Un carnage [PV]

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Un carnage [PV]

Message  sygis le Sam 1 Sep - 20:28

Sygis était non loin du village, elle avait l’intention de faire des courses pour un petit repas en amoureux avec Enba. Elle adorait lui faire des petits plats, mais cette fois il fallait faire des achats. La jeune femme ne pensait pas que les choses se passeraient ainsi. En effet car plus elle avançait plus elle se sentait bizarre, une sensation étrange au plus profond de son être. Pour l’instant elle se sentait frustrée sans raison apparente, elle semblait une chose inconnue autour d’elle, ses sens étaient en alerte sans qu’elle ne comprenne réellement pourquoi. Elle était comme ça depuis qu’elle s’était levée.

Après plusieurs minutes de marche la jeune femme arriva dans le petit village, ce village comparait à celui du dragon squelette respectait énormément les dragons. La jeune fille se dirigeait vers la place centrale où se tenait un petit marché, c’était surtout le lieu le plus vivant de la petite citée. Jusque là les rues étaient désertes, pas un bruit pas un murmure, rien. Maintenant il y avait les enfants qui jouaient près de la fontaine, ils riaient et chantaient. Elle les observa avec envie et en salivait presque mais pourquoi ? Elle ne comprenait pas cette sensation qui s’amplifiait à chaque seconde. Ensuite il y avait les commerçants qui cherchaient à attirer des clients. Chaque bruit chaque geste de chacun devenait une torture pour la dragonne qui commença à avoir des sueurs.

Tout était en alerte elle semblait chercher quelque chose sans savoir quoi, une rage profonde l’envahissait petit à petit. Des envies meurtrières lui disaient de faire un carnage, mais pour l’instant elle essayait encore de se contrôler. Sygis était vraiment mal. L’odeur des femmes l’excitait de plus en plus et elle se voyait planter ses crocs dans leurs chaires tendres. La dragonne secoua la tête comme pour chasser cette vision de son esprit, mais merde que lui arrivait-il ? Elle ne comprenait plus rien. Une jeune femme s’approcha d’elle pour savoir si tout allait bien car la dragonne était étrangement pâle, et surtout elle transpirait beaucoup en cherchant à reprendre son souffle.


*Sygis calme toi*

Mais trop quand cette jeune marchande lui adressa la parole se fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Dans un cri de rage, de douleur et de haine l’élémentariste transperça violemment la demoiselle soit les yeux sidérés de la populace. Elle sentait le sang sur ces mains alors qu’elle hurla de plus belle en plaquant ses dernières sur son visage. Elle ne comprenait plus rien et n’était plus apte à la réflexion alors que son corps changeait.

Sygis n’avait pas du coup contrôlé ça. Pas du tout même. Comment dire ? Ce fut si brutal, si soudain… une chair aussi tendre qui s’était présenté à elle… elle n’avait pas su résisté. Comment l’aurait-elle pu ? Lentement quelque chose de très fort gronda… Si ce n’était pas elle qui grognait… Sa conscience vola littéralement en éclat alors qu’elle laissa place à quelque chose de beaucoup plus primaire. En premier ce fut déjà son visage… il se couvrit totalement d’un masque en or massif sur toute la partie inférieur de son visage, enveloppant complètement sa bouche. Ses pupilles de dilatèrent à en éclater soudainement et le bleu de ses iris magnifiques vira progressivement au bleu luminescent, avant de tiré sur le translucide et de tirer sur un blanc parfait, presque aveugle sans que ce fusse le cas. Ses cheveux d’un blond de blé, doré au soleil se muèrent en partie en une nuée de plumes blanchâtres, voltant follement autour de ce visage.

Mais ce ne fut pas le changement le plus remarquable. En effet, son dos ne cessait d’être prit de proéminences massives… comme si quelque chose poussait sous sa peau, repoussant ses chairs avec force et faisant craquer ses os. Jusqu’à ce que la dite chose n’entaille l’ensemble de ses deux bras, partant de l’épaule. Des deux ailes en sortirent, munies de plumes aussi blanches que celles qui lui servaient de coiffe. Les membres nouvellement nés s’étirèrent pour prendre l’envergure d’une paire d’aile angélique si ce n’est légèrement plus grand. Mais les bras de la jeune femme était toujours là… les muscles, les tendons et l’ensemble de ses chairs étaient tendus jusqu’au pour et ses mains étaient perdues dans l’amas le plume encore humide de leur récente naissance. Mais l’être ne cessait de muer et traquait tout ce qui bougeait. Le mouvement excitait sa vue et ses sens et les cris la forçait toujours à attaquer sans distinctions tout ce qui passaient dans son champ d’action. Sa jolie robe blanche s’était tout juste craquée lorsque les ailes étaient apparues mais tenait toujours en place.

