Discussion au bord du lac
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Discussion au bord du lac
Zeruel parcouru les quelques endroits qu'il avait visité depuis son arrivée sur l'île alors que la nuit tombait, en feuilletant par la même occasion le livre qu'il avait trouvé, il arriva au dernier endroit où il était passé avant la bibliotheque. Le lac...
Alors qu'il approchait de ses environs Ambivalence ne tarda pas à repérer sa présence. Il leva la tete et le vit soudain apparaître près de lui, légèrement en retrait. L'assassin s'agenouilla, posa le livre à coté de lui et croisa ses bras en ses bras sur son torse alors qu'il échangeait un regard avec l'androgyne.
"Content de te voir rétabli."
Ses vêtements étaient encore couverts de sang, le temps qu'il fasse ses recherche il avait sous doute eu le temps de sécher. Mais l'odeur qui impregnait ses vêtements était déjà si puissante qu'elle ne pouvait l'être davantage. Du moins pas avec une "si petite" quantité. Puis les yeux de l'assassin se tournerent vers l'une des sacoches d'Ambivalence. Il se mit à fouiller dedans sans rien dire sous le regard surpris de l'androgyne. Il en retira le petit paquet qu'il avait glissé dans son col quelques heures avant.
"C'est bien ce que je pensais, tu ne l'as pas utilisé... Enfin tant pis."
Alors qu'il approchait de ses environs Ambivalence ne tarda pas à repérer sa présence. Il leva la tete et le vit soudain apparaître près de lui, légèrement en retrait. L'assassin s'agenouilla, posa le livre à coté de lui et croisa ses bras en ses bras sur son torse alors qu'il échangeait un regard avec l'androgyne.
"Content de te voir rétabli."
Ses vêtements étaient encore couverts de sang, le temps qu'il fasse ses recherche il avait sous doute eu le temps de sécher. Mais l'odeur qui impregnait ses vêtements était déjà si puissante qu'elle ne pouvait l'être davantage. Du moins pas avec une "si petite" quantité. Puis les yeux de l'assassin se tournerent vers l'une des sacoches d'Ambivalence. Il se mit à fouiller dedans sans rien dire sous le regard surpris de l'androgyne. Il en retira le petit paquet qu'il avait glissé dans son col quelques heures avant.
"C'est bien ce que je pensais, tu ne l'as pas utilisé... Enfin tant pis."
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Le sommeil de la raison enfante les demons

Zeruel Nagisa- Nombre de messages: 72
Date d'inscription: 26/08/2006
Re: Discussion au bord du lac
« Ah ! »
Ambivalence regarda le paquer avec un sursaut et ses yeux reflétèrent un souvenir furtif qui revenait soudainement. Il leva ses mains pour les attraper le poigné du ninja qui était en train de récupérer son bien. Ses doigts pâles se portèrent sur sa main, alors qu’il la pressa doucement. Il regarda l’assassin que d’un œil car il était borgne pour le moment, et les bandes qui pressaient la moitié de son visage étaient encore couvertes de sang. Dans son œil gauche brillait une lueur de désolation. Il baissa la tête, faisant tomber ses cheveux sur son visage en un rideau blanc.
« Je suis désolé… Je ne savais pas comment m’en servir… Je n’ai pas l’habitude de ce type de soin. »
Ambivalence lâcha sa main, car il ne voulait pas se l’accaparer. Il ne savait pas comment réagir face à lui. Malgré tout ce qui était là, parfois, entre eux. Il détourna son regard aussi, bien qu’il n’avait pas grand-chose à faire car son champ visuel étant réduit d’un œil, tout le côté droit de sa vue était noir. Il soupira, ne sachant trop quoi faire. Son regard se balada sur le sable humide sur lequel il était étendu avant qu’il ne regarde de nouveau l’onde profonde du lac. La Lune se reflétait dedans et les anneaux formaient toujours le trou dans l’eau, émettant cette même lumière faiblement dorée. La lumière s’accrochait dans ses cheveux et il ne douta pas que ceux de Lythief aussi, devaient capter ce faible rayonnement.
Avant qu’il n’ait pu anticiper quoi que ce soit, Lythief avait comblé l’écart entre eux en posa un doigt sur la bande qui couvrait son visage. Il ne l’avait pas sentit arrivé et un sursaut manqua de les déstabiliser tout les deux. Il plongea son orbe dans ceux de son compagnon, en arquant un sourcil. Le regard de l’assassin était calme mais il posait une lourde question muette. Ambivalence la décoda alors que ce doigt sur son bandage se devint une main qui cherchait à l’ôter, afin qu’il puisse lui-même voir les dégâts. Ambivalence porta aussitôt sa main, afin d’écarter celle qui défaisait sa compresse.
Leurs regards se croisèrent à nouveau mais celui d’Ambivalence devint fuyant face à celui de l’assassin. Sa main tomba lentement alors que Lythief déliait la bande ensanglantée de son visage. Celle-ci tomba sur ses épaules, quittant son visage et dévoilant le sceau qui prenait place sur son visage. Lythief l’observa longuement et en silence alors qu’Ambivalence avait fermé son œil valide. La marque était noire, semblant être entaillée sous sa chair même. Ses doigts froids la frôlèrent, faisant frissonner l’autre. Les lèvres de l’androgyne tremblaient un peu et ses poings étaient serrés à s’en blanchir les articulations. Zeruel retira sa main en notant ses signes : l’avait-il blessé ? Non… Ce n’était pas ça. Ambivalence souffrait mais ce n’était pas de ça.
« Ne t’en fais pas… C’est juste un peu douloureux… Mais ça guérira vite et bien. »
L’androgyne eut un sourire, les yeux clos alors que le ninja le détaillait en silence. Ambivalence n’avait pas besoin de réponse orale. Il savait que Lythief était là, donc il n’y avait pas de problème. Il ouvrit les yeux. Son œil gauche était le même, gris acier, sans pupille. Mais l’œil droit… son iris était différente. Complètement. Tirant sur un bleu turquoise presque luminescent. Ambivalence fronça les sourcils avant de rabattre précipitamment sa main sur son œil droit et de tenter de remettre la bande en place. A sa grande surprise Lythief l’y aida, ses mains passant doucement dans ses cheveux afin de bien caler le bandage.
« Merci… »
Ambivalence le laissa faire puis lorsqu’il eut fini, il se leva, invitant Lythief à en faire de même. Il captura la main de l’assassin dans sa main et l’entraîna jusqu’au bord du lac. Il pencha la tête de côté puis se tourna vers lui, sa main toujours dans la sienne.
« Aujourd’hui, après ton départ et celui de Kukai, Gally et moi-même avons plongés au fond du lac. Il y avait une citée sous marine au fond. Je ne sais pas ce qu’il y avait dedans mais quelque chose à tenter de me posséder et avait aussi prit possession de Gally… C’était un lieu bien étrange, mais j’avais perdu l’usage de ma vue à ce moment, donc je ne sais pas ce qu’elle renferme… Peut-être voudrais-tu… m’accom… »
Ambivalence vacilla. Lythief le retenu par le bras et le serra assez fort pour le maintenir. L’androgyne souffrait de son exposition prolongée avec les possesseurs du feu que sont Gally et Kukai. Son corps était en état de faiblesse mais il ne voulait pas se retrouver de nouveau coucher. C’était pénible que d’être étendu, là, sur un lit, à regarder le plafond, même si pendant ce temps son corps se régénérait. L’assassin commençait à tirer sur son bras, comme pour le dissuader de plonger pour la soirée mais Ambivalence ne voulait pas que sa faiblesse ne lui porte préjudice. Il secoua la tête, opposant une résistance au ninja, qui le regarda sévèrement.
« Non, non, je ne veux pas retourner au château ! Il n’y a rien à y faire ! Mais j’ai plus de chose à voir là-dessous qu’en ces quatre murs ! »
Lythief jugea un moment sa réplique puis cessa de le tirer par le bras, mais il ne lâcha pas sa prise. Ambivalence soupira, et sortit un livre avant de commencer à incanter, ne pouvant écrire à cause du manque de luminosité. Dans l’eau les anneaux Riveniens se mirent à briller avec plus de force, fendant les flots comme ils l’avaient fait un peu avant avec Gally. Mais au lieu d’être que deux simples bagues, cela était devenu des piliers pile de la taille d’un humain moyennant les un mètre quatre-vingt. Ambivalence y passait à peu près. L’entrée était comme une trappe dans l’eau et il s’y enfonça sans crainte. Le passage s’ouvrait dans le fond du lac jusqu’à la cité.
« Viens… »
Il se tourna vers Lythief et l’invita à le suivre. Le ninja renâcla un peu : ce n’était pas une situation très agréable pour lui… Se déplacer dans un espace aussi réduit. S’il devait engager un combat, il savait qu’il risquait de ne pas avoir l’avantage… La main d’Ambivalence se porta à la sienne et il put voir son sourire.
« Avant que nous ne descendions… Peut-être pourrais-tu aussi m’expliquer comment on utilise ton remède, hum ? »
Ambivalence regarda le paquer avec un sursaut et ses yeux reflétèrent un souvenir furtif qui revenait soudainement. Il leva ses mains pour les attraper le poigné du ninja qui était en train de récupérer son bien. Ses doigts pâles se portèrent sur sa main, alors qu’il la pressa doucement. Il regarda l’assassin que d’un œil car il était borgne pour le moment, et les bandes qui pressaient la moitié de son visage étaient encore couvertes de sang. Dans son œil gauche brillait une lueur de désolation. Il baissa la tête, faisant tomber ses cheveux sur son visage en un rideau blanc.
« Je suis désolé… Je ne savais pas comment m’en servir… Je n’ai pas l’habitude de ce type de soin. »
Ambivalence lâcha sa main, car il ne voulait pas se l’accaparer. Il ne savait pas comment réagir face à lui. Malgré tout ce qui était là, parfois, entre eux. Il détourna son regard aussi, bien qu’il n’avait pas grand-chose à faire car son champ visuel étant réduit d’un œil, tout le côté droit de sa vue était noir. Il soupira, ne sachant trop quoi faire. Son regard se balada sur le sable humide sur lequel il était étendu avant qu’il ne regarde de nouveau l’onde profonde du lac. La Lune se reflétait dedans et les anneaux formaient toujours le trou dans l’eau, émettant cette même lumière faiblement dorée. La lumière s’accrochait dans ses cheveux et il ne douta pas que ceux de Lythief aussi, devaient capter ce faible rayonnement.
Avant qu’il n’ait pu anticiper quoi que ce soit, Lythief avait comblé l’écart entre eux en posa un doigt sur la bande qui couvrait son visage. Il ne l’avait pas sentit arrivé et un sursaut manqua de les déstabiliser tout les deux. Il plongea son orbe dans ceux de son compagnon, en arquant un sourcil. Le regard de l’assassin était calme mais il posait une lourde question muette. Ambivalence la décoda alors que ce doigt sur son bandage se devint une main qui cherchait à l’ôter, afin qu’il puisse lui-même voir les dégâts. Ambivalence porta aussitôt sa main, afin d’écarter celle qui défaisait sa compresse.
Leurs regards se croisèrent à nouveau mais celui d’Ambivalence devint fuyant face à celui de l’assassin. Sa main tomba lentement alors que Lythief déliait la bande ensanglantée de son visage. Celle-ci tomba sur ses épaules, quittant son visage et dévoilant le sceau qui prenait place sur son visage. Lythief l’observa longuement et en silence alors qu’Ambivalence avait fermé son œil valide. La marque était noire, semblant être entaillée sous sa chair même. Ses doigts froids la frôlèrent, faisant frissonner l’autre. Les lèvres de l’androgyne tremblaient un peu et ses poings étaient serrés à s’en blanchir les articulations. Zeruel retira sa main en notant ses signes : l’avait-il blessé ? Non… Ce n’était pas ça. Ambivalence souffrait mais ce n’était pas de ça.
« Ne t’en fais pas… C’est juste un peu douloureux… Mais ça guérira vite et bien. »
L’androgyne eut un sourire, les yeux clos alors que le ninja le détaillait en silence. Ambivalence n’avait pas besoin de réponse orale. Il savait que Lythief était là, donc il n’y avait pas de problème. Il ouvrit les yeux. Son œil gauche était le même, gris acier, sans pupille. Mais l’œil droit… son iris était différente. Complètement. Tirant sur un bleu turquoise presque luminescent. Ambivalence fronça les sourcils avant de rabattre précipitamment sa main sur son œil droit et de tenter de remettre la bande en place. A sa grande surprise Lythief l’y aida, ses mains passant doucement dans ses cheveux afin de bien caler le bandage.
« Merci… »
Ambivalence le laissa faire puis lorsqu’il eut fini, il se leva, invitant Lythief à en faire de même. Il captura la main de l’assassin dans sa main et l’entraîna jusqu’au bord du lac. Il pencha la tête de côté puis se tourna vers lui, sa main toujours dans la sienne.
