment cédée pour laisser passer tant de donnée, tant d’information… Un flux trop fort pour lui ! Mana posa ses mains sur ses tempes, tentant de refermer cette porte, mais la volubilité d’information était tellement puissante qu’il peina à tout retenir en lui et surtout, il n’arrivait à faire barrière à tout ce qui entrait en lui, comme si il n’était plus maître de lui-même, ou que quelque chose retenait la porte, qu’il ne pouvait la fermer d’une manière ou d’une autre. Il tenta de décrocher, même s’il s’évanouissait ce n’était pas trop grave, mais là… il ne pouvait rien faire. Noyer sous toutes ces visions, ces images, souvenirs… Trop de chose ! Il allait exploser ! Même s’il devait ne pas se réveiller avant des heures, ou des jours, il devait couper la liaison…
Un être étrange parvint à ses côtés et sembla l’aider à soutenir le poids de ses informations qui était en train de le submergé. Mana sombra, se laissant aller contre cette aide bénéfique. Très vite il fut rejoins par trois autres Esprits, qui en se liant l’aidèrent à refermer cette digue qui avait sautée, formant un sceau assez solide pour ne pas risquer une seconde vague. Il soupira alors qu’il fut prit dans deux bras blancs. Natu…
* Courage bonhomme… c’est juste que cet homme n’est pas ordinaire… J’ai essayé de te prévenir. Mais il n’est pas comme les autres, il peut tromper tout ce qu’il veut… Parce qu’il s’appel Mina… *
* Que veut dire ce prénom ? Toute cette force… je n’ai pas su le gérer… ça m’a complètement engloutit… *
* …Monde… *
Le garçon soupira alors qu’il allait rouvrit les yeux lorsqu’il sentit quelque chose glisser sur sa taille et autre chose encore, tiède et moite, contre ses lèvres. Mana ouvrit les yeux avec stupeur alors qu’il sentit que cet homme, ce Gaïa, l’embrassait. Il tenta de le repousser mais en vain, Gaïa avait une de ces forces. Tel qu’il ne lui en aurait jamais imaginé. Il n’arriva pas à se défaire de sa prise mais son esprit joua et gouverna son corps qui ne sembla pas prompte à lui obéir. Il trouva une parade au baiser de Mina et le repoussa loin de lui, puis chopa la garde de son épée et la brandit entre eux, le menaçant. Il porta le revers de sa main valide contre ses lèvres, qui portait encore sa chaleur. Monde, hein ?
C’était terrible… un baiser goût du monde… c’était presque écoeurant ! Parce qu’il avait l’impression d’avoir laisser des milliers de lèvres passées sur les siennes. Il se les frotta dans un signe de dégoût et fut surprit de sentit un poids sur sa tête. Il leva les yeux et reconnu sans mal Natu puis regarda à sa droite : Taotie, en train d’allumer sa pipe orientale. A sa gauche : Erix, les yeux clos, le visage sévère. Ils étaient sur la défensive… Mais ce qui était le plus intriguant, ce fut que Mana pu trouver de la contrariété dans ce regard… le regard du Monde sur lui. Il fit un signe aux Esprits Maîtres, leur sommant de ne pas attaquer sans son ordre. Natu resta campé sur sa tête, refusant de le laisser approcher, mais Mana ne l’écouta pas. Parce ce qu’il venait de voir…
Ce n’était pas n’importe quelle contrariété. Ce n’était pas n’importe quel regard de colère. Mana savait qu’il avait blessé cet homme dans son orgueil. Qu’il l’avait froissé en refusant ses avances. Parce que cet homme semblait avoir besoin de se rassurer sur un plan qu’il ne comprenait pas.
Le regard de Gaïa sur lui était dur, sévère, presque méchant ce qui changeait totalement sa physionomie enfantine qu’il avait adopté jusque là. Mais cela ne fit pas reculer Mana qui allait toujours vers lui. Il mit sa lame vers le bas, montrant qu’il ne lui porterait pas atteinte puis il leva sa main vers son visage et la passa sur sa joue humide. Les iris dorés de l’autre se dilatèrent sous la stupeur alors qu’il essuya lui-même ses joues mouillées. Des larmes… D’où venaient-elle ? Il ne le savait point. Mais il les savait vrai. Même Natu sembla moins sur la défensive qu’avant, plus perdu sur cet être à la nature étrange. Esprit, ça oui. Si fort, qui se sentait risiblement écraser par sa puissance. A quel service était une telle force ? Il vibrait rien qu’à la sentir transparaître dans ses mots. Natu n’était pas insensible à cette puissance, surtout dans un si petit corps. La question demeurait en lui : qui était réellement cet homme ? Il savait… Non en faite il ne pouvait que deviner que sa vraie force était bridée par quelque chose… Sans doute cette chose floue qu’il voyait au dessus de son arcade sourcilière droite. Une marque peu ordinaire. Un sceau ? Ouverture ou fermeture ? Il ne pouvait le dire mais il nota tous ces éléments dans sa tête, près à en discuter avec les autres dès qu’il ne pourrait.
« Qui êtes-vous, Monsieur Gaïa ? Je ne comprends pas… une telle force dans vos mots. Êtes-vous comme eux et comme moi, un Magicien des Mots ? »
Mina releva la tête et le regarda d’un air bizarre, comme s’il ne comprenait pas. Natu pesa sur sa tête, lui disant par là même de lui dire ce qu’il pensait car tous sur ces terres n’étaient pas pour savoir ce que c’était.
« Un Magicien des Mots est celui qui peut par la puissance des mots modifiés un état ou un objet. Je peux en apprendre plus sur vous en écoutant votre nom ou bien savoir d’autre chose par chaque mot prononcé. Je peux juger leur force mais je sais aussi réduire la force d’un mot à rien. Même si je n’ai pas encore un grand niveau… je peux être dangereux pour un homme. »
Son ton était détaché mais ses yeux montraient de la souffrance. Bien que celle que venait d’exprimer Gaïa fut sans doute bien plus grande. Mana redressa la tête et le vit ainsi…
Invité- Invité
Re: Les poupées sont faites pour obéir… [privé]
Gaïa n’avait pas tout saisit mais il commençait à pressentir une force hors du commun chez ce garçon. Il n’était pas ordinaire et à présent il savait que Mana le savait mais pas que lui. Ce Natu aussi. Mais ces deux-là aussi. Le type aux cheveux bleus et à la pipe orientale mais l’autre aux cheveux violet et aux oreilles pointues. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas rencontré d’opposant aussi fort et cela l’aurait fait sourire si ces maudites larmes voulaient bien cesser. Il ne les comprenait pas ! Pourquoi pleurait-il ? En de nombreuses années, il n’avait jamais versé une larme, et là… Pire qu’une madeleine ! Mais ce n’était pas possible, ça ! Pourquoi pleurait-il, hein ? Il n’était pas triste ! Mais quelque chose se fissura en lui et manqua de céder… Etait-ce à cause de Mana ? Etait-ce à cause de ce garçon ? Qu’avait-il encore voulu approcher, cette fois-là ? Les leçons du passé ne lui servaient donc jamais ?! A croire que non…
« Qui êtes-vous, Monsieur Gaïa ? Je ne comprends pas… une telle force dans vos mots. Êtes-vous comme eux et comme moi, un Magicien des Mots ? »
Qu’est-ce que c’était que ça, encore ? Magicien des Mots. Drôle d’appellation… un grade ? Un statut ? Une position sociale ? Mais en même temps cela le mit mal à l’aise. La force des mots. Cela avait du sens pour lui, puisqu’il était Gardien. Il avait apprit que les mots des formules n’étaient pas des mots inventés par l’esprit d’un génie frôlant majestueusement la folie. Les Âges étaient des vies écrites par des hommes. Des Kami crées en nombre. Autant de Kami par Âge que le nombre de pages qui le composait. Les Êtres de Papier. Mais Gaïa savait que même si Ambivalence avait su faire exception à la règle en quittant Angal après sa destruction, ce ne fut que par la présence d’Ouranos en lui. Mais surtout… comme un enfant des Dieux, sacrifié comme l’a été Ambivalence… Comment avait-il fait pour briser le garde fou de ce temple… ? Il y avait tant de chose que Gaïa ne comprenait pas, mais il comprenait néanmoins le poids des mots.
« Un Magicien des Mots est celui qui peu par la puissance des mots modifiés un état ou un objet. Je peux en apprendre plus sur vous en écoutant votre nom ou bien savoir d’autre chose par chaque mot prononcé… »
Gaïa n’écouta pas la suite. Pas qu’il ne le voulu pas. Plus qu’il ne le pu pas. Retenant un grand cri où tant de choses se seraient mêlées, il porta sa main sur son visage, pressant avec fermeté le côté droit. Il serra les dents et retenu ses plaintes dans sa gorges en mordant sa lèvre inférieure. Cette douleur ! NON ! Il ne voulait pas ! Qu’est-ce qui se passait ?! Bordel ! Cela faisait un mal de chien c’te connerie ! ! ! Pourquoi maintenant ? Comme si… comme si… Angal avait parlé. Comme si on allait encore lui dicter sa conduite. Comme une poupée. Il réprima sa souffrance et se détourna du garçon qui montra de l’inquiétude. Mais Gaïa en avait que faire. Il marcha dans le hall mais la douleur était si forte, si présente… Comme un appel… Et c’était si fort ! Si puissant ! Il avait été rarement dominé de la sorte ! Pire que tout… c’était… CA ! Pourquoi CA et pourquoi MAINTENANT ?! Il passa sa main dans son col et tira dessus alors qu’il cherchait de l’air. Il se sentait si mal ! BORDEL !
Puis ce chant étrange que portaient les oiseaux dans ce ciel rougit par le Soleil mourrant …
Gaïa frappa du plat de sa main contre son front. Il soupira alors qu’il se redressa. Ses yeux étaient sombres. Noisette peut-être mais tirant sur une couleur encre alors qu’il retourna dans le hall comme un zombie. Mana était encore là et le fixait avec étonnement. Et il y avait de quoi. Tout le côté droit de son visage était prit dans un tatouage étrange. Comme si une main s’était insinuée sous sa peau et gardait son visage dans ce membre là. Une main décharnée, semblable à la main de la Mort. Il passa devant lui, sans un regard, avançant sans doute vers la salle des miroirs. Mais Mana s’interposa, comme s’il lui défendait de partir. L’autre le toisa un moment. Puis Gaïa eut une sorte de crise car il plaqua à nouveau ses mains sur ses tempes et hurla de douleur. Il ouvrit son œil gauche, l’œil droit dissimulé sous sa main alors qu’il regardait en face de lui. Il ne regardait pas Mana. A dire vrai, il ne le voyait même pas. Pas en ce moment…
« MINAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! ! ! »
Il relâcha la moitié de son visage encore sous le tatouage qui semblait à présent descendre dans son cou. Il haleta alors qu’il semblait encore souffrir d’un mal étrange. Il tomba au sol, genoux en premier alors qu’il grimaçait sous la marque se mouvant sous sa peau. Chaque nerf de son corps était tendu à l’extrême à cause de ce foutu sceau. Mais une question demeurait… Qui l’avait ouvert ?
« Non ! Non ! Am… A-Ambi… AMBIVALEEEEEEEEEEEEEEEENNNNNNNNNNCCCCCCCEEEEE ! »
Les larmes de Gaïa coulèrent sur son visage alors qu’il ne se contrôlait plus… Cela faisait tant d’années qu’il l’avait gardé en lui. A présent… il ne pouvait rien empêcher. Absolument rien… La marche Cérémoniale… allait commencer… et il n’en serait guère plus que spectateur. Si Angal parlait ainsi… alors il obéirait à la voix de son maître…
« Qui êtes-vous, Monsieur Gaïa ? Je ne comprends pas… une telle force dans vos mots. Êtes-vous comme eux et comme moi, un Magicien des Mots ? »
Qu’est-ce que c’était que ça, encore ? Magicien des Mots. Drôle d’appellation… un grade ? Un statut ? Une position sociale ? Mais en même temps cela le mit mal à l’aise. La force des mots. Cela avait du sens pour lui, puisqu’il était Gardien. Il avait apprit que les mots des formules n’étaient pas des mots inventés par l’esprit d’un génie frôlant majestueusement la folie. Les Âges étaient des vies écrites par des hommes. Des Kami crées en nombre. Autant de Kami par Âge que le nombre de pages qui le composait. Les Êtres de Papier. Mais Gaïa savait que même si Ambivalence avait su faire exception à la règle en quittant Angal après sa destruction, ce ne fut que par la présence d’Ouranos en lui. Mais surtout… comme un enfant des Dieux, sacrifié comme l’a été Ambivalence… Comment avait-il fait pour briser le garde fou de ce temple… ? Il y avait tant de chose que Gaïa ne comprenait pas, mais il comprenait néanmoins le poids des mots.
« Un Magicien des Mots est celui qui peu par la puissance des mots modifiés un état ou un objet. Je peux en apprendre plus sur vous en écoutant votre nom ou bien savoir d’autre chose par chaque mot prononcé… »
Gaïa n’écouta pas la suite. Pas qu’il ne le voulu pas. Plus qu’il ne le pu pas. Retenant un grand cri où tant de choses se seraient mêlées, il porta sa main sur son visage, pressant avec fermeté le côté droit. Il serra les dents et retenu ses plaintes dans sa gorges en mordant sa lèvre inférieure. Cette douleur ! NON ! Il ne voulait pas ! Qu’est-ce qui se passait ?! Bordel ! Cela faisait un mal de chien c’te connerie ! ! ! Pourquoi maintenant ? Comme si… comme si… Angal avait parlé. Comme si on allait encore lui dicter sa conduite. Comme une poupée. Il réprima sa souffrance et se détourna du garçon qui montra de l’inquiétude. Mais Gaïa en avait que faire. Il marcha dans le hall mais la douleur était si forte, si présente… Comme un appel… Et c’était si fort ! Si puissant ! Il avait été rarement dominé de la sorte ! Pire que tout… c’était… CA ! Pourquoi CA et pourquoi MAINTENANT ?! Il passa sa main dans son col et tira dessus alors qu’il cherchait de l’air. Il se sentait si mal ! BORDEL !
Puis ce chant étrange que portaient les oiseaux dans ce ciel rougit par le Soleil mourrant …
« Toi, l’Incomplet,
Terre de l’Origine,
Toi, la Moitié,
Être de Papier.
Gardien des Portes,
Sceau qui s’ouvre.
Toi, l’Incomplet,
Ma Terre déchue,
Toi, La Moitié,
Mon unique vie.
Les Portent qui s’ouvrent,
Ciel et Terre,
Sceau du Monde.
Toi, l’Incomplet,
Qui tend à l’équilibre,
Toi, la Moitié,
Qui cherche à être Entier.
Sous mon commandement,
Avance et va la chercher.
La Clé du Monde. »
Terre de l’Origine,
Toi, la Moitié,
Être de Papier.
Gardien des Portes,
Sceau qui s’ouvre.
Toi, l’Incomplet,
Ma Terre déchue,
Toi, La Moitié,
Mon unique vie.
Les Portent qui s’ouvrent,
Ciel et Terre,
Sceau du Monde.
Toi, l’Incomplet,
Qui tend à l’équilibre,
Toi, la Moitié,
Qui cherche à être Entier.
Sous mon commandement,
Avance et va la chercher.
La Clé du Monde. »
Gaïa frappa du plat de sa main contre son front. Il soupira alors qu’il se redressa. Ses yeux étaient sombres. Noisette peut-être mais tirant sur une couleur encre alors qu’il retourna dans le hall comme un zombie. Mana était encore là et le fixait avec étonnement. Et il y avait de quoi. Tout le côté droit de son visage était prit dans un tatouage étrange. Comme si une main s’était insinuée sous sa peau et gardait son visage dans ce membre là. Une main décharnée, semblable à la main de la Mort. Il passa devant lui, sans un regard, avançant sans doute vers la salle des miroirs. Mais Mana s’interposa, comme s’il lui défendait de partir. L’autre le toisa un moment. Puis Gaïa eut une sorte de crise car il plaqua à nouveau ses mains sur ses tempes et hurla de douleur. Il ouvrit son œil gauche, l’œil droit dissimulé sous sa main alors qu’il regardait en face de lui. Il ne regardait pas Mana. A dire vrai, il ne le voyait même pas. Pas en ce moment…
« MINAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! ! ! »
Il relâcha la moitié de son visage encore sous le tatouage qui semblait à présent descendre dans son cou. Il haleta alors qu’il semblait encore souffrir d’un mal étrange. Il tomba au sol, genoux en premier alors qu’il grimaçait sous la marque se mouvant sous sa peau. Chaque nerf de son corps était tendu à l’extrême à cause de ce foutu sceau. Mais une question demeurait… Qui l’avait ouvert ?
* Sous mon commandement… Avance et va la chercher… La Clé du Monde… Gaïa… L’Incomplet… Toi… Mon Esprit… Va la chercher… La Clé du Monde… Celle qui ferme tout… L’Enfant des Dieux… *
« Non ! Non ! Am… A-Ambi… AMBIVALEEEEEEEEEEEEEEEENNNNNNNNNNCCCCCCCEEEEE ! »
Les larmes de Gaïa coulèrent sur son visage alors qu’il ne se contrôlait plus… Cela faisait tant d’années qu’il l’avait gardé en lui. A présent… il ne pouvait rien empêcher. Absolument rien… La marche Cérémoniale… allait commencer… et il n’en serait guère plus que spectateur. Si Angal parlait ainsi… alors il obéirait à la voix de son maître…
Invité- Invité
Re: Les poupées sont faites pour obéir… [privé]
Mana ne comprenait pas… Et c’était compréhensible. L’autre semblait avoir eut une crise. Mais pas n’importe quelle crise... Cela le faisait frissonner rien que de le savoir. Rien que sa savoir ce dont venait de souffrir cet homme. Parce qu’il voyait. Il LE voyait… Quoi ? Mais cette chose… Un Esprit ? Sans doute. Mais l’air autour de lui était lourd, vibrant et grondant d’une puissante incroyable. Plus que tout à l’heure encore. Sans doute était-ce à cause de cette marque qu’il voyait à présent sur son visage. Un sceau… il ne l’avait pas vu tout à l’heure mais à présent qu’il était là, sur son visage, il ne doutait plus de ce fait : quoi que fut cette marque, la voir n’était pas bon signe. Ses mains tremblaient légèrement et déjà il n’avait plus de prise stable sur la garde de son épée, alors que ses yeux ne cessaient de le fixer avec un drôle de regard, les pupilles dilatées de stupeur et de peur. Une crainte qu’il ne justifiait pas. Juste une crainte sans nom, la peur de cette puissance écrasante. Gaïa semblait décidé à passer… Mana était toujours sur son chemin, mais il ne pouvait bouger un muscle. Il était tétanisé et ne comprenait rien à ce qui lui arrivait. Mais Natu était toujours là, sur sa tête, et avec son vent étrange, força le garçon à s’écarter.
Il pouvait voir lui aussi. Gaïa avait cette marque sur son visage et le petit Esprit Maître savait que Mana l’avait vu mais qu’il était terrorisé par cet air malsain qui l’enveloppait : il n’avait jamais rencontré de grands opposants depuis de trop longues années, n’ayant fréquenter que Taotie ou un autre Esprit Maître. Mais ce qu’il voyait en plus, ce fut cette énergie si étrange qui s’échappait de ce sceau. Un fluide sombre et noir comme si une autre entité s’était manifestée dans ce corps. Possédé ? C’était probable. Mais à présent restait à savoir ce que voulait cette entité. Elle ne semblait pas trop les prendre en considération… c’est qu’elle devait chercher quelque chose. Tant que rien ne se mettait sur son chemin, elle ne serait pas hostile. Natu devait bien avouer qu’il ne savait pas quoi faire… c’était tellement… étrange.
Mais cette chose qu’il voyait si floue avant, au dessus de son arcade sourcilière droite… il pouvait dire qu’il la voyait quasi distinctement. Et que cette chose était… vraiment trop importante pour qu’ils engagent le combat avec.