Ses jambes se couvrirent doucement de plume des cuisses jusqu’au dessus de ses pieds alors que ses dernières se muèrent en serres aiguisées. Elle rejeta la tête en arrière alors qu’elle poussa un nouveau hurlement de rage affamée, alors que le masque qui couvrait la partie inférieure de son visage se mua en une gueule béante d’or. Pourvue de dent d’acier et d’une force de pression redoutable, rien ne résistait sous ces crocs terribles…

Elle commença par attaquer tout ce qui bouge, tuant, déchiquetant, lacérant. Tous y passait, femme, enfant ….tous. Elle était comme une berserk incontrôlable, elle ressentait une faim
indescriptible qui la poussait à tuer. Elle semblait chercher quelque chose ou quelqu’un, un prédateur en chasse. Après quelques instants de terreur, il ne restait pas âme qui vive dans le village. La messagère avait fait un carnage et ses pulsions ne semblait pas vouloir se calmer. Quand elle senti une nouvelle personne arriver, elle était dans son tout et se retourna vivement pour la contempler



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Re: Un carnage [PV]

Message  Invité le Sam 1 Sep - 20:30

Ambivalence vaquait à ses occupations lus ou moins importantes à travers les châteaux, lorsque d’un coup elle eut comme une brutale chute de tension. Quelque chose de lourd l’avait attrapé au cœur et l’avait jeté au sol, la privant de force et de souffle. Elle porta immédiatement une main à sa poitrine, souffrant d’un mal être peu commun. Elle se savait malade. Mais pas à ce point. Pas au point d’être à bout de souffle et de manquer de crever la gueule ouverte sur le sol. Elle ferma les yeux et laissa un faible petit cri de douleur passer au travers de ses lèvres alors qu’elle tenta de se redresser. Son corps était engourdit alors qui lui semblait être malade. Un goût détestable lui prit entièrement le palais et la rendit d’autant plus malade… Elle ne comprenait pas ce qui se passait. Elle se leva en portant la main à son cou et tritura son pendentif en gémissant : où était ceux en qui elle croyait et dont elle avait besoin pour qu’on l’aide ? Elle pensa à Atsuma et Lythief et se sentit en danger. Un très grand danger…

Il lui fallu un bon moment pour qu’elle retrouve un rythme respiratoire convenable mais aussi la force nécessaire pour se lever et marcher. Son corps tremblait et elle semblait si frêle et fragile qu’on aurait dit qu’elle pouvait se casser comme un rien. Elle toussa légèrement alors qu’elle atteignit le hall du château du Dragon de Jade. Elle avait une sale impression, quelque chose qui la rongeait de l’intérieur, une inquiétude sans précédant, une crainte anormale. Et tout cela était comprimé contre son cœur et contre son âme, ne cessant de la tourmenté d’impressions diverses et variées. Elle n’aimait pas tout ce qu’elle ressentait. Toute cette peur, toute cette crainte… tout ce qu’elle avait pu ressentir des années durant pendant sa fuite après la chute d’Angal. Elle posa sa main contre un arbre alors qu’elle se rendait naturellement vers le village. Tout était… dégagé de cet endroit. C’est ce qui lui faisait peur en réalité. Prce qu’elle ne voyait pas le village et entendait qu’un vague vacarme d’une population inquiète et paniqué. Ce n’était pas bon…

Elle se sentit une force nouvelle et couru comme elle le pu vers ce village dont les cris de cessaient d’emplir l’air de peur et de terreur… Des cris qu’Ambivalence haïssait plus que tout et au dessus de tout… Cette frayeur qu’elle ne supportait pas mais qu’elle ressentait ici, allait la rendre malade. Courant toujours elle arriva aux portes du village et là ce fut un spectacle d’horreur qui s’offrit à ses yeux. Une chose qu’elle n’aurait jamais dû voir sans doute…

Le village d’un traditionnel proche d’Amateria était à présent… une énorme boucherie. Un no man’s land. Un… un carnage, il n’y avait pas d’autre mot ! C’était horrible… du sang coulait de corps déchiquetés et abandonnés sur la voie publique comme de vulgaire poupée ou déchet… Ambivalence plaqua immédiatement sa main sur son nez tant l’odeur était insupportable et se sentit nauséeuse… La bile remonta dans sa gorge et son goût acide la rendit encore plus malade. Les corps étaient encore fraîchement lacérés car il n’y avait pas l’odeur immonde de la pourriture. Mais toutes ces chairs mises à nues comme ça… Elle avança d’un pas tremblant, ses pas faisant un bruit immonde quand elle foulait la terre gorgé de sang, émettant une sorte de gargouillis pénible, lui rappelant sans cesse qu’elle profanait sans doute quelques dizaine de vie. Elle fut prise d’autant plus d’horreur en voyant deux enfants égorgés et ensuite oublié au bas d’un escalier qui menait sans doute à un magasin. Plus elle avançait et plus c’était des morts qu’elle rencontrait. Elle était prête à faire demi-tour en voyant le regard à jamais vide d’une femme, dont le dernier regard fut de la peur. Mais l’androgyne eut pitié d’elle en voyant ce ventre rond noyé de sang. C’était un crime intolérable et pourtant, elle avait peur. Oui peur… peur de savoir ce qu’était cette chose immorale qui prenait toutes ces vies. Elle y sentait une sorte d’insatisfaction… En effet tous ces morts, tous lacérés et tués de manière abominable… mais aucun n’était… erk, mangé. Ce n’était pas un simple prédateur… mais bel et bien un assassin fou…

Alors elle arriva sur la place principale et se figea de stupeur puis de terreur. Il y avait là un monstre dont elle ne saurait déterminé la forme mais qui était en train de s’en prendre à un homme, de toute façon mort mais la manière dont cette chose, ce monstre, s’attaquait de manière totalement répétitive et inhumaine à ce corps déjà mort. Mais avant qu’elle ne puisse armé une de ses plumes et attaqué cette immondice elle fut attrapé par une vision qui la déconnecta un moment de la réalité.