« Aujourd’hui, après ton départ et celui de Kukai, Gally et moi-même avons plongés au fond du lac. Il y avait une citée sous marine au fond. Je ne sais pas ce qu’il y avait dedans mais quelque chose à tenter de me posséder et avait aussi prit possession de Gally… C’était un lieu bien étrange, mais j’avais perdu l’usage de ma vue à ce moment, donc je ne sais pas ce qu’elle renferme… Peut-être voudrais-tu… m’accom… »
Ambivalence vacilla. Lythief le retenu par le bras et le serra assez fort pour le maintenir. L’androgyne souffrait de son exposition prolongée avec les possesseurs du feu que sont Gally et Kukai. Son corps était en état de faiblesse mais il ne voulait pas se retrouver de nouveau coucher. C’était pénible que d’être étendu, là, sur un lit, à regarder le plafond, même si pendant ce temps son corps se régénérait. L’assassin commençait à tirer sur son bras, comme pour le dissuader de plonger pour la soirée mais Ambivalence ne voulait pas que sa faiblesse ne lui porte préjudice. Il secoua la tête, opposant une résistance au ninja, qui le regarda sévèrement.
« Non, non, je ne veux pas retourner au château ! Il n’y a rien à y faire ! Mais j’ai plus de chose à voir là-dessous qu’en ces quatre murs ! »
Lythief jugea un moment sa réplique puis cessa de le tirer par le bras, mais il ne lâcha pas sa prise. Ambivalence soupira, et sortit un livre avant de commencer à incanter, ne pouvant écrire à cause du manque de luminosité. Dans l’eau les anneaux Riveniens se mirent à briller avec plus de force, fendant les flots comme ils l’avaient fait un peu avant avec Gally. Mais au lieu d’être que deux simples bagues, cela était devenu des piliers pile de la taille d’un humain moyennant les un mètre quatre-vingt. Ambivalence y passait à peu près. L’entrée était comme une trappe dans l’eau et il s’y enfonça sans crainte. Le passage s’ouvrait dans le fond du lac jusqu’à la cité.
« Viens… »
Il se tourna vers Lythief et l’invita à le suivre. Le ninja renâcla un peu : ce n’était pas une situation très agréable pour lui… Se déplacer dans un espace aussi réduit. S’il devait engager un combat, il savait qu’il risquait de ne pas avoir l’avantage… La main d’Ambivalence se porta à la sienne et il put voir son sourire.
« Avant que nous ne descendions… Peut-être pourrais-tu aussi m’expliquer comment on utilise ton remède, hum ? »
Invité- Invité
Re: Discussion au bord du lac
Malgré l'état d'Ambivalence le ninja avait accepté de l'accompagner en cet endroit étrange. Il lâcha un instant sa main pour y poser le paquet qu'il avait reprit quelques instant auparavant.
"Utilise le comme tu veux, tu l'appliques sur ta peau, tu l'ingurgites... Comme tu veux..."
Il pensa à ce moment que cette substance avait un goût totalement atroce mais il ne dit rien en sachant qu'Ambivalence n'allait sûrement pas l'utiliser tout de suite.
Cet endroit ne lui plaisait pas, ce passage étroit à travers l’eau le mettait mal à l’aise. L’impression de pouvoir se faire engloutir à tout moment faisait qu’inconsciemment il ne le lâchait pas d’une semelle. Au bout de quelques minutes, malgré l’obscurité, ils aperçurent les ruines. Inspirant l'admiration et une sorte de pitié en meme temps, les ruines restaient silencieuses. Y avait il vraiment quelque chose ?
Soudain il sentit quelque chose frôler son dos. Il se retourna aussitôt et dans son mouvement de recul, fût à deux doigts de bousculer Ambivalence qu'il attrapa par les épaules et rapprocha de lui pour s'assurer qu'il ne lui arrive rien, comme pour rattraper un vase de porcelaine sur le point de tomber de son support. L'androgyne, surprit par cette réaction dévisagea l'assassin l'espace d'une seconde, celui-ci le lâcha aussitôt, attendant qu'il continue à avancer ou éventuellement rebrousse chemin. Rien d'autre que de l'inquiétude se degageait de son regard, de l'inquiétude pour la vie d'Ambivalence et la sienne.
Non... Cette atmosphère ne lui plaisait vraiment pas.
Malgré ce qu'il venait de sentir, il ne voyait rien aux alentours, aucun signe de vie susceptible d'avoir provoqué ce frisson chez lui.
"Utilise le comme tu veux, tu l'appliques sur ta peau, tu l'ingurgites... Comme tu veux..."
Il pensa à ce moment que cette substance avait un goût totalement atroce mais il ne dit rien en sachant qu'Ambivalence n'allait sûrement pas l'utiliser tout de suite.
Cet endroit ne lui plaisait pas, ce passage étroit à travers l’eau le mettait mal à l’aise. L’impression de pouvoir se faire engloutir à tout moment faisait qu’inconsciemment il ne le lâchait pas d’une semelle. Au bout de quelques minutes, malgré l’obscurité, ils aperçurent les ruines. Inspirant l'admiration et une sorte de pitié en meme temps, les ruines restaient silencieuses. Y avait il vraiment quelque chose ?
Soudain il sentit quelque chose frôler son dos. Il se retourna aussitôt et dans son mouvement de recul, fût à deux doigts de bousculer Ambivalence qu'il attrapa par les épaules et rapprocha de lui pour s'assurer qu'il ne lui arrive rien, comme pour rattraper un vase de porcelaine sur le point de tomber de son support. L'androgyne, surprit par cette réaction dévisagea l'assassin l'espace d'une seconde, celui-ci le lâcha aussitôt, attendant qu'il continue à avancer ou éventuellement rebrousse chemin. Rien d'autre que de l'inquiétude se degageait de son regard, de l'inquiétude pour la vie d'Ambivalence et la sienne.
Non... Cette atmosphère ne lui plaisait vraiment pas.
Malgré ce qu'il venait de sentir, il ne voyait rien aux alentours, aucun signe de vie susceptible d'avoir provoqué ce frisson chez lui.
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Zeruel Nagisa- Nombre de messages: 72
Date d'inscription: 26/08/2006
Re: Discussion au bord du lac
Ambivalence ne comprenait pas ce qui semblait mettre autant l’assassin sur les nerfs. Il le sentait et percevait les signes de quelqu’un d’anxieux. Qu’avait-il vu ? Ses yeux et sa vue n’étaient pas comparable à ceux du ninja. Ses sens aussi devaient être plus aiguisé que les siens. Peut-être avait-il vu, ou bien ressentit quelque chose qui pouvait les menacer. Ambivalence savait que cette cité n’était pas un lieu sûr. Preuve en était qu’il avait été manipulé par cette chose qu’il n’identifiait toujours pas. Il eut un léger sourire pour cette personne qui avait souci de lui alors qu’il s’avança à travers les ruines. Il leva son bras vers l’entrée et commanda au pilier Riveniens de tenir jusqu’à leur retour. Un étrange bracelet sertit son poignet alors que le passage se voilait d’un rideau d’eau. L’androgyne semblait plutôt à l’aise, même s’il savait qu’il y avait plus d’un danger ici…
Mais à marcher ici, à travers cette citée sous-marine il avait l’impression de voir un monde qu’il n’avait hélas pas eut le temps de connaître. Malgré les mauvais souvenirs qu’il avait de l’eau, cela ne le dérangeait pas. Il n’était pas seul cette fois-ci et c’était ce qui faisait qu’il avançait. Il tourna la tête vers le ninja, qui regardait d’un air suspect les moindres coins sombre et louche de la citée, ses mains étant portées nerveusement à ses Moon’s Crescent. Ambivalence dodelina de la tête un moment puis il leva son bras vers le haut, sous le regard interrogateur du ninja, qui s’était tendu un peu plus. Qu’avait vu l’androgyne ? Et qu’est-ce qu’il faisait ? Ambivalence en le voyant encore plus tendu, le rassura d’un regard calme puis ouvrit doucement ses lèvres, afin de formuler son sort.
« Eder Kemo. »
Une multitude de lucioles s’envolèrent alors qu’Ambivalence récita cette formule. Elles étaient en l’air, sous cette voûte d’eau qui formait comme une demi sphère d’air sous la surface du lac, en son fond. L’androgyne et le ninja regardèrent les petites créatures au corps luminescent qui illuminèrent ce ciel sous eau, dissipant un peu les ténèbres ambiantes.
« Désolé, mais je n’aurais pas supporter qu’on emploie une torche. Et puis les lucioles d’Eder Kemo sont résistantes. Elles ne disparaîtront pas tout de suite. Bon… »
Ambivalence sortit un de ses livres, une plume et écrivit dessus avant de matérialiser une étrange sphère en verre ou en cristal. Il la leva vers le ciel et appela les lucioles à venir dedans. Ce qu’elles firent. Et lorsque la sphère fut remplit de ces créatures, elle se mit à irradier doucement de leur lumière bleutée. Ambivalence plongea sa main dans son livre, en y sortant un long bâton de bois et il l’accrocha au bout. Il se tourna vers Lythief, l’incitant à le suivre. Il devait retourner là où ils étaient allés lui et Gally. Il avait besoin de savoir et de comprendre.
« Je ne sais pas grand-chose de ces ruines, si ce n’est qu’elles renfermeraient une sorte de vieille civilisation qui devait posséder ces propres rîtes. Il y avait cet autel et cette histoire de sacrifice… En tout cas, cela était destiné à Gally car elle avait été comme… possédée par cet esprit qui voulait faire je ne sais quoi. »
Ils entrèrent dans une vieille bâtisse mais Ambivalence ne pouvait dire si c’était celle là ou non. Il s’avança et regarda autour de lui.
« Ca parlait de sacrifice, de sang, de ténèbres, de mort et de nuit. Ca je m’en souviens. Quand à comprendre le sens de ces propos hélas, je ne pourrais pas t’éclairer. »
Il leva sa lampe vers le plafond, tentant de discerner les fresques et autres mosaïques qui y étaient représentées, déviant ainsi la lumière loin du visage du ninja. Il ne put ainsi pas voir la lueur qu’avaient allumé ses dires. Surtout aux mots ténèbres et mort. L’androgyne regardait de-ci et là, cherchant une réponse à ses questions. Ses mains s’étaient resserrées sur le bâton alors qu’il se souvenait de l’autel.
Il se tourna vers Lythief. Son regard était un peu plus sombre, peut-être à cause de l’obscurité, peut-être à cause du passé.
« Et toi Lythief ? Qu’en penses-tu ? Est-ce qu’on trouvera quelque chose ici qui pourrait nous informer ou bien devrions-nous aller ailleurs ? Personnellement je voudrais retrouver cet autel où Gally à manquer d’être sacrifier. Je voudrais savoir ce qui s’est passé à ce moment. Qu’en dis-tu ? »
Mais à marcher ici, à travers cette citée sous-marine il avait l’impression de voir un monde qu’il n’avait hélas pas eut le temps de connaître. Malgré les mauvais souvenirs qu’il avait de l’eau, cela ne le dérangeait pas. Il n’était pas seul cette fois-ci et c’était ce qui faisait qu’il avançait. Il tourna la tête vers le ninja, qui regardait d’un air suspect les moindres coins sombre et louche de la citée, ses mains étant portées nerveusement à ses Moon’s Crescent. Ambivalence dodelina de la tête un moment puis il leva son bras vers le haut, sous le regard interrogateur du ninja, qui s’était tendu un peu plus. Qu’avait vu l’androgyne ? Et qu’est-ce qu’il faisait ? Ambivalence en le voyant encore plus tendu, le rassura d’un regard calme puis ouvrit doucement ses lèvres, afin de formuler son sort.
« Eder Kemo. »
Une multitude de lucioles s’envolèrent alors qu’Ambivalence récita cette formule. Elles étaient en l’air, sous cette voûte d’eau qui formait comme une demi sphère d’air sous la surface du lac, en son fond. L’androgyne et le ninja regardèrent les petites créatures au corps luminescent qui illuminèrent ce ciel sous eau, dissipant un peu les ténèbres ambiantes.
« Désolé, mais je n’aurais pas supporter qu’on emploie une torche. Et puis les lucioles d’Eder Kemo sont résistantes. Elles ne disparaîtront pas tout de suite. Bon… »
Ambivalence sortit un de ses livres, une plume et écrivit dessus avant de matérialiser une étrange sphère en verre ou en cristal. Il la leva vers le ciel et appela les lucioles à venir dedans. Ce qu’elles firent. Et lorsque la sphère fut remplit de ces créatures, elle se mit à irradier doucement de leur lumière bleutée. Ambivalence plongea sa main dans son livre, en y sortant un long bâton de bois et il l’accrocha au bout. Il se tourna vers Lythief, l’incitant à le suivre. Il devait retourner là où ils étaient allés lui et Gally. Il avait besoin de savoir et de comprendre.