* Mana… Ca va ? *
* Comment veux-tu que ça aille, Natu ?! Qui… qui est-ce cet homme ? Je veux dire… c’est quoi cette force ?! Et surtout… pourquoi… pourquoi ces mots sont-ils… vides… ? Ca n’existe pas ce type de personne… qui efface le poids des mots… J’ai l’impression… que s’il disait mon nom… je n’existerais plus… Comme s’il gardait… la valeur des mots… Ce n’est pas possible ! Rien d’assez humain… ne peut faire un truc pareil… *
* C’est vrai que rien d’assez humain ne peut faire cela, Mana. Mais cela ne veut pas dire qu’il est impossible que cela arrive. Il existe des gens qui sont ainsi… *
* Taotie ?! *
* On appel ces gens là des Êtres de Papier, des Kami. Mais je n’en avais plus vu depuis une éternité… Ils sont exempts du poids des mots puisqu’ils sont papiers. Ce sont bien les seuls êtres que je connaissent capable d’annihiler la force des mots sans être Magicien ou… *
* Ou quoi ?! Taotie, explique-toi ! Il existerait donc autre chose qu’un Magicien des Mots ? Ceux qui transforment et changent la force des mots… *
* Oui. Un Maître Mot. Je pense que ce Gaïa à un potentiel similaire à ce rang là… *
* Taotie… Cela voudrait dire… *
* Je sais, que le nom Mina n’est pas là par hasard. Mais cela est aussi la cause de cette possession. Sa véritable identité n’a pas été établit… ou bien l’a-t-il perdu… Je ne sais pas… *
* Possession… *
Mana se releva d’un bond. Sa peur ne l’avait pas quitté et il était toujours dans l’incapacité de dire ou faire quoi que ce soit. Mais il ne pouvait pas laisser Gaïa dans cette impasse. Il devait l’aider… Mais comment ? Il ne savait pas ce qu’était un Maître Mot, ni leurs aptitudes. Sans doute était-il largement plus fort que lui… Peut-être qu’il allait mourir maintenant, à cause de blessures… Être tuer par cet être qui lui faisait en quelque sorte de la peine. Son regard était noir comme de l’encre mais il était vide. C’était ce qui était le plus inquiétant aux yeux de Mana. Sur sa tête Natu tenta de le dissuader de faire une bêtise mais le garçon était décidé. C’était ça ou rien et sans doute condamner un innocent… Il était temps qu’il use enfin du pouvoir des Magiciens des Mots. Il serra les poings alors qu’il inspirait pour mieux se maîtriser. Il n’était pas doué avec mais il savait ce qu’il valait…
« Gaïa Mina ! Attendez ! »
Mana serra encore plus les poings alors que du sang perlait déjà la commissure de ses lèvres. Rien que le fait de dire ce nom était difficile. Il n’avait pas pour habitude de retenir le Monde lui. L’autre s’était arrêté alors qu’il allait passé un des miroirs magiques qui allaient sans doute le conduire ailleurs. Il ne semblait pas vraiment attendre quoi que ce soit. Mana se raidit un peu : avait-il réussit à le retenir rien qu’un peu ? Il attendit un peu, puis voyant que l’autre ne se débattait pas, soit son sort avait marché, soit il était simplement indécis ou feignait cette attitude. Mais quelque fut la vérité, Mana s’avança vers lui mais aussitôt Taotie et Erix s’interposèrent. Eux savait que l’homme n’avait nullement souffert de sa tentative et ne voulait pas que le garçon ne se fasse tuer. Mana posa ses mains sur leurs bras croisés, qui l’entravait et tentait de passer mais les autres ne le laissèrent pas. Alors Mana par désespoir de cause, hurla avec toute la force de son art, même si cela devait être la dernière chose qu’il pouvait faire pour cet homme.
« GAÏA, L’ESPRIT DOMINE TOUJOURS LE CORPS ! »
« MANA, NON ! »
* L’esprit contrôle le corps et pas l’inverse… Sachez-le et ne l’oubliez jamais… *
Le garçon cracha du sang, alors qu’il s’écroulait à moitié au sol retenu par Erix et Toatie. Les Esprits Maîtres tentèrent le réveiller, l’appelant par son prénom, leurs voix montrant leur désespoir et leur crainte. Le garçon était à demi conscient, trop faible pour réagir à quoi que ce soit. Son regard était porté sur l’homme qui s’était enfin détourné des miroirs et s’approcha de lui, à pas lent. Le garçon le regarda, mais ne pouvait ni parler ni bouger. Ses Esprits Maîtres n’y prêtèrent aucune attention, mais Mana reçu une pensée de Mina. Il fut la seule à l’entendre et ses yeux s’agrandirent de stupeur alors qu’il s’agitait pour lui répondre, mais son état ne lui permettait pas… Ainsi il sombra inconscient dans les bras d’Erix, à cause de ses paroles… Ses yeux s’embuèrent de larme alors qu’il ne pu rien faite de plus. Si faible… Trop faible… il n’eut qu’une prière et ce ne fut même pas pour son salut, mais aux victimes de cette entité…
Il pouvait voir lui aussi. Gaïa avait cette marque sur son visage et le petit Esprit Maître savait que Mana l’avait vu mais qu’il était terrorisé par cet air malsain qui l’enveloppait : il n’avait jamais rencontré de grands opposants depuis de trop longues années, n’ayant fréquenter que Taotie ou un autre Esprit Maître. Mais ce qu’il voyait en plus, ce fut cette énergie si étrange qui s’échappait de ce sceau. Un fluide sombre et noir comme si une autre entité s’était manifestée dans ce corps. Possédé ? C’était probable. Mais à présent restait à savoir ce que voulait cette entité. Elle ne semblait pas trop les prendre en considération… c’est qu’elle devait chercher quelque chose. Tant que rien ne se mettait sur son chemin, elle ne serait pas hostile. Natu devait bien avouer qu’il ne savait pas quoi faire… c’était tellement… étrange.
Mais cette chose qu’il voyait si floue avant, au dessus de son arcade sourcilière droite… il pouvait dire qu’il la voyait quasi distinctement. Et que cette chose était… vraiment trop importante pour qu’ils engagent le combat avec.
* Mana… Ca va ? *
* Comment veux-tu que ça aille, Natu ?! Qui… qui est-ce cet homme ? Je veux dire… c’est quoi cette force ?! Et surtout… pourquoi… pourquoi ces mots sont-ils… vides… ? Ca n’existe pas ce type de personne… qui efface le poids des mots… J’ai l’impression… que s’il disait mon nom… je n’existerais plus… Comme s’il gardait… la valeur des mots… Ce n’est pas possible ! Rien d’assez humain… ne peut faire un truc pareil… *
* C’est vrai que rien d’assez humain ne peut faire cela, Mana. Mais cela ne veut pas dire qu’il est impossible que cela arrive. Il existe des gens qui sont ainsi… *
* Taotie ?! *
* On appel ces gens là des Êtres de Papier, des Kami. Mais je n’en avais plus vu depuis une éternité… Ils sont exempts du poids des mots puisqu’ils sont papiers. Ce sont bien les seuls êtres que je connaissent capable d’annihiler la force des mots sans être Magicien ou… *
* Ou quoi ?! Taotie, explique-toi ! Il existerait donc autre chose qu’un Magicien des Mots ? Ceux qui transforment et changent la force des mots… *
* Oui. Un Maître Mot. Je pense que ce Gaïa à un potentiel similaire à ce rang là… *
* Taotie… Cela voudrait dire… *
* Je sais, que le nom Mina n’est pas là par hasard. Mais cela est aussi la cause de cette possession. Sa véritable identité n’a pas été établit… ou bien l’a-t-il perdu… Je ne sais pas… *
* Possession… *
Mana se releva d’un bond. Sa peur ne l’avait pas quitté et il était toujours dans l’incapacité de dire ou faire quoi que ce soit. Mais il ne pouvait pas laisser Gaïa dans cette impasse. Il devait l’aider… Mais comment ? Il ne savait pas ce qu’était un Maître Mot, ni leurs aptitudes. Sans doute était-il largement plus fort que lui… Peut-être qu’il allait mourir maintenant, à cause de blessures… Être tuer par cet être qui lui faisait en quelque sorte de la peine. Son regard était noir comme de l’encre mais il était vide. C’était ce qui était le plus inquiétant aux yeux de Mana. Sur sa tête Natu tenta de le dissuader de faire une bêtise mais le garçon était décidé. C’était ça ou rien et sans doute condamner un innocent… Il était temps qu’il use enfin du pouvoir des Magiciens des Mots. Il serra les poings alors qu’il inspirait pour mieux se maîtriser. Il n’était pas doué avec mais il savait ce qu’il valait…
« Gaïa Mina ! Attendez ! »
Mana serra encore plus les poings alors que du sang perlait déjà la commissure de ses lèvres. Rien que le fait de dire ce nom était difficile. Il n’avait pas pour habitude de retenir le Monde lui. L’autre s’était arrêté alors qu’il allait passé un des miroirs magiques qui allaient sans doute le conduire ailleurs. Il ne semblait pas vraiment attendre quoi que ce soit. Mana se raidit un peu : avait-il réussit à le retenir rien qu’un peu ? Il attendit un peu, puis voyant que l’autre ne se débattait pas, soit son sort avait marché, soit il était simplement indécis ou feignait cette attitude. Mais quelque fut la vérité, Mana s’avança vers lui mais aussitôt Taotie et Erix s’interposèrent. Eux savait que l’homme n’avait nullement souffert de sa tentative et ne voulait pas que le garçon ne se fasse tuer. Mana posa ses mains sur leurs bras croisés, qui l’entravait et tentait de passer mais les autres ne le laissèrent pas. Alors Mana par désespoir de cause, hurla avec toute la force de son art, même si cela devait être la dernière chose qu’il pouvait faire pour cet homme.
« GAÏA, L’ESPRIT DOMINE TOUJOURS LE CORPS ! »
« MANA, NON ! »
* L’esprit contrôle le corps et pas l’inverse… Sachez-le et ne l’oubliez jamais… *
Le garçon cracha du sang, alors qu’il s’écroulait à moitié au sol retenu par Erix et Toatie. Les Esprits Maîtres tentèrent le réveiller, l’appelant par son prénom, leurs voix montrant leur désespoir et leur crainte. Le garçon était à demi conscient, trop faible pour réagir à quoi que ce soit. Son regard était porté sur l’homme qui s’était enfin détourné des miroirs et s’approcha de lui, à pas lent. Le garçon le regarda, mais ne pouvait ni parler ni bouger. Ses Esprits Maîtres n’y prêtèrent aucune attention, mais Mana reçu une pensée de Mina. Il fut la seule à l’entendre et ses yeux s’agrandirent de stupeur alors qu’il s’agitait pour lui répondre, mais son état ne lui permettait pas… Ainsi il sombra inconscient dans les bras d’Erix, à cause de ses paroles… Ses yeux s’embuèrent de larme alors qu’il ne pu rien faite de plus. Si faible… Trop faible… il n’eut qu’une prière et ce ne fut même pas pour son salut, mais aux victimes de cette entité…
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Re: Les poupées sont faites pour obéir… [privé]
Gaïa avait entendu les paroles de Mana. Son corps s’était arrêté pour une raison inconnue mais il n’aurait eut aucune difficulté à se libérer de l’étreinte de ses mots. Mais la force de ses mots était grande… Très grande même. Il avait aussi entendu son esprit lui parler. L’esprit qui domine et contrôle le corps… Mais ce n’était pas lui que cela avait plus réjouit. Non, puisqu’à ce moment il était soumit à une autre volonté. Une volonté plus puissante que la sienne. La volonté d’Angal qui était enfermé en Ouranos. Il était l’Incomplet… et c’était normal qu’il cherche à être un entier. Aussi se détourna-t-il des miroirs pour se pencher sur le garçon. Son regard sombre le fixait, alors il lui parla… par la pensée… Puisque le garçon ne pouvait rien faire d’autre que le fixer, le regard vide et ce visage si jeune baignant dans le sang.
Le garçon s’agita, comme voulant lui répondre mais Gaïa détourna pour de bon la tête du garçon et le laissa là, derrière lui. Il l’oublia au bout du troisième pas alors qu’il plongea son visage sur la surface lisse du miroir. Cette dernière ondula à son passage alors qu’il la traversa complètement. Il devait trouver son Corps, à lui l’Esprit et le commander pour retrouver son Âme. C’était la seule chose qui le motivait… Enfin, ce n’était pas sa volonté première. Il ne voulait rien lui. Il marchait juste. Seule cette chose, cette voix dans sa tête lui dictait sa conduite. Il était une marionnette qui allait, titubant, vers l’objet de sa quête. Même si une énorme part de lui ne voulait pas, il ne pouvait faire que cela, avancer. Avancer, chercher la Clé.
Mais Gaïa ne voulait pas lui faire du mal. Il ne voulait pas qu’il souffre à nouveau, comme par le passé. Comme avant… pendant ces trois jours, il avait que trop eut mal pour qu’il ose lui en faire. Pourquoi fallait-il qu’il soit le Corps ? L’enveloppe de vie, porteuse de tant de chose. Vraiment… Les Enfants des Dieux étaient des Enfants Maudits. Ambivalence était maudit. Et il ne pouvait rien faire pour lui. Sauf mener à bien la Cérémonie… Alors peut-être qu’à ce moment là, il saura sans doute le sauver, prendre ce dont il avait besoin et le laisser en paix, vivre loin de tout conflit. Sa vue était brouillée par cette chose dans sa tête et le poids du sceau sur son visage. Il avait l’allure d’un zombi comme ça, mais il n’arrivait pas à savoir ce à quoi il ressemblait à ce moment même. Tout était confus… sa vue, ses sens, sa pensée… La seule chose qu’il savait c’était qu’il cherchait Ambivalence. Et qu’il ne devait en AUCUN CAS lui faire de mal. Être doux, gentil, plaisant, le persuader avec des mots de le suivre, le faire marcher dans son plan avec son consentement. Alors qu’il marchait de ce pas incertain, les bras le long du corps, le regard vide, quelque chose lui vint à l’esprit… une chanson ou un cantique… Quelque chose qui remontait du passé et qui semblait être approprié pour sa situation… Oui, elle faisait quelque chose comme ça…
Gaïa la chantait à voix basse. Où l’avait-il entendu déjà ? C’était une voix suave et douce qui l’avait chantée quelque part dans le fond de sa mémoire passée. Il pencha la tête alors qu’il chantait ce petit refrain tranquillement. Qui l’avait chanté ? Ces paroles… elles ne lui étaient pas inconnues. Comme s’ils les avaient chantés avant… mais il ne s’en souvenait plus… Pourtant c’était quelque chose de bien et de pas bien même temps. Cette chanson s’appliquait à son état, elle reflétait sa mentalité et ce qu’il pensait… Mais elle le gênait, comme si ces mots avaient appartenus à quelqu’un d’autre. Bah ! Dans la logique, ces mots étaient à quelqu’un d’autre… Mais il connaissait cette personne. Il cessa de marcher alors qu’il ferma ses yeux, fermant la réalité pour se plonger dans le souvenir. Un vent doux et sucré… le vent du sud, qui suivait l’été…
« Ouranos… »
L’asiatique… Oui, il se souvenait à présent. C’était Ouranos qui avait chanté cela. Il avait été dans une des résidences réservés à des gens de sa condition, et son mal être avait été si grand que pendant ces quelques mots, Gaïa avait cru à sa peine. Mais sa haine était tellement grande qu’il ne le cru pas. A présent… il comprenait le sens de ces mots, de ces paroles… Elle disait la peur, la douleur mais aussi la faiblesse. A cette époque, Gaïa n’était pas encore Gardien mais Ouranos avait déjà été engagé comme… comme… le mot le révulsait mais pourtant il était si juste. Il en était malade de dégoût… Tout ça… pour un simple statut privilégié… Il le haïssait pour cela, pour ce qu’il avait accepté. Un homme ne devrait jamais renoncer aussi vite à son honneur. C’est ce qu’il pensait. Gaïa rouvrit les yeux et se remit à marcher alors qu’il montait dans les chambres du Dragon Squelette. Sa main se posa sur la poignée avant qu’il ne la presse et ne l’ouvre. Son regard balaya l’ensemble de la pièce puis se posa sur le lit, où se découpait la forme d’une personne allongée. Visiblement elle était seule. Ce qui arrangea Gaïa, qui s’approcha du lit, comme un automate. Il ne le voyait pas dans le noir, mais il se pencha au dessus de son visage, clos dans son sommeil. Belle fleur blanche perdue dans le noir et la solitude de la nuit. Il ferma les yeux et se laisse tomber à ses côtés… doucement, pour ne pas le brusquer. Juste récupérer ce dont il avait besoin, sans lui faire mal. Il le surplombait de sa taille, ses mains de chaque côté de ce visage fin et pâle…
« Ambivalence… »
Ses larmes tombèrent sur ce visage. Mais il était trop tard pour les regrets. Il se jura à lui-même de le faire payer très cher à Ouranos ! Tout ça, c’était de sa faute ! Jamais Ambivalence n’aurait eut à souffrir s’il n’avait pas fait tout cela.
Le sceau sur sa moitié de visage s’ouvrit, laissant provoquer l’éveille de celui qui était dans le dos d’Ambivalence. L’effet ne tarda pas à se faire car l’androgyne se réveilla en sursaut, ses mains s’agrippant inconsciemment aux épaules de Gaïa. Ses yeux gris se chargèrent de larmes alors qu’il ne cessait de se débattre et manquait à chaque fois de hurler au moindre mouvement du sceau dans son dos. Gaïa voyait sa douleur et ne pouvait rien faire. Il s’en voulait de lui faire tant de mal mais il le devait. Il ne cessait de lui faire des promesses silencieuses pour son avenir et son devenir. Cette souffrance… c’était une étape nécessaire pour ce devenir qu’il lui jurait. Puis un moment Ambivalence cessa de se battre. Il retomba dans le fond de ses draps et Gaïa caressa doucement ce visage blême. Il se mordit la lèvre inférieure alors qu’il se dégageait du lit. Il se posa sur une chaise et le regarda un moment encore. Puis il ferma les yeux. A présent il ne devait plus que penser à ce qu’il devait faire : retrouver Ouranos et se venger de cet affront. Même si cela voulait dire user d’Ambivalence… Il serra les dents, ne voulant pas prononcer cette formule qui le minait et lui lacérait le cœur. Mais cette présence en lui, cet appel plus fort que tout, délia ses lèvres et lui fit prononcer cette phrase qui tomba comme une sentence dans son cœur…
Les larmes de Gaïa étaient amères… encore plus lorsque…
[La chanson de Gaïa est tirée des paroles de ‘Wash My Soul’, d’Astonvilla, album Strange. Normalement cela fait « Bon allez, à demain, il y aurait-il des trains ? », j’ai donc modifié volontairement les paroles… juste que je ne vois pas pourquoi Gaïa parlerait de train. Voilà…]
* Les poupées sont faites pour obéir, Mana. Or je suis une poupée… une poupée incomplète qui s’en va chercher sa moitié perdue… Mais tu m’as dit quelque chose qui va m’aider alors je te laisserais cette fois-là. Je suis un Esprit alors je vais m’imposer au Corps qui est perdu quelque part en ces châteaux et retrouver mon Âme qui s’est enfuie. Au plaisir de te revoir sous un nouveau jour. Ne meurt pas trop vite, Mana. Ne meurt pas… *
Le garçon s’agita, comme voulant lui répondre mais Gaïa détourna pour de bon la tête du garçon et le laissa là, derrière lui. Il l’oublia au bout du troisième pas alors qu’il plongea son visage sur la surface lisse du miroir. Cette dernière ondula à son passage alors qu’il la traversa complètement. Il devait trouver son Corps, à lui l’Esprit et le commander pour retrouver son Âme. C’était la seule chose qui le motivait… Enfin, ce n’était pas sa volonté première. Il ne voulait rien lui. Il marchait juste. Seule cette chose, cette voix dans sa tête lui dictait sa conduite. Il était une marionnette qui allait, titubant, vers l’objet de sa quête. Même si une énorme part de lui ne voulait pas, il ne pouvait faire que cela, avancer. Avancer, chercher la Clé.
L’Enfant des Dieux.
Ambivalence Mina.
Ambivalence Mina.
Mais Gaïa ne voulait pas lui faire du mal. Il ne voulait pas qu’il souffre à nouveau, comme par le passé. Comme avant… pendant ces trois jours, il avait que trop eut mal pour qu’il ose lui en faire. Pourquoi fallait-il qu’il soit le Corps ? L’enveloppe de vie, porteuse de tant de chose. Vraiment… Les Enfants des Dieux étaient des Enfants Maudits. Ambivalence était maudit. Et il ne pouvait rien faire pour lui. Sauf mener à bien la Cérémonie… Alors peut-être qu’à ce moment là, il saura sans doute le sauver, prendre ce dont il avait besoin et le laisser en paix, vivre loin de tout conflit. Sa vue était brouillée par cette chose dans sa tête et le poids du sceau sur son visage. Il avait l’allure d’un zombi comme ça, mais il n’arrivait pas à savoir ce à quoi il ressemblait à ce moment même. Tout était confus… sa vue, ses sens, sa pensée… La seule chose qu’il savait c’était qu’il cherchait Ambivalence. Et qu’il ne devait en AUCUN CAS lui faire de mal. Être doux, gentil, plaisant, le persuader avec des mots de le suivre, le faire marcher dans son plan avec son consentement. Alors qu’il marchait de ce pas incertain, les bras le long du corps, le regard vide, quelque chose lui vint à l’esprit… une chanson ou un cantique… Quelque chose qui remontait du passé et qui semblait être approprié pour sa situation… Oui, elle faisait quelque chose comme ça…
« Si j’étais resté libre,
Comme j’étais fais pour l’être,
Je t’aurais fais le bien,
À moi aussi peut-être.
Si j’étais invisible,
Tout puissant comme les Dieux…
Mais j’ai eu la faiblesse,
D’y croire un peu.
Moins sourd des yeux.
Wash my soul. »
Comme j’étais fais pour l’être,
Je t’aurais fais le bien,
À moi aussi peut-être.
Si j’étais invisible,
Tout puissant comme les Dieux…
Mais j’ai eu la faiblesse,
D’y croire un peu.