Elle était plus petite. Son champ de vision était plus petit et la hauteur plus basse… Ses pieds étaient découverts et elle sentait l’herbe grasse et humide lui chatouiller ces derniers alors qu’elle regardait dans le creux d’un vallon, dans la rivière quelque chose. Elle tenait à son poignet gauche un large bandeau noir alors qu’elle était là à observer. Etait-ce elle ? Etait-ce ses souvenirs ? Elle songea bien que non. Car elle ne connaissait rien de tout cela. C’était la montagne, hors Angal et sa maison avait toujours été en bord de mer. Elle n’avait jamais approché une montagne de son enfance… Mais elle ne se sentait pas en danger alors qu’elle comprit ce qu’elle devait regarder… Une autre de ces choses, comme ce qu’elle venait de voir juste avant. Son plumage était d’un beau bleu nuit. Deux paires d’ailes. Des plumes en guise de cheveux. Un lourd masque en or sur le visage. Ce dernier était pourvu de fente et de ces fentes coulaient un liquide carmin. Du sang ? Elle n’en savait rien. De lourds vêtements, presque polaires mais magnifique dans le travail des broderies et autres décorations. Elle était là, figée. D’admiration et de respect pour cette créature qu’elle trouva plus noble que ce qu’elle avait vu juste avant…


« Mina ! »

L’enfant se retourna et regarda son cousin arriver vers lui. Il portait son bandeau sur les yeux. Il devrait le remettre lui aussi mais il ne le fit pas. Il reporta son attention sur la créature alors que son cousin dévala le talus qui menait à la rive, évitant de faire trop de bruit pour ne pas affoler cette chose qui était dans le lit de la rivière. Il se gratta la nuque alors qu’il l’observa lui aussi. Les deux enfants étaient curieux. Ce qui était normal : ils n’en voyaient pas souvent des trucs comme ça… Mina se pencha près de l’eau afin de regarder d’en dessous ce masque. Il y avait un corps comme le sien, humain, mais le reste était si différent… Il pencha la tête de côté avant que son cousin ne lui plaque ses deux mains sur la tête, l’empêchant de bouger. Il se débattit un moment mais l’autre le tenait fermement.

« Lâche-moi, Värld ! »
« Désolé, Mimi ! Mais si tu te mouilles, l’Intendant va le voir et on va se faire engueuler… »
« … »


Mina cessa de se débattre et se redressa. Une jeune fille arriva en catastrophe et tomba, pas loin d’eux. Värld lâcha la tête de Mina et alla l’aider. Puis les trois enfants regardèrent la créature qui semblait s’être endormit.

« Mais qu’est-ce qu’elle fait ? » demanda Mina, curieux.
« C’est la Catharsis, Mina. Cette créature doit être un Messager en mission… Je ne sais pas ce qu’il fait ici mais il a dû rentrer dans la période où il se nourrit… »
« Pourquoi, il ne mange pas comme nous ? » demanda la fille en pinçant les joues de Mina, qui râlait sous elle.
« Non. Si je me souviens bien… les Messagers n’ont que 7 repas par années de 12 mois, almanach solaire. Le jour où ils se nourrissent est appelé le Jour de la Faim. Il est précédé par trois jours d’Appel et suivit de trois jours de Catharsis… »
« Appel ? Catharsis ? »
« Oui. L’Appel c’est quand un Messager a un maître. Ce dernier doit le rejoindre en trois jours qu’importe la distance. Quand c’est un Messager libre, c’est une sorte de meute. Ces trois jours sont terribles car les Messagers sont très violents et cruels, qu’ils soient libres ou soumis. Ils mettent à feu et à sang un village ou une ville… jusqu’au Jour de la Faim où ils peuvent se nourrir exclusivement de chair et de sang… Un maître a le droit d’empêcher un Messager d’attaquer durant ces trois jours d’Appel, mais il doit le faire bien avant cette période. Après le Jour de la Faim, les Messager ont trois jours pour profiter du bien être de leur repas et se libérer des entraves de leurs conditions. C’est la Catharsis. »
« Sugoï… »

Les deux enfants avaient écoutés Värld avec beaucoup de calme et d’attention puis ils avaient regardés le Messager se reposant dans le lit de cette rivière. Ensuite l’aîné avait expliqué qu’un Messager soumit avait des exigences culinaires très spéciales. Selon son rang ou son titre, ils n’avaient le droit qu’à un certain type d’aliments spécifiques, toujours et principalement composé de sang ou de chair. De plus ils avaient ce droit unique que d’exiger une seule chose de son maître sur les conditions du repas (le maître avait le droit de le lui refuser si jamais cela était impossible néanmoins vu qu’ils n’ont que 7 repas à l’année, les Messagers n’étaient en général pas difficile et ne demandaient pas n’importe quoi). Mina avait regardé ce Messager avec plein d’attention et d’une admiration profonde. Ces êtres étaient d’une beauté resplendissante mais leurs conditions les rendaient inhumains et cruels. Au fond le jeune Blinder avait pitié d’eux. Il le regarda dormir et lentement le masque d’or qu’il portait cessa de suinter ce liquide carmin pénible. Sa respiration plus lente et lourde, indiquait son sommeil.