« Je ne sais pas grand-chose de ces ruines, si ce n’est qu’elles renfermeraient une sorte de vieille civilisation qui devait posséder ces propres rîtes. Il y avait cet autel et cette histoire de sacrifice… En tout cas, cela était destiné à Gally car elle avait été comme… possédée par cet esprit qui voulait faire je ne sais quoi. »
Ils entrèrent dans une vieille bâtisse mais Ambivalence ne pouvait dire si c’était celle là ou non. Il s’avança et regarda autour de lui.
« Ca parlait de sacrifice, de sang, de ténèbres, de mort et de nuit. Ca je m’en souviens. Quand à comprendre le sens de ces propos hélas, je ne pourrais pas t’éclairer. »
Il leva sa lampe vers le plafond, tentant de discerner les fresques et autres mosaïques qui y étaient représentées, déviant ainsi la lumière loin du visage du ninja. Il ne put ainsi pas voir la lueur qu’avaient allumé ses dires. Surtout aux mots ténèbres et mort. L’androgyne regardait de-ci et là, cherchant une réponse à ses questions. Ses mains s’étaient resserrées sur le bâton alors qu’il se souvenait de l’autel.
* Un sacrifice, hein ? Moi aussi… j’ai servis de sacrifice… Mais ça n’a sauvé personne… Ca même été l’inverse… J’ai tué toutes ces personnes innocentes par ma seule faute. Je suis impardonnable. *
Il se tourna vers Lythief. Son regard était un peu plus sombre, peut-être à cause de l’obscurité, peut-être à cause du passé.
« Et toi Lythief ? Qu’en penses-tu ? Est-ce qu’on trouvera quelque chose ici qui pourrait nous informer ou bien devrions-nous aller ailleurs ? Personnellement je voudrais retrouver cet autel où Gally à manquer d’être sacrifier. Je voudrais savoir ce qui s’est passé à ce moment. Qu’en dis-tu ? »
Invité- Invité
Re: Discussion au bord du lac
L'assassin parcouru les fresques du regard. Bien qu'il soit habitué à voir dans l'obscurité, il avait bien du mal à distinguer les differentes formes présentes sur les parois de la salle. Stress ou quiétude, difficile à dire. Le silence qui régnait inspirait le calme, mais en même temps, tout cela était trop calme... Il croisa les bras sur son torse et répondit simplement à la question d'Ambivalence.
"Si tu tiens à continuer..."
Il ne pouvait que le suivre dans sa curiosité, après tout, visiter quelques endroits de plus ne lui ferait pas de mal... Peut etre...
Ils visitèrent plusieurs pièces de la bâtisse en continuant d'observer leurs murs afin de déceler une quelconque signification des gravures faites sur ceux ci. Certaines d'entre elles rapellaient des choses à Lythief. Des choses qui étaient bien loin... La dernière fois qu'il avait eu l'occasion de voir ces choses c'était...
Zeru!! Zeruuu !!
Qu'est ce qu'il y a ...?
C'est que depuis le début de la mission t'as l'air distrait !! Ca te ressembleuh paaas !!
...
A ce qu'on m'a dit ici il y avait des ninjas qui pouvaient manipuler les ténèbres!! Tu trouves pas ça trop classe ?!
...
M'eeennfin c'est vrai que toi aussi tu peux le faire -_- Je t'envie Zeru.
Tu n'as rien à envier, Setsuna...
Aaah !! Tu as parlé !!
...
Zeruel ouvrit grand les yeux lorsqu'il réalisa qu'il s'était perdu dans ses pensées. Il avait suivit l'androgyne sans un mot et sans vraiment regarder où il allait, juste suivre Ambivalence... En effet la dernière fois qu'il avait vu son village natale, c'était lors d'une mission de reconaissance avec un autre assassin, très peu doué d'ailleurs...
*C'est vrai que les autres ne savaient pas mais... Il a vraiment pas été foutu de deviner d'où je venais... Je crois que je ne devrais pas tarder à le rencontrer de nouveau...*
Le ninja et l'androgyne finirent par entrer dans une salle au milieu de laquelle était placé un autel. La tension chez Lythief remonta soudain, il n'avait d'ailleurs toujours pas comprit comment il avait pu baisser ainsi sa garde dans un endroit pareil. Cette salle avait une atmosphère déplaisante pour lui...
"C'est ici ?"
"Si tu tiens à continuer..."
Il ne pouvait que le suivre dans sa curiosité, après tout, visiter quelques endroits de plus ne lui ferait pas de mal... Peut etre...
Ils visitèrent plusieurs pièces de la bâtisse en continuant d'observer leurs murs afin de déceler une quelconque signification des gravures faites sur ceux ci. Certaines d'entre elles rapellaient des choses à Lythief. Des choses qui étaient bien loin... La dernière fois qu'il avait eu l'occasion de voir ces choses c'était...
Zeru!! Zeruuu !!
Qu'est ce qu'il y a ...?
C'est que depuis le début de la mission t'as l'air distrait !! Ca te ressembleuh paaas !!
...
A ce qu'on m'a dit ici il y avait des ninjas qui pouvaient manipuler les ténèbres!! Tu trouves pas ça trop classe ?!
...
M'eeennfin c'est vrai que toi aussi tu peux le faire -_- Je t'envie Zeru.
Tu n'as rien à envier, Setsuna...
Aaah !! Tu as parlé !!
...
Zeruel ouvrit grand les yeux lorsqu'il réalisa qu'il s'était perdu dans ses pensées. Il avait suivit l'androgyne sans un mot et sans vraiment regarder où il allait, juste suivre Ambivalence... En effet la dernière fois qu'il avait vu son village natale, c'était lors d'une mission de reconaissance avec un autre assassin, très peu doué d'ailleurs...
*C'est vrai que les autres ne savaient pas mais... Il a vraiment pas été foutu de deviner d'où je venais... Je crois que je ne devrais pas tarder à le rencontrer de nouveau...*
Le ninja et l'androgyne finirent par entrer dans une salle au milieu de laquelle était placé un autel. La tension chez Lythief remonta soudain, il n'avait d'ailleurs toujours pas comprit comment il avait pu baisser ainsi sa garde dans un endroit pareil. Cette salle avait une atmosphère déplaisante pour lui...
"C'est ici ?"
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Zeruel Nagisa- Nombre de messages: 72
Date d'inscription: 26/08/2006
Re: Discussion au bord du lac
« On dirait oui… AH ! »
Ambivalence tomba à genoux devant cet autel alors qu’une pression se fit plus forte encore sur son esprit. Zeruel voulu s’approcher mais une sorte de champ de force l’empêcha de s’approcher du corps de l’androgyne. Il frappa contre la barrière invisible alors qu’il le vit à genoux, face à cet autel sans savoir quoi faire pour l’aider. Il était là à le voir, dans une situation impuissante qui ne lui plaisait pas aussi essaya-t-il de l’appeler mais le son de sa voix ne parvenait même pas à ses propres oreilles. Il fronça les sourcils contrarié alors qu’il prit ses Moon’s Crescent en main et se mit en garde. Il y avait quelque chose qui clochait dans cette affaire… Quoi ? Il n’aurait su le dire mais il sentait cette aura mauvaise dans toute la salle. Il n’aimait pas ça mais avant tout trouver un moyen se communiquer avec Ambivalence. Le problème était que l’androgyne n’allait pas bien et c’était bien cela qui l’inquiétait.
L’androgyne avait ses mains sur ses tempes alors qu’il était en train de réciter quelque chose d’incompréhensible, afin de se calmer un peu. Mais il y avait cette voix dans sa tête, cette présence si lourde, plus lourde que celle d’Obor… Il ne savait pas ce qu’elle voulait mais elle lui faisait mal, mal dans sa tête, mal dans son cœur mais aussi dans son âme. Il avait l’impression qu’elle fouillait partout en lui, allant dans les moindre recoin de sa personne, jusqu’à ses souvenirs reculer. Elle ne laissait rien, passait par tous les chemins, en creusait certains à cause du temps qui les avaient un peu estomper, elle le vidait de tout, perçait ses secrets, ses silences, explosait ses murs et ses défenses. Ambivalence avait l’impression d’être violé car il n’avait plus rien pour lui, cette présence étrangère ne semblant pas vouloir le laisser en paix. Il serra ses poings contre ses tempes et lui somma à voix haute d’arrêter mais elle n’y entendait rien et continuait de le ravager. Puis lorsqu’elle eût fini, elle quitta son esprit, laissant apparaître un long filet de brume, s’échappant de son dos. Lythief le remarque et s’avança d’un pas, remarquant alors que le champ de force s’était levé.
Le ninja n’attendit pas et alla aux côtés de l’androgyne, posant son genou à terre alors qu’il posa une de ses lames au sol pour la mettre sur le front d’un Ambivalence fatigué. Il voulu passer son bras sur dans dos puis mettre le bras de l’androgyne autour de son cou pour l’aider à se lever mais dès que ses doigts se posèrent sur son dos, il dû les retirer comme s’il s’était brûlé. Il regarda un moment ses doigts, les sourcils froncer. Ce n’était pas arriver pour rien, cette sensation. Mais alors qu’il regardait ses doigts depuis à peine plus de cinq secondes quelque chose l’attaqua. Il attrapa sa Monn’s Crescent plantée dans le sol puis para toutes les attaques et quelques choses lui fit froncer davantage les sourcils : des kunaï en ombre, qui le volatilisèrent aussitôt qu’ils touchaient le sol. Il se redressa mais ne trouva rien… Il scruta l’obscurité afin de pouvoir trouver ce qui pouvait se tapir dans l’ombre pour l’attaquer… Et il trouva quelque chose. Il lança lui-même eux kunaï en direction de l’ombre cachée dans les ténèbres et sa força se dévoiler à la lumière qui cernait l’autel.
Ses yeux s’agrandirent de stupeur, tout comme ceux d’Ambivalence alors qu’ils virent tous deux quelques chose d’étrange s’avancer au dessus de l’autel. Ce n’était pas un corps physique mais ce n’était pas non plus un ectoplasme car ils le voyaient très bien. La tête d’Ambivalence lui tournait alors que le corps étrange se transformait sous les yeux méfiant du ninja près à attaquer au moindre truc louche. Ses iris de glace prirent une lueur d’incompréhension lorsque cette chose prit la forme d’enfants qui se mirent à faire une ronde autour de l’autel et chant :
Zeruel regardait ces cinq silhouettes danser avec ce chant étrange et lugubre mais sa surprise était plus grande alors qu’il vit Ambivalence se lever et regarder avec plus d’effarement que lui. Ses pupilles grises étaient dilatées, comme prête à laisser couler des larmes. Le ninja arqua un sourcil alors qu’il regardait Ambivalence s’avancer vers cette ronde.
« Neï-Ohn… Abey-Thi… Louane… Mäny-O… Lana-Phoe… »
Ambivalence s’avança encore et les enfants cessèrent leur ronde et se tournèrent vers l’androgyne. Leurs sourires étaient démentiels et ils tendirent leurs petites mains vers le corps de l’androgyne qui pleurait ouvertement cette fois alors qu’il se laissa tomber à genoux devant les enfants. Il ne semblait pas voir leur visage démoniaque mais Lythief, lui oui ! Mais ses pieds étaient prit dans de la vase ou quelque chose du genre : un sol mou dans lequel il s’enfonçait. Il regarda Ambivalence se pencher et prendre un de ces monstres dans ses bras, le serrant contre lui avec affection et tendresse, comme s’il l’avait perdu depuis longtemps et le retrouvait d’un coup… Les quatre autres avaient les bras ballant le long de leur corps qui étaient en train de se décomposer, laissant place à des êtres hybride monstrueux. Ceux-ci ouvrirent leurs bouches béantes et se remirent à chanter, alors que le ninja tentait de prévenir Ambivalence mais comme tout à l’heure sa voix ne sortait pas. Pourquoi ?...
Zeruel voyant qu’ils prenaient une apparence bien trop glauque et qu’ils semblaient près à faire du mal à l’androgyne leur lança ses armes de jets et les força à reculer alors qu’il tentait de s’extirper de ce foutu sol qui commençait à l’énerver. L’enfant que tenait Ambivalence dans ses bras leva une de ses mains pourvues de griffe et l’abattit dans le dos de l’androgyne, sur toute la longueur, déchirant sa cape et ses vêtements. Il dévoila ainsi le tatouage d’Ambivalence dans son dos et deux autres enfants, malgré les armes de Lythief planter dans leurs corps et approchèrent leurs mains de son dos à nus. Mais le ninja ne les laissèrent pas faire plus longtemps, les Moon’s Crescent sifflante, il les trancha net et sans distinction. Seul celui que tenait ambivalence dans ses bras était un problème. Mais il régla le problème assez vite en le dégageant sans ménagement puis frappa l’enfant hybride. Il regarda sa tête rouler un peu plus loin et tiqua au sourire qu’elle avait.