Moins sourd des yeux.
Wash my soul. »
« Eblouie-moi, ma sœur,
Fais-moi sauter les peurs,
Qui escortaient nos frères,
Jusqu’au lit des rivières.
Bon aller à demain,
Il aurait-il de l’entrain ?
Mais j’ai eu la faiblesse,
D’y croire un peu.
J’ferme plus les yeux.
Wash my soul. »
Fais-moi sauter les peurs,
Qui escortaient nos frères,
Jusqu’au lit des rivières.
Bon aller à demain,
Il aurait-il de l’entrain ?
Mais j’ai eu la faiblesse,
D’y croire un peu.
J’ferme plus les yeux.
Wash my soul. »
Gaïa la chantait à voix basse. Où l’avait-il entendu déjà ? C’était une voix suave et douce qui l’avait chantée quelque part dans le fond de sa mémoire passée. Il pencha la tête alors qu’il chantait ce petit refrain tranquillement. Qui l’avait chanté ? Ces paroles… elles ne lui étaient pas inconnues. Comme s’ils les avaient chantés avant… mais il ne s’en souvenait plus… Pourtant c’était quelque chose de bien et de pas bien même temps. Cette chanson s’appliquait à son état, elle reflétait sa mentalité et ce qu’il pensait… Mais elle le gênait, comme si ces mots avaient appartenus à quelqu’un d’autre. Bah ! Dans la logique, ces mots étaient à quelqu’un d’autre… Mais il connaissait cette personne. Il cessa de marcher alors qu’il ferma ses yeux, fermant la réalité pour se plonger dans le souvenir. Un vent doux et sucré… le vent du sud, qui suivait l’été…
« Ouranos… »
L’asiatique… Oui, il se souvenait à présent. C’était Ouranos qui avait chanté cela. Il avait été dans une des résidences réservés à des gens de sa condition, et son mal être avait été si grand que pendant ces quelques mots, Gaïa avait cru à sa peine. Mais sa haine était tellement grande qu’il ne le cru pas. A présent… il comprenait le sens de ces mots, de ces paroles… Elle disait la peur, la douleur mais aussi la faiblesse. A cette époque, Gaïa n’était pas encore Gardien mais Ouranos avait déjà été engagé comme… comme… le mot le révulsait mais pourtant il était si juste. Il en était malade de dégoût… Tout ça… pour un simple statut privilégié… Il le haïssait pour cela, pour ce qu’il avait accepté. Un homme ne devrait jamais renoncer aussi vite à son honneur. C’est ce qu’il pensait. Gaïa rouvrit les yeux et se remit à marcher alors qu’il montait dans les chambres du Dragon Squelette. Sa main se posa sur la poignée avant qu’il ne la presse et ne l’ouvre. Son regard balaya l’ensemble de la pièce puis se posa sur le lit, où se découpait la forme d’une personne allongée. Visiblement elle était seule. Ce qui arrangea Gaïa, qui s’approcha du lit, comme un automate. Il ne le voyait pas dans le noir, mais il se pencha au dessus de son visage, clos dans son sommeil. Belle fleur blanche perdue dans le noir et la solitude de la nuit. Il ferma les yeux et se laisse tomber à ses côtés… doucement, pour ne pas le brusquer. Juste récupérer ce dont il avait besoin, sans lui faire mal. Il le surplombait de sa taille, ses mains de chaque côté de ce visage fin et pâle…
« Ambivalence… »
Ses larmes tombèrent sur ce visage. Mais il était trop tard pour les regrets. Il se jura à lui-même de le faire payer très cher à Ouranos ! Tout ça, c’était de sa faute ! Jamais Ambivalence n’aurait eut à souffrir s’il n’avait pas fait tout cela.
« Ô toi, Clé du Monde,
Celle qui ferme tout,
Ô toi, Sceau du Monde,
Celui qui tout enferme.
Reconnaît la voix de ton Maître.
Accepte de marcher sous mes ordres. »
« Toi, le Corps.
Être de chair et de vie,
Moi, l’Esprit.
Être de papier et de vacuité. »
« Ô toi, Enfant des Dieux,
Celui qui enferme tout,
Ô toi, Enfant Maudit,
Celui qui ferme tout.
Sous mon commandement,
Avance et va le chercher. »
Celle qui ferme tout,
Ô toi, Sceau du Monde,
Celui qui tout enferme.
Reconnaît la voix de ton Maître.
Accepte de marcher sous mes ordres. »
« Toi, le Corps.
Être de chair et de vie,
Moi, l’Esprit.
Être de papier et de vacuité. »
« Ô toi, Enfant des Dieux,
Celui qui enferme tout,
Ô toi, Enfant Maudit,
Celui qui ferme tout.
Sous mon commandement,
Avance et va le chercher. »
Le sceau sur sa moitié de visage s’ouvrit, laissant provoquer l’éveille de celui qui était dans le dos d’Ambivalence. L’effet ne tarda pas à se faire car l’androgyne se réveilla en sursaut, ses mains s’agrippant inconsciemment aux épaules de Gaïa. Ses yeux gris se chargèrent de larmes alors qu’il ne cessait de se débattre et manquait à chaque fois de hurler au moindre mouvement du sceau dans son dos. Gaïa voyait sa douleur et ne pouvait rien faire. Il s’en voulait de lui faire tant de mal mais il le devait. Il ne cessait de lui faire des promesses silencieuses pour son avenir et son devenir. Cette souffrance… c’était une étape nécessaire pour ce devenir qu’il lui jurait. Puis un moment Ambivalence cessa de se battre. Il retomba dans le fond de ses draps et Gaïa caressa doucement ce visage blême. Il se mordit la lèvre inférieure alors qu’il se dégageait du lit. Il se posa sur une chaise et le regarda un moment encore. Puis il ferma les yeux. A présent il ne devait plus que penser à ce qu’il devait faire : retrouver Ouranos et se venger de cet affront. Même si cela voulait dire user d’Ambivalence… Il serra les dents, ne voulant pas prononcer cette formule qui le minait et lui lacérait le cœur. Mais cette présence en lui, cet appel plus fort que tout, délia ses lèvres et lui fit prononcer cette phrase qui tomba comme une sentence dans son cœur…
« Que tes yeux s’ouvrent, jolie poupée,
Que tu accomplisses ma volonté,
Sans jamais reculer de ce qui t’es ordonné. »
Que tu accomplisses ma volonté,
Sans jamais reculer de ce qui t’es ordonné. »
Les larmes de Gaïa étaient amères… encore plus lorsque…
[La chanson de Gaïa est tirée des paroles de ‘Wash My Soul’, d’Astonvilla, album Strange. Normalement cela fait « Bon allez, à demain, il y aurait-il des trains ? », j’ai donc modifié volontairement les paroles… juste que je ne vois pas pourquoi Gaïa parlerait de train. Voilà…]
Invité- Invité
Re: Les poupées sont faites pour obéir… [privé]
Le corps d’Ambivalence s’agita sous les draps de son lit. Il ouvrit les yeux et se redressa sur son séant. Il avait entendu une voix… une voix qu’il connaissait et qu’il avait toujours entendu. Où ? Quand ? Comment ? Il ne le savait pas. Mais étrangement dans sa tête… il s’en moquait. Il ne pensait à rien. A dire vrai il ne le savait même pas qu’il pensait à rien. Il était là, assit sur son lit. Il était réveillé. Cela voulait dire qu’il dormait… et comme il faisait encore à demi sombre dans la pièce, cela voulait dire qu’il faisait une sieste. Il aurait pu se recoucher et se rendormir. Mais son corps n’agissait pas. Il était là, en position assise, le regard vide, absent de lui-même.
Il n’était conscient de rien. Comme si on avait jeté un voile sur son esprit… ou bien qu’un esprit plus fort eut prit contrôle de son corps. Ce qui était largement plus possible. Son cerveau reçu un ordre. Simple. Ambivalence se leva et s’exécuta à cet ordre. Puis lorsqu’il fut debout, quelque chose se passa… Cette voix encore. Elle lui demandait quelque chose. Quoi ? Il n’en savait rien. Il n’avait pas comprit ou entendu, il ne savait même pas ce à quoi il pensait à ce moment. Même ce qu’il voyait, il ne savait pas ce que c’était.
Ah si. C’était un miroir où l’on pouvait se voir de la tête au pied. Il était assit en face de ce miroir. Assit sur une chaise et quelqu’un était derrière sa personne. Ses yeux gris regardaient ce regard vide qui était le sien par le reflet. Il ne regardait pas cette personne dans son dos. Il se moquait de qui cela pouvait être à dire vrai… Son univers était ce miroir où il était. C’était tout ce qui importait. C’était ce que disait cette voix. Le monde était ce miroir. Tout ce qui était autour n’avait aucune utilité.
Il eut de la lumière d’un coup. Ambivalence plissa ses yeux à cause de lumière… c’était ses vêtements qui étaient en train de changer de forme à cause d’une formule. Son habit complexe fut remplacer par quelque chose de plus simple : une longue robe, blanche, souple et légère. Le haut baillait un peu au niveau de sa poitrine et était trop serrée au niveau de ses hanches, mais cela fut vite accommodé lorsque Ambivalence recouvrit son apparence de femme. Sa poitrine n’était ni grosse, ni petite, c’était juste le suffisant et ses hanches allaient parfaitement à la coupe du vêtement.
Des mains s’affairaient tendrement dans ses cheveux. Les relevant sur sa nuque et elle se laissa faire. Elle était une poupée docile que l’on coiffait. Son regard tomba sur ses mains gantées, alors qu’elle sentit que ses longues mèches neiges étaient piquées de fleur. Elle connaissait ce parfum : des orchidées blanches et des lys. Elle en tenait un bouquet en main. Il était beau et grand et les pétales blancs comme ses cheveux, étaient doux. Elle le leva vers son visage et en huma le parfum doux et délicat puis elle s’observa dans le miroir.
Si elle avait été consciente, elle aurait pu reconnaître cet habit. Mais ce n’était pas le cas aussi ne dit-elle rien, ne faisant que se regarder sans se voir. Elle ne voyait rien bien qu’elle n’eut en aucun perdu l’usage de la vue. Deux mais se posèrent sur ses épaules nues alors qu’une voix douce, une voix orale cette fois, la flatta sur sa beauté. Mais elle n’entendit pas ce compliment et n’eut aucune réaction. Puis il eut un nouvel ordre…
Elle se leva, sans un mot ou un regard pour quoi que ce soit et sortit de sa chambre, par la porte qui s’ouvrit toute seule. Elle alla dans le couloir ainsi vêtu, le visage penché en avant et son bouquet à la main. Il n’y avait personne étrangement ici. Aussi elle marcha comme une princesse, sa longue robe volant légèrement au courant d’air qui sévissait dans le couloir. Elle passa à travers le couloir des chambres, ses pieds étant nus, elle ne faisait aucun bruit. Puis elle descendit, très calmement, les escaliers qui menaient au hall. Elle n’était pas pressée. Puis une fois dans le hall, l’air chuta brutalement, élevant un châle de brume glaciale. Les rares personnes qui traînaient par ici ne purent voir qu’une forme blanche, très peu distinguable, passé. Juste une odeur légère de fleur après son passage. Le froid accompagna Ambivalence à travers le grand hall, à travers ce château à l’allure glauque.
Elle alla à la salle aux grands miroirs. C’était là où elle devait aller. Elle s’avança vers eux, puis lorsqu’elle leur fit face, elle se tourna vers l’un, gracieusement. Alors elle tendit sa main et la mit sur la surface. Puis elle passa au travers, comme si elle se glissait à travers une surface liquide. Le décor de l’autre château à l’allure peu rassurante disparu alors qu’elle arriva dans une nouvelle salle au miroir, ayant un autre aspect plus beau encore.
Alors elle fit le même chemin qu’un peu avant mais dans l’autre sens. Elle passa le hall oriental, puis elle se rendit dans les chambres. Le voile de givre l’escorta, comme étant accroché à elle : une traîne de mariée… Il assoupissait les plus curieux alors qu’elle s’arrêtait devant une porte. La voix le lui avait demandé alors elle le faisait. Elle posa sa main sur la porte coulissante et l’ouvrit doucement. Elle entra sans un bruit, toujours aussi silencieuse et muette.
La chambre était simple, quoi que occupée. Mais c’était bien là qu’elle devait se rendre. Elle s’approcha de la couche de l’occupant. Elle était elle-même occupée. Par un homme qui était enroulé sous une sacré épaisseur de couverture. Son visage était clos par le sommeil mais le froid dû voile qu’elle traînait semblait le gêner car il frissonna et s’engouffra au mieux dans ses édredons. Ambivalence s’approcha du futon où sommeillait l’homme, alors que quelques pétales de ses fleurs tombèrent de la couronne qui cernait sa tête. Mais elle n’y fit pas attention, levant sa main droite au dessus des couettes. Elle ne parla pas. Elle n’eut rien à dire… mais petit à petit l’homme fut soulever du sol par de la glace, sans le réveiller. Ambivalence ne dit rien, le regarda sans le voir alors qu’elle alla vers lui, allant coller son oreille contre sa poitrine chaude et dénudée. Elle entendit sans entendre les battements lourds d’un cœur. Elle s’écarta, le bouquet en main, alors qu’elle pencha la tête vers lui. Ce visage… elle l’avait connu… mais elle ne pensait rien, ne disait rien, n’était plus rien à ce moment même.
Puis l’homme se réveilla, comme tiré d’un rêve et aurait pu sursauter s’il l’avait pu, mais la glace cernait ses bras et ses jambes et lui empêchait tout mouvement. Il la fixa, le regard écarquillé alors qu’il la voyait ainsi, droite et fière dans sa chambre. Il aurait pu lui sommer de savoir ce qu’elle faisait là ou exiger des explications mais il ne parla pas lui non plus. Ambivalence le regarda. Puis elle tendit sa main droite, celle qui ne tenait pas son bouquet et renforça le sort qui était en train de serrer ce corps dans une étreinte froide et glaciale. L’autre serra les dents, sans un mot, mais déchanta en voyant ce sourire si mauvais.
Puis une voix s’éleva… ce n’était pas sa voix… c’était LA voix. Celle qui lui ordonnait tout. Elle voulait parler avec cet homme. Aussi la laissa-t-elle faire, puisque de toute façon elle ne pouvait rien faire. Elle était juste une poupée bien habillée dont on se servait. Rien de plus, rien de moins… Alors la voix parla avec son corps, sa bouche, ses lèvres… elle s’exprimait à travers elle, sans qu’elle l’en empêche…
« Cela doit te faire bizarre non ? De te retrouver à ton tour dans ta prison… »
La voix éclata de rire à travers la chambre alors que l’homme la regardait de plus en plus perplexe. Mais sa perplexité allait de paire par le fait que…
Il n’était conscient de rien. Comme si on avait jeté un voile sur son esprit… ou bien qu’un esprit plus fort eut prit contrôle de son corps. Ce qui était largement plus possible. Son cerveau reçu un ordre. Simple. Ambivalence se leva et s’exécuta à cet ordre. Puis lorsqu’il fut debout, quelque chose se passa… Cette voix encore. Elle lui demandait quelque chose. Quoi ? Il n’en savait rien. Il n’avait pas comprit ou entendu, il ne savait même pas ce à quoi il pensait à ce moment. Même ce qu’il voyait, il ne savait pas ce que c’était.
Ah si. C’était un miroir où l’on pouvait se voir de la tête au pied. Il était assit en face de ce miroir. Assit sur une chaise et quelqu’un était derrière sa personne. Ses yeux gris regardaient ce regard vide qui était le sien par le reflet. Il ne regardait pas cette personne dans son dos. Il se moquait de qui cela pouvait être à dire vrai… Son univers était ce miroir où il était. C’était tout ce qui importait. C’était ce que disait cette voix. Le monde était ce miroir. Tout ce qui était autour n’avait aucune utilité.
Il eut de la lumière d’un coup. Ambivalence plissa ses yeux à cause de lumière… c’était ses vêtements qui étaient en train de changer de forme à cause d’une formule. Son habit complexe fut remplacer par quelque chose de plus simple : une longue robe, blanche, souple et légère. Le haut baillait un peu au niveau de sa poitrine et était trop serrée au niveau de ses hanches, mais cela fut vite accommodé lorsque Ambivalence recouvrit son apparence de femme. Sa poitrine n’était ni grosse, ni petite, c’était juste le suffisant et ses hanches allaient parfaitement à la coupe du vêtement.
Des mains s’affairaient tendrement dans ses cheveux. Les relevant sur sa nuque et elle se laissa faire. Elle était une poupée docile que l’on coiffait. Son regard tomba sur ses mains gantées, alors qu’elle sentit que ses longues mèches neiges étaient piquées de fleur. Elle connaissait ce parfum : des orchidées blanches et des lys. Elle en tenait un bouquet en main. Il était beau et grand et les pétales blancs comme ses cheveux, étaient doux. Elle le leva vers son visage et en huma le parfum doux et délicat puis elle s’observa dans le miroir.
Si elle avait été consciente, elle aurait pu reconnaître cet habit. Mais ce n’était pas le cas aussi ne dit-elle rien, ne faisant que se regarder sans se voir. Elle ne voyait rien bien qu’elle n’eut en aucun perdu l’usage de la vue. Deux mais se posèrent sur ses épaules nues alors qu’une voix douce, une voix orale cette fois, la flatta sur sa beauté. Mais elle n’entendit pas ce compliment et n’eut aucune réaction. Puis il eut un nouvel ordre…
Elle se leva, sans un mot ou un regard pour quoi que ce soit et sortit de sa chambre, par la porte qui s’ouvrit toute seule. Elle alla dans le couloir ainsi vêtu, le visage penché en avant et son bouquet à la main. Il n’y avait personne étrangement ici. Aussi elle marcha comme une princesse, sa longue robe volant légèrement au courant d’air qui sévissait dans le couloir. Elle passa à travers le couloir des chambres, ses pieds étant nus, elle ne faisait aucun bruit. Puis elle descendit, très calmement, les escaliers qui menaient au hall. Elle n’était pas pressée. Puis une fois dans le hall, l’air chuta brutalement, élevant un châle de brume glaciale. Les rares personnes qui traînaient par ici ne purent voir qu’une forme blanche, très peu distinguable, passé. Juste une odeur légère de fleur après son passage. Le froid accompagna Ambivalence à travers le grand hall, à travers ce château à l’allure glauque.
Elle alla à la salle aux grands miroirs. C’était là où elle devait aller. Elle s’avança vers eux, puis lorsqu’elle leur fit face, elle se tourna vers l’un, gracieusement. Alors elle tendit sa main et la mit sur la surface. Puis elle passa au travers, comme si elle se glissait à travers une surface liquide. Le décor de l’autre château à l’allure peu rassurante disparu alors qu’elle arriva dans une nouvelle salle au miroir, ayant un autre aspect plus beau encore.
Alors elle fit le même chemin qu’un peu avant mais dans l’autre sens. Elle passa le hall oriental, puis elle se rendit dans les chambres. Le voile de givre l’escorta, comme étant accroché à elle : une traîne de mariée… Il assoupissait les plus curieux alors qu’elle s’arrêtait devant une porte. La voix le lui avait demandé alors elle le faisait. Elle posa sa main sur la porte coulissante et l’ouvrit doucement. Elle entra sans un bruit, toujours aussi silencieuse et muette.
La chambre était simple, quoi que occupée. Mais c’était bien là qu’elle devait se rendre. Elle s’approcha de la couche de l’occupant. Elle était elle-même occupée. Par un homme qui était enroulé sous une sacré épaisseur de couverture. Son visage était clos par le sommeil mais le froid dû voile qu’elle traînait semblait le gêner car il frissonna et s’engouffra au mieux dans ses édredons. Ambivalence s’approcha du futon où sommeillait l’homme, alors que quelques pétales de ses fleurs tombèrent de la couronne qui cernait sa tête. Mais elle n’y fit pas attention, levant sa main droite au dessus des couettes. Elle ne parla pas. Elle n’eut rien à dire… mais petit à petit l’homme fut soulever du sol par de la glace, sans le réveiller. Ambivalence ne dit rien, le regarda sans le voir alors qu’elle alla vers lui, allant coller son oreille contre sa poitrine chaude et dénudée. Elle entendit sans entendre les battements lourds d’un cœur. Elle s’écarta, le bouquet en main, alors qu’elle pencha la tête vers lui. Ce visage… elle l’avait connu… mais elle ne pensait rien, ne disait rien, n’était plus rien à ce moment même.
Puis l’homme se réveilla, comme tiré d’un rêve et aurait pu sursauter s’il l’avait pu, mais la glace cernait ses bras et ses jambes et lui empêchait tout mouvement. Il la fixa, le regard écarquillé alors qu’il la voyait ainsi, droite et fière dans sa chambre. Il aurait pu lui sommer de savoir ce qu’elle faisait là ou exiger des explications mais il ne parla pas lui non plus. Ambivalence le regarda. Puis elle tendit sa main droite, celle qui ne tenait pas son bouquet et renforça le sort qui était en train de serrer ce corps dans une étreinte froide et glaciale. L’autre serra les dents, sans un mot, mais déchanta en voyant ce sourire si mauvais.