« Värld… Dis-moi, qu’est-ce que c’est, qu’un Messager ? » demanda Mina, alors qu’il noua à nouveau son bandeau sur ses yeux.
« Oh ? Les Messagers t’intéresse Mimi ? »
« NE M’APPEL PAS COMME CA !! »
« Okay Mimi… Je vais t’en dire plus… »


La jeune fille prit Mina dans ses bras afin de calmer sa crise de colère, vu qu’il semblait sur le point de vouloir se battre avec son cousin.

« Les Messagers sont des Êtres du Monde… C’est un peuple Mémoire, Gardien du Savoir. Ils sont très rares car une maladie inconnue les décima à une époque très lointaine. Les Messagers sont de très grands voyageurs et des migrateurs imposants. Leur culture et leur savoir cachent celui de plusieurs dizaines de Système différent. Bien entendu, le savoir d’un Messager ne doit jamais être divulgué. C’est pour ça que leurs Mémoires sont scellées… »
« A quoi ça sert, Vä-chan ? » demanda la fille en caressant les cheveux de Mina qui avait posé sa tête sur ses genoux.
« Et bien… Si des Gardiens de la Mémoire existent c’est parce qu’il y a des Pilleurs… »
« Qui sont ces gens ? » interrogea Mina, étonné.
« … Ca, je ne peux pas te le dire Mina… »
« Pourquoi ? »

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Re: Un carnage [PV]

Message  Invité le Jeu 6 Sep - 14:26

L’enfant se sentit refouler gentiment mais sèchement aussi. L’autorité calme et puissante de son cousin le força à ne pas insister mais au fond de lui il bouillonnait d’une rage peut commune au Blinder. La fille avait tressé ses cheveux en rigolant alors que Värld lui tressait des couronnes de fleur. Puis finalement la question avait franchit les lèvres de Mina alors qu’ils s’étaient tous les trois mit à courir pour arriver à l’heure au Réfectoire et suivre leurs cours après en évitant d’être attrapé par l’Intendant. Värld avait attendu d’être assit devant un bol fumant de soupe au poireau (qui avait manqué de faire fuir le garçon, qui n’appréciait pas vraiment ça…) et lui avait demandé ce qu’il voulait savoir.

« Tu as parlé de rang ou de titre, Värld… ca veut dire quoi ? Qu’il y a une hiérarchie de privilège ? »
« Huh ? Mhh… Oui en un sens… En faite il y a un Roi pour les Messagers… Le Roi commande tout le monde. Une sorte de régime absolu. Mais je t’ai parlé des Gardiens, non ? Il faut bien des gardes, non, pour protéger le Roi, hein ? Alors ça donne à peu prêt ça… »

Son cousin avait prit un stylo marqueur noir et avait tracé sur la nappe blanche un schéma. Il avait placé le Roi, puis la ligne du dessous, deux autres personnes, représentant ainsi un rang, puis encore en dessous 4 autres personnes, puis 6… détaillant ainsi la structure de la hiérarchie des Messagers.

« Que je t’explique Mimi… Le Roi commande tout, ça, ça ne change pas. Ceux qui sont juste en dessous le Roi, ce sont des High Messanger. Eux sont les Gardes Impériaux. Ils sont deux comme les deux sceaux qui scellent la Mémoire du Roi. Ensuite tu as les Gardiens. Eux ce sont des soldats en quelque sorte. Ils veillent à la sécurité des High Messanger. Ensuite viens le peuple. Chaque Messager issu du peuple sont un fragment de la Mémoire amassé avec le temps. Les Graveurs, sont des Messagers qui veillent à leur secret… C’est une branche parallèle à celle des High Messager. Ce sont eux qui dirigent aussi les Gardiens… »
« C’est… compliqué ! » gémit Mina.
« Oui, c’est pour ça que personne ne s’en prend à eux… Les Messagers sont très violents quand on s’en prend à eux. »
« Mais si les Messagers ont un Roi… pourquoi diable auraient-ils un maître ? » demanda la jeune fille en regarda le schéma d’un air perplexe.
« Bonne question, Si-chan. Un Messager peut avoir un maître, c’est quand il lie sa vit avec un mortel et que durant tout son vivant il lui dit une part de ses secrets en échange de quoi, à la mort de cette personne, il reprendra tout en plus du savoir que cet personne aura gagné et accumulé… »
« De quoi enrichir leur peuple… tout en s’évitant certains désagréments… » conclu Mina.
« Exactement ! »


La cloche sonna à ce moment et força les derniers restant du Réfectoire à se presser un peu. Värld avala sa soupe froide en grimaçant alors que Siphoe elle noua son bandeau sur ses yeux et qu’elle n’attrapa ses livres. Mina lui fini son lait alors qu’il prit soin de déchiré le bout de nappe et d’en cacher la toile dans la toge de son uniforme avant de rejoindre Värld pour le début des cours. Mais il s’était déjà fourré dans le crâne à ce moment, de faire un Messager son animal personnel, parce qu’il les trouvait beau. Même si c’était des êtres dépourvu de morale… maos doué de loyauté. S’il se liait avec l’un d’eux, peut-être pourrait-il en savoir plus que son cousin. Värld était vraiment doué et il l’admirait tout en l’enviant en même temps.