Zeruel écrasa la tête de l’être impie, la faisant taire pour de bon puis il alla aux côtés d’Ambivalence qui était dans un état s choc certain. Le ninja soupira alors qu’il s’agenouilla à nouveau à ses côtés. Il jeta un œil à son dos et regarda le tatouage qui le cernait. Son regard se perdit un moment dans la contemplation de cette marque mais il n’en eût le loisir plus longtemps quand l’androgyne lui tomba dans les bras. Il le regarda surpris, mais l’autre pleurait à grosses larmes, l’embarrassant : il était ninja lui, pas un agent de réconfort ! Mais bon gré mal il voulu passer ses bras sur ses épaules mais son dos nus l’empêchaient de faire quoi que ce soit. Il soupira et lui flatta les cheveux mais les larmes d’Ambivalence ne semblaient ne pas avoir de fin…
« J’ai peur Lythief… Je… je ne veux pas… que tout recommence… cet enfer… »
L’androgyne n’ajouta mot et se laissa aller contre l’assassin, se collant à lui comme si son odeur et sa chaleur pouvait suffire à le calmer et le ninja le laissa faire, n’osant pas le repousser. Il le regardait sans trop savoir quoi faire mais deux mains se posèrent sur son masque et le baissèrent et avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit, Ambivalence scella ses lèvres aux siennes. Zeruel fut prit de court mais au final laissa faire ‘androgyne, ses mains se posant sur sa nuque. Ils restèrent un long moment à profiter de l’autre puis ils durent s’écarter l’un de l’autre juste pour pouvoir reprendre de l’air. Ambivalence le regarda avec les joues légèrement rosies. Puis il baissa son regard, tristement mais une main se posa sur sa joue et il plongea dans ces orbes de glace. Il soupira et piqua ses lèvres d’un baiser puis lui fit un beau sourire. Cependant ce sourire ne tarda pas à s’affaisser un peu alors qu’il souleva les mèches de cheveux de Lythief, ayant vu quelque chose d’étrange en dessous. Il tomba sur des zébrures noires et il les frôla du bout des doigts avant que le ninja ne lui attrape vivement le poignet, rajustant ses mèches puis remis son masque sur le nez malgré l’incompréhension dans le regard de l’androgyne.
« Lythief ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Et qu’est-ce que c’était que ces marques ? »
Le ninja se releva d’un coup, récupérant ses Monn’s Crescent d’un geste rageur mais précis puis commença à s’éloigner sous le regard perplexe de l’androgyne qui se leva à son tour et lui courut après comme le lui permettait ses vêtements déchirés. Il lui barra la route, sous son regard sévère mais ne céda pas. Il voulait… Il voulait savoir, comprendre et surtout l’aider.
« Lythief… »
Il baissa ses bras et prit son poignet alors qu’il l’implorait du regard à lui dire ce qui n’allait pas mais le ninja ne semblait pas vraiment enclin à la discussion. Il le regardait, sans aucunes émotions mais ce regard-là semblait meurtrir le cœur d’Ambivalence. Ce dernier se hissa sur la pointe de ses pieds et posa ses lèvres sur les siennes, ignorant son cache visage. Le regard de l’assassin se voila un moment puis il repoussa gentiment l’androgyne, sa main ne quittant pas son épaule.
« Je ne suis pas parfait moi non plus Lythief… Mais s’il devait t’arriver quelque chose… »
Ambivalence sera les mains et tordit ses doigts. Son regard disait bien son angoisse de la perdre par malheur. Et il disait aussi qu’il ne le voulait pas et qu’il ferait tout pour que cela n’arrive pas ! Il ne se le permettrait pas… Sur son poignet gauche apparaissaient déjà des bleus et le ninja le lui prit, lâcha son épaule et l’ausculta longuement. C’était lui qui avait dû lui faire cela un peu avant… En retirant sa main de sur son front…
« Ne t’en fais pas. Les bleus s’en iront vite. Et puis… Je n’ai pas mal… »
Lythief regarda le visage de l’androgyne et il vit bien que l’autre lui disait cela pour pas qu’il culpabilise (si déjà il culpabilisait). Mais c’était une attention délicate de la part d’Ambivalence. Il lâcha sa main et retira quelques unes de ses bandes et retira le haut du jeune homme en face de lui. Ambivalence frissonna à l’air frais mais aussi aux mains froides du ninja sur sa peau. Il baissa son regard alors que celui-ci essayait de lui rendre une tenue potable, usant des pans de sa cape en lambeaux et de ses bandes. Cependant les tremblements d’Ambivalence sous ses mains n’étaient pas ce qui aidait le mieux. Il avait du mal à nouer les bandes et rester calme alors qu’il le sentait si frêle, sous son touché, était -mine de rien- une torture dont il n’avait jamais imaginé l’ampleur. Mais il se reprit alors qu’il tentait d’achever sa tâche mais son regard se porta sur ce visage d’ordinaire pâle et qu’elle joie il en tira de voir ses joues roses de gêne et son cœur palpitant juste sous ses doigts. A quel moment il en oublia sa tâche ? il ne le savait plus lui-même… Son regard se perdait sur ce blanc…
« Ly-Lythief ?! Qu’est-ce… qu’est-ce que tu fais ?! »
L’autre sursauta à moitié alors qu’il capta seulement maintenant qu’il « s’amusait » avec ce bouton de chair rose, ce qui bien sûr avait eut une répercussion sur l’androgyne qui le regardait bizarrement. Il ferma les yeux un court moment et se décolla une baffe mentale.
Ambivalence détourna le regard, les joues en feu. Zeruel avait fait quelque chose à laquelle il ne s’y était pas attendu. Et rien que cette pensée le gênait ! Son corps était sensible mine de rien ! Il soupira intérieurement, laissant Lythief finir son ouvrage mais il avait l’impression que son état empirait, bien que le ninja n’eût plus rien fait de suspect… Pourtant dieu savait qu’Ambivalence commençait à se sentir mal à l’aise. Une essence qu’il n’avait pas appelée était en train de couler en lui et il le ressentait physiquement, à son plus grand dam. Restait à savoir combien de temps il allait réussir à rester le plus calme possible –même si cela était un peu fichu- mais aussi quand le ninja allait finir son travail. Car plus il le laissait faire, plus il se sentait à l’étroit dans son pantalon. Et sa cape ne pourrait pas le cacher puisque Lythief s’en servait à ce moment même. Ambivalence retenu ses larmes de désespoir alors qu’il ne savait plus quoi faire à présent. Mais il ne pouvait pas non plus se montrer entreprenant : il avait peur que l’assassin ne le rebute dans ses avances… A dire vrai, il ne savait pas comment faire dans cette situation. Aussi laissa-t-il les choses découlées d’elles-mêmes.
Mais il n’en pouvait plus lui ! Aussi tenta-t-il se s’extirper de ses mains mais le ninja l’immobilisa aussitôt et lui décocha un regard sévère : il peinait déjà bien assez comme cela, ce n’était pas non plus le moment pour qu’Ambivalence se mette à bouger. L’albinos ne bougea plus d’un pouce mais à quel prix ? Cela commençait vraiment à lui faire mal à rester comme ça, sans rien faire ! C’était un véritable supplice ! Mais comme Zeruel ne semblait pas préposer à le lâcher, il craqua.
« Ambivalence… »
L’androgyne s’était campé sur son séant, soulevant cette exclamation épuisée du ninja. Ce dernier était toujours debout, bande en main et le regardait d’un air vraiment mécontent. L’albinos s’en moqua bien mais il releva son propre regard vers lui et pencha la tête, vraiment à bout.
« Est-ce que tu peux me laisser un moment seul, s’il te plaît ? J’ai… »
La rougeur des joues de l’androgyne monta d’un cran alors qu’il ne savait quoi dire. Il n’allait tout de même pas devoir lui exposer les faits ainsi, de but en blanc ?! Mais il grimaça alors qu’il resserra les cuisses. Ce n’allait vraiment plus… Ses yeux brûlaient des larmes qu’il retenait. Il n’allait pas pouvoir tenir ainsi plus longtemps… Ce n’était plus possible…
« Lythief ! »
Son regard était droit et du désir y brillait dans ses prunelles grises. Le ninja sursauta face à cette intensité. Qu’est-ce qui se passait ?
« C’est déjà bien assez humiliant d’être dans cet état, mais je vais te demander de te décider : où tu restes en tant que spectateur ou acteur je m’en fous complètement, ou bien tu t’éclipse un moment… Dans la mesure du possible, j’aimerais que tu restes avec moi… Je… j’ai besoin de toi… »
Ambivalence était d’un beau rouge pivoine alors qu’il desserrait déjà ses ceintures et les jeta au loin. A présent c’était à Lythief de se décider… Il ne pouvait pas faire ce choix pour lui.
Ambivalence tomba à genoux devant cet autel alors qu’une pression se fit plus forte encore sur son esprit. Zeruel voulu s’approcher mais une sorte de champ de force l’empêcha de s’approcher du corps de l’androgyne. Il frappa contre la barrière invisible alors qu’il le vit à genoux, face à cet autel sans savoir quoi faire pour l’aider. Il était là à le voir, dans une situation impuissante qui ne lui plaisait pas aussi essaya-t-il de l’appeler mais le son de sa voix ne parvenait même pas à ses propres oreilles. Il fronça les sourcils contrarié alors qu’il prit ses Moon’s Crescent en main et se mit en garde. Il y avait quelque chose qui clochait dans cette affaire… Quoi ? Il n’aurait su le dire mais il sentait cette aura mauvaise dans toute la salle. Il n’aimait pas ça mais avant tout trouver un moyen se communiquer avec Ambivalence. Le problème était que l’androgyne n’allait pas bien et c’était bien cela qui l’inquiétait.
L’androgyne avait ses mains sur ses tempes alors qu’il était en train de réciter quelque chose d’incompréhensible, afin de se calmer un peu. Mais il y avait cette voix dans sa tête, cette présence si lourde, plus lourde que celle d’Obor… Il ne savait pas ce qu’elle voulait mais elle lui faisait mal, mal dans sa tête, mal dans son cœur mais aussi dans son âme. Il avait l’impression qu’elle fouillait partout en lui, allant dans les moindre recoin de sa personne, jusqu’à ses souvenirs reculer. Elle ne laissait rien, passait par tous les chemins, en creusait certains à cause du temps qui les avaient un peu estomper, elle le vidait de tout, perçait ses secrets, ses silences, explosait ses murs et ses défenses. Ambivalence avait l’impression d’être violé car il n’avait plus rien pour lui, cette présence étrangère ne semblant pas vouloir le laisser en paix. Il serra ses poings contre ses tempes et lui somma à voix haute d’arrêter mais elle n’y entendait rien et continuait de le ravager. Puis lorsqu’elle eût fini, elle quitta son esprit, laissant apparaître un long filet de brume, s’échappant de son dos. Lythief le remarque et s’avança d’un pas, remarquant alors que le champ de force s’était levé.
Le ninja n’attendit pas et alla aux côtés de l’androgyne, posant son genou à terre alors qu’il posa une de ses lames au sol pour la mettre sur le front d’un Ambivalence fatigué. Il voulu passer son bras sur dans dos puis mettre le bras de l’androgyne autour de son cou pour l’aider à se lever mais dès que ses doigts se posèrent sur son dos, il dû les retirer comme s’il s’était brûlé. Il regarda un moment ses doigts, les sourcils froncer. Ce n’était pas arriver pour rien, cette sensation. Mais alors qu’il regardait ses doigts depuis à peine plus de cinq secondes quelque chose l’attaqua. Il attrapa sa Monn’s Crescent plantée dans le sol puis para toutes les attaques et quelques choses lui fit froncer davantage les sourcils : des kunaï en ombre, qui le volatilisèrent aussitôt qu’ils touchaient le sol. Il se redressa mais ne trouva rien… Il scruta l’obscurité afin de pouvoir trouver ce qui pouvait se tapir dans l’ombre pour l’attaquer… Et il trouva quelque chose. Il lança lui-même eux kunaï en direction de l’ombre cachée dans les ténèbres et sa força se dévoiler à la lumière qui cernait l’autel.
Ses yeux s’agrandirent de stupeur, tout comme ceux d’Ambivalence alors qu’ils virent tous deux quelques chose d’étrange s’avancer au dessus de l’autel. Ce n’était pas un corps physique mais ce n’était pas non plus un ectoplasme car ils le voyaient très bien. La tête d’Ambivalence lui tournait alors que le corps étrange se transformait sous les yeux méfiant du ninja près à attaquer au moindre truc louche. Ses iris de glace prirent une lueur d’incompréhension lorsque cette chose prit la forme d’enfants qui se mirent à faire une ronde autour de l’autel et chant :
« Tourne, tourne,
Sceau du Monde,
Tourne, tourne,
Jusqu’à ce que tu te brises.
Tourne, tourne,
Enfant du Monde,
Tourne, tourne,
Jusqu’à ce que tu prennes fin.