Puis une voix s’éleva… ce n’était pas sa voix… c’était LA voix. Celle qui lui ordonnait tout. Elle voulait parler avec cet homme. Aussi la laissa-t-elle faire, puisque de toute façon elle ne pouvait rien faire. Elle était juste une poupée bien habillée dont on se servait. Rien de plus, rien de moins… Alors la voix parla avec son corps, sa bouche, ses lèvres… elle s’exprimait à travers elle, sans qu’elle l’en empêche…
« Cela doit te faire bizarre non ? De te retrouver à ton tour dans ta prison… »
La voix éclata de rire à travers la chambre alors que l’homme la regardait de plus en plus perplexe. Mais sa perplexité allait de paire par le fait que…
Invité- Invité
Re: Les poupées sont faites pour obéir… [privé]
…cette voix… était la sienne lorsqu’il avait été dans le corps d’Ambivalence. Le choc avait été grand et important pour deux raisons : la première fut sans doute d’avoir vu Ambivalence ainsi vêtue… C’était sa tenue de procession qu’elle avait revêtu lorsqu’elle avait été sacrifiée au Temple de son Âge. Mais elle n’était qu’une enfant à cette époque aussi sa tenue avait été simplifiée. Le vêtement des Enfants des Dieux était un vêtement très dur à porter. Même si elle avait fait la fierté de ses parents, Ouranos savait mieux que quiconque la douleur de son cœur de s’être vu ainsi sacrifiée. La ville entière s’était drapée de blanc rien que pour elle. Et puis ces fleurs… des lys et des orchidées blanches… non, ce n’était pas une pure coïncidence. C’était l’Enfant Maudite en une mariée éblouissante. Comme elle aurait dû l’être avant le Grand Feu. Ouranos baissa la tête alors qu’il la voyait si belle et si élégante. Oui, Ambivalence aurait pu être une femme merveilleuse s’il n’était pas entré de force et en vrac dans sa vie… Elle aurait pu être heureuse. Avoir un époux, des enfants, vivre longtemps. Si belle enfant… il en avait presque les larmes aux yeux de la voir ainsi. Une princesse… Celle qu’elle aurait dû être. Et quelle fierté il en ressentait de la voir si belle et si resplendissante. Il avait en quelque sorte endossée le rôle de père et il avait ce sentiment étrange qui lui étreignait le cœur.
La seconde raison fut cette voix. Non, plus exactement ce qu’elle lui avait dit. Ces mots… il avait une bonne mémoire, ça, il en était sûr. Mais ces mots… ! Ses yeux s’arrondirent avant de se refermer sur de la sévérité et de l’autorité.
Cette voix, cette chose en son enfant… avait usée de SES mots. Ceux qu’il avait utilisé lorsqu’il avait été dans la forêt glacée, lorsqu’il avait enfermé Angal dans la glace pour créer son corps. Alors cet esprit qui dominait Ambivalence à ce moment… qu’est-ce que c’était exactement ? La volonté même d’Angal ? C’est vrai que n’étant plus en elle, sous forme de conscience, toute forme de vie supérieure provenant de l’Âge pouvait s’insinuer en elle, à cause de la brèche qu’il avait occasionnée en sa personne. Sa faute était grande. Il le savait. Il ne se volait plus la face : à présent, il avait une dette profonde envers la jeune fille. Il lui devait aussi la vérité… Mais déjà se défaire de ce qui avait prit contrôle de son corps. Son regard était noir et orageux, commença à tirer sur le nébuleux à cause de ses sentiments.
« Qui es-tu ? Es-tu… un ‘Autre’ ou bien l’un d’ ‘Eux’ ? »
Le regard de cette chose à travers de celui de la jeune fille le fit grimacer. Oui, c’était bien une de ces choses horribles qui avait fait tant de mal à Ambivalence… ces choses qui lui courait après, qui le traquait depuis toutes ces années. Tout ça parce qu’il était l’Âme d’Angal… Ces souvenirs étaient de ceux qu’il haïssait le plus sans doute. Il se souvenait que trop bien de tout cela…
« Qu’est-ce que vous voulez à la fin ? N’ai-je pas été assez clair, toutes ces années ? Je ne reviendrais jamais à Angal ! Je ne retournerais jamais dans cette prison ! Vous… vous m’avez toutes ces choses répugnantes des siècles durant ! Je ne me laisserais plus faire ! »
« Quelle prestation Ouranos… Mais tu as été vendu, dois-je te le rappeler… tu… es… à… MOI ! ! ! »
Un regard d’un bleu presque cristal qui transcenda littéralement Ouranos. Alors… Et seulement à se moment là, il comprit qui était dans ce corps…
« M-Mina ! ! ! »
« Oh ? Tu m’as donc reconnu… »
« Le seul malade du Ciel… le seul qui m’est acheté… » répondit tristement Ouranos.
« Héhéhé… c’est exact… Il est donc inutile que je continu cette mascarade… »
Le visage d’Ambivalence se crispa sous une douleur fulgurante, mais aucun son de s’échappa de ses lèvres ouvertes. Un énorme brouillard sombre, noir et opaque s’éleva de son dos alors que la jeune fille tomba au sol. Un homme se matérialisa de ce corps brumeux et sombre.
Un homme. Très grand, moyennant sans doute les un mètre quatre vingt dix. Ses yeux étaient deux orbes de glace mais plus vifs encore que ceux de Lythief. Les pupilles étaient en permanence contractées, lui donnant ce regard meurtrier… le regard qu’avait rencontrer tant de fois Ouranos lorsqu’il avait été contraint à être à lui. Sa barrette qui retenait ses longs cheveux étaient pourvus de pointes, comme des cornes, ressemblant ainsi à un démon ou un diable. Mais Ouranos savait qu’il en était un ! Cet homme avait vécu pour le commandement et la guerre… ou bien tous ce qui était plaisir charnel… De toutes les personnes qui étaient mortes suite à la chute d’Angal, Ouranos avait plus que tout espérer que cet homme-là périsse. Son visage était tout de même fin et doré par le ciel, quoi qu’un peu blême à ce moment mais toujours égal à lui-même… Majestueux et puissant… redoutable et rusé… stratège et gagneur…
L’homme s’approcha d’Ouranos, mais son corps n’était pas totalement matérialisé, une bonne partit du brouillard enveloppait encore Ambivalence. Ce qui voulait dire qu’il n’était pas en mesure d’exister seul… il leva sa main et la posa sur la poitrine de l’homme prisonnier de la glace, avec un sourire prédateur.
« Toujours aussi beau, Ouranos… La beauté est une qualité exceptionnelle… Encore plus chez les Kami. Tu es exceptionnel et c’est pour cela que je te voulais à tout prix. Et je t’ai eu, n’est-ce pas… Obor ? »
« NE M’APPEL PAS COMME CA ! »
« Quoi ? Tu ne va pas m’interdire, à MOI, de t’appeler comme bon me semble, non ?! Et ne me dis pas que sous le prétexte que seule cette greluche peut le faire… ça me vexerait beaucoup… »
« Mon nom est Deus, mon prénom Ouranos. Je n’ai d’autre appellation que celle-là. »
« Vraiment ? Tu veux qu’on parie ? »
Le ton de sa voix était dangereux et Ouranos réprima à grande peine sa peur et ses craintes d’antan. Il ne voulait pas le laisser faire… pas comme avant… pas comme lorsqu’il n’était qu’un jouet entre ses mains. Non ! NON ! Il ne voulait plus ! Il avait fuit rien que pour cela ! Il avait fuit… loin, loin de tout et de LUI ! SURTOUT de lui… Mais Mina se rétracta alors qu’il semblait pourtant apte à lui faire du mal. Ouranos le regarda disparaître dans un nuage de brume et le vit retourner… dans le corps d’Ambivalence ! NON ! Pas Ambivalence ! Qu’allait-il faire ?! Qu’est-ce qu’il comptait lui faire ?! Ambivalence…
« MINA ! ARRÊTE ! NE TOUCHE PAS AMBIVALENCE ! A… abuses de moi autant qu’il te plaira… mais ne lui faite pas de mal. Je t’en conjure. Ne lui fait aucun mal… Ne suis-je pas… TA poupée… alors laisse-la. C’est la seule chose que je demande… Tu m’as toujours accordé un seul et unique souhait alors c’est ce souhait là que je veux que tu réalises ! »
Oui. L’être le plus abject ici, c’était bien lui. Ses mots, sa demande… Abusé, usé, souillé, salir… tout ces mots lui convenait largement. Oui, parce qu’il n’était qu’une prostituée des Cieux. L’objet de Mina. Un Maître et Gardien hors paire. Ouranos laissa tomber sa tête, dépité de devoir subir de tout cela à nouveau. Mais si c’était pour protéger Ambivalence… alors… ce n’était rien. Puis ce n’était pas comme si cela lui était étranger. Bien au contraire et à son plus grand malheur.
La seconde raison fut cette voix. Non, plus exactement ce qu’elle lui avait dit. Ces mots… il avait une bonne mémoire, ça, il en était sûr. Mais ces mots… ! Ses yeux s’arrondirent avant de se refermer sur de la sévérité et de l’autorité.
Cette voix, cette chose en son enfant… avait usée de SES mots. Ceux qu’il avait utilisé lorsqu’il avait été dans la forêt glacée, lorsqu’il avait enfermé Angal dans la glace pour créer son corps. Alors cet esprit qui dominait Ambivalence à ce moment… qu’est-ce que c’était exactement ? La volonté même d’Angal ? C’est vrai que n’étant plus en elle, sous forme de conscience, toute forme de vie supérieure provenant de l’Âge pouvait s’insinuer en elle, à cause de la brèche qu’il avait occasionnée en sa personne. Sa faute était grande. Il le savait. Il ne se volait plus la face : à présent, il avait une dette profonde envers la jeune fille. Il lui devait aussi la vérité… Mais déjà se défaire de ce qui avait prit contrôle de son corps. Son regard était noir et orageux, commença à tirer sur le nébuleux à cause de ses sentiments.
« Qui es-tu ? Es-tu… un ‘Autre’ ou bien l’un d’ ‘Eux’ ? »
Le regard de cette chose à travers de celui de la jeune fille le fit grimacer. Oui, c’était bien une de ces choses horribles qui avait fait tant de mal à Ambivalence… ces choses qui lui courait après, qui le traquait depuis toutes ces années. Tout ça parce qu’il était l’Âme d’Angal… Ces souvenirs étaient de ceux qu’il haïssait le plus sans doute. Il se souvenait que trop bien de tout cela…
« Qu’est-ce que vous voulez à la fin ? N’ai-je pas été assez clair, toutes ces années ? Je ne reviendrais jamais à Angal ! Je ne retournerais jamais dans cette prison ! Vous… vous m’avez toutes ces choses répugnantes des siècles durant ! Je ne me laisserais plus faire ! »
« Quelle prestation Ouranos… Mais tu as été vendu, dois-je te le rappeler… tu… es… à… MOI ! ! ! »
Un regard d’un bleu presque cristal qui transcenda littéralement Ouranos. Alors… Et seulement à se moment là, il comprit qui était dans ce corps…
« M-Mina ! ! ! »
« Oh ? Tu m’as donc reconnu… »
« Le seul malade du Ciel… le seul qui m’est acheté… » répondit tristement Ouranos.
« Héhéhé… c’est exact… Il est donc inutile que je continu cette mascarade… »
Le visage d’Ambivalence se crispa sous une douleur fulgurante, mais aucun son de s’échappa de ses lèvres ouvertes. Un énorme brouillard sombre, noir et opaque s’éleva de son dos alors que la jeune fille tomba au sol. Un homme se matérialisa de ce corps brumeux et sombre.
Un homme. Très grand, moyennant sans doute les un mètre quatre vingt dix. Ses yeux étaient deux orbes de glace mais plus vifs encore que ceux de Lythief. Les pupilles étaient en permanence contractées, lui donnant ce regard meurtrier… le regard qu’avait rencontrer tant de fois Ouranos lorsqu’il avait été contraint à être à lui. Sa barrette qui retenait ses longs cheveux étaient pourvus de pointes, comme des cornes, ressemblant ainsi à un démon ou un diable. Mais Ouranos savait qu’il en était un ! Cet homme avait vécu pour le commandement et la guerre… ou bien tous ce qui était plaisir charnel… De toutes les personnes qui étaient mortes suite à la chute d’Angal, Ouranos avait plus que tout espérer que cet homme-là périsse. Son visage était tout de même fin et doré par le ciel, quoi qu’un peu blême à ce moment mais toujours égal à lui-même… Majestueux et puissant… redoutable et rusé… stratège et gagneur…
L’homme s’approcha d’Ouranos, mais son corps n’était pas totalement matérialisé, une bonne partit du brouillard enveloppait encore Ambivalence. Ce qui voulait dire qu’il n’était pas en mesure d’exister seul… il leva sa main et la posa sur la poitrine de l’homme prisonnier de la glace, avec un sourire prédateur.
« Toujours aussi beau, Ouranos… La beauté est une qualité exceptionnelle… Encore plus chez les Kami. Tu es exceptionnel et c’est pour cela que je te voulais à tout prix. Et je t’ai eu, n’est-ce pas… Obor ? »
« NE M’APPEL PAS COMME CA ! »
« Quoi ? Tu ne va pas m’interdire, à MOI, de t’appeler comme bon me semble, non ?! Et ne me dis pas que sous le prétexte que seule cette greluche peut le faire… ça me vexerait beaucoup… »
« Mon nom est Deus, mon prénom Ouranos. Je n’ai d’autre appellation que celle-là. »
« Vraiment ? Tu veux qu’on parie ? »
Le ton de sa voix était dangereux et Ouranos réprima à grande peine sa peur et ses craintes d’antan. Il ne voulait pas le laisser faire… pas comme avant… pas comme lorsqu’il n’était qu’un jouet entre ses mains. Non ! NON ! Il ne voulait plus ! Il avait fuit rien que pour cela ! Il avait fuit… loin, loin de tout et de LUI ! SURTOUT de lui… Mais Mina se rétracta alors qu’il semblait pourtant apte à lui faire du mal. Ouranos le regarda disparaître dans un nuage de brume et le vit retourner… dans le corps d’Ambivalence ! NON ! Pas Ambivalence ! Qu’allait-il faire ?! Qu’est-ce qu’il comptait lui faire ?! Ambivalence…
« MINA ! ARRÊTE ! NE TOUCHE PAS AMBIVALENCE ! A… abuses de moi autant qu’il te plaira… mais ne lui faite pas de mal. Je t’en conjure. Ne lui fait aucun mal… Ne suis-je pas… TA poupée… alors laisse-la. C’est la seule chose que je demande… Tu m’as toujours accordé un seul et unique souhait alors c’est ce souhait là que je veux que tu réalises ! »
Oui. L’être le plus abject ici, c’était bien lui. Ses mots, sa demande… Abusé, usé, souillé, salir… tout ces mots lui convenait largement. Oui, parce qu’il n’était qu’une prostituée des Cieux. L’objet de Mina. Un Maître et Gardien hors paire. Ouranos laissa tomber sa tête, dépité de devoir subir de tout cela à nouveau. Mais si c’était pour protéger Ambivalence… alors… ce n’était rien. Puis ce n’était pas comme si cela lui était étranger. Bien au contraire et à son plus grand malheur.
Invité- Invité
Re: Les poupées sont faites pour obéir… [privé]
« MINA ! ARRÊTE ! NE TOUCHE PAS AMBIVALENCE ! A… abuses de moi autant qu’il te plaira… mais ne lui fait pas de mal. Je t’en conjure. Ne lui fait aucun mal… Ne suis-je pas… TA poupée… alors laisse-la. C’est la seule chose que je demande… Tu m’as toujours accordé un seul et unique souhait alors c’est ce souhait là que je veux que tu réalises ! »
« Oh ? Tu invoques donc enfin ton unique vœu ? En toutes ces années, siècles même… ENFIN tu OSES l’utiliser… Alors qu’il aurait pu te servir pour sauver ta propre vie… Tout ça pour cette fille… »
Mina s’arrêta alors qu’il allait tomber dans ce corps. Son regard bleu cristal mais froid comme de la glace scrutait le visage penché de l’asiatique. Il se releva et regarda le visage bas d’Ouranos. Il lui était… soumis ? Il reconnaissait ENFIN… qu’il était son Maître ? Ses pupilles d’étrécirent sous la surprise mais le plaisir aussi de le voir aussi asservit. Oui, sa poupée, son jouet… Celui qu’il avait tellement convoité en tant que Kami. Et même en l’ayant eut par de bas stratagème… Ouranos n’avait jamais autant consentit à lui être entièrement. Un sourire mauvais étira ses lèvres alors qu’il revint vers lui. Il leva une main froide vers son visage et caressa cette joue si tiède. Cette chaleur… Ouranos avait toujours eut une température corporelle élevée. Hum… cette douceur. Il se pencha et ses lèvres effleurèrent son buste, son souffle lui arrachant un frisson. Ouranos était si sensible ! C’en était presque tentant que de le taquiner sur un autre plan… Tellement plus amusant, oui. Mais Gaïa avait déjà bien assez ravagé son corps avec sa connerie. Aussi cela n’intéressa pas Mina d’avoir les restes d’un autre. Non, vraiment, il ne s’abaisserait pas à cela. Bien que l’impuissance de l’asiatique lui plaisait… lui donnait envie de le posséder, d’en user comme il l’avait fait par le passé…
Sa main s’arrêta juste au niveau de son cœur. Les battements lourd et puissant de l’Âge qu’il avait enfermé en lui. Mais son regard s’arrêta sur son visage. Une larme solitaire coulait sur une de ses joues de pêches. Son regard se fit plus sombre alors qu’il leva ses mains vers ce visage et qu’il sécha cette larme. La pluie de ses yeux… il ne l’aimait pas. Sans savoir pourquoi, à chaque fois qu’Ouranos pleurait… il était démunit. Puis il soupira alors qu’il passa sa main sur son visage et le rassura doucement, du revers de la main. Mais l’autre était toujours dans cet état. Comme pouvait-il rester calme dans ses conditions ? Vraiment… Non, il ne pouvait pas être calme, il ne pouvait pas rester camper sur ses positions. Il libéra Ouranos de la glace dont il était prisonnier puis le prit dans ses bras. L’autre ne bougea pas, ne dit rien. Il resta immobile dans ses bras, et Mina pencha la tête et plongea son visage dans sa chevelure. Sa nouvelle apparence n’était pas déplaisante mais il la rejetait. Parce que Gaïa était passé dessus avant lui. C’était… révoltant, répugnant et avait tendance à le mettre plus hors de lui qu’autre chose. Il le força à se redresser alors qu’il leva sa main sur son visage. Il colla son index et son majeur au dessus de son arcade sourcilière gauche et murmura quelque chose. Ouranos sursauta dans ses bras mais ne pu se défaire de son étreinte alors qu’une marque apparue sur son front. Une fleur d’un rose tendre. Une fleur de cerisier…
« C’est ma marque… et je suis heureux de voir qu’elle n’a pas disparue. Tu es toujours aussi beau, Ouranos. Comme avant et pour toujours. »
Il prit son visage et se décida à effleurer ses lèvres. Mais il ne voulait pas ce salir avec ce corps. Puis c’était une relation malsaine qu’ils entretiendraient s’il venait à faire quelque chose dans leurs états actuels. Aussi Mina relâcha Ouranos et retourna dans le corps d’Ambivalence. Le corps de la jeune fille se releva, ses cheveux s’étant défaits lorsqu’il l’avait laissé choir comme une poupée de chiffon au sol. Mais elle était toujours aussi belle qu’une fleur. Ambivalence fit face à Ouranos puis vint contre lui. L’homme réprima un frisson : il n’aimait pas les femmes, même si normalement Ambivalence devait faire une des rares exceptions à la règle. Elle leva son regard, toujours aussi vide, ses mains gantées se nouant derrière sa nuque alors qu’elle se mit dans ses bras avant de baisser la tête dans son cou. En elle, Mina avait su étirer ses lèvres dans un sourire démentiel. Il n’avait aucune considération pour personne et encore moins pour Ambivalence. Elle n’était qu’un corps, un hôte qui avait gardé Ouranos pendant ces longues années.
Il n’aurait strictement aucun scrupule à user de ce corps. Il était là à sa disposition, non ? Alors pourquoi ne pas faire ce qu’il fallait faire avec ? Hein ? Ce serait du gâchis après, non ? Ouranos eut un sursaut alors que la glace commença à nouveau à l’assaillir mais Mina usa du corps d’Ambivalence pour le bloquer. Il savait que l’asiatique n’oserait pas lui faire de mal. Mais la cruauté de Mina allait au-delà ce qu’il imaginait. Il se redressa et planta son regard glacial dans ceux d’encre d’Ouranos, qui sembla comprendre où il voulait en venir. Mais il ne le laissa pas riposter. Oh ! Que non ! Ca, il en était hors de question. La glace s’inclina sous son ordre, le ramenant au sol et l’y gardant, juste sur le futon et allongea Ouranos, se mettant ainsi au dessus de lui. Sa longue chevelure d’Ambivalence tombait sur son buste alors qu’elle était à califourchon sur sa taille. Mina se pencha et prit les lèvres d’Ouranos. Il n’avait aucune crainte à salir ce corps. Non.