* Si seulement j’étais plus doué que lui… Mais avec les Messagers ce sera possible… *


Ambivalence ouvrit les yeux et tomba de nouveau sur cette créature. Alors c’était un Messager ? Pourquoi son apparence était-elle si différente de ce qu’elle avait vu dans son rêve ? Sans l’expliquer elle savait que c’était la vérité… alors qu’était cette chose ?! Un hybride. Elle s’approcha calmement. Si elle en croyait ce qu’elle avait vu en rêve, et dieu qu’elle s’était persuadée intérieurement que cela ne pouvait être un mensonge, alors c’était un Messager… et vu la violence de son acte, cela devait être l’Appel. Avait-elle un maître ? Sans doute. En tout cas ces créatures d’une beauté époustouflante, comme celui de son rêve, étaient bien des êtres cruels et sans pitié. La pauvre devait être affamée et cherchait son maître pour se nourrir… Mais comment faire pour l’aider ? Si elle ne faisait pas attention, elle allait l’attaquer et la tuer, comme tous ces gens innocents… Elle ne pouvait pas la tuer non plus… Elle détruirait sans doute un savoir immense. Elle qui vouait presque un culte au savoir… elle ne se risquerait pas à tuer cette pauvre chose.

La Messagère se tourna avec grâce et puissance vers elle, et elle dut se reculer timidement. Mais la chose ne l’attaqua pas. Pas du tout même. Ses yeux d’un gris plus clair que les sien, totalement vide et dépourvu de tous sentiments quelconques la fixait avec une sorte de joie effrayante. Le bas de son masque était une gueule béante d’or aux crocs ensanglantés, suintant le sang et la chair toute fraîche. Le bas de son corps était semblable à celui d’un oiseau alors que ses bras jadis humains et ses ailes nouvelles avaient fusionnés d’une manière curieuse. Ambivalence retenu sa respiration alors qu’elle la regarda s’avancer vers elle, sans démontrer aucune hostilité. Elle paniqua lorsque ses ailes la frôlèrent mais elle ne semblait rien vouloir lui faire. Et cette impression que tout n’était que du paraître ne la rassurait pas…


« B-Bonjour… Humble Messagère… Je suis… Ambivalence… Mina… »

Pourquoi diable se présenter ?! Elle n’en su rien mais à ses yeux rieurs à présent, elle ne douta pas qu’elle ne s’était pas trompée…

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Re: Un carnage [PV]

Message  sygis le Dim 16 Sep - 11:25

Sygis observait la nouvelle arrivait….elle tourna autour tout en l’observant, la reniflant comme pour certifier quelque chose. Elle semblait plus calme mais c’était peut être le calme avant la tempête….Finalement elle se mit devant elle sans bouger d’un poil, elle l’observait alors que du sang coulait de sa bouche d’or. On aurait qu’elle observait son maître et qu’elle attendait quelque chose d’Ambivalence et quelque par c’était le cas. Après tout Mina était en Ambi, dans cette femme. Sygis savait qu’elle ne pouvait lui faire de mal.

Un homme se trouvait derrière Ambi, il avait remarqué que la messagère ne l’attaquait pas et il en avait donc conclu qu’elle devait responsable de l’attaque. Il se mit à vouloir s’en prendre à la jeune femme, mais se fut sans compter sur l’intervention de Sygis. En effet la messagère se jeta sur cet homme pour commençait à la déchiqueter sauvagement. Elle poussait des hurlements qui glaçaient le sang, on sentait une rage si grande et violente en elle. Elle était vraiment affamée ça se voyait alors qu’elle faisait de la chair à patté de l’agresseur. Le sang giclé de partout. Ambivalence n’aurait pas eu de mal à imaginer qu’elle avait fait la même chose à tout les autres. Sygis se contenta de le réduire en pièce sans se nourrir.

Elle revint doucement se positionner devant sa maîtresse pour la regarder de nouveau, sans rien lui faire. Ambi devait se demandait pourquoi elle ne l’attaquait pas, si elle savait. C’était une journée bien sanglante et se n’était que le début des choses. Sygis ne redeviendrait pas elle-même temps qu’elle ne se serait nourrie et pour cela elle avait besoin d’Ambi. Mais surtout de Mina…Sinon le massacre aller s’étendre à bien plus loin qu’un village.

La dragonne en Sygis était complètement paralysé et incapable de faire quoi que se soit. Elle était complètement inconsciente alors que cette faim la surpassait entièrement. Dire qu’elle voulait simplement faire des courses et la voilà en messagère qui à fait un carnage. Elle ne s’était pas attendu à ça….Si Ynedo serait là il l’aurait certainement chassée étant donné qu’elle était bien trop dangereuse pour les dragons.