Tourne, tourne,
Petite ronde,
Tourne, tourne,
Jusqu’à ce que tu le cesses.
Tourne, tourne,
Petit Monde,
Tourne, tourne,
Jusqu’à ce qu’ils reviennent. »
Sceau du Monde,
Tourne, tourne,
Jusqu’à ce que tu te brises.
Tourne, tourne,
Enfant du Monde,
Tourne, tourne,
Jusqu’à ce que tu prennes fin.
Tourne, tourne,
Petite ronde,
Tourne, tourne,
Jusqu’à ce que tu le cesses.
Tourne, tourne,
Petit Monde,
Tourne, tourne,
Jusqu’à ce qu’ils reviennent. »
Zeruel regardait ces cinq silhouettes danser avec ce chant étrange et lugubre mais sa surprise était plus grande alors qu’il vit Ambivalence se lever et regarder avec plus d’effarement que lui. Ses pupilles grises étaient dilatées, comme prête à laisser couler des larmes. Le ninja arqua un sourcil alors qu’il regardait Ambivalence s’avancer vers cette ronde.
« Neï-Ohn… Abey-Thi… Louane… Mäny-O… Lana-Phoe… »
Ambivalence s’avança encore et les enfants cessèrent leur ronde et se tournèrent vers l’androgyne. Leurs sourires étaient démentiels et ils tendirent leurs petites mains vers le corps de l’androgyne qui pleurait ouvertement cette fois alors qu’il se laissa tomber à genoux devant les enfants. Il ne semblait pas voir leur visage démoniaque mais Lythief, lui oui ! Mais ses pieds étaient prit dans de la vase ou quelque chose du genre : un sol mou dans lequel il s’enfonçait. Il regarda Ambivalence se pencher et prendre un de ces monstres dans ses bras, le serrant contre lui avec affection et tendresse, comme s’il l’avait perdu depuis longtemps et le retrouvait d’un coup… Les quatre autres avaient les bras ballant le long de leur corps qui étaient en train de se décomposer, laissant place à des êtres hybride monstrueux. Ceux-ci ouvrirent leurs bouches béantes et se remirent à chanter, alors que le ninja tentait de prévenir Ambivalence mais comme tout à l’heure sa voix ne sortait pas. Pourquoi ?...
« Tourne, tourne,
Sceau du Monde,
Tourne, tourne,
Jusqu’à ce que tes ailes apparaissent…
Tourne, tourne,
Enfant du Monde,
Tourne, tourne,
Jusqu’à ce que tu les déploies…
Tourne, tourne,
Petite ronde,
Tourne, tourne,
Jusqu’à ce que tu t’envoles…
Tourne, tourne,
Petit Monde,
Tourne, tourne,
Jusqu’à ce que tout s’arrête.
Laisse-nous arracher tes jolies ailes,
Petit papillon vénéneux. »
Sceau du Monde,
Tourne, tourne,
Jusqu’à ce que tes ailes apparaissent…
Tourne, tourne,
Enfant du Monde,
Tourne, tourne,
Jusqu’à ce que tu les déploies…
Tourne, tourne,
Petite ronde,
Tourne, tourne,
Jusqu’à ce que tu t’envoles…
Tourne, tourne,
Petit Monde,
Tourne, tourne,
Jusqu’à ce que tout s’arrête.
Laisse-nous arracher tes jolies ailes,
Petit papillon vénéneux. »
Zeruel voyant qu’ils prenaient une apparence bien trop glauque et qu’ils semblaient près à faire du mal à l’androgyne leur lança ses armes de jets et les força à reculer alors qu’il tentait de s’extirper de ce foutu sol qui commençait à l’énerver. L’enfant que tenait Ambivalence dans ses bras leva une de ses mains pourvues de griffe et l’abattit dans le dos de l’androgyne, sur toute la longueur, déchirant sa cape et ses vêtements. Il dévoila ainsi le tatouage d’Ambivalence dans son dos et deux autres enfants, malgré les armes de Lythief planter dans leurs corps et approchèrent leurs mains de son dos à nus. Mais le ninja ne les laissèrent pas faire plus longtemps, les Moon’s Crescent sifflante, il les trancha net et sans distinction. Seul celui que tenait ambivalence dans ses bras était un problème. Mais il régla le problème assez vite en le dégageant sans ménagement puis frappa l’enfant hybride. Il regarda sa tête rouler un peu plus loin et tiqua au sourire qu’elle avait.
« Lorsque les ailes apparaîtrons,
Nous reviendrons.
Ciel et Terre attendent,
Mais ils sauront être là.
Le sceau du Monde…
Se brisera un jour.
Et tu ne seras plus,
Mina ! »
Nous reviendrons.
Ciel et Terre attendent,
Mais ils sauront être là.
Le sceau du Monde…
Se brisera un jour.
Et tu ne seras plus,
Mina ! »
Zeruel écrasa la tête de l’être impie, la faisant taire pour de bon puis il alla aux côtés d’Ambivalence qui était dans un état s choc certain. Le ninja soupira alors qu’il s’agenouilla à nouveau à ses côtés. Il jeta un œil à son dos et regarda le tatouage qui le cernait. Son regard se perdit un moment dans la contemplation de cette marque mais il n’en eût le loisir plus longtemps quand l’androgyne lui tomba dans les bras. Il le regarda surpris, mais l’autre pleurait à grosses larmes, l’embarrassant : il était ninja lui, pas un agent de réconfort ! Mais bon gré mal il voulu passer ses bras sur ses épaules mais son dos nus l’empêchaient de faire quoi que ce soit. Il soupira et lui flatta les cheveux mais les larmes d’Ambivalence ne semblaient ne pas avoir de fin…
« J’ai peur Lythief… Je… je ne veux pas… que tout recommence… cet enfer… »
L’androgyne n’ajouta mot et se laissa aller contre l’assassin, se collant à lui comme si son odeur et sa chaleur pouvait suffire à le calmer et le ninja le laissa faire, n’osant pas le repousser. Il le regardait sans trop savoir quoi faire mais deux mains se posèrent sur son masque et le baissèrent et avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit, Ambivalence scella ses lèvres aux siennes. Zeruel fut prit de court mais au final laissa faire ‘androgyne, ses mains se posant sur sa nuque. Ils restèrent un long moment à profiter de l’autre puis ils durent s’écarter l’un de l’autre juste pour pouvoir reprendre de l’air. Ambivalence le regarda avec les joues légèrement rosies. Puis il baissa son regard, tristement mais une main se posa sur sa joue et il plongea dans ces orbes de glace. Il soupira et piqua ses lèvres d’un baiser puis lui fit un beau sourire. Cependant ce sourire ne tarda pas à s’affaisser un peu alors qu’il souleva les mèches de cheveux de Lythief, ayant vu quelque chose d’étrange en dessous. Il tomba sur des zébrures noires et il les frôla du bout des doigts avant que le ninja ne lui attrape vivement le poignet, rajustant ses mèches puis remis son masque sur le nez malgré l’incompréhension dans le regard de l’androgyne.
« Lythief ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Et qu’est-ce que c’était que ces marques ? »
Le ninja se releva d’un coup, récupérant ses Monn’s Crescent d’un geste rageur mais précis puis commença à s’éloigner sous le regard perplexe de l’androgyne qui se leva à son tour et lui courut après comme le lui permettait ses vêtements déchirés. Il lui barra la route, sous son regard sévère mais ne céda pas. Il voulait… Il voulait savoir, comprendre et surtout l’aider.
« Lythief… »
Il baissa ses bras et prit son poignet alors qu’il l’implorait du regard à lui dire ce qui n’allait pas mais le ninja ne semblait pas vraiment enclin à la discussion. Il le regardait, sans aucunes émotions mais ce regard-là semblait meurtrir le cœur d’Ambivalence. Ce dernier se hissa sur la pointe de ses pieds et posa ses lèvres sur les siennes, ignorant son cache visage. Le regard de l’assassin se voila un moment puis il repoussa gentiment l’androgyne, sa main ne quittant pas son épaule.
« Je ne suis pas parfait moi non plus Lythief… Mais s’il devait t’arriver quelque chose… »
Ambivalence sera les mains et tordit ses doigts. Son regard disait bien son angoisse de la perdre par malheur. Et il disait aussi qu’il ne le voulait pas et qu’il ferait tout pour que cela n’arrive pas ! Il ne se le permettrait pas… Sur son poignet gauche apparaissaient déjà des bleus et le ninja le lui prit, lâcha son épaule et l’ausculta longuement. C’était lui qui avait dû lui faire cela un peu avant… En retirant sa main de sur son front…
« Ne t’en fais pas. Les bleus s’en iront vite. Et puis… Je n’ai pas mal… »
Lythief regarda le visage de l’androgyne et il vit bien que l’autre lui disait cela pour pas qu’il culpabilise (si déjà il culpabilisait). Mais c’était une attention délicate de la part d’Ambivalence. Il lâcha sa main et retira quelques unes de ses bandes et retira le haut du jeune homme en face de lui. Ambivalence frissonna à l’air frais mais aussi aux mains froides du ninja sur sa peau. Il baissa son regard alors que celui-ci essayait de lui rendre une tenue potable, usant des pans de sa cape en lambeaux et de ses bandes. Cependant les tremblements d’Ambivalence sous ses mains n’étaient pas ce qui aidait le mieux. Il avait du mal à nouer les bandes et rester calme alors qu’il le sentait si frêle, sous son touché, était -mine de rien- une torture dont il n’avait jamais imaginé l’ampleur. Mais il se reprit alors qu’il tentait d’achever sa tâche mais son regard se porta sur ce visage d’ordinaire pâle et qu’elle joie il en tira de voir ses joues roses de gêne et son cœur palpitant juste sous ses doigts. A quel moment il en oublia sa tâche ? il ne le savait plus lui-même… Son regard se perdait sur ce blanc…
« Ly-Lythief ?! Qu’est-ce… qu’est-ce que tu fais ?! »
L’autre sursauta à moitié alors qu’il capta seulement maintenant qu’il « s’amusait » avec ce bouton de chair rose, ce qui bien sûr avait eut une répercussion sur l’androgyne qui le regardait bizarrement. Il ferma les yeux un court moment et se décolla une baffe mentale.
Ambivalence détourna le regard, les joues en feu. Zeruel avait fait quelque chose à laquelle il ne s’y était pas attendu. Et rien que cette pensée le gênait ! Son corps était sensible mine de rien ! Il soupira intérieurement, laissant Lythief finir son ouvrage mais il avait l’impression que son état empirait, bien que le ninja n’eût plus rien fait de suspect… Pourtant dieu savait qu’Ambivalence commençait à se sentir mal à l’aise. Une essence qu’il n’avait pas appelée était en train de couler en lui et il le ressentait physiquement, à son plus grand dam. Restait à savoir combien de temps il allait réussir à rester le plus calme possible –même si cela était un peu fichu- mais aussi quand le ninja allait finir son travail. Car plus il le laissait faire, plus il se sentait à l’étroit dans son pantalon. Et sa cape ne pourrait pas le cacher puisque Lythief s’en servait à ce moment même. Ambivalence retenu ses larmes de désespoir alors qu’il ne savait plus quoi faire à présent. Mais il ne pouvait pas non plus se montrer entreprenant : il avait peur que l’assassin ne le rebute dans ses avances… A dire vrai, il ne savait pas comment faire dans cette situation. Aussi laissa-t-il les choses découlées d’elles-mêmes.
Mais il n’en pouvait plus lui ! Aussi tenta-t-il se s’extirper de ses mains mais le ninja l’immobilisa aussitôt et lui décocha un regard sévère : il peinait déjà bien assez comme cela, ce n’était pas non plus le moment pour qu’Ambivalence se mette à bouger. L’albinos ne bougea plus d’un pouce mais à quel prix ? Cela commençait vraiment à lui faire mal à rester comme ça, sans rien faire ! C’était un véritable supplice ! Mais comme Zeruel ne semblait pas préposer à le lâcher, il craqua.
« Ambivalence… »
L’androgyne s’était campé sur son séant, soulevant cette exclamation épuisée du ninja. Ce dernier était toujours debout, bande en main et le regardait d’un air vraiment mécontent. L’albinos s’en moqua bien mais il releva son propre regard vers lui et pencha la tête, vraiment à bout.
« Est-ce que tu peux me laisser un moment seul, s’il te plaît ? J’ai… »
La rougeur des joues de l’androgyne monta d’un cran alors qu’il ne savait quoi dire. Il n’allait tout de même pas devoir lui exposer les faits ainsi, de but en blanc ?! Mais il grimaça alors qu’il resserra les cuisses. Ce n’allait vraiment plus… Ses yeux brûlaient des larmes qu’il retenait. Il n’allait pas pouvoir tenir ainsi plus longtemps… Ce n’était plus possible…
« Lythief ! »
Son regard était droit et du désir y brillait dans ses prunelles grises. Le ninja sursauta face à cette intensité. Qu’est-ce qui se passait ?