Puis… il salissait cette fille. Il la haïssait parce qu’elle était la seule qui lui avait ôté si longtemps Ouranos. Puis il avait envie de lui mais pas dans ce corps déjà souillé par cet imbécile de Gaïa. Alors il utilisait ce corps… le corps de l’Enfant des Dieux. Il infligeait des dégâts à tout le monde ainsi. Complètement. Primo : il détruisait Ouranos avec le corps d’une femme en abusant de lui. On dit que violer un homme est difficile surtout par une femme. Mina allait prouver le contraire parce qu’il connaissait ce corps. Ensuite il allait détruire Gaïa. Parce qu’il aimait Ambivalence plus que tout, comme une sœur ou une fille, il ne savait pas mais ces sentiments là le répugnait. Il ne resterait rien et cela le flatta. Il n’était pas fait pour conserver… Puis qu’est-ce qu’il devait garder ? Rien. Plus rien maintenant puisque Angal était mort dans ce feu. Il devait à présent juste détruire ce qui entravait sa réincarnation physique comme pour Ouranos et Gaïa. En premier les affaiblir. Puis utiliser le sang de cette fille lors de cette Cérémonie…
Il cessa son labeur quelques secondes, puis eut un sourire mauvais… Oui, il aimait l’expression d’Ouranos à ce moment. Entre le plaisir qu’il ne contenait pas parce qu’il connaissait toutes les faiblesses de son corps et le dégoût certain qu’il éprouvait par le fait que ce soit le corps d’Ambivalence. Il remonta jusqu’à son cou, puis longea sa mâchoire avant de se porter ses lèvres à son oreille. Il titilla le lobe avant de murmurer d’une voix la plus semblable possible à celle d’Ambivalence :
« Si j’usais de ce corps pour abuser de toi, alors tu feras de moi le plus heureux des hommes… »
Le regard d’Ouranos afficha clairement son angoisse et sa peur alors que Mina se redressait sur sa personne. Oh que si, il allait le faire ! Même si c’était la chose la plus horrible et la plus insalubre qu’il eut à faire en ce bas monde, il la ferait. Il s’unirait à cet homme avec le corps de cette fille.
« Non… »
« Ah, non, non, non… Pas le droit de te plaindre, Obor chéri ! ^^ »
Un sourire hypocrite alors qu’elle liait déjà ses lèvres des siennes avant de le bâillonner. Ouranos était paniqué, elle le voyait. Mais lui, était là, suprême. Les paumes de main d’Ouranos laissaient couler de l’eau. Son essence… Mina leva les mains d’Ambivalence et retira ses gants pour montrer le même phénomène avec les siennes. Mais il ne le laissa pas réfléchir à autre chose alors que déjà il le laissait souiller cette poupée blanche…
« Oh ? Tu invoques donc enfin ton unique vœu ? En toutes ces années, siècles même… ENFIN tu OSES l’utiliser… Alors qu’il aurait pu te servir pour sauver ta propre vie… Tout ça pour cette fille… »
Mina s’arrêta alors qu’il allait tomber dans ce corps. Son regard bleu cristal mais froid comme de la glace scrutait le visage penché de l’asiatique. Il se releva et regarda le visage bas d’Ouranos. Il lui était… soumis ? Il reconnaissait ENFIN… qu’il était son Maître ? Ses pupilles d’étrécirent sous la surprise mais le plaisir aussi de le voir aussi asservit. Oui, sa poupée, son jouet… Celui qu’il avait tellement convoité en tant que Kami. Et même en l’ayant eut par de bas stratagème… Ouranos n’avait jamais autant consentit à lui être entièrement. Un sourire mauvais étira ses lèvres alors qu’il revint vers lui. Il leva une main froide vers son visage et caressa cette joue si tiède. Cette chaleur… Ouranos avait toujours eut une température corporelle élevée. Hum… cette douceur. Il se pencha et ses lèvres effleurèrent son buste, son souffle lui arrachant un frisson. Ouranos était si sensible ! C’en était presque tentant que de le taquiner sur un autre plan… Tellement plus amusant, oui. Mais Gaïa avait déjà bien assez ravagé son corps avec sa connerie. Aussi cela n’intéressa pas Mina d’avoir les restes d’un autre. Non, vraiment, il ne s’abaisserait pas à cela. Bien que l’impuissance de l’asiatique lui plaisait… lui donnait envie de le posséder, d’en user comme il l’avait fait par le passé…
Sa main s’arrêta juste au niveau de son cœur. Les battements lourd et puissant de l’Âge qu’il avait enfermé en lui. Mais son regard s’arrêta sur son visage. Une larme solitaire coulait sur une de ses joues de pêches. Son regard se fit plus sombre alors qu’il leva ses mains vers ce visage et qu’il sécha cette larme. La pluie de ses yeux… il ne l’aimait pas. Sans savoir pourquoi, à chaque fois qu’Ouranos pleurait… il était démunit. Puis il soupira alors qu’il passa sa main sur son visage et le rassura doucement, du revers de la main. Mais l’autre était toujours dans cet état. Comme pouvait-il rester calme dans ses conditions ? Vraiment… Non, il ne pouvait pas être calme, il ne pouvait pas rester camper sur ses positions. Il libéra Ouranos de la glace dont il était prisonnier puis le prit dans ses bras. L’autre ne bougea pas, ne dit rien. Il resta immobile dans ses bras, et Mina pencha la tête et plongea son visage dans sa chevelure. Sa nouvelle apparence n’était pas déplaisante mais il la rejetait. Parce que Gaïa était passé dessus avant lui. C’était… révoltant, répugnant et avait tendance à le mettre plus hors de lui qu’autre chose. Il le força à se redresser alors qu’il leva sa main sur son visage. Il colla son index et son majeur au dessus de son arcade sourcilière gauche et murmura quelque chose. Ouranos sursauta dans ses bras mais ne pu se défaire de son étreinte alors qu’une marque apparue sur son front. Une fleur d’un rose tendre. Une fleur de cerisier…
« C’est ma marque… et je suis heureux de voir qu’elle n’a pas disparue. Tu es toujours aussi beau, Ouranos. Comme avant et pour toujours. »
Il prit son visage et se décida à effleurer ses lèvres. Mais il ne voulait pas ce salir avec ce corps. Puis c’était une relation malsaine qu’ils entretiendraient s’il venait à faire quelque chose dans leurs états actuels. Aussi Mina relâcha Ouranos et retourna dans le corps d’Ambivalence. Le corps de la jeune fille se releva, ses cheveux s’étant défaits lorsqu’il l’avait laissé choir comme une poupée de chiffon au sol. Mais elle était toujours aussi belle qu’une fleur. Ambivalence fit face à Ouranos puis vint contre lui. L’homme réprima un frisson : il n’aimait pas les femmes, même si normalement Ambivalence devait faire une des rares exceptions à la règle. Elle leva son regard, toujours aussi vide, ses mains gantées se nouant derrière sa nuque alors qu’elle se mit dans ses bras avant de baisser la tête dans son cou. En elle, Mina avait su étirer ses lèvres dans un sourire démentiel. Il n’avait aucune considération pour personne et encore moins pour Ambivalence. Elle n’était qu’un corps, un hôte qui avait gardé Ouranos pendant ces longues années.
Il n’aurait strictement aucun scrupule à user de ce corps. Il était là à sa disposition, non ? Alors pourquoi ne pas faire ce qu’il fallait faire avec ? Hein ? Ce serait du gâchis après, non ? Ouranos eut un sursaut alors que la glace commença à nouveau à l’assaillir mais Mina usa du corps d’Ambivalence pour le bloquer. Il savait que l’asiatique n’oserait pas lui faire de mal. Mais la cruauté de Mina allait au-delà ce qu’il imaginait. Il se redressa et planta son regard glacial dans ceux d’encre d’Ouranos, qui sembla comprendre où il voulait en venir. Mais il ne le laissa pas riposter. Oh ! Que non ! Ca, il en était hors de question. La glace s’inclina sous son ordre, le ramenant au sol et l’y gardant, juste sur le futon et allongea Ouranos, se mettant ainsi au dessus de lui. Sa longue chevelure d’Ambivalence tombait sur son buste alors qu’elle était à califourchon sur sa taille. Mina se pencha et prit les lèvres d’Ouranos. Il n’avait aucune crainte à salir ce corps. Non.
Puis… il salissait cette fille. Il la haïssait parce qu’elle était la seule qui lui avait ôté si longtemps Ouranos. Puis il avait envie de lui mais pas dans ce corps déjà souillé par cet imbécile de Gaïa. Alors il utilisait ce corps… le corps de l’Enfant des Dieux. Il infligeait des dégâts à tout le monde ainsi. Complètement. Primo : il détruisait Ouranos avec le corps d’une femme en abusant de lui. On dit que violer un homme est difficile surtout par une femme. Mina allait prouver le contraire parce qu’il connaissait ce corps. Ensuite il allait détruire Gaïa. Parce qu’il aimait Ambivalence plus que tout, comme une sœur ou une fille, il ne savait pas mais ces sentiments là le répugnait. Il ne resterait rien et cela le flatta. Il n’était pas fait pour conserver… Puis qu’est-ce qu’il devait garder ? Rien. Plus rien maintenant puisque Angal était mort dans ce feu. Il devait à présent juste détruire ce qui entravait sa réincarnation physique comme pour Ouranos et Gaïa. En premier les affaiblir. Puis utiliser le sang de cette fille lors de cette Cérémonie…
Il cessa son labeur quelques secondes, puis eut un sourire mauvais… Oui, il aimait l’expression d’Ouranos à ce moment. Entre le plaisir qu’il ne contenait pas parce qu’il connaissait toutes les faiblesses de son corps et le dégoût certain qu’il éprouvait par le fait que ce soit le corps d’Ambivalence. Il remonta jusqu’à son cou, puis longea sa mâchoire avant de se porter ses lèvres à son oreille. Il titilla le lobe avant de murmurer d’une voix la plus semblable possible à celle d’Ambivalence :
« Si j’usais de ce corps pour abuser de toi, alors tu feras de moi le plus heureux des hommes… »
Le regard d’Ouranos afficha clairement son angoisse et sa peur alors que Mina se redressait sur sa personne. Oh que si, il allait le faire ! Même si c’était la chose la plus horrible et la plus insalubre qu’il eut à faire en ce bas monde, il la ferait. Il s’unirait à cet homme avec le corps de cette fille.
« Non… »
« Ah, non, non, non… Pas le droit de te plaindre, Obor chéri ! ^^ »
Un sourire hypocrite alors qu’elle liait déjà ses lèvres des siennes avant de le bâillonner. Ouranos était paniqué, elle le voyait. Mais lui, était là, suprême. Les paumes de main d’Ouranos laissaient couler de l’eau. Son essence… Mina leva les mains d’Ambivalence et retira ses gants pour montrer le même phénomène avec les siennes. Mais il ne le laissa pas réfléchir à autre chose alors que déjà il le laissait souiller cette poupée blanche…
Invité- Invité
Re: Les poupées sont faites pour obéir… [privé]
* Non ! NON ! NON ! *
« NOOOOOOOOON ! »
Ouranos se réveilla en sursaut alors qu’il regarda avec un regard dilaté par la peur et le réveil brutal. Sa respiration était haletante et saccadée, comme s’il venait de faire un effort énorme il y a peu. Il passa sa main sur son visage lorsqu’il reconnu sa chambre dans le château du Dragon de Jade. Mais il s’arrêta dans son mouvement ! Ses joues étaient humides… Avait-il pleuré ? Il les essuya en cherchant une réponse à sa question muette pour lui-même : il y avait de quoi de pleurer ! Vu le cauchemar qu’il venait de faire… Mais sa pensée ne pu aller plus loin alors qu’il sentit une douce chaleur à ses côtés. Surprit (il avait gardé le souvenir de s’être couché seul…), il se tourna un peu puis tira légèrement sur le drap pour découvrir qui avait partagé son lit. La surprise fut de taille lorsqu’il découvrit un visage tendre et pâle, couronner par une auréole d’un banc de neige sublime. Le regard de l’asiatique de dilata de stupeur alors qu’il sursauta violement en s’éloignant le plus possible, rampant du futon au sol, jusqu’à buter contre le mur dans son dos. Son cœur commençait à battre à trois cent dans sa poitrine alors qu’il commençait à réaliser que ce qu’il prenait pour un cauchemar n’en était finalement peut-être pas un.
Sa nudité et la sienne le confirmait que trop bien et il leva ses mains vers ses tempes, d’un air scandalisé et apeuré d’une évidence qu’il refusait d’admettre. Non, non, non, NON ! NON ! NON ! CE N’ETAIT PAS POSSIBLE ! C’était un mauvais rêve, une plaisanterie de mauvais goût ! Ca… NE POUVAIT PAS ÊTRE VRAI ! Non ! Il ne voulait pas y croire ! Il refusait d’y croire ! C’était un mensonge ? N’est-ce pas que c’en était un ? Ahahaha… Oui, oui… un mensonge… Il n’avait pas… Ses larmes coulèrent sur ses joues alors qu’il se mit à rire nerveusement, refoulant encore et encore cette indéniable vérité.
Oh que si… Bien malheureusement. MAIS CE N’ETAIT PAS POSSIBLE ! Il avait… il avait donc bel et bien couché avec… Non ! Non ! Non ! Pourquoi ? Pourquoi… ELLE ? Pourquoi Ambivalence ? Ses joues étaient inondées de larmes amères alors qu’il la voyait, là, allongé sur le flanc, dormant paisiblement comme une enfant. Cette innocence… cette pureté… il l’avait entaché… Cruellement… Parce qu’il ne savait pas dominé son corps trop sensible. Il pleurait pour elle, pour lui avoir voler cela, lui avoir fait aussi subir cet acte ignoble alors qu’elle n’était pas consciente de ce qu’elle faisait. Il aurait du lutter, ne pas se laisser faire… Ah… Non, il lui aurait fait mal, il l’aurait blessé et cette idée lui était intolérable. Quoi qu’à présent il se demandait bien ce qui était le plus intolérable : avoir eut un rapport avec elle ou bien l’avoir blesser pour lui éviter cette peine ? Il attrapa sa tête entre ses mains et retenu ses plaintes. C’était pire qu’un cauchemar, c’était l’enfer… Il ne savait plus quoi penser ni quoi dire, ni quoi faire.
Il était ruiné. En tant qu’homme, que personne, qu’être vivant, individu ou unité, il n’était déjà plus rien. Il se recroquevilla, déçu de lui-même, révulsé de la vie, dégoûté de son acte, répugné d’être encore là à le penser, horrifié de la mémoire qu’il en aurait et surtout triste et extrêmement blessé d’avoir fait cela à son amie… Il n’avait plus envie de rien, il ne désirait rien, il ne voulait plus de rien…
Une étreinte douce se fit autour de ses épaules et il fut en partir relever de sa position d’origine. Une main passa sur son visage et essuya ses larmes. Ouranos ouvrit les yeux et tomba sur le regard bleu de Mina. Tout ça… c’était de sa faute ! Parce qu’il l’avait acheté une première fois… pour qu’il épargne Gaïa… Mais il n’en avait rien à faire. Mina n’avait d’estime que pour lui-même. Le reste n’avait et n’a aucune importance pour lui. Exister n’a pas de sens à ses yeux et la vie encore moins. Quel type de Kami, ce type était ? Un monstre… Juste un monstre… Ouranos n’avait même pas la force de se dégager de ses bras. De toute façon la marque sur son front, l’en empêchait. La marque de sa servitude. Il pencha la tête et serra les poings. Il était tellement faible… Si faible…
« Rassure-toi, Ouranos… Je vais prendre ce pour quoi je suis venu jusqu’ici avec le corps de cette fille. Tu n’auras plus à souffrir de quoi que ce soit… »
L’asiatique redressa la tête et regarda le brouillard se former à nouveau autour du corps d’Ambivalence. Il se redressa sur son séant tendant sa main pour tenter d’agripper le voile qui s’éloignait de lui. La main de Mina se posa sur la sienne et des lèvres furent scellées aux siennes. Ouranos sursauta à ce contact imprévu mais ne put rien faire pour le repousser. Il connaissait que trop bien cette sensation et il n’était même plus traverser par des frissons de dégoût à le sentir contre lui. Mina lui fit un sourire alors qu’il passa sa main sur son visage, la passant tendrement dans ses cheveux puis se dégagea de l’asiatique, qui ne put même pas bouger. Il regardait Mina s’approcher d’Ambivalence, lui intimant un ordre simple qu’elle exécuta à son effroi. Sa nudité manqua de le rendre malade mais ce qui l’inquiétait le plus ce fut les intentions de Mina envers la jeune femme. Il le regarda faire, sans sourciller mais une sorte de crainte latente était en train de serrer sa poitrine. Oui, il savait… Il savait qu’il allait encore faire du mal à Ambivalence !
« MINA TU M’AVAIS PROMIS ! »
« Je tiens ma promesse, Ouranos. Elle sera libre… »
Son regard se dilata alors qu’il vit Mina levé sa main et la passée à travers le dos d’Ambivalence ! Pile au centre du sceau qui céda quasiment sous le choc. Le regard d’Ambivalence se chargea de larmes, s’agrandissant sous la douleur, alors qu’elle ouvrit et poussa un cri dont aucun son ne retentit. Un hurlement sourd sous le regard horrifié d’Ouranos qui voulu se relever et repousser Mina loin d’elle mais il se figea complètement alors qu’il vit l’autre extraire quelque chose du corps d’Ambivalence. Une sorte de corps semi ectoplasmique mais d’un bleu étrange. Ses yeux changèrent de couleur alors qu’il comprit ce que lui enlevait Mina du corps de son amie : son essence ! L’essence qui maintenait son asexualité ! Mina la lui arracha cruellement et la laissa tomber au sol sans un regard alors qu’il contemplait d’un air dément ce dont il venait de la déposséder. Une essence… Il comprima le corps vital en une sphère à la surface instable et mouvante et l’absorba en lui, la laissant glisser dans sa bouche et l’avala avant de se lécher les lèvres.
« Tu vois Ouranos, à présent, elle restera femme. Plus besoin qu’elle se prenne la tête avec ses soucis d’apparence. Fu ! »
Mina s’en alla le rejoindre et s’agenouilla à ses côtés, alors qu’il voyait les larmes d’Ouranos. Il passa une main tendre dessus pour les sécher. Il haïssait vraiment ses larmes. Signe de faiblesse ou de force ? Il ne savait jamais mais il n’aimait pas voir ce qui lui appartenait pleurer. Il n’aimait pas les faibles. Et Ouranos ne devait jamais être aussi faible envers un autre que LUI. Il passa sa main sur sa marque, la marque que l’asiatique était le sien, qu’il lui appartenait. Il écarta ses mèches et invoqua en silence. Il eut une douce lumière alors qu’Ouranos changeait de forme, de visage et de corps. Mina eut un sourire satisfait. Oui, comme ça, c’était SON Ouranos, il lui appartenait. Il sourit en le voyant et n’hésita pas à l’embrasser. Oui, cette odeur, ce goût… C’était ainsi qu’il l’avait connu mais aussi tant user et abuser.
Ouranos ne pouvait rien faire pour le repousser. Parce qu’il était sa chose, son objet… Il était… son esclave en quelque sorte et il ne pouvait se rebeller contre lui. Il sentit les mains de son ‘maître’ sur son corps et il ne put contenir ses frémissements. Toutes ces sensations… il avait tout fait pour les oublier. Ses mains, ces caresses et ses propres réactions au fond de lui. Tout oublié. Mina l’explorait de ses lèvres, de ses mains, ne laissait aucun part de lui sans qu’il l’eût goûté ou touché. Son corps le trahissait largement sur son propre désir que l’autre faisait naître malgré ses craintes et Mina en usa largement, lui arrachant des plaintes. L’autre se présenta à lui et il le laissa venir en lui. De toute façon il ne pouvait pas l’en empêcher. Surtout que s’il se rebellait, Mina devenait violent. Pour une fois qu’il était relativement ‘calme’. Il était seulement vorace et désirait plus que tout satisfaire ses bas instincts. Tant qu’il ne chercha pas son plaisir en le torturant, cela arrangeait en un sens Ouranos. Il n’était qu’un objet de désir et de plaisir pour cet homme sans cœur. Bien des fois, il avait pleuré par le passé, la cruauté de cet homme. Mais jamais il n’avait fuit et jamais il n’avait tenté de faire quoi que ce soit pour s’en éloigner. Trop faible ? Non, juste impuissant. Et ses méthodes de persuasions étaient radicales…
Lorsqu’il vint en lui, il ne dit rien. Mina se retira simplement, content et satisfait. Il le lava et le rhabilla… Comme une poupée. Mina le recoiffa et le regarda avec une légère lueur de bonheur : il aimait Ouranos pour cette beauté incroyable qui émanait de son être.