Sygis était devenue un être à double tranchant et à l’instant même affamée capable de tuer tout ce qu’elle croise. Sauf une personne, sauf : Ambivalence Mina


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Re: Un carnage [PV]

Message  Invité le Sam 13 Oct - 1:27

Ambivalence regarda la jeune créature. Elle n’était guère plus qu’un oisillon réclamant au près de sa mère. Mais quel oisillon ! Comme elle était redoutable avec son visage sanglant et plus violente encore qu’une légion d’aventurier fou de pouvoir. Pour elle, tout aurait été si simple de tout mettre à feu et à sang. Et ça, Ambivalence voulait à tout prix éviter quelque chose comme ça. Mais son cœur battait anormalement vite et fort alors que cette chose se tenait trop près d’elle. Au fond de son être grondait quelque chose de bien plus sinistre. Comme une sorte de fièvre et aussi… autre chose encore. Une chose qu’elle ne pouvait déterminer. Pas qu’elle ne le voulait pas, juste que cette chose était au dessus d’elle… au dessus de sa raison, de sa force ou de sa pensée. Un truc qui la rongeait lentement, à l’intérieur, creusant en son être des sillons nombreux et profonds, comme un acide trop fort qui dissolvait ses tripes. Cela ne quittait pas son corps, c’était en elle. Comme une nausée terrible qui ne voulait pas sortir, la rendant toujours plus malade… Comme si elle enfermant, inconsciemment, son mal en elle.

Etait-ce l’odeur du sang ou bien… de la chair ? Elle ne savait pas trop. C’était lourd, l’odeur était insupportable et elle avait de plus en plus de mal à supporter la vue de tout ce sang… Mais n’était-ce pas cette Messagère elle-même qui la rendait ainsi ? Cette faim atroce qui la rongeait et la minait… elle avait attendu tout ce temps sans rien pouvoir manger… C’était sans doute cette femme étrange qui devait le plus souffrir. Et Ambivalence ressentait sa faim. Elle ne l’avait pas touché. Pourtant c’était tellement physique ! Comme si un lien avait noué à jamais les deux êtres qu’elles étaient. Comme si un jour, leur cordon ombilicale n’avait été qu’un et qu’à jamais Ambivalence avait une moitié d’elle enfermée dans cette enveloppe charnelle horriblement abjecte, qu’elle rejetait de tout son corps. Qu’est-ce qu’elle avait de commun avec cette chose ? Qu’est-ce qui était si pénible en elle au point de refuser de la laisser continuer tout en la haïssant… ?

Peut-être était-ce à cause du fait que ce monstre la protégeait ? Cet homme… il l’avait prise pour cible et elle l’avait laminé, sans honte et sans crainte, exposait à l’air ses tripes et ses chairs, comme une offrande divine pour une grâce qu’elle refusa de lui accorder. Pourquoi devait-elle être la source de ce carnage ? La bête semblait affamée et pourtant elle ne se nourrissait point. Elle semblait se décharger d’une haine et d’une colère impressionnante, se caractérisant par des élans de violence inouïs… Ambivalence sentit son être vibrer : elle… NE DEVAIT PAS DEVENIR LA CAUSE DE CE MALHEUR !!! Elle se retourna brutalement et se mit à fuir sans demander son reste. Ses larmes coulèrent sur son visage rouge de honte et ses yeux étaient emplis de frayeur alors que de toutes ses forces, elle courrait comme une damnée pour fuir cette créature qu’elle abhorrait déjà. Elle sentait son attente envers elle, mais elle refusa d’y céder d’une manière ou d’une autre…

Alors qu’elle courrait comme ça, vers la fuite d’une lâcheté qu’elle n’expliquait pas, sa vision se fit plus sombre alors que dans un passé plus éloigné que jamais, un garçon aux longs cheveux courrait comme elle.

Sauf que son cœur battait d’exaltation et d’attente de quelque chose. Il le voulait… Il l’attraperait ! Et il serait le sien ! A lui et à lui seul ! SA chose personnelle !!! Mais le Messager l’entendit venir de très loin et alors que l’enfant allait lui sauter dessus, il déploya ses ailes et en prenant son envole, il souleva une brusque bourrasque qui refoula le garçon bien des mètres plus loin. La créature sombre ne tarda pas à être haut dans le ciel et pourtant l’enfant ne sembla pas se décourager car il lui couru après, malgré tout. Jusqu’à ce que le relief ne puisse plus le lui permettre et qu’il ne puisse plus que le regarder vainement s’envoler plus haut encore. Son bandeau noir était noué fermement à sa main et était devenu moite de sueur à cause de sa course mais aussi l’excitation de cette dernière. Il le regarda et leva sa main vers le ciel.


« Je jure que tu seras à moi, Messager !!! »

Refermant sa main et en battement de cil, on le retrouvait bien des années plus tard. Il avait grandit. Un corps d’homme, svelte et athlétique, ses cheveux étaient longs mais pas plus que ce qu’ils le seront dans l’avenir. Sa main se referma doucement sur une longue écharpe qu’il portait autour de son buste, comme une toge. Son uniforme était différent lui aussi alors qu’il regardait cette même créature lui échapper pour la énième fois. Un sourire fin était sur ses lèvres avant qu’un autre homme n’arrive dans son dos et ne lui frotte les cheveux avec un rire éclatant.