« C’est déjà bien assez humiliant d’être dans cet état, mais je vais te demander de te décider : où tu restes en tant que spectateur ou acteur je m’en fous complètement, ou bien tu t’éclipse un moment… Dans la mesure du possible, j’aimerais que tu restes avec moi… Je… j’ai besoin de toi… »
Ambivalence était d’un beau rouge pivoine alors qu’il desserrait déjà ses ceintures et les jeta au loin. A présent c’était à Lythief de se décider… Il ne pouvait pas faire ce choix pour lui.
Invité- Invité
Re: Discussion au bord du lac
Zeruel soupira. Comment était ce possible pour un assassin de se retrouver dans ce genre de situation ? Non là quelque chose l'empêchait de réfléchir correctement. Il passa sa main dans ses cheveux, l'air contrarié, ce que ne vit pas Ambivalence, étant occupé à défaire ses ceintures. Le ninja soupira de nouveau puis laissa tomber ses bandes par terre et alla se poster derrière l'androgyne, dos à dos, mais gardant quand même une certaine distance : il ne voulait pas toucher son dos, il ne pouvait pas. Il s'agenouilla et croisa les bras, comme il l'avait fait auparavant, le dos bien droit, ayant presque l'air solennel. Son regard se balada un moment puis se fixa sur le sol.
Lythief resta silencieux, que devait il faire ? Il n'en savait strictement rien et cela était quand même assez frustrant. Il sursauta lorsqu'il sentit Ambivalence s'agripper au long pan de sa veste. Il regarda par dessus son épaule et vit l'androgyne appuyer son front contre son dos.
".... Ca va aller pour toi ?"
[MILLES EXCUUUUUUUUUUUUSEUH !!!!!!!!!!!!!!!! Je te fais patienter je ne sais combien de temps et je me ramene avec ... CA !! é_è]
Lythief resta silencieux, que devait il faire ? Il n'en savait strictement rien et cela était quand même assez frustrant. Il sursauta lorsqu'il sentit Ambivalence s'agripper au long pan de sa veste. Il regarda par dessus son épaule et vit l'androgyne appuyer son front contre son dos.
".... Ca va aller pour toi ?"
[MILLES EXCUUUUUUUUUUUUSEUH !!!!!!!!!!!!!!!! Je te fais patienter je ne sais combien de temps et je me ramene avec ... CA !! é_è]
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Zeruel Nagisa- Nombre de messages: 72
Date d'inscription: 26/08/2006
Re: Discussion au bord du lac
[U_U Désolée du retard, mon ami... Mais je ne saurais tarder à être plus présente sous peu... ^^' Patience...]
Si ça allait ? Ce n’était pas vraiment la question qu’attendait Ambivalence. Mais en même temps… Ambivalence était content que le ninja ait souci pour sa santé ou sa personne. Ca le touchait beaucoup. Même plus qu’il acceptait de se l’admettre. Il logea son nez sur son dos et respira son odeur. Cette odeur qui lui faisait perdre la tête à chaque fois… Pouvait-on être aussi accro à ce point d’une personne ? Ambivalence pensa bien que oui car il passa ses bras sur ses flancs et noua ses mais au creux de son ventre. Il le serra contre lui et chercha à s’imbiber de son odeur et de sa personne, au mieux, le plus possible. Il ne savait pas l’avenir… Il ne le connaissait pas. Vraiment pas. Il avait peur aussi… du futur. Si jamais d’une manière ou d’une autre il était séparé à jamais de Lythief ? Cette idée lui serra si fort le cœur que son étreinte ce fit plus douloureuse aussi.
C’était une évidence qu’il avait perdue de vue… Ambivalence et Lythief venait de deux mondes différents. Lorsque le trésor sera trouvé ou s’il achevait sa quête, alors… il ne pourrait ne plus être avec lui ? Puisqu’ils rentreront chacun dans leur monde respectif… Ambivalence ferma les yeux et retenu ses larmes. Non… Il ne voulait pas. Ca lui faisait si mal dans son cœur, sa poitrine… Pourquoi cette idée déjà ? Pourquoi penser à cela ainsi, maintenant, comme ça ? Etait-ce parce que Lythief avait montré des signes d’attention particuliers ? Etait-ce cela qui le troublait à ce point ? Les mains de Lythief se posèrent sur les siennes… Ah oui. Il avait vraiment resserré son étreinte là. Pas qu’il eut tant de force que cela pour lui faire mal ou l’empêcher d respirer… Mais c’était suspect. Ambivalence le relâcha mais au lieu de rester à côté de lui, il se releva et instaura une distance anormale entre eux.
Il lui tourna le dos et serra ses mains contre sa poitrine alors qu’il pleurait en silence. Bonté divine ! Pourquoi cela le tuait comme ça ? Cette douleur dans sa poitrine… Il ne voulait pas le perdre. Vraiment pas… Sa tête lui tourna légèrement mais il s’en moquait. Le ninja bougea derrière lui mais il ne fit pas un geste pour l’accueillir ou parler. Il se contracta simplement, semblant sensible à la moindre attaque. Mais… il ne pouvait pas se taire dans son silence… Aussi lâcha-t-il ses mains et fit mine de s’approcher des fresques, pour ne pas laisser l’assassin être trop près de lui. Il avait mal… Peut-être que… que Lythief accepterait de venir avec lui, s’il partait ? Peut-être ou peut-être pas. Il ne savait pas…
« Je ne connais pas grand-chose de ce qu’on appel chez nous la Surface. Re-gah-ro-ti-wah (le grand puits) s’étend à plus de 5 kilomètres sous terre. Le peuple a créée une cité sous terre et un message était gravé sur le mécanisme : re-tah-lee-o (la surface). C’est ce que nous cherchions tous, je crois, à ce moment. C’est une civilisation à présent morte… »
Ce temple sous le lac lui faisait penser à Volcano. C’était ainsi. Des peuples anciens qui laissaient des vestiges avant de disparaître. Ambivalence se mordit la lèvre inférieure. Il était un descendant d’une ère morte et perdue… Quel était son avenir à présent ?
« J’ai visité beaucoup d’autres Âges… Même en étant traquer par ces choses… Les trois Âges pédagogiques de mon tuteur, créer pour ses fils Achenar et Sirrus : Edanna, Amateria et Voltaic. Puis je suis passé dans le désert, vers la terre au-delà de l’origine : Teledahn, Eder Kemo et Eder Gira, Gahreesen et Kadish Jolesa. Puis il y a la nouvelle citée… Mais je n’ai pas eut le temps d’y aller. Ce sont les mondes que j’ai visité, du temps où je le pouvais… »
Ambivalence baissa la tête, ses larmes coulant librement sur son visage. Oui, le temps où il le pouvait encore… Le temps où il était un élève, le temps où il était encore assez humain de corps pour cela…
« Je… Qu’est-ce que nous allons devenir ? Je… Lorsqu’on trouvera ce foutu trésor… on rentrera chez nous… Je… Je ne veux pas rentrer ! Je n’ai plus rien ! J’ai tué tout ceux que j’aimais par ma seule faute ! Mon Âge est mort lui aussi, tout s’est éteint ! Mon temps est révolu, alors qu’est-ce que je vais devenir ?! Je… Je ne veux pas… te perdre, Lythief. Il ne me reste que toi… Et l’idée que l’on parte, chacun de notre côté m’est insupportable. Je ne veux plus être seul… S’il te plait… reste avec moi… Rien qu’un peu… »
L’androgyne se retourna et s’avança vers l’assassin, la tête basse, tendant ses bras devant lui pour attraper son vêtement. Il appuya ensuite son front sur son buste et sanglota. Il avait peur, il avait mal et plus que tout il y avait ce vide en lui qui le rendait malade.
« Parle-moi de toi… Pour pas que je n’oubli… Je veux te garder avec moi… Ne jamais oublier… Où que l’on soit, quoi que l’on fasse… Ses marques que j’ai vues sur ton visage… le fait que tu ne sois pas un humain à part entière… Je ne sais rien de toi et tu ne dois pas savoir grand-chose sur moi non plus… Mais je veux t’entendre, je veux te découvrir. Par-dessus tout je veux oublier… le mal que j’ai pu faire… Ces enfants… toi aussi tu les as entendu comme moi, n’est-ce pas ? Sais-tu qui ils étaient ? Ah… je ne pense pas que tu saches… C’était mes frères et sœurs… Exactement comme ils étaient avant de mourir, l’image exacte de ma mémoire… Ils sont venus me chercher… Mais je ne veux pas mourir… Je ne peux plus mourir… Maintenant que je t’ai toi. »
Ambivalence lâcha son vêtement, sa tête toujours basse. Il était tellement pitoyable ! Mais… n’était-ce pas des sentiments humains, qu’il éprouvait à présent ? Ce sentiment de vide en lui lorsqu’il était loin de lui… comment appelait-on cela déjà ? Ah oui… Amour. Ambivalence le réalisa étrangement, lui qui pensait qu’il était au dessus de tout cela…
« Je… t’aime… Lythief… »
C’était un murmure inaudible, mais Ambivalence savait qu’il l’avait dit. Qu’il avait enfin reconnu dans son être ses sentiments. Dire qu’il avait refusé d’embrasser de ninja avec… il avait complètement tout raté sur toute la ligne. Mais c’était ainsi dans son cœur et il refusait de le perdre à présent. Parce qu’il l’aimait. Sentiment simple dans sa prononciation mais complexe dans sa nature. Amour… Il attendit… Il ne pouvait rien faire d’autre. Il avait juste envie de savoir. A présent est-ce que le ninja allait lui parler ou bien se taire ou encore s’énerver… Ca, il ne pouvait le prédire.
Si ça allait ? Ce n’était pas vraiment la question qu’attendait Ambivalence. Mais en même temps… Ambivalence était content que le ninja ait souci pour sa santé ou sa personne. Ca le touchait beaucoup. Même plus qu’il acceptait de se l’admettre. Il logea son nez sur son dos et respira son odeur. Cette odeur qui lui faisait perdre la tête à chaque fois… Pouvait-on être aussi accro à ce point d’une personne ? Ambivalence pensa bien que oui car il passa ses bras sur ses flancs et noua ses mais au creux de son ventre. Il le serra contre lui et chercha à s’imbiber de son odeur et de sa personne, au mieux, le plus possible. Il ne savait pas l’avenir… Il ne le connaissait pas. Vraiment pas. Il avait peur aussi… du futur. Si jamais d’une manière ou d’une autre il était séparé à jamais de Lythief ? Cette idée lui serra si fort le cœur que son étreinte ce fit plus douloureuse aussi.
C’était une évidence qu’il avait perdue de vue… Ambivalence et Lythief venait de deux mondes différents. Lorsque le trésor sera trouvé ou s’il achevait sa quête, alors… il ne pourrait ne plus être avec lui ? Puisqu’ils rentreront chacun dans leur monde respectif… Ambivalence ferma les yeux et retenu ses larmes. Non… Il ne voulait pas. Ca lui faisait si mal dans son cœur, sa poitrine… Pourquoi cette idée déjà ? Pourquoi penser à cela ainsi, maintenant, comme ça ? Etait-ce parce que Lythief avait montré des signes d’attention particuliers ? Etait-ce cela qui le troublait à ce point ? Les mains de Lythief se posèrent sur les siennes… Ah oui. Il avait vraiment resserré son étreinte là. Pas qu’il eut tant de force que cela pour lui faire mal ou l’empêcher d respirer… Mais c’était suspect. Ambivalence le relâcha mais au lieu de rester à côté de lui, il se releva et instaura une distance anormale entre eux.
Il lui tourna le dos et serra ses mains contre sa poitrine alors qu’il pleurait en silence. Bonté divine ! Pourquoi cela le tuait comme ça ? Cette douleur dans sa poitrine… Il ne voulait pas le perdre. Vraiment pas… Sa tête lui tourna légèrement mais il s’en moquait. Le ninja bougea derrière lui mais il ne fit pas un geste pour l’accueillir ou parler. Il se contracta simplement, semblant sensible à la moindre attaque. Mais… il ne pouvait pas se taire dans son silence… Aussi lâcha-t-il ses mains et fit mine de s’approcher des fresques, pour ne pas laisser l’assassin être trop près de lui. Il avait mal… Peut-être que… que Lythief accepterait de venir avec lui, s’il partait ? Peut-être ou peut-être pas. Il ne savait pas…
« Je ne connais pas grand-chose de ce qu’on appel chez nous la Surface. Re-gah-ro-ti-wah (le grand puits) s’étend à plus de 5 kilomètres sous terre. Le peuple a créée une cité sous terre et un message était gravé sur le mécanisme : re-tah-lee-o (la surface). C’est ce que nous cherchions tous, je crois, à ce moment. C’est une civilisation à présent morte… »
* Et pour les rares survivants, ils ne sont plus en âge de donner vie… quelque soit le domaine au quel je m’élève en pensant cela… *
Ce temple sous le lac lui faisait penser à Volcano. C’était ainsi. Des peuples anciens qui laissaient des vestiges avant de disparaître. Ambivalence se mordit la lèvre inférieure. Il était un descendant d’une ère morte et perdue… Quel était son avenir à présent ?