« Je voudrais que tu montres ce visage à ton amie. Dis-lui la vérité. Qu’elle sache que bien des peines l’attendent encore. Mais comme tu m’as fais promettre, je ne ferais rien avant CE jour, Ouranos. »
« Qu’est-ce que tu… vas faire… Mina ? »
L’autre ne répondit pas et disparu avec un dernier sourire qui ne disait rien de bon. Ouranos resta pétrifier un moment encore avant qu’il ne se décide à bouger. Il se leva et alla voir Ambivalence. Cette dernière était inconsciente et gisait au sol, toujours nue. Ouranos retira la veste qui couvrait ses épaules et la recouvrit avec avant de reprendre le visage avec lequel elle l’avait connu. Lui dire la vérité ? Cela allait être dur. Il la mit loin du futon : il trouvait cela insultant de la remettre sur ce lit… Il la veilla longtemps encore. Le temps qu’il fallait pour qu’elle se retrouve. Il était coupable… Un criminel immonde ! Il ne pouvait même pas pleurer, il aurait été égoïste ! Il se pencha et caressa ce visage doux et fin. Si belle. Pauvre fleur…
« Je suis désolé ma jeune amie… Te voler ta première fois de la sorte… Mais quel genre de monstre suis-je ? »
Sauf qu’il n’avait pas prévu qu’un intervenant se manifeste… Surtout CET intervenant là. Violent et plein de haine…
Invité- Invité
Re: Les poupées sont faites pour obéir… [privé]
Gaïa ouvrit les yeux, complètement sonné. Merde ! Qu’est-ce qui c’était passé ? Il battit des paupières et chercha à se relever mais il était complètement exténué. Genre comme s’il s’était amusé à faire tout le tour des trois châteaux en courant, sans faire de pause, tout en devant éviter TOUS les pièges qu’ils comportaient même s’il n’avait pas la moindre idée de là où il pouvait se trouver et que cela aurait été un exercice particulièrement éprouvant et périlleux. Triste exemple ou plutôt traumatisant mais en même temps il ne souhaitait pas vraiment le faire…
Bref c’était dans un état de courbatures assurées qu’il se réveilla. Ah ? Il avait dormit ? Quand ? Il n’avait pas souvenir d’être partit se coucher… Bon, bah il avait du perdre connaissance alors. Mouais si c’était le cas, il le saurait ? Ou bien il y aurait une personne bien intentionnée qui serait à ses côtés à veiller sur lui. Mais il ne sentait aucune présence. Surtout qu’il était la tête contre le pavé. Erk ! Mais ! IL ETAIT PAR TERRE ?! Mais qu’est-ce qu’il foutait comme un con étendu la gueule contre le sol ? Il était tombé du lit ou quoi ? Pourtant il n’avait pas le sommeil agité… Quoi que… Son estomac grogna d’une faim horrible qui le fit grimacer. Bon finalement, il avait dû avoir le sommeil agité vu qu’il mourrait de faim, allongé comme un débile par terre…
Il leva son regard au dessus de lui et tomba sur des draps blancs. Un lit ? Bon… Il s’était vraiment cassé la gueule du lit. Mais il était là depuis combien de temps ?! Il ne le savait pas… Il roula sur le flanc et se retrouva sur le dos. Ouais ! Un plafond ! Trop cool ! Mouais… PI-TO-YA-BLE ! La faim lui faisait vraiment faire des commentaires débiles. Nan… en faite il ETAIT débile. Mais bon comme il ne pouvait pas s’en rendre compte tout seul, il se marra intérieurement, très fière de sa connerie. Bon, un plafond, un plafond… Tenter de deviner le château dans lequel il était en regardant le plafond. Hey ! Mine de rien c’était un exercice très difficile ! Se concentrer… Château du Dragon Squelette ? Ouaip, sans doute ? Il passa ses mains sur son ventre et appuya sur son estomac criant famine alors qu’il cherchait à comprendre pourquoi il était là, comme un con, à regarder le plafond à présent. Mais rien ne venait… Il tenta de se redresser sur son séant et regarda tout autour de lui en frottant sa tête comme un endormit.
Simple, sobre, avec une largement tendance à la dominance au blanc… Il se releva et regarda les draps défaits du lit. Ouh ! En effet, soit il avait eut le sommeil agité… Soit il n’avait pas été seul… Là, il se sentit un peu mal. Drogué ? Non, il ne sentait rien dans son corps… Bah, il observa de nouveau la chambre, son esprit brumeux tentant de se reconnecter avec son cerveau. Lorsqu’il put enfin penser à peut près correctement, il eut la logique pensée qu’il n’était pas dans sa chambre. Primo parce qu’il ne dormait pas (faudrait p’t’être qu’il le réalise enfin…), deusio il était a château du Dragon des Sables à sa mémoire (donc il avait des tendances au somnambulisme alors !), dernièrement il y avait une odeur de fille. Discrète et douce, légèrement parfumée… Il renifla l’air comme ça, bêtement, fermant les yeux pour se focaliser sur cette trace. Huhuhu, on aurait dit… le parfum de fleur. Son odorat n’était pas hyper développé mais il sentait un parfum de lys. Ouaip… Cela fit naître une analogie dans son cerveau : lys = Ambivalence.
Il se mit à le chercher partout mais ne le vit pas. Ah ? Il n’était pas là, donc (quelle logique !). Mais cette odeur… son cœur rata un battement : DES LYS ! AH ! Il sursauta alors qu’il réalisa qu’il était dans la chambre d’Ambivalence ! Mais, où était le propriétaire alors ? Il ne se souvenait de rien… Qu’est-ce qu’il foutait là déjà ?! Mouais… il s’était déjà posé la question un peu avant et n’avait pas de réponse, donc cela ne servait à rien de se la reposer car il serait toujours au même point, quoi que toujours plus paumé. Il soupira alors qu’il sortit de sa chambre, en quête de nourriture, pour son ventre affamé. Mais alors qu’il ferma la porte de la chambre, il sursaut en entendant un froissement d’aile. Gaïa lâcha la poignée et s’approcha d’une des fenêtres du couloir des chambres, regardant la créature qui s’y était posé. Au premier abord, n’importe qui aurait pensé à un oiseau. Mais pas Gaïa qui tendit son bras vers elle. L’oiseau illusoire disparu pour laisser place à une sorte de petite fée tout ce qu’il y avait de plus adorable. Gaïa la flatta du bout des doigts, avant de l’interroger. La fée vola à son oreille et lui laissa un message avant de s’envoler plus loin.
* L’Enfant des Dieux a perdu son Innocence. La fée des Lys, ci-présente, vient en attester en personne suite à la demande Maîtresse Blume. *
Le regard de Gaïa se dilata alors qu’il regarda la fée s’envoler. Il n’attendit pas une seconde de plus pour se précipiter derrière elle. Ambivalence… Non ! Il lui était arrivé quelque chose pendant son sommeil ! Il courut comme un malade à travers le château et fut conduit dans la salle aux miroirs par la fée des Lys. Quoi ?! Ambivalence avait été mené dans un autre château ? C’était pour cela qu’il n’était plus dans sa chambre à son réveil ?! A sa grande stupeur il arriva au château du Dragon de Jade et fut mené dans le couloir des chambres de ce dernier. Son cœur se serra alors qu’il vit son esprit pencher au dessus du vide, jouant de sa lyre sans grande conviction, sans doute très perdue dans ses pensées car elle n’eut aucune réaction à son appel. Son regard était un peu vide, comme si elle avait été sous envoûtement ce qui surprit Gaïa. Mais son regard dévia et tomba sur autre chose… un autre esprit… Mais du ciel cette fois : Nacht ! Il s’approcha et l’observa : il était simplement endormit. Il était allongé sur le sol, sous sa forme d’écharpe, nébuleux lui aussi… Mais qu’est-ce qui se passait ici, bon sang de bordel de dieux ?! Il retourna voir Blume, laissant l’autre ici et la rappela. L’esprit ne sembla même pas s’en rendre compte et ne dit rien. Deux esprits complètement à l’ouest. L’un du Ciel et l’autre de la Terre. Cela ne pouvait être une coïncidence : la personne qui s’en était prit à Ambivalence devait soit être au courant de leur existence soit la personne avait une aptitude à les voir et les commander… Ce n’était pas bon. Vraiment pas, non.
Gaia regarda la porte devant laquelle était restée la fée des Lys.
« Il y a quelque chose derrière cette porte ? » demanda-t-il en craignant la réponse.
* L’Enfant des Dieux et la Voûte Céleste sont ici… *
« Ouranos ? Mais qu’est-ce qu’il fout avec Ambivalence ?! »
Il posa sa main sur la porte et fut frapper d’une vision. Une double vision pour être exact. L’une d’elle était son ancienne fonction avec la porte du Ciel et de la Terre. L’autre fut ce qui c’était passé dans cette chambre… Et il fut prit d’horreur et d’une colère sans précédent. Non ! NON ! Ambivalence avait… avait… Il retenu une vague de dégoût alors qu’il fit voler la porte d’un bon coup de pied bien placé et fit sursauter l’homme éveillé dans la pièce. Il toisa de toute sa hauteur Ouranos mais lorsqu’il vit Ambivalence, en femme, étendue sous sa veste, sans doute nue, son regard se fit plus douloureux encore. Sa colère augmenta encore, toujours plus parce que son cœur venait d’être brisé par cet homme ! Il ragea et foudroya du regard Ouranos, qui se releva calmement. Comment pouvait-il être si calme, cet enfoiré ? Ce n’était pas possible ! La fée des Lys glissa dans son dos et alla sur Ambivalence. Elle semblait si douce et tendre… Une petite princesse endormie. SA princesse. Celle qu’il avait sauvée et chérit par le passé, celle qu’il avait aimée… Il était prit entre tant de sentiments contradictoire qu’il ne savait plus ce qu’il devait faire ou penser, voire même agir.
« Ouranos, teme, comment as-tu osé… »
Son regard était noir de haine et d’une colère sans précédant. Il voulait se battre ! Il voulait montrer à ce type ce qu’il valait et ce qu’il pouvait faire pour ceux qu’il aimait ! Il leva sa main et était près à lancer son sort. Ouranos était couvert de son vent, lui aussi près sans doute à la combattre. En plus il le défiait ! Mais il ne manquait pas de culot ! La terre et le ciel allaient de nouveau rentrer en conflit sauf que… il eut un imprévu. Et pour l’un et pour l’autre. Gaïa se figea momentanément… Ambivalence venait de bouger sous la veste d’Ouranos. Elle était en train de se réveiller. Elle avait appelé quelqu’un… Une seule personne… Pas deux… Ni quarante… Une seule et unique personne…
« Lythief… »
Ils n’étaient pas Lythief. Mais pire encore, elle pleurait en l’appelant. Gaïa se recula, en la regardant, comme Ouranos. Elle souffrait. Ils savaient sa douleur et son mal. Elle avait besoin de lui et l’appelait dans son sommeil. Gaïa eut un regard douloureux. Elle ne l’avait pas appelé lui… ni Ouranos. Non, c’était un étranger qu’elle avait choisit. Il se mordit la lèvre, s’appuyant contre la porte. La douleur d’Ambivalence… Il porta une main à sa poitrine. Pourquoi souffrait-elle ? Qu’est-ce qu’elle avait ? Gaïa regarda Ouranos, l’accusant du regard. L’autre lui répondit négativement. Elle remua encore un peu et cessa de pleurer. C’était déjà mieux que rien. Gaïa passa une main sur son visage et plongea son regard d’or dans les orbes velours d’Ouranos.
« Nacht est dehors… Je ne sais pas ce qu’il a… Je vais tenter de retrouver Zeruel Nagisa pour elle. Mais je te jure Ouranos qu’après ça, JE-TE-TUE-DE-MES-PRO-PRES-MAINS. »
L’homme de la terre lui jeta un dernier regard puis observa encore un moment Ambivalence avant se sortir et de se remettre à la rechercher au ninja. Ca lui faisait un peu mal qu’elle préfère cet homme à lui mais en un sens il était heureux pour elle : si elle avait su trouver le bonheur avec lui, il n’avait aucune raison de s’y opposer. Sauf s’il la rendait malheureuse ! Là, il se chargerait AUSSI de son cas. Il passa dans la salle au miroir et tomba dans le château du Dragon des Sables. Ah ? Il allait trouver le ninja ici ? Il savait déjà une chose, pour le retrouver : la hauteur. En le défiant peut-être qu’il saurait le retrouver… Il hocha de la tête et se mit en route. Il se campa dans le hall et une désagréable sensation de déjà vu s’empara de lui. Il se secoua et regarda à travers la pièce avant de lever les bras au ciel et de s’exclamer tout seul :
« JE TE DEFI, ZERUEL NAGISA ! >< »
Tout seul. Il baissa ses bras et soupira exaspéré. Mais du mouvement dans son dos le fit se retourner. Il pointa du doigt, d’un air fier, la personne qui s’approchait vers lui.
« HA HA ! Tu as entendu mon appel ! »
Bref c’était dans un état de courbatures assurées qu’il se réveilla. Ah ? Il avait dormit ? Quand ? Il n’avait pas souvenir d’être partit se coucher… Bon, bah il avait du perdre connaissance alors. Mouais si c’était le cas, il le saurait ? Ou bien il y aurait une personne bien intentionnée qui serait à ses côtés à veiller sur lui. Mais il ne sentait aucune présence. Surtout qu’il était la tête contre le pavé. Erk ! Mais ! IL ETAIT PAR TERRE ?! Mais qu’est-ce qu’il foutait comme un con étendu la gueule contre le sol ? Il était tombé du lit ou quoi ? Pourtant il n’avait pas le sommeil agité… Quoi que… Son estomac grogna d’une faim horrible qui le fit grimacer. Bon finalement, il avait dû avoir le sommeil agité vu qu’il mourrait de faim, allongé comme un débile par terre…
Il leva son regard au dessus de lui et tomba sur des draps blancs. Un lit ? Bon… Il s’était vraiment cassé la gueule du lit. Mais il était là depuis combien de temps ?! Il ne le savait pas… Il roula sur le flanc et se retrouva sur le dos. Ouais ! Un plafond ! Trop cool ! Mouais… PI-TO-YA-BLE ! La faim lui faisait vraiment faire des commentaires débiles. Nan… en faite il ETAIT débile. Mais bon comme il ne pouvait pas s’en rendre compte tout seul, il se marra intérieurement, très fière de sa connerie. Bon, un plafond, un plafond… Tenter de deviner le château dans lequel il était en regardant le plafond. Hey ! Mine de rien c’était un exercice très difficile ! Se concentrer… Château du Dragon Squelette ? Ouaip, sans doute ? Il passa ses mains sur son ventre et appuya sur son estomac criant famine alors qu’il cherchait à comprendre pourquoi il était là, comme un con, à regarder le plafond à présent. Mais rien ne venait… Il tenta de se redresser sur son séant et regarda tout autour de lui en frottant sa tête comme un endormit.
Simple, sobre, avec une largement tendance à la dominance au blanc… Il se releva et regarda les draps défaits du lit. Ouh ! En effet, soit il avait eut le sommeil agité… Soit il n’avait pas été seul… Là, il se sentit un peu mal. Drogué ? Non, il ne sentait rien dans son corps… Bah, il observa de nouveau la chambre, son esprit brumeux tentant de se reconnecter avec son cerveau. Lorsqu’il put enfin penser à peut près correctement, il eut la logique pensée qu’il n’était pas dans sa chambre. Primo parce qu’il ne dormait pas (faudrait p’t’être qu’il le réalise enfin…), deusio il était a château du Dragon des Sables à sa mémoire (donc il avait des tendances au somnambulisme alors !), dernièrement il y avait une odeur de fille. Discrète et douce, légèrement parfumée… Il renifla l’air comme ça, bêtement, fermant les yeux pour se focaliser sur cette trace. Huhuhu, on aurait dit… le parfum de fleur. Son odorat n’était pas hyper développé mais il sentait un parfum de lys. Ouaip… Cela fit naître une analogie dans son cerveau : lys = Ambivalence.
Il se mit à le chercher partout mais ne le vit pas. Ah ? Il n’était pas là, donc (quelle logique !). Mais cette odeur… son cœur rata un battement : DES LYS ! AH ! Il sursauta alors qu’il réalisa qu’il était dans la chambre d’Ambivalence ! Mais, où était le propriétaire alors ? Il ne se souvenait de rien… Qu’est-ce qu’il foutait là déjà ?! Mouais… il s’était déjà posé la question un peu avant et n’avait pas de réponse, donc cela ne servait à rien de se la reposer car il serait toujours au même point, quoi que toujours plus paumé. Il soupira alors qu’il sortit de sa chambre, en quête de nourriture, pour son ventre affamé. Mais alors qu’il ferma la porte de la chambre, il sursaut en entendant un froissement d’aile. Gaïa lâcha la poignée et s’approcha d’une des fenêtres du couloir des chambres, regardant la créature qui s’y était posé. Au premier abord, n’importe qui aurait pensé à un oiseau. Mais pas Gaïa qui tendit son bras vers elle. L’oiseau illusoire disparu pour laisser place à une sorte de petite fée tout ce qu’il y avait de plus adorable. Gaïa la flatta du bout des doigts, avant de l’interroger. La fée vola à son oreille et lui laissa un message avant de s’envoler plus loin.
* L’Enfant des Dieux a perdu son Innocence. La fée des Lys, ci-présente, vient en attester en personne suite à la demande Maîtresse Blume. *
Le regard de Gaïa se dilata alors qu’il regarda la fée s’envoler. Il n’attendit pas une seconde de plus pour se précipiter derrière elle. Ambivalence… Non ! Il lui était arrivé quelque chose pendant son sommeil ! Il courut comme un malade à travers le château et fut conduit dans la salle aux miroirs par la fée des Lys. Quoi ?! Ambivalence avait été mené dans un autre château ? C’était pour cela qu’il n’était plus dans sa chambre à son réveil ?! A sa grande stupeur il arriva au château du Dragon de Jade et fut mené dans le couloir des chambres de ce dernier. Son cœur se serra alors qu’il vit son esprit pencher au dessus du vide, jouant de sa lyre sans grande conviction, sans doute très perdue dans ses pensées car elle n’eut aucune réaction à son appel. Son regard était un peu vide, comme si elle avait été sous envoûtement ce qui surprit Gaïa. Mais son regard dévia et tomba sur autre chose… un autre esprit… Mais du ciel cette fois : Nacht ! Il s’approcha et l’observa : il était simplement endormit. Il était allongé sur le sol, sous sa forme d’écharpe, nébuleux lui aussi… Mais qu’est-ce qui se passait ici, bon sang de bordel de dieux ?! Il retourna voir Blume, laissant l’autre ici et la rappela. L’esprit ne sembla même pas s’en rendre compte et ne dit rien. Deux esprits complètement à l’ouest. L’un du Ciel et l’autre de la Terre. Cela ne pouvait être une coïncidence : la personne qui s’en était prit à Ambivalence devait soit être au courant de leur existence soit la personne avait une aptitude à les voir et les commander… Ce n’était pas bon. Vraiment pas, non.
Gaia regarda la porte devant laquelle était restée la fée des Lys.
« Il y a quelque chose derrière cette porte ? » demanda-t-il en craignant la réponse.
* L’Enfant des Dieux et la Voûte Céleste sont ici… *
« Ouranos ? Mais qu’est-ce qu’il fout avec Ambivalence ?! »
Il posa sa main sur la porte et fut frapper d’une vision. Une double vision pour être exact. L’une d’elle était son ancienne fonction avec la porte du Ciel et de la Terre. L’autre fut ce qui c’était passé dans cette chambre… Et il fut prit d’horreur et d’une colère sans précédent. Non ! NON ! Ambivalence avait… avait… Il retenu une vague de dégoût alors qu’il fit voler la porte d’un bon coup de pied bien placé et fit sursauter l’homme éveillé dans la pièce. Il toisa de toute sa hauteur Ouranos mais lorsqu’il vit Ambivalence, en femme, étendue sous sa veste, sans doute nue, son regard se fit plus douloureux encore. Sa colère augmenta encore, toujours plus parce que son cœur venait d’être brisé par cet homme ! Il ragea et foudroya du regard Ouranos, qui se releva calmement. Comment pouvait-il être si calme, cet enfoiré ? Ce n’était pas possible ! La fée des Lys glissa dans son dos et alla sur Ambivalence. Elle semblait si douce et tendre… Une petite princesse endormie. SA princesse. Celle qu’il avait sauvée et chérit par le passé, celle qu’il avait aimée… Il était prit entre tant de sentiments contradictoire qu’il ne savait plus ce qu’il devait faire ou penser, voire même agir.