« Tu l’as encore raté Mimi ! »
« Arrête avec ce surnom débile, Värld ! Je ne suis plus un gosse… »
« Pourtant tu cours toujours après ce volatil hybride… c’est qui le gamin ? »
« Mais j’ai 22 ans !! »


Värld éclata de rire. Il portait la même tenue que Mina et les deux jeunes hommes regardaient vers le ciel où le Messager se découpait nettement sur le fond bleu.

« Tu as été diplômé y’a même pas deux heures que déjà tu bats la campagne… »

Mina soupira : cela faisait maintenant presque 10 ans qu’il était à l’Académie. 10 ans qu’il cherchait à le surpasser sans jamais y parvenir. 10 ans qu’il venait ici régulièrement pour voir ce Messager. Il se tourna vers son « rival » : jamais il ne le laisserait avoir le dessus un an de plus, maintenant qu’ils étaient diplômés.

Värld n’accordait aucune valeur quelconque aux Messagers, ce qui le frustrait grandement : cet homme était si fort qu’il n’avait besoin de rien d’autre que son génie. Il n’était pas aussi talentueux que lui. Il avait toujours besoin de ruse ou de trucs pour le mettre en difficulté, sans jamais parvenir à le battre. Il avait développé ainsi une sorte de complexe d’infériorité. Il n’était pas faible ! Mais il ne rivalisait pas avec son cousin… lui qui était prodigue, comment le vaincre autrement qu’avec un génie de même niveau, si ce n’est supérieur ? Mina le savait lui. Il savait qu’il ne pouvait pas y parvenir sans « aide ». Sa seule force était inutile. Il ne voulait pas céder à des « aides » simples à obtenir par la corruption. Non. Il devait y avoir l’œuvre d’un génie assez fort pour confiner un plan complexe, mais savant, pour soumettre des « aides » dont il avait besoin…

C’est pour cela que deux mois plus tard il alla dans le bosquet, le même depuis son enfance afin d’attraper ce Messager. Il n’avait pas encore tout essayer mais il essayait autant de fois que possible ! Il évitait juste l’Appel. Durant trois jours, sept fois dans l’année, il esquivait avec peine cette période de vie des Messagers. Leur violence ne donnerait aucune chance à son corps de survivre à leurs assauts terribles.

Mais cette fois là, Mina se figea brutalement devant le Messager qu’il traquait avec peine depuis 10 ans. Car cette fois qui était comme toutes les autres fois depuis 10 ans… n’était déjà plus cette même fois.

En 10 ans, Mina avait eut le temps de voir bien des choses et à force d’observer ce Messager dans le seul but de l’attraper et le soumettre, il avait apprit à le reconnaître. Et même si Mina n’avait jamais vu d’autres Messagers de toute son existence à part celui-là, il aurait été capable de le reconnaître entre mille. C’est pour cela que cette fois-là, même si le Messager qu’il avait en face de lui était identique à l’originale dans sa tenue et tout ce qui était d’un aspect physique extérieur, le Blinder su qu’il n’en était rien. C’était le même… mais sa posture et sa manière d’être était si curieuse qu’il douta un long moment en le voyant… Le Messager voyant qu’il ne se jeta pas sur lui pour l’observer d’un air soupçonneux, sembla prit de court lui aussi.

Alors au bout de 10 ans… ce ne fut pas Mina qui alla vers le Messager, mais le Messager qui alla vers Mina. Son masque d’or était lourd et ne semblait cacher aucun visage. Pourtant ce dernier vint se coller sur son visage. Le contact froid de cet acier doré contre sa peau fut une morsure éternelle, qu’il n’oublia jamais. Alors qu’il se recula de son visage, gelé par ce toucher pénible, le masque fondit comme de la cire en face d’une flamme et révéla un visage aussi humain que pouvait l’être celui du Blinder. CE dernier battit les cils d’effarement en le regardant.

« Tu… n’es pas celui que je traque depuis tout ce temps… » murmura-t-il face à ce visage si humain dans ce corps si hybride.
« Mon frère m’a dit qu’un imbécile de mortel tentait désespérément de l’attraper depuis 10 années… qu’il ne connaissait pas le repos car ta malignité semblait toujours plus accrue avec le temps et qu’il peinait à te distancer avec le temps… J’ai voulu vérifier ses dires… »

Une voix douce et sombre en même temps, comme une mélodie étrange. Jamais Mina n’avait cru qu’un jour il leur parlerait en tant qu’égal. Chose qu’il oubliera dans le futur mais qu’aucun de deux ne lui reprochera d’une manière ou d’une autre.