« J’ai visité beaucoup d’autres Âges… Même en étant traquer par ces choses… Les trois Âges pédagogiques de mon tuteur, créer pour ses fils Achenar et Sirrus : Edanna, Amateria et Voltaic. Puis je suis passé dans le désert, vers la terre au-delà de l’origine : Teledahn, Eder Kemo et Eder Gira, Gahreesen et Kadish Jolesa. Puis il y a la nouvelle citée… Mais je n’ai pas eut le temps d’y aller. Ce sont les mondes que j’ai visité, du temps où je le pouvais… »
Ambivalence baissa la tête, ses larmes coulant librement sur son visage. Oui, le temps où il le pouvait encore… Le temps où il était un élève, le temps où il était encore assez humain de corps pour cela…
« Je… Qu’est-ce que nous allons devenir ? Je… Lorsqu’on trouvera ce foutu trésor… on rentrera chez nous… Je… Je ne veux pas rentrer ! Je n’ai plus rien ! J’ai tué tout ceux que j’aimais par ma seule faute ! Mon Âge est mort lui aussi, tout s’est éteint ! Mon temps est révolu, alors qu’est-ce que je vais devenir ?! Je… Je ne veux pas… te perdre, Lythief. Il ne me reste que toi… Et l’idée que l’on parte, chacun de notre côté m’est insupportable. Je ne veux plus être seul… S’il te plait… reste avec moi… Rien qu’un peu… »
L’androgyne se retourna et s’avança vers l’assassin, la tête basse, tendant ses bras devant lui pour attraper son vêtement. Il appuya ensuite son front sur son buste et sanglota. Il avait peur, il avait mal et plus que tout il y avait ce vide en lui qui le rendait malade.
« Parle-moi de toi… Pour pas que je n’oubli… Je veux te garder avec moi… Ne jamais oublier… Où que l’on soit, quoi que l’on fasse… Ses marques que j’ai vues sur ton visage… le fait que tu ne sois pas un humain à part entière… Je ne sais rien de toi et tu ne dois pas savoir grand-chose sur moi non plus… Mais je veux t’entendre, je veux te découvrir. Par-dessus tout je veux oublier… le mal que j’ai pu faire… Ces enfants… toi aussi tu les as entendu comme moi, n’est-ce pas ? Sais-tu qui ils étaient ? Ah… je ne pense pas que tu saches… C’était mes frères et sœurs… Exactement comme ils étaient avant de mourir, l’image exacte de ma mémoire… Ils sont venus me chercher… Mais je ne veux pas mourir… Je ne peux plus mourir… Maintenant que je t’ai toi. »
Ambivalence lâcha son vêtement, sa tête toujours basse. Il était tellement pitoyable ! Mais… n’était-ce pas des sentiments humains, qu’il éprouvait à présent ? Ce sentiment de vide en lui lorsqu’il était loin de lui… comment appelait-on cela déjà ? Ah oui… Amour. Ambivalence le réalisa étrangement, lui qui pensait qu’il était au dessus de tout cela…
« Je… t’aime… Lythief… »
C’était un murmure inaudible, mais Ambivalence savait qu’il l’avait dit. Qu’il avait enfin reconnu dans son être ses sentiments. Dire qu’il avait refusé d’embrasser de ninja avec… il avait complètement tout raté sur toute la ligne. Mais c’était ainsi dans son cœur et il refusait de le perdre à présent. Parce qu’il l’aimait. Sentiment simple dans sa prononciation mais complexe dans sa nature. Amour… Il attendit… Il ne pouvait rien faire d’autre. Il avait juste envie de savoir. A présent est-ce que le ninja allait lui parler ou bien se taire ou encore s’énerver… Ca, il ne pouvait le prédire.
Invité- Invité
Re: Discussion au bord du lac
Zeruel passa sa main derrière la tête d'Ambivalence et l'attira doucement contre lui. Il ferma les yeux et pensa... Amour...? Personne n'en avait jamais éprouvé pour lui, il n'était pas fait pour ça. Admiration, respect, indifférence, effroi, tout ça il l'avait déjà inspiré, mais amour... Savait il seulement ce que c'était ? On ne pouvait pas vraiment dire ça, mais cela lui paraissait douloureux. Il lâcha l'androgyne et lui prit la main avant de se diriger vers la sortie d'un pas lent en l'entraînant derrière lui. Il commençait à se lasser de cet endroit, de plus, il ne voulait pas que quelque chose d’aussi glauque se reproduise, Ambivalence serait en danger dans ce cas là. Lui parler de son passé… ? Il n’en avait pas réellement, sa famille n’était plus et les clans auxquels il avait appartenu, décimés. Et tout ce qu’il n’avait pas pu connaître sur ses origines était sûrement dans ce livre qu’il avait prit à la bibliothèque.
"Je t'en parlerai, mais pour l'instant sortons d'ici."
Ils empruntèrent le même chemin en sens inverse pour sortir des ruines. Aucun des deux ne dit quoi que ce soit, ils se contentaient de marcher côte à côte sans un mot et sans un regard. Du moins, sans un regard de Zeruel vers Ambivalence. Il réfléchissait encore.
Une fois de retour au bord du lac, l’assassin fut en sorte soulagé de ne plus avoir ce plafond d’eau au dessus de sa tête, il lâcha la main de l'androgyne et regarda le ciel : il devait être tard... Peut être même que le petit matin n'était pas bien loin. Il s’allongea sur le flan en reposant sa tête contre sa main et ouvrit sur bouquin sur le sol, il baissa la tête pour pouvoir lire, malgrès l'obscurité il arrivait à distinguer les écritures, mais tous ce qu'il cherchait vraiment pour l'instant était de cacher ces traces noires qui étaient réapparues sur son visage !
« Je vais rester ici pour la soirée… Toi tu devrais rentrer au château et te reposer. »
"Je t'en parlerai, mais pour l'instant sortons d'ici."
Ils empruntèrent le même chemin en sens inverse pour sortir des ruines. Aucun des deux ne dit quoi que ce soit, ils se contentaient de marcher côte à côte sans un mot et sans un regard. Du moins, sans un regard de Zeruel vers Ambivalence. Il réfléchissait encore.
Une fois de retour au bord du lac, l’assassin fut en sorte soulagé de ne plus avoir ce plafond d’eau au dessus de sa tête, il lâcha la main de l'androgyne et regarda le ciel : il devait être tard... Peut être même que le petit matin n'était pas bien loin. Il s’allongea sur le flan en reposant sa tête contre sa main et ouvrit sur bouquin sur le sol, il baissa la tête pour pouvoir lire, malgrès l'obscurité il arrivait à distinguer les écritures, mais tous ce qu'il cherchait vraiment pour l'instant était de cacher ces traces noires qui étaient réapparues sur son visage !
« Je vais rester ici pour la soirée… Toi tu devrais rentrer au château et te reposer. »
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Zeruel Nagisa- Nombre de messages: 72
Date d'inscription: 26/08/2006
Re: Discussion au bord du lac
« Je vais rester ici pour la soirée… Toi tu devrais rentrer au château et te reposer. »
Lythief avait dit ça d’un ton neutre. Pas de froideur, mais pas de chaleur non plus… C’était plus amical qu’autre chose. Mais surtout Lythief ne l’avait pas regardé dans les yeux. Ainsi il ne pu voir l’éclat un peu douloureux et déçu qui prit place dans les prunelles grises d’Ambivalence. Ce dernier pencha la tête en avant, laissant un rideau blanc tomber sur son visage. Alors… c’était comme ça et pas autrement, hein ? Il serra doucement ses poings, ne voulant pas montrer sa douleur. Il soupira faiblement et leva sa main gauche, qui tenait ses ceintures et tira dessus pour en prendre un livre. Il prit aussi une plume et de l’encre avec et méthodiquement emplit une page vide de son écriture. Le manque de lumière était un peu problématique mais comme Ambivalence ne faisait pas plus attention à ce qu’il écrivait, cela ne gênait plus trop en soi. Il passa sa main dans son livre et fit apparaître un vêtement dans un meilleur état. Il le mit calmement mais son cœur était lourd et gros d’une peine qui n’avait pas de nom. Pourtant, il devait savoir… savoir qu’il ne pouvait et ne saurait être à l’écart de l’indifférence.
Sa main s’arrêta brusquement alors qu’il remettait son attache à sa nouvelle cape. Indifférence… Son regard se contracta dans plus de douleur encore alors qu’il secoua doucement son visage. Pas la peine qu’il se prenne la tête à ce sujet. Pas ici. Pas devant lui. Il acheva son habillage et regarda Lythief toujours pencher sur son livre. Pas un regard. Le cœur d’Ambivalence se serra douloureusement dans sa poitrine et son regard aurait voulu se charger de pluie. Mas il se retenu et mit un masque sur son visage, pour cacher son trouble. Doucement, il chassa la peine de son âme pour être le plus naturel possible. Avec un sourire calme, comme si de rien était, Ambivalence pencha légèrement la tête de côté en fermant les yeux.
« Bien. Je te souhaites une bonne nuit, Lythief… »
Sans un mot ou un geste de plus, Ambivalence tourna les talons et s’éloigna du ninja tranquillement. Du moins en apparence… Mais son être souffrait vraiment. Complètement. Il n’avait jamais pensé souffrir de la sorte. Ses pas se firent plus traînant alors qu’il quitta le bord du lac pour s’enfoncer dans la forêt. Il ne rentra pas au château. Pourquoi faire ? Se reposer comme le lui avait demandé Lythief ? Non ! Il… Il ne voulait pas aller se ‘reposer’. Il avait espéré autre chose. Il n’avait pas voulu le quitter. Il aurait voulu rester à ses côtés, faire autre chose. Il savait qu’il aurait aimé que Lythief refasse, même une fois, l’amour avec lui. Il ne se voilait pas la face. Il savait qu’il avait envie de lui. Il aurait pu jouer les enfants capricieux et rester. Mais… Mais… Il n’avait pas pu… L’assassin avait été si froid… Non ! Pas froid. Distant. Ambivalence soupira lourdement alors qu’il prit appui contre un tronc d’arbre. Il n’y voyait plus rien dans cette obscurité latente mais au fond ce n’était pas plus mal…
Il laissa enfin ses larmes coulées sur son visage pâle, sanglotant, seul, dans cette forêt. Les ténèbres étaient comme un châle qui le cachait et faisait taire tous les regards et les interrogations sur lui. Il était vêtu de blanc mais son âme était devenue noire de douleur. Il avait si mal ! Comme si on lui avait arraché le cœur ! Et encore, la métaphore était faible face à son mal être. L’indifférence du ninja avait été la pire chose qui pouvait lui arriver. Dire… Dire qu’il venait de lui offrir son cœur, d’avouer ce qu’il ressentait pour lui. Il lui avait confié ses angoisses mais aussi ses peines. Au fond Ambivalence ne savait plus si c’était lui qui était égoïste ou bien si c’était le ninja qui avait raison de ne pas s’encombrer de fardeau inutile. L’androgyne resserra les mains sur le bois, alors qu’il posa son front dessus. Mais le fait qu’il ne l’ait pas regardé, qu’il n’ait pas parlé… Une lourde plainte passa ses lèvres mais Ambivalence les pinça, pour ne pas crier, pour ne pas hurler son mal. Merde ! il ne s’était jamais sentit aussi désespéré… Aussi pitoyable…
Ses larmes ne cessèrent de ravager son visage alors qu’il ne savait quoi faire pour taire la douleur de son cœur. Ambivalence ferma ses mains en poings et se mit à frapper le tronc de l’arbre par désespoir. Merde ! Merde ! MERDE ! Mais qu’est-ce qui n’allait pas chez lui ?! Il souffrait tellement ! Il frappa plus fort contre l’écorce solide, ses mains rougissant de ce geste, les meurtrissant contre la peau de l’arbre. Mais même la douleur de ses mains blessées ne suffisait à égaler celle de son corps. Il ne se lassait pas de ses mains s’abîmant tant la souffrance en lui ne pouvait se taire et semblait même grandir.