« Ouranos, teme, comment as-tu osé… »
Son regard était noir de haine et d’une colère sans précédant. Il voulait se battre ! Il voulait montrer à ce type ce qu’il valait et ce qu’il pouvait faire pour ceux qu’il aimait ! Il leva sa main et était près à lancer son sort. Ouranos était couvert de son vent, lui aussi près sans doute à la combattre. En plus il le défiait ! Mais il ne manquait pas de culot ! La terre et le ciel allaient de nouveau rentrer en conflit sauf que… il eut un imprévu. Et pour l’un et pour l’autre. Gaïa se figea momentanément… Ambivalence venait de bouger sous la veste d’Ouranos. Elle était en train de se réveiller. Elle avait appelé quelqu’un… Une seule personne… Pas deux… Ni quarante… Une seule et unique personne…
« Lythief… »
Ils n’étaient pas Lythief. Mais pire encore, elle pleurait en l’appelant. Gaïa se recula, en la regardant, comme Ouranos. Elle souffrait. Ils savaient sa douleur et son mal. Elle avait besoin de lui et l’appelait dans son sommeil. Gaïa eut un regard douloureux. Elle ne l’avait pas appelé lui… ni Ouranos. Non, c’était un étranger qu’elle avait choisit. Il se mordit la lèvre, s’appuyant contre la porte. La douleur d’Ambivalence… Il porta une main à sa poitrine. Pourquoi souffrait-elle ? Qu’est-ce qu’elle avait ? Gaïa regarda Ouranos, l’accusant du regard. L’autre lui répondit négativement. Elle remua encore un peu et cessa de pleurer. C’était déjà mieux que rien. Gaïa passa une main sur son visage et plongea son regard d’or dans les orbes velours d’Ouranos.
« Nacht est dehors… Je ne sais pas ce qu’il a… Je vais tenter de retrouver Zeruel Nagisa pour elle. Mais je te jure Ouranos qu’après ça, JE-TE-TUE-DE-MES-PRO-PRES-MAINS. »
L’homme de la terre lui jeta un dernier regard puis observa encore un moment Ambivalence avant se sortir et de se remettre à la rechercher au ninja. Ca lui faisait un peu mal qu’elle préfère cet homme à lui mais en un sens il était heureux pour elle : si elle avait su trouver le bonheur avec lui, il n’avait aucune raison de s’y opposer. Sauf s’il la rendait malheureuse ! Là, il se chargerait AUSSI de son cas. Il passa dans la salle au miroir et tomba dans le château du Dragon des Sables. Ah ? Il allait trouver le ninja ici ? Il savait déjà une chose, pour le retrouver : la hauteur. En le défiant peut-être qu’il saurait le retrouver… Il hocha de la tête et se mit en route. Il se campa dans le hall et une désagréable sensation de déjà vu s’empara de lui. Il se secoua et regarda à travers la pièce avant de lever les bras au ciel et de s’exclamer tout seul :
« JE TE DEFI, ZERUEL NAGISA ! >< »
Tout seul. Il baissa ses bras et soupira exaspéré. Mais du mouvement dans son dos le fit se retourner. Il pointa du doigt, d’un air fier, la personne qui s’approchait vers lui.
« HA HA ! Tu as entendu mon appel ! »
Invité- Invité
Re: Les poupées sont faites pour obéir… [privé]
Mana était plus ou moins guérit, mais il avait encore beaucoup de mal à parler. Mais il était surveillé par ses invocations qui veillaient sur lui avec soin et attention. Pourtant, bien qu’il fut convalescent et bien entouré, une seule personne occupait son esprit : Gaïa. Cet homme l’intriguait et l’inquiétait en même temps, mais il savait que cet homme courait aussi un grave risque… quelque chose qu’il ignorait mais qu’il pressentait vivement. Erix et Toatie l’avait soigné tout ce temps durant, veillant à ce qu’il aille le mieux possible. Cela faisait à présent trois jours qu’il était dans ce château de sable et qu’il se campait dans le hall à attendre un éventuel retour de Gaïa. Il avait besoin de l’aider ! Ce qu’il avait vu, il s’en souvenait. Et il ne pouvait pas laisser cet homme avec cet esprit en lui. Parce qu’il allait commettre des actes dont il ne serait même pas conscient. Ses Esprits Maîtres lui avaient formellement interdit d’agir seul ou de le revoir mais Mana n’était pas comme ça : il n’obéissait qu’aux ordres qui n’allaient pas à l’encontre de ses principes.
Il était là, à marcher. Sans son épée mais toujours avec son armure. Il attendait parfois deux heures, sans bouger, dans son coin. Il avait vu passé bien des aventuriers mais jamais celui qu’il attendait. Troisième jour qu’il attendait… Il désespérait de ne jamais le revoir. Et comme il ne pouvait quitter ce château pour le moment à cause de son état de fragilité… il était dans une situation d’attente impossible qui l’agaçait fortement. Impuissant… Il ne pouvait rien faire ! Et c’en était grandement frustrant. Il soupira en portant une main à son cou, sur le bandage qui y était.
« Ca te fait encore mal, Mana ? »
Natu s’extirpa du col de son vêtement, où il se planquait depuis quelques temps. Il lui était arrivé tant de mésaventure qu’il se méfiait comme la peste de tout ce qui pouvait le gober ou le bouffer. Il se campa sur son épaule et le fixa avec autorité, malgré sa petite taille. Mana eut un sourire doux alors qu’il tendit sa main pour l’attraper et le taquina doucement du bout des doigts. L’Esprit Maître se débattit un moment en râlant puis il se campa sur sa tête, boudant sans doute. Mana lui ficha la paix et le rassura.
« Ne t’en fais pas Natu… Ca ne me gêne presque plus… »
« Si tu le dis… Mais dis-moi, pourquoi viens-tu ici quasiment tous les jours sans parler à personne ? Tu suis un entraînement spécial ou quoi ? »
« Pas vraiment… »
« Alors tu devais te ménager… »
« Oui, oui… Mais c’est que je chercher quelq… »
« JE TE DEFI, ZERUEL NAGISA >< ! »
Les deux sursautèrent en entendant cette voix puissante qui résonna longuement dans le hall. Natu quitta sa tête et plana un peu devant lui, un peu déboussolé puis se tourna vers Mana, avec un regard interrogateur. Ils se regardèrent sans comprendre. Ce n’était pas souvent que quelqu’un criait comme ça dans ce hall, pour le moins désert. Pour ne pas dire que cela était fréquent qu’il y est quelqu’un dans ce château qui semblait plus déserté qu’autre chose. Question discrétion cette personne avait de sérieux progrès à faire… Mais surtout, pourquoi crier comme ça, pour défier quelqu’un ? Si la personne en question ne le voulait pas, elle pouvait s’esquiver sans problème. Mana arqua un sourcil face à la mine plus que dépité de son Esprit Maître. Il leva son regard vers lui et le regarda d’un air perdu. Mana eut un sourire d’un air à dire : « comment veux-tu que je le sache ? ». Natu se planqua à nouveau dans son col, méfiant tout de même que quelque chose lui arrive sous peu.
« Vraiment… Il y a de tout et de rien parmi ces aventuriers. Pff… »
« Je me demande bien qui peut crier un truc pareil… » fit Mana, amusé.
« Je ne sais pas. Un imbécile sans doute… »
« Allons voir ! »
« Hein ? A-Attends ! Mana ! »
Natu ne pu rien dire ou faire car le garçon se précipita comme un fou vers la source ou il avait entendu la voix. Il courrait vers le hall, vers la sortie. A sa plus grande stupeur il vit un homme se tourner vers lui et le pointer du doigt d’un air fier.
« HA HA ! Tu as entendu mon appel ! »
Hein ? Quoi ? Pardon ? Il pouvait répéter la question là ? Ah ? Ce n’était pas une question mais une affirmation : c’était bon de le savoir et… AH ! Non, non, non ! Il n’était ce Zeruel Nagisa ! Mais pourquoi il pensait que cette personne allait venir alors qu’il gueulait son nom comme ça ? Il était débile ou quoi ? Puis le confondre avec un autre… Il le connaissait au moins ? Puis il allait s’attirer des ennuis comme ça, avec ces conneries… Mais Mana s’arrêta un instant de penser et le regarda avant de brandir à son tour son bras devant lui, comme s’il eut vu un revenant.
« Monsieur Gaïa ! »
L’autre baissa on bras et le regarda en se grattant la nuque. Tiens ? Mana se recula un peu en regardant cet homme. Physiquement, il était très semblable à Gaïa. Mais il y avait quelque chose qui clochait en lui… il ne pouvait dire quoi. Mais il avait l’impression que l’homme… n’était pas le même… Ils se regardèrent mais l’un regardait l’autre comme un inconnu. Gaïa le regardait comme un étranger ? Cela lui fit un drôle d’effet, c’était le cas de le dire. Mana se recula encore. Il n’aimait pas cette impression d’étrangeté en lui. Comme s’il avait été effacé d’une partie de sa mémoire… Non, comme si le monde qui signifiait son nom l’avait effacé. Il n’avait jamais expérimenté des sensations pareilles… Mais il refusa de laisser cet homme l’oublier comme ça. Il s’avança vers lui d’un pas catégorique et leva sa main son visage. Il passa ses doigts sur son front, au dessus de son arcade sourcilière droite. Mais il ne vit rien… pas la moindre trace du sceau. Etrange. Que c’était-il passé pendant ces trois jours ? Il baissa son regard et s’écarta. Il ne se sentait pas très bien. Triste ? Non… insignifiant. Dans les yeux du Monde, il n’était rien. Rien… Futile, inutile…
« Euh… Je suis désolé de vous abordé de la sorte, monsieur Gaïa, mais… voilà trois jours que j’étais sans de vos nouvelles et depuis cet incident… Je me fais du souci pour vous… »
Il tordit ses doigts, anxieux. Est-ce que cette chose qui l’avait possédé lui avait effacé la mémoire ? Si c’était le cas, alors il ne devait déjà plus savoir qui il était en ce moment… Mais aussi s’il avait fait du mal ou non à des personnes innocentes (bien que ces lieux fussent habités de gens fort et sachant se battre…). Il attendit, nerveux. Qu’est-ce qu’il pouvait faire, lui ? Pas grand-chose. Il pensa même à partir. Mais il ne le pouvait pas, pas si Gaïa était encore victime de cette chose…
Il était là, à marcher. Sans son épée mais toujours avec son armure. Il attendait parfois deux heures, sans bouger, dans son coin. Il avait vu passé bien des aventuriers mais jamais celui qu’il attendait. Troisième jour qu’il attendait… Il désespérait de ne jamais le revoir. Et comme il ne pouvait quitter ce château pour le moment à cause de son état de fragilité… il était dans une situation d’attente impossible qui l’agaçait fortement. Impuissant… Il ne pouvait rien faire ! Et c’en était grandement frustrant. Il soupira en portant une main à son cou, sur le bandage qui y était.
« Ca te fait encore mal, Mana ? »
Natu s’extirpa du col de son vêtement, où il se planquait depuis quelques temps. Il lui était arrivé tant de mésaventure qu’il se méfiait comme la peste de tout ce qui pouvait le gober ou le bouffer. Il se campa sur son épaule et le fixa avec autorité, malgré sa petite taille. Mana eut un sourire doux alors qu’il tendit sa main pour l’attraper et le taquina doucement du bout des doigts. L’Esprit Maître se débattit un moment en râlant puis il se campa sur sa tête, boudant sans doute. Mana lui ficha la paix et le rassura.
« Ne t’en fais pas Natu… Ca ne me gêne presque plus… »
« Si tu le dis… Mais dis-moi, pourquoi viens-tu ici quasiment tous les jours sans parler à personne ? Tu suis un entraînement spécial ou quoi ? »
« Pas vraiment… »
« Alors tu devais te ménager… »
« Oui, oui… Mais c’est que je chercher quelq… »
« JE TE DEFI, ZERUEL NAGISA >< ! »
Les deux sursautèrent en entendant cette voix puissante qui résonna longuement dans le hall. Natu quitta sa tête et plana un peu devant lui, un peu déboussolé puis se tourna vers Mana, avec un regard interrogateur. Ils se regardèrent sans comprendre. Ce n’était pas souvent que quelqu’un criait comme ça dans ce hall, pour le moins désert. Pour ne pas dire que cela était fréquent qu’il y est quelqu’un dans ce château qui semblait plus déserté qu’autre chose. Question discrétion cette personne avait de sérieux progrès à faire… Mais surtout, pourquoi crier comme ça, pour défier quelqu’un ? Si la personne en question ne le voulait pas, elle pouvait s’esquiver sans problème. Mana arqua un sourcil face à la mine plus que dépité de son Esprit Maître. Il leva son regard vers lui et le regarda d’un air perdu. Mana eut un sourire d’un air à dire : « comment veux-tu que je le sache ? ». Natu se planqua à nouveau dans son col, méfiant tout de même que quelque chose lui arrive sous peu.
« Vraiment… Il y a de tout et de rien parmi ces aventuriers. Pff… »
« Je me demande bien qui peut crier un truc pareil… » fit Mana, amusé.
« Je ne sais pas. Un imbécile sans doute… »
« Allons voir ! »
« Hein ? A-Attends ! Mana ! »
Natu ne pu rien dire ou faire car le garçon se précipita comme un fou vers la source ou il avait entendu la voix. Il courrait vers le hall, vers la sortie. A sa plus grande stupeur il vit un homme se tourner vers lui et le pointer du doigt d’un air fier.
« HA HA ! Tu as entendu mon appel ! »
Hein ? Quoi ? Pardon ? Il pouvait répéter la question là ? Ah ? Ce n’était pas une question mais une affirmation : c’était bon de le savoir et… AH ! Non, non, non ! Il n’était ce Zeruel Nagisa ! Mais pourquoi il pensait que cette personne allait venir alors qu’il gueulait son nom comme ça ? Il était débile ou quoi ? Puis le confondre avec un autre… Il le connaissait au moins ? Puis il allait s’attirer des ennuis comme ça, avec ces conneries… Mais Mana s’arrêta un instant de penser et le regarda avant de brandir à son tour son bras devant lui, comme s’il eut vu un revenant.
« Monsieur Gaïa ! »
L’autre baissa on bras et le regarda en se grattant la nuque. Tiens ? Mana se recula un peu en regardant cet homme. Physiquement, il était très semblable à Gaïa. Mais il y avait quelque chose qui clochait en lui… il ne pouvait dire quoi. Mais il avait l’impression que l’homme… n’était pas le même… Ils se regardèrent mais l’un regardait l’autre comme un inconnu. Gaïa le regardait comme un étranger ? Cela lui fit un drôle d’effet, c’était le cas de le dire. Mana se recula encore. Il n’aimait pas cette impression d’étrangeté en lui. Comme s’il avait été effacé d’une partie de sa mémoire… Non, comme si le monde qui signifiait son nom l’avait effacé. Il n’avait jamais expérimenté des sensations pareilles… Mais il refusa de laisser cet homme l’oublier comme ça. Il s’avança vers lui d’un pas catégorique et leva sa main son visage. Il passa ses doigts sur son front, au dessus de son arcade sourcilière droite. Mais il ne vit rien… pas la moindre trace du sceau. Etrange. Que c’était-il passé pendant ces trois jours ? Il baissa son regard et s’écarta. Il ne se sentait pas très bien. Triste ? Non… insignifiant. Dans les yeux du Monde, il n’était rien. Rien… Futile, inutile…
« Euh… Je suis désolé de vous abordé de la sorte, monsieur Gaïa, mais… voilà trois jours que j’étais sans de vos nouvelles et depuis cet incident… Je me fais du souci pour vous… »
Il tordit ses doigts, anxieux. Est-ce que cette chose qui l’avait possédé lui avait effacé la mémoire ? Si c’était le cas, alors il ne devait déjà plus savoir qui il était en ce moment… Mais aussi s’il avait fait du mal ou non à des personnes innocentes (bien que ces lieux fussent habités de gens fort et sachant se battre…). Il attendit, nerveux. Qu’est-ce qu’il pouvait faire, lui ? Pas grand-chose. Il pensa même à partir. Mais il ne le pouvait pas, pas si Gaïa était encore victime de cette chose…
Invité- Invité
Re: Les poupées sont faites pour obéir… [privé]
Gaïa baisse sa main et regarda le jeune homme qui était venu à lui. Effectivement… s’il appelait le ninja et que c’était un autre garçon qui venait à lui… Il s’était peut-être tromper en prononçant son prénom. Non, c’était bien comme cela qu’il s’appelait. Etrange. AH OUI ! Lythief ! Lythief ! C’était comme cela qu’il était plus communément appelé. Quel idiot il était ! En espérant que le ninja n’était pas les parages et qu’il puisse recommencer son appel (débile mais on ne dira rien, hein ?). Comment pouvait-il ne pas se rappeler du nom de la personne qu’aimait le plus Ambivalence en ce bas monde ?! Non mais là… Bon, on mettra sur le compte de la fatigue et du choc psychologique de la couverte faite un peu avant…
Cependant ce garçon en face de lui avait un quelque chose… de particulier. Entre familiarité et étrangeté mêlée… Mouais. Pas fameux tout ça. Déjà qu’il se réveillait par terre dans la chambre d’Ambivalence puis qu’il découvre cette vérité terrible entre son amie et Ouranos… Mais elle avait besoin de Lythief et il lui apporterait ce dernier. Au passage on remarquera son esprit était très chaotique car il pensait à plusieurs choses en même temps… Bon se concentrer.
Garçon, garçon, garçon… il le regarda bizarre en se frottant l’arrière du crâne. Bon… D’accord. Rien ne venait en le regardant ainsi. Mais qu’est-ce qui c’était passé, bon sang ?! Il avait l’impression que de l’eau avait coulé sous les ponts pendant son somme. Déjà surprenant qu’il dorme… Ce n’était pas ça qui allait l’aider à faire quelque chose là. Puis d’où connaissait-il son nom ? Ils s’étaient sans doute déjà rencontré… Oui ses yeux… ses yeux le disaient ouvertement… ils disaient tant de chose que cela lui fit un drôle d’effet. Oups… il avait vraiment dû louper un épisode là. Mais qu’est-ce lui était arriver pendant tout ce temps ? Incroyable ça, qu’il ne s’en souvienne pas… Il fronça les sourcils alors qu’il sentit que ce gamin lui passa une main sur son visage. Au dessus de son arcade sourcilière… Tiens ? Il avait une mèche de travers ? Non… bah il y avait quoi alors… ? Il frotta à son tour mais grimaça cette fois. D’accord…
Il y avait CA.
Et mer**e… Quand est-ce que ceci était arrivé ? Il ne le savait pas. Puis ce garçon dit une chose… Etrange ou insignifiante pour celui qui ne savait pas. Mais lui… il savait.
« TROIS JOURS ?! »
Il avait… gueulé. Le garçon sursauta et se recula précipitamment en s’excusant mais Gaïa commençait à redouter quelque chose. Trois jours… NON ! Ce n’était pas innocent chez lui, trois jours. Les trois jours pour la Trinité brisée… Son cœur se mit à battre plus vite alors qu’une étrange inquiétude prit place en lui. Il avait dormit trop longtemps. Ses mains attrapèrent le jeune homme en face de lui alors qu’il le secoua fermement mais il n’arrivait pas à parler. Ses mots étaient coincés dans sa gorge. Il n’arrivait pas à parler mais surtout il était inquiet pour Ambivalence. Son regard se voila alors que ses mains glissèrent le long des épaules du brun en face de lui, baissant la tête d’un air navré. Flûte ! Il devait se calmer et tout reprendre calmement. Il inspira et regarda le plafond un instant le temps de taire le trouble en lui. Certes il avait dormit sans doute durant ces trois jours. Et ce nombre n’était pas innocent…
D’ailleurs… n’avait-il pas retrouvé Ambivalence en femme ?
Si. Malheureusement si. Cela indiquait clairement que les choses allaient sans doute bouger sous peu. La Cérémonie… Il fronça les sourcils : quand… quand avait-il perdu contrôle de tout cela. Il porta une main à son front : trop compliqué pour un esprit aussi simple que lui. Mana posa une main sur son avant bras et le fit sursauter. Quoi ? Quoi ? Nani ? Qu’est-ce… ah ? Ce n’était que ce jeune homme. Gaïa eut un sourire d’excuse alors qu’il ébouriffa ses cheveux pour chasser l’inquiétude de ce regard. N’était-il pas un peu jeune pour avoir du souci comme ça pour un autre ? Si. Cela lui rappela Ambivalence. Lorsqu’elle était plus jeune… Son regard ce fit un peu plus triste.
« Ah ! Je suis désolé, je ne me rappel pas de qui tu es mais disons… que cela est de ma faute. Je suis à la recherche de quelqu’un et je n’ai hélas pas beaucoup de temps pour discuter. Mais comme tu as l’air de t’être longuement inquiéter pour moi, je suis coupable de cela. Aussi je vais faire quelque chose pour me faire pardonner de ma faute… Voyons… Qu’est-ce que je pourrais faire ? »
Gaïa croisa les bras sur sa poitrine et se mit à réfléchir. Le garçon arqua un sourcil, interrogateur. Le brun aux reflets rougeoyant dodelina de la tête avant de frapper du poing dans sa main dans un signe qu’il avait trouvé sans doute une solution à son problème…
« JE SAIS ! Je vais t’inviter à manger ! Ca te dit ? Je suis gourmand et toi ? Qu’est-ce que tu aimes comme cuisine ? Tout j’espère ! ^^ Oui, au château du Dragon de Jade il y a une salle à manger ! Lorsque j’aurais retrouvé la personne dont j’ai besoin je te ferais signe. Tu recevras sans doute un carton d’invitation… Ah oui… tu voudras sans doute inviter tes amis ? Fais, fais ! Plus on est de fou plus on rit. N’est-il pas ? Allez ! C’est ce que je vais faire pour t’avoir inquiéter. Les enfants n’ont pas à s’inquiéter comme cela pour les adultes, d’accord ? Bien… En attendant visite un peu… Je ne sais pas quand et comment je vais trouver cette personne. Mais je la trouverais. Je veux aider mon amie. Héhéhé… »
Gaïa eut ce rire bête propre aux enfants alors qu’il se gratta la joue avec ce petit sourire étrange mais joviale sur les lèvres. Le garçon sembla un peu rassuré quoi que dépasser par cette annonce très longue et dite sur un… certain débit de parole qu’il n’avait pas tout à fait suivit. Mais il lui fit un sourire et hocha de la tête, semblant donner son accord sur cette invitation. Gaïa lui décocha son plus grand sourire (crétin) avant de lui frotter à nouveau la tête, l’embêtant gentiment.