« Pourquoi cette mascarade ? » demanda le Messager.
« … Je voulais avoir un Messager pour être plus fort que mon cousin, Värld… »
« … Tu as du cran, pour un mortel… »
« Je ne veux pas qu’il gagne, c’est tout ! »
« Je sais. Depuis ces 10 années… mon frère et moi te surveillons… Tu es doué et malin en même temps. Et ces deux qualités on tellement évoluées avec le temps que je suis admiratif qu’un mortel comme toi ait eut ce courage, sans jamais faillir. Tu as eut des déprimes et des moments où tout te semblait impossible, mais tu n’as jamais renoncé. Et aujourd’hui je t’ai testé. Mais tu n’as vraiment réagit comme je l’aurais cru… »
« Ce qui veux dire ? » demanda Mina, un brin vexé.
« Je pensais que tu me courrais après comme tu cours après mon frère, te pensant bête et obstiné. Mais tu as vu que je n’étais pas lui et tu m’as suspecté. Tu m’as ainsi montré que tu n’étais pas ce que je pensais de toi. Tu m’as relevé ta véritable valeur. Tu as demandé nos services ? Je t’offre les miens. »
« … Tu ne seras plus jamais libre, tu sais ? »
« Je le sais. »
« … Comment tu t’appel ? »
« … Wil. Dans une langue commune, il veut dire Volonté… »
« Et ton frère ? »
« … Moeten. Le Devoir. »
« Alors vous serez mes Messagers jusqu’à la fin de mon temps ! »


Ce jour-là, Mina hérita de Wil et de Moeten. Pour qu’un Messager reconnaisse son maître, il faut qu’il perde son masque en touchant avec ce dernier le visage de la personne à laquelle il se lie et aussi s’il reconnaît cette dernière pour ses valeurs. Mina avait touché Wil en ce qu’il incarnait par sa course désespérée longue de 10 années. Moeten l’avait suivit par ce qu’il devait à Mina pour ces 10 longues années. Ni l’un ni l’autre ne fut libre durant tout le temps de l’existence de Mina jusqu’à leur mort. Mais jamais ils ne s’en plaignirent. Et c’est avec une obéissance absolue qui suivirent Mina et lui restèrent fidèle jusqu’à leur propre fin.

Ambivalence cessa de courir épuiser aussi bien par cet effort physique que cette vision qui l’affligeait. Elle savait maintenant comment elle devait réagir face à cette femme oiseau bien qu’elle ne savait qui elle était. Mais Mina, à l’abri dans son souvenir lui rappela la mort tragique de Wil et Moeten. Alors au fond d’elle, naquit un nom, un seul alors que Mina brisa ses barrières pour monter en surface de sa
personne
.

« Tu cherches ton maître et celui de tes frères Älighet ? »

Sa voix était lourde d’ordres silencieux qui stoppèrent la Messagère affamée. Mina tendit sa main vers elle et effleura le duvet de sa coiffe. Il avait main mise sur cette créature qui lui serait moins fidèle que ses frères à cause de ce dragon enfermé en elle. Mais il la ferait sortir de ce corps en usera comme il avait usé des deux autres. Evitant juste qu’elle ne meurt aussi tragiquement que Wil et Moeten. Il alla caresser doucement son visage et sourit tendrement à cet enfant qui s’accrochait à lui comme une famélique.

« L’Appel est dure mon enfant. Cette faim qui te brûle et te consume est lourde n’est-ce pas… ? Sois sans craintes. Je suis là. Je soulagerais ton appétit de mon sang comme je le faisais avec tes frères. Dis-moi ce que tu souhaites, je te l’offrirais. Ta demande sera mon offrande pour ta race… »

Il ouvrit son esprit à elle pour accueillir ses pensées pleines de demande et de haine envers ce bas peuple qui n’était qu’un buffet fade auquel elle n’accordait une importance moindre…

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Re: Un carnage [PV]

Message  sygis le Dim 14 Oct - 11:14

La messagère était affamée et avait suivit Ambivalence tout le long de sa fuite. Au bout d’un moment elle s’était arrêtée pour laisser complètement place à son maître qu’elle fut heureuse de voir quelque part. Elle allait enfin pouvoir apaiser cette faim qui la dévorait, la consumait. La belle pouvait s’exprimer à présent par les pensaient pour dire ce qu’elle désirait mais il ne fallait pas oublier que Sygis était là et qu’elle pouvait encore s’exprimer.

*Mina….que m’as-tu fait….Pourquoi suis-je ainsi !!!!!!! *

Elle n’était vraiment pas contente sa se sentait mais elle fut vite interrompu par la message

*On ne t’a pas donné la parole….alors ne dit rien….*

*je t’emmerde*

Intérieurement la messagère cherchait à faire taire la dragonne qui voulait s’exprimer et montrer sa force. Mais Sygis était bien trop faible et douce qu’elle se laissa bien rapidement dominée par la servante de Mina.

*Ce que je désire pour assouvir ma faim et le sang mais surtout je ne veux plus qu’IL soit là…*

Le il faisait référence à un chien noir, le jumeau de la dragonne qui était non loin entrain de roder…elle ne pouvait supporter l’odeur de celui qui avait tué ses frères. Elle était incapable de manger dans ses conditions.

*Sagis….Enba…*

*Ne pense pas à lui personne ne pourra t’aider tu es misérable face à moi. Tu n’es même pas digne d’être mon ôte…*

Elle n’avait pas l’intention de se laisser marcher sur les pieds ça non !


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