« JE SUIS UN IMBECILE ! JE SUIS LE ROI DES IMBECILES ! C-Comment… Comment ai-je pu… croire un instant même… AAAAHHH ! POURQUOI ?! Pourquoi a-t-il fallu que je gâche tout ?! Pourquoi lui ai-je dit ?! JE SUIS UN CRETIN ! Il ne PEUT pas m’aimer… je suis un monstre… UN MONSTRE NE PEUT PAS ÊTRE AIMER ! »
Ambivalence eut un cri, long où tant de chose se mêlait dedans. Il n’en pouvait plus. Il abattit sa tête contre le tronc de l’arbre et crispa ses mains dessus. Celles-ci étaient en sang et son front aussi fut égratigné. Mais il s’en moquait… ce n’était pas comme s’il était une beauté. Il se méprisait de toute façon, il méprisait son cœur et son corps. Foutu celui qui avait inventé l’homme et ses sentiments. Il leva une nouvelle fois ses mains mais elles ne tombèrent pas contre le bois. Pas cette fois. Ses muscles étaient raides, comme s’il les contractait de toutes ses forces. Ce qu’il aurait pu faire. Mais ce n’était pas lui qui était responsable de ce phénomène. Son œil droit de contracta sous la douleur, alors qu’un fin filet de sang commença à couleur sur sa joue pâle. L’androgyne ne tarda pas à comprendre qui était l’auteur de son état et pourquoi il ne pouvait pas continuer à se meurtrir…
« Obor, lâche-moi. »
Sa voix était froide et tranchante. Il eut un poids sur son esprit comme si l’esprit dans son être se réveillait. Obor était là et ce n’était pas pour arranger son affaire.
« QU’EST-CE QUE TU EN SAIS ? QU’EST-CE QUE TU SAIS DE MA DOULEUR ?! »
« N-Non… Mais qu’est-ce que tu veux dire, Obor ? Lythief… Il est arrivé quelque chose à Lythief ?! »
* Je ne peux pas te le dire mais ce que sais c’est qu’il ne voulait pas te mêler à ses problèmes. Moi, je m’en serais réjouis en me disant que c’était une marque de délicatesse… *
« Tu me critiques ?! »
« Rah ! Mais c’est bo… »
Les mots d’Ambivalence moururent sur ses lèvres alors que ce dernier ce mit à tousser violemment. Sa quinte de toux était vraiment terrible et pour ne pas l’affaiblir d’avantage, Obor quitta sa conscience pour se rendormir au fond d’elle. L’androgyne allait mal et au bout d’un moment de toux, il recracha quelque chose qu’il ne pouvait voir dans le noir. Il leva une main tremblante, alors qu’il était à genoux dans l’herbe, le visage tendu à cause de la douleur qui lui traversait la poitrine suite à sa toux. Il invoqua Eder Kemo et doucement quelques lucioles à la lumière timide éclairèrent son environnement. Ambivalence ne douta pas que ce fut encore ces cendres qui le minaient… Mais ce fut pire encore et alors qu’il découvrait ce qu’il pensait croire être, une nouvelle quinte le coucha sur le flanc.
Son regard était dilaté de stupeur alors qu’il regarda sa main droite : du sang… noir… Comme de l’encre… mais en plus poisseux. Un sang avec des cendres. La panique envahit le cœur d’Ambivalence qui se redressa complètement apeuré. Non… NON ! IL NE VOULAIT PAS ! PAS MAINTENANT ! Sa peur le fit fuir, sans but, sans raison. Mais s’il pouvait être loin, ça serait bien et beaucoup mieux pour lui ! Mais Ambivalence savait que trop bien ce que voulait dire ce signe : sa vie… était en train de prendre fin. Sa maladie était en train de le ravager. Il ne savait pas combien de temps il lui restait au final. Mais il était néanmoins heureux que Lythief ne fut pas là…
Il traça sa route dans les ténèbres, élément de son aimé mais aussi celles de son cœur. Il n’avait pas peur de se perdre… Il savait que l’autre pouvait le retrouver d’une manière ou d’une autre…
Lythief avait dit ça d’un ton neutre. Pas de froideur, mais pas de chaleur non plus… C’était plus amical qu’autre chose. Mais surtout Lythief ne l’avait pas regardé dans les yeux. Ainsi il ne pu voir l’éclat un peu douloureux et déçu qui prit place dans les prunelles grises d’Ambivalence. Ce dernier pencha la tête en avant, laissant un rideau blanc tomber sur son visage. Alors… c’était comme ça et pas autrement, hein ? Il serra doucement ses poings, ne voulant pas montrer sa douleur. Il soupira faiblement et leva sa main gauche, qui tenait ses ceintures et tira dessus pour en prendre un livre. Il prit aussi une plume et de l’encre avec et méthodiquement emplit une page vide de son écriture. Le manque de lumière était un peu problématique mais comme Ambivalence ne faisait pas plus attention à ce qu’il écrivait, cela ne gênait plus trop en soi. Il passa sa main dans son livre et fit apparaître un vêtement dans un meilleur état. Il le mit calmement mais son cœur était lourd et gros d’une peine qui n’avait pas de nom. Pourtant, il devait savoir… savoir qu’il ne pouvait et ne saurait être à l’écart de l’indifférence.
Sa main s’arrêta brusquement alors qu’il remettait son attache à sa nouvelle cape. Indifférence… Son regard se contracta dans plus de douleur encore alors qu’il secoua doucement son visage. Pas la peine qu’il se prenne la tête à ce sujet. Pas ici. Pas devant lui. Il acheva son habillage et regarda Lythief toujours pencher sur son livre. Pas un regard. Le cœur d’Ambivalence se serra douloureusement dans sa poitrine et son regard aurait voulu se charger de pluie. Mas il se retenu et mit un masque sur son visage, pour cacher son trouble. Doucement, il chassa la peine de son âme pour être le plus naturel possible. Avec un sourire calme, comme si de rien était, Ambivalence pencha légèrement la tête de côté en fermant les yeux.
« Bien. Je te souhaites une bonne nuit, Lythief… »
Sans un mot ou un geste de plus, Ambivalence tourna les talons et s’éloigna du ninja tranquillement. Du moins en apparence… Mais son être souffrait vraiment. Complètement. Il n’avait jamais pensé souffrir de la sorte. Ses pas se firent plus traînant alors qu’il quitta le bord du lac pour s’enfoncer dans la forêt. Il ne rentra pas au château. Pourquoi faire ? Se reposer comme le lui avait demandé Lythief ? Non ! Il… Il ne voulait pas aller se ‘reposer’. Il avait espéré autre chose. Il n’avait pas voulu le quitter. Il aurait voulu rester à ses côtés, faire autre chose. Il savait qu’il aurait aimé que Lythief refasse, même une fois, l’amour avec lui. Il ne se voilait pas la face. Il savait qu’il avait envie de lui. Il aurait pu jouer les enfants capricieux et rester. Mais… Mais… Il n’avait pas pu… L’assassin avait été si froid… Non ! Pas froid. Distant. Ambivalence soupira lourdement alors qu’il prit appui contre un tronc d’arbre. Il n’y voyait plus rien dans cette obscurité latente mais au fond ce n’était pas plus mal…
Il laissa enfin ses larmes coulées sur son visage pâle, sanglotant, seul, dans cette forêt. Les ténèbres étaient comme un châle qui le cachait et faisait taire tous les regards et les interrogations sur lui. Il était vêtu de blanc mais son âme était devenue noire de douleur. Il avait si mal ! Comme si on lui avait arraché le cœur ! Et encore, la métaphore était faible face à son mal être. L’indifférence du ninja avait été la pire chose qui pouvait lui arriver. Dire… Dire qu’il venait de lui offrir son cœur, d’avouer ce qu’il ressentait pour lui. Il lui avait confié ses angoisses mais aussi ses peines. Au fond Ambivalence ne savait plus si c’était lui qui était égoïste ou bien si c’était le ninja qui avait raison de ne pas s’encombrer de fardeau inutile. L’androgyne resserra les mains sur le bois, alors qu’il posa son front dessus. Mais le fait qu’il ne l’ait pas regardé, qu’il n’ait pas parlé… Une lourde plainte passa ses lèvres mais Ambivalence les pinça, pour ne pas crier, pour ne pas hurler son mal. Merde ! il ne s’était jamais sentit aussi désespéré… Aussi pitoyable…
Ses larmes ne cessèrent de ravager son visage alors qu’il ne savait quoi faire pour taire la douleur de son cœur. Ambivalence ferma ses mains en poings et se mit à frapper le tronc de l’arbre par désespoir. Merde ! Merde ! MERDE ! Mais qu’est-ce qui n’allait pas chez lui ?! Il souffrait tellement ! Il frappa plus fort contre l’écorce solide, ses mains rougissant de ce geste, les meurtrissant contre la peau de l’arbre. Mais même la douleur de ses mains blessées ne suffisait à égaler celle de son corps. Il ne se lassait pas de ses mains s’abîmant tant la souffrance en lui ne pouvait se taire et semblait même grandir.
« JE SUIS UN IMBECILE ! JE SUIS LE ROI DES IMBECILES ! C-Comment… Comment ai-je pu… croire un instant même… AAAAHHH ! POURQUOI ?! Pourquoi a-t-il fallu que je gâche tout ?! Pourquoi lui ai-je dit ?! JE SUIS UN CRETIN ! Il ne PEUT pas m’aimer… je suis un monstre… UN MONSTRE NE PEUT PAS ÊTRE AIMER ! »
Ambivalence eut un cri, long où tant de chose se mêlait dedans. Il n’en pouvait plus. Il abattit sa tête contre le tronc de l’arbre et crispa ses mains dessus. Celles-ci étaient en sang et son front aussi fut égratigné. Mais il s’en moquait… ce n’était pas comme s’il était une beauté. Il se méprisait de toute façon, il méprisait son cœur et son corps. Foutu celui qui avait inventé l’homme et ses sentiments. Il leva une nouvelle fois ses mains mais elles ne tombèrent pas contre le bois. Pas cette fois. Ses muscles étaient raides, comme s’il les contractait de toutes ses forces. Ce qu’il aurait pu faire. Mais ce n’était pas lui qui était responsable de ce phénomène. Son œil droit de contracta sous la douleur, alors qu’un fin filet de sang commença à couleur sur sa joue pâle. L’androgyne ne tarda pas à comprendre qui était l’auteur de son état et pourquoi il ne pouvait pas continuer à se meurtrir…
« Obor, lâche-moi. »
Sa voix était froide et tranchante. Il eut un poids sur son esprit comme si l’esprit dans son être se réveillait. Obor était là et ce n’était pas pour arranger son affaire.
* Non. Il est inutile que tu te fasses mal plus longtemps. *
« QU’EST-CE QUE TU EN SAIS ? QU’EST-CE QUE TU SAIS DE MA DOULEUR ?! »
* Je suis en toi, Ambivalence. Tes émotions, tes sentiments, je les connais. Mais Lythief n’était pas indifférent… Quelque chose n’allait pas. Quelque chose qu’il veut te cacher pour le moment, peut-être même pour te protéger. Toi, Ambivalence, lui as-tu dit toute la vérité te concernant ? *
« N-Non… Mais qu’est-ce que tu veux dire, Obor ? Lythief… Il est arrivé quelque chose à Lythief ?! »
* Je ne peux pas te le dire mais ce que sais c’est qu’il ne voulait pas te mêler à ses problèmes. Moi, je m’en serais réjouis en me disant que c’était une marque de délicatesse… *
« Tu me critiques ?! »
* N’ai-je pas le droit ? Sombre idiote… Tu as le droit d’être capricieuse… Mais ne pas remarqué ce type de détail alors qu’il est la personne que tu aimes en ce moment. Moi je trouve ça navrant et très décevant, surtout venant de toi. *
« Rah ! Mais c’est bo… »
Les mots d’Ambivalence moururent sur ses lèvres alors que ce dernier ce mit à tousser violemment. Sa quinte de toux était vraiment terrible et pour ne pas l’affaiblir d’avantage, Obor quitta sa conscience pour se rendormir au fond d’elle. L’androgyne allait mal et au bout d’un moment de toux, il recracha quelque chose qu’il ne pouvait voir dans le noir. Il leva une main tremblante, alors qu’il était à genoux dans l’herbe, le visage tendu à cause de la douleur qui lui traversait la poitrine suite à sa toux. Il invoqua Eder Kemo et doucement quelques lucioles à la lumière timide éclairèrent son environnement. Ambivalence ne douta pas que ce fut encore ces cendres qui le minaient… Mais ce fut pire encore et alors qu’il découvrait ce qu’il pensait croire être, une nouvelle quinte le coucha sur le flanc.
Son regard était dilaté de stupeur alors qu’il regarda sa main droite : du sang… noir… Comme de l’encre… mais en plus poisseux. Un sang avec des cendres. La panique envahit le cœur d’Ambivalence qui se redressa complètement apeuré. Non… NON ! IL NE VOULAIT PAS ! PAS MAINTENANT ! Sa peur le fit fuir, sans but, sans raison. Mais s’il pouvait être loin, ça serait bien et beaucoup mieux pour lui ! Mais Ambivalence savait que trop bien ce que voulait dire ce signe : sa vie… était en train de prendre fin. Sa maladie était en train de le ravager. Il ne savait pas combien de temps il lui restait au final. Mais il était néanmoins heureux que Lythief ne fut pas là…
Il traça sa route dans les ténèbres, élément de son aimé mais aussi celles de son cœur. Il n’avait pas peur de se perdre… Il savait que l’autre pouvait le retrouver d’une manière ou d’une autre…
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