« Bien, puisque c’est ainsi, je te laisse… »
Il le planta là, se hâtant de retrouver Zeruel Nagisa. Si Ambivalence en avait besoin alors il lui apporterait cette personne. Encore fallait-il qu’il la retrouve et surtout si cette personne voulait le suivre. Gaïa était plutôt louche d’allure. Mais il n’était pas inquiet de cela. Il quitta le château du Dragon des Sables et se mit en route vers un ailleurs incertain. Il tendit ses mains devant lui et sembla entrer dans une sorte de surface à semi liquide. Il poussa les battants d’une double porte puis entra dedans. Les portes étaient d’un beige doux, serties d’un vert clair. Ses portes… Les portes côté Terre. Qui allait vers le Ciel. Il les referma sur lui et disparu au-dedans. Il avait quelque chose à faire et il le ferait. Qu’importe le reste…
Il ne remarqua en aucun cas l’ombre étrange qui le suivait depuis un moment. Une ombre aux yeux de cristal…
Cependant ce garçon en face de lui avait un quelque chose… de particulier. Entre familiarité et étrangeté mêlée… Mouais. Pas fameux tout ça. Déjà qu’il se réveillait par terre dans la chambre d’Ambivalence puis qu’il découvre cette vérité terrible entre son amie et Ouranos… Mais elle avait besoin de Lythief et il lui apporterait ce dernier. Au passage on remarquera son esprit était très chaotique car il pensait à plusieurs choses en même temps… Bon se concentrer.
Garçon, garçon, garçon… il le regarda bizarre en se frottant l’arrière du crâne. Bon… D’accord. Rien ne venait en le regardant ainsi. Mais qu’est-ce qui c’était passé, bon sang ?! Il avait l’impression que de l’eau avait coulé sous les ponts pendant son somme. Déjà surprenant qu’il dorme… Ce n’était pas ça qui allait l’aider à faire quelque chose là. Puis d’où connaissait-il son nom ? Ils s’étaient sans doute déjà rencontré… Oui ses yeux… ses yeux le disaient ouvertement… ils disaient tant de chose que cela lui fit un drôle d’effet. Oups… il avait vraiment dû louper un épisode là. Mais qu’est-ce lui était arriver pendant tout ce temps ? Incroyable ça, qu’il ne s’en souvienne pas… Il fronça les sourcils alors qu’il sentit que ce gamin lui passa une main sur son visage. Au dessus de son arcade sourcilière… Tiens ? Il avait une mèche de travers ? Non… bah il y avait quoi alors… ? Il frotta à son tour mais grimaça cette fois. D’accord…
Il y avait CA.
Et mer**e… Quand est-ce que ceci était arrivé ? Il ne le savait pas. Puis ce garçon dit une chose… Etrange ou insignifiante pour celui qui ne savait pas. Mais lui… il savait.
« TROIS JOURS ?! »
Il avait… gueulé. Le garçon sursauta et se recula précipitamment en s’excusant mais Gaïa commençait à redouter quelque chose. Trois jours… NON ! Ce n’était pas innocent chez lui, trois jours. Les trois jours pour la Trinité brisée… Son cœur se mit à battre plus vite alors qu’une étrange inquiétude prit place en lui. Il avait dormit trop longtemps. Ses mains attrapèrent le jeune homme en face de lui alors qu’il le secoua fermement mais il n’arrivait pas à parler. Ses mots étaient coincés dans sa gorge. Il n’arrivait pas à parler mais surtout il était inquiet pour Ambivalence. Son regard se voila alors que ses mains glissèrent le long des épaules du brun en face de lui, baissant la tête d’un air navré. Flûte ! Il devait se calmer et tout reprendre calmement. Il inspira et regarda le plafond un instant le temps de taire le trouble en lui. Certes il avait dormit sans doute durant ces trois jours. Et ce nombre n’était pas innocent…
D’ailleurs… n’avait-il pas retrouvé Ambivalence en femme ?
Si. Malheureusement si. Cela indiquait clairement que les choses allaient sans doute bouger sous peu. La Cérémonie… Il fronça les sourcils : quand… quand avait-il perdu contrôle de tout cela. Il porta une main à son front : trop compliqué pour un esprit aussi simple que lui. Mana posa une main sur son avant bras et le fit sursauter. Quoi ? Quoi ? Nani ? Qu’est-ce… ah ? Ce n’était que ce jeune homme. Gaïa eut un sourire d’excuse alors qu’il ébouriffa ses cheveux pour chasser l’inquiétude de ce regard. N’était-il pas un peu jeune pour avoir du souci comme ça pour un autre ? Si. Cela lui rappela Ambivalence. Lorsqu’elle était plus jeune… Son regard ce fit un peu plus triste.
« Ah ! Je suis désolé, je ne me rappel pas de qui tu es mais disons… que cela est de ma faute. Je suis à la recherche de quelqu’un et je n’ai hélas pas beaucoup de temps pour discuter. Mais comme tu as l’air de t’être longuement inquiéter pour moi, je suis coupable de cela. Aussi je vais faire quelque chose pour me faire pardonner de ma faute… Voyons… Qu’est-ce que je pourrais faire ? »
Gaïa croisa les bras sur sa poitrine et se mit à réfléchir. Le garçon arqua un sourcil, interrogateur. Le brun aux reflets rougeoyant dodelina de la tête avant de frapper du poing dans sa main dans un signe qu’il avait trouvé sans doute une solution à son problème…
« JE SAIS ! Je vais t’inviter à manger ! Ca te dit ? Je suis gourmand et toi ? Qu’est-ce que tu aimes comme cuisine ? Tout j’espère ! ^^ Oui, au château du Dragon de Jade il y a une salle à manger ! Lorsque j’aurais retrouvé la personne dont j’ai besoin je te ferais signe. Tu recevras sans doute un carton d’invitation… Ah oui… tu voudras sans doute inviter tes amis ? Fais, fais ! Plus on est de fou plus on rit. N’est-il pas ? Allez ! C’est ce que je vais faire pour t’avoir inquiéter. Les enfants n’ont pas à s’inquiéter comme cela pour les adultes, d’accord ? Bien… En attendant visite un peu… Je ne sais pas quand et comment je vais trouver cette personne. Mais je la trouverais. Je veux aider mon amie. Héhéhé… »
Gaïa eut ce rire bête propre aux enfants alors qu’il se gratta la joue avec ce petit sourire étrange mais joviale sur les lèvres. Le garçon sembla un peu rassuré quoi que dépasser par cette annonce très longue et dite sur un… certain débit de parole qu’il n’avait pas tout à fait suivit. Mais il lui fit un sourire et hocha de la tête, semblant donner son accord sur cette invitation. Gaïa lui décocha son plus grand sourire (crétin) avant de lui frotter à nouveau la tête, l’embêtant gentiment.
« Bien, puisque c’est ainsi, je te laisse… »
Il le planta là, se hâtant de retrouver Zeruel Nagisa. Si Ambivalence en avait besoin alors il lui apporterait cette personne. Encore fallait-il qu’il la retrouve et surtout si cette personne voulait le suivre. Gaïa était plutôt louche d’allure. Mais il n’était pas inquiet de cela. Il quitta le château du Dragon des Sables et se mit en route vers un ailleurs incertain. Il tendit ses mains devant lui et sembla entrer dans une sorte de surface à semi liquide. Il poussa les battants d’une double porte puis entra dedans. Les portes étaient d’un beige doux, serties d’un vert clair. Ses portes… Les portes côté Terre. Qui allait vers le Ciel. Il les referma sur lui et disparu au-dedans. Il avait quelque chose à faire et il le ferait. Qu’importe le reste…
Il ne remarqua en aucun cas l’ombre étrange qui le suivait depuis un moment. Une ombre aux yeux de cristal…
Invité- Invité
Re: Les poupées sont faites pour obéir… [privé]
Ambivalence se réveillait petit à petit. Elle se sentait lasse et éprouvée. Mince… Elle avait dû trop dormir une fois de plus. Fichu sommeil à la con ! Elle n’aimait pas dormir à cause du fait que lorsqu’elle se réveillait elle était particulièrement lourde de corps. Comme si elle avait été lestée de plomb pendant son somme. Elle aurait peut-être tout donné pour modifier ses capacités régénératrices, pour s’épargner la fonction du sommeil. Mais pour une fois en quelques années… elle se sentait plus mal encore qu’elle ne pouvait l’être des fois en se réveillant. Mal au crâne. Comme si un troupeau de mastodontes était passé dedans et que cela résonnait encore. Mais qu’est-ce qu’elle avait foutu avant d’aller se coucher la veille ?! Etrangement elle ne s’en souvenait pas. Aurait-elle bu ? Non. Pas qu’elle sache. Elle aurait eut des nausées affreuses… Elle ouvrit les yeux, lentement, les plissant à cause de la luminosité. Mais… elle avait pourtant bien pensée à fermer les volets de sa chambre la veille, non ? Elle avait un peu galéré parce qu’elle n’avait pas l’habitude de ce système et avait manqué de se coincer les doigts… A moins que Lythief soit venu entre temps. Il avait tendance à toujours disparaître en passant par la fenêtre… Donc en effet, il avait peut-être dû les ouvrir. Sinon il n’aurait pas pu passer.
Elle poussa un soupire alors qu’elle se cacha sous les draps, pour se protéger de la lumière. Si l’assassin était bel et bien venu… elle aurait dû sentir son odeur. Une odeur de sang. Mais ce n’était pas le cas. Elle ne sentait rien. Donc le ninja n’était pas venu et il y avait bien un problème avec ces foutus volets ! Pourquoi était-il ouvert ?! Elle n’aimait pas la lumière au réveil parce que cela lui cramait les rétines. Comme réveille elle avait connu plus doux.
« Humm… Mais qui m’a ouvert ces volets à la con… ??? »
Elle était de mauvais poil maintenant. Elle grogna sous ses draps avant de bouger, afin de se tenter de se réveiller en ayant à souffrir le moins possible de la lumière.
« Ce ne sont pas tes volets qui sont ouvert, Ambivalence. C’est qu’il n’y a pas de volet dans ce château… »
« Y’a toujours des volets dans les chambres, Obor… »
« … »
Silence. Ambivalence sous ses couettes arrêta de bouger et maugréant. Elle… venait de parler à voix haute, là, nan ? Oui. Et on lui avait aussi répondu de vive voix ? Là, elle doutait.
« Obor ? » fit-elle d’une petite voix, hésitante.
« Oui ? » interrogea la voix, ORALE !
« Je rêve c’est ça ?! » demanda-t-elle en se lovant au fond de son lit.
« Ca dépends… »
Trop c’est trop. Et il y avait trop de chose bizarre dans cette chambre pour qu’elle attende plus longtemps avant de réagir. Elle se redressa violement, repoussant d’un grand mouvement ample les draps qui la couvrait. Le premier choc fut la lumière qui lui bousilla comme prévu les yeux mais elle se força à vite s’y habituer. Le second choc fut de ne pas se retrouver dans sa chambre à elle. Celle du château du Dragon Squelette. C’était bien là qu’elle s’était couchée la veille, non ? En regardant un peu partout elle en déduisit que oui car elle ne trouva pas ses vêtements pliés sur la chaise près de son lit. Puis elle dormait à même le sol… ah oui. Les lits de château du Dragon de Jade. Des… foutons c’est ça ? Euh… elle ne savait plus et elle n’était pas en mesure se questionner davantage. Puis la dernière surprise, de taille et de choc… UN HOMME DANS SA CHAMBRE !
Elle se figea. Mais pourquoi elle réagissait comme ça ? Elle secoua la tête d’un air navré. Elle releva son visage vers cet inconnu puis le salua d’un hochement de tête avant de se frotter les yeux. Elle devait vraiment passer pour une marmotte là…
« Ouranos ? Mais qu’est-ce que je fais… dans cette chambre ?! Il m’est arrivé quelque chose ? »
« Tu es dans ma chambre, ne panique pas. »
« Hum… Je suis désolé… je ne sais pas ce que je fais ici… Puis j’ai fais un rêve bizarre… »
Ambivalence était vraiment dépassée par tout ça. Sa main alla chercher le phœnix qui cernait son cou mais elle ne le trouva pas sous ses doigts. A la place elle se figea, sentant bien autre chose à la place du petit cristal. Une poitrine… pleine et tendre. Elle sursauta alors qu’elle écarta le drap de sur elle et… se découvrit en femme.
« AAAAAAH ! MAIS QU’EST-CE QUE C’EST QUE CA ENCORE ?! » hurla-telle en voyant son corps.
« C’est communément appelé poitrine » fit Ouranos
« MERCI JE SAIS COMMENT CA S’APPEL ! »
« Tu n’es pas obligé de crier… »
« Mais, mais, mais… Qu’est-ce qui s’est passé ?! Qu’est-ce qui m’arrive ?! Je délire, c’est ça ? Je suis devenu fou ?! C’est ça ?! »
« N-Non ! Ambivalence, calme-toi ! »
« COMMENT VEUX-TU QUE JE ME CALME ?! JE DORS UNE NUIT ET VOILA LE RESULTAT ! JE ME RETROUVE EN FEMME ! »
« J-Je comprends mais… »
« NON TU NE PEUX PAS COMPRENDRE ! EST-CE QUE TU T’ES REVEILLE EN FEMME TOI UN BEAU MATIN DE PRINTEMPS ?! EST-CE QUE CA T’ES SEULEMENT ARRIVE AU MOINS UNE FOIS DANS TA VIE DE PIONCER MÊME PAS DIX HEURES ET EN TE LEVANT LE LENDEMAIN DE NE MÊME PAS TE RECONNAÎTRE OU RETROUVER TON APPARENCE D’ORIGINE ?! »
« N-Non, j-jamais… m-mais… Je t’en prie, écoute-moi… tu ne dors pas depuis dix heures… m-mais depuis trois jours… »
« C’EST BIEN CE QUE… … … … QUOI ?! T-T-T-TROIS JOURS ?! »
« Oui… Je crois qu’il va falloir que je t’explique tout… Mais en premier… te trouver des vêtements… »
La jeune femme rabattit le drap sur elle dans un réflexe tout à faire normal mais qui lui parut très bizarre. Elle ne comprenait plus rien… Trois jours à dormir puis se réveiller en femme. Bon elle n’avait jamais oublié ce qu’elle était à l’origine. Mais au bout de toutes ces années, elle avait fini par prendre le pli en quelque sorte. Ouranos lui tendit un sac, qu’elle prit et elle le regarda d’un drôle d’air.
« Ce sont des vêtements… je l’ai ai fais au plus proche possible de ton style. Essaye-les. Et dis-moi si ça ne va pas. »
« Hum… »
Ambivalence prit le sac et regarda Ouranos quitter la chambre pour la laisser se changer. Elle soupira : vraiment… déjà elle détestait dormir. Mais avec ça… c’était encore pire…
Elle poussa un soupire alors qu’elle se cacha sous les draps, pour se protéger de la lumière. Si l’assassin était bel et bien venu… elle aurait dû sentir son odeur. Une odeur de sang. Mais ce n’était pas le cas. Elle ne sentait rien. Donc le ninja n’était pas venu et il y avait bien un problème avec ces foutus volets ! Pourquoi était-il ouvert ?! Elle n’aimait pas la lumière au réveil parce que cela lui cramait les rétines. Comme réveille elle avait connu plus doux.
« Humm… Mais qui m’a ouvert ces volets à la con… ??? »
Elle était de mauvais poil maintenant. Elle grogna sous ses draps avant de bouger, afin de se tenter de se réveiller en ayant à souffrir le moins possible de la lumière.
« Ce ne sont pas tes volets qui sont ouvert, Ambivalence. C’est qu’il n’y a pas de volet dans ce château… »
« Y’a toujours des volets dans les chambres, Obor… »
« … »
Silence. Ambivalence sous ses couettes arrêta de bouger et maugréant. Elle… venait de parler à voix haute, là, nan ? Oui. Et on lui avait aussi répondu de vive voix ? Là, elle doutait.
« Obor ? » fit-elle d’une petite voix, hésitante.
« Oui ? » interrogea la voix, ORALE !
« Je rêve c’est ça ?! » demanda-t-elle en se lovant au fond de son lit.
« Ca dépends… »
Trop c’est trop. Et il y avait trop de chose bizarre dans cette chambre pour qu’elle attende plus longtemps avant de réagir. Elle se redressa violement, repoussant d’un grand mouvement ample les draps qui la couvrait. Le premier choc fut la lumière qui lui bousilla comme prévu les yeux mais elle se força à vite s’y habituer. Le second choc fut de ne pas se retrouver dans sa chambre à elle. Celle du château du Dragon Squelette. C’était bien là qu’elle s’était couchée la veille, non ? En regardant un peu partout elle en déduisit que oui car elle ne trouva pas ses vêtements pliés sur la chaise près de son lit. Puis elle dormait à même le sol… ah oui. Les lits de château du Dragon de Jade. Des… foutons c’est ça ? Euh… elle ne savait plus et elle n’était pas en mesure se questionner davantage. Puis la dernière surprise, de taille et de choc… UN HOMME DANS SA CHAMBRE !
Elle se figea. Mais pourquoi elle réagissait comme ça ? Elle secoua la tête d’un air navré. Elle releva son visage vers cet inconnu puis le salua d’un hochement de tête avant de se frotter les yeux. Elle devait vraiment passer pour une marmotte là…
« Ouranos ? Mais qu’est-ce que je fais… dans cette chambre ?! Il m’est arrivé quelque chose ? »
« Tu es dans ma chambre, ne panique pas. »
« Hum… Je suis désolé… je ne sais pas ce que je fais ici… Puis j’ai fais un rêve bizarre… »
Ambivalence était vraiment dépassée par tout ça. Sa main alla chercher le phœnix qui cernait son cou mais elle ne le trouva pas sous ses doigts. A la place elle se figea, sentant bien autre chose à la place du petit cristal. Une poitrine… pleine et tendre. Elle sursauta alors qu’elle écarta le drap de sur elle et… se découvrit en femme.
« AAAAAAH ! MAIS QU’EST-CE QUE C’EST QUE CA ENCORE ?! » hurla-telle en voyant son corps.
« C’est communément appelé poitrine » fit Ouranos
« MERCI JE SAIS COMMENT CA S’APPEL ! »
« Tu n’es pas obligé de crier… »
« Mais, mais, mais… Qu’est-ce qui s’est passé ?! Qu’est-ce qui m’arrive ?! Je délire, c’est ça ? Je suis devenu fou ?! C’est ça ?! »
« N-Non ! Ambivalence, calme-toi ! »
« COMMENT VEUX-TU QUE JE ME CALME ?! JE DORS UNE NUIT ET VOILA LE RESULTAT ! JE ME RETROUVE EN FEMME ! »
« J-Je comprends mais… »
« NON TU NE PEUX PAS COMPRENDRE ! EST-CE QUE TU T’ES REVEILLE EN FEMME TOI UN BEAU MATIN DE PRINTEMPS ?! EST-CE QUE CA T’ES SEULEMENT ARRIVE AU MOINS UNE FOIS DANS TA VIE DE PIONCER MÊME PAS DIX HEURES ET EN TE LEVANT LE LENDEMAIN DE NE MÊME PAS TE RECONNAÎTRE OU RETROUVER TON APPARENCE D’ORIGINE ?! »
« N-Non, j-jamais… m-mais… Je t’en prie, écoute-moi… tu ne dors pas depuis dix heures… m-mais depuis trois jours… »
« C’EST BIEN CE QUE… … … … QUOI ?! T-T-T-TROIS JOURS ?! »
« Oui… Je crois qu’il va falloir que je t’explique tout… Mais en premier… te trouver des vêtements… »
La jeune femme rabattit le drap sur elle dans un réflexe tout à faire normal mais qui lui parut très bizarre. Elle ne comprenait plus rien… Trois jours à dormir puis se réveiller en femme. Bon elle n’avait jamais oublié ce qu’elle était à l’origine. Mais au bout de toutes ces années, elle avait fini par prendre le pli en quelque sorte. Ouranos lui tendit un sac, qu’elle prit et elle le regarda d’un drôle d’air.
« Ce sont des vêtements… je l’ai ai fais au plus proche possible de ton style. Essaye-les. Et dis-moi si ça ne va pas. »
« Hum… »
Ambivalence prit le sac et regarda Ouranos quitter la chambre pour la laisser se changer. Elle soupira : vraiment… déjà elle détestait dormir. Mais avec ça… c’était encore pire…